08/10/2008

08/10/08 - 19:34

Remerciement, je t'aime

Tu viendras parce que je te l'ai demandé.

A ton arrivée, tu me demanderas si ça va, mais sans attendre une vraie réponse, juste parce que c'est ce qu'on dit quand on se voit. Tu sais bien que là, de toute façon, je ne te répondrai pas honnêtement.
Je grommellerai une réponse avec un minuscule sourire de dépit.

Je te ferai entrer, on ira s'asseoir dans le salon.
Je te proposerai un café, tu accepteras, et j'irai mettre en route la machine à expresso en disant qu'il faudrait quand même que je la détartre un de ces jours, que je suis censé le faire régulièrement et que ça commence à dater.
Un sucre pour moi, aucun pour toi, t'es pas une tapette.

Tu commenceras à parler, je commencerai à touiller mon café.
Tranquillement installé, on discutera, de la pluie et du beau temps, de mes colocs, de mes parents qui sont passé il y a peu.
Tu me raconteras ton boulot, tes dernières sorties, un peu ta famille, que le dernier Mylène Farmer est une merde (comme tu l'as dit également de tous ceux d'avant...)
Je te dirais qu'en ce moment pour moi c'est la glande au boulot mais que ça change parce que les établissements accueillant les personnes âgées ou handicapées s'affolent pour des histoires de récupération de TVA sur les constructions et qu'il faut absolument qu'ils aient signé la convention préfectorale avant la fin du mois.
Tu ne comprendras pas tout, mais tu opineras du chef en me disant que je fais quand même un boulot chiant.

Et on continuera à discuter, et quand on aura épuisé nos sujets de discussion, j'allumerai la télé.
Bien sur, tu pourrais tout autant la regarder chez toi, mais tu sais qu'il faut que tu restes là.

On ne se parlera plus, on écoutera une quelconque émission, entrecoupée d'une page de publicité pendant laquelle je te reproposerai un café, que tu déclinera cette fois, pour y préférer un verre de Coca.

La faim commencera à nous titiller, et je te proposerai une plâtrée de pâtes pour y remédier.
Tu diras que si en plus j'ai du fromage râpé à mettre dessus, c'est Byzance.
Ensuite, il y aura un film que j'ai déjà vu et que je te conseille.
Pour avoir une raison de te garder encore un peu ? Sans doute.

Après le film, que tu avais déjà vu en fait, on se dira qu'il commence à se faire tard et qu'il faut que tu rentres chez toi.
Un thé peut être ?
Oui, un thé avant de partir ça te tentera bien, tu sais que j'en ai du bon.
Toujours pas de sucre, moi encore un.

Sur le pas de la porte, on se claquera la bise.



Si quelqu'un avait eu un jour l'idée plus que saugrenue d'étudier attentivement la façon dont on se disait habituellement au revoir, et avait observé la façon dont on viendra de se le dire, il aurait remarqué.
Il aurait remarqué comme mes yeux se sont rapidement fermés à un moment.
Il aurait remarqué comme ta main s'est un peu plus attardé sur mon épaule.

Et je ne saurai jamais assez te remercier de tout ce que tu fais, et de tout ce que tu sais ne pas faire.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.