31/01/2008Hannibal Lecter, je t'aimeEt à la question Quel héros de film es-tu ?, la réponse est...
(roulements de tambour)
| |  | Hannibal Lecter : 80%
| | Jim Levenstein (American Pie) : 79% | | James Bond : 76% | | Tony Montana (Scarface) : 74% | | Néo (Matrix) : 71% | | Batman / Bruce Wayne : 71% | | Indiana Jones : 70% | | Eric Draven (The Crow) : 67% | | Maximus (Gladiator) : 64% | | Yoda (Star Wars) : 62% | | Forrest Gump : 61% | | Schrek : 57% |
Euh... Je devrais peut-être m'inquiéter non ???
Bon, relativisons, je suis presque autant un serial killer qu'un ado attardé ou qu'un dragueur phallocrate.
Merde, faut vraiment que je m'inquiète !!!! 2007, je t'aime
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Main de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
Après une année aussi lamentable que 2006, qui avait bien commencé et très mal fini, qui avait été une année déprimante à souhait, qui m'avait mis dans un état pitoyable, 2007 pouvait difficilement être plus désagréable.
Et en effet, si elle commença moyennement, elle pris rapidement une meilleure tournure et finit bien.
Après l'année des échecs, ce fut l'année de la découverte.
Stressante au début, je m'y suis plutôt bien habitué.
Et si on excepte le déprimant mois d'Octobre, elle fut globalement positive.
Vient une nouvelle année et un nouveau déménagement... Franprix, je t'aimeUne de mes collègues devait venir me voir dans mon bureau.
A la question "Tu vas où ?" posée par un autre collègue, elle répond sans réfléchir : "Chez Franprix".
...
Sans blague, j'ai vraiment la gueule d'une caissière ??? 30/01/2008Soirée au Kit Kat Klub, je t'aimeEntraînante,
folle,
délicieusement vulgaire,
drôle,
émouvante,
désespérante,
tragique,
une soirée au Kit Kat Klub que je m'en serais voulu de rater.
Je comprends que M. Burns ait voulu y retourner.
Et une semaine après, encore en tête...
Bye bye, mein lieber Herr ! Auf wiedersehen, mein Herr !
Und wir sagen : Wilkommen ! Bienvenue ! Welcome !
29/01/2008Final four, je t'aime
Final four ??
Tiens, je ne connaissais pas cette expression pour parler de la Shoah...
On aurait pu trouver plus joyeux comme thème pour faire des impros.
(Ouai, ouai, désolé, pardon aux familles, tout ça tout ça...)
(Et bonjour à MAM bien sur !) 25/01/2008Applaudissements, je vous aime(Ouai, je m'la pète ve-gra.)
C'était journée de formation interne au cabinet. Pour l'occasion, cela se déroulait toute la journée, dans un hôtel.
Et qui c'est qui va se taper la présentation des lois de finances, de la loi TEPA et de la réforme de la déduction de la TVA pendant tout l'après midi ?
Ben tiens, je vous le donne en mille...
Comme d'autres, je manque de m'endormir le matin, surtout sur la partie "social/heures supplémentaires". Rien compris. pas grave. M'en fous.
J'amorce mon réveil avec la présentation sur les conventions réglementées (sans doute parce que c'est moi qui l'avait préparée en grande partie).
Puis vient le repas. Très bon.
Et le vin. Très bon.
Avec trois autres collègues, nous flinguons une première bouteille de vin blanc, ce qui n'est pas sans être remarqué par d'autres qui commencent déjà à me chambrer : "Alors Théo, on va faire sa présentation complètement bourré ?"
Tsss. Insolents. Il me faut plus que deux verres !
Et c'est juste au moment où un des associés me hèle pour plaisanter sur le fait que je ne dois pas trop boire, que Sergio choisit de passer à coté de moi avec une bouteille à la main pour me resservir.
Ou de l'art de se griller totalement au sein de son entreprise.
Je reprends un petit verre et finirai jusqu'à la dernière goutte ma coupe de champagne au dessert.
Un café et quelques vannes plus tard (Non, je ne ferai pas de strip-tease pour égayer ma présentation !!) on se met en route pour 3 heures de pur plaisir à bavasser fisca.
Autant dire que tout le monde n'a qu'une envie : que ça se finisse, et vite.
On m'a prévenu que j'avais tendance à parler de façon trop monocorde. Je tache de faire un effort.
4 verres, ça décoince et ça met en verve, mais pour la concentration j'ai déjà vu mieux... Le début est un peu laborieux...
Vincent se moque dans moi dans la salle, je réprime mon rire.
Sérieux Théo, sérieux, tous les associés sont là, c'est le moment de montrer que tu peux, parfois, faire des bons trucs.
Alors j'y mets du coeur à présenter ces dispositions !
J'arrive même à les faire rire par moment.
A propos de la solidarité des époux au paiement de certains impôts, j'entame avec un :
"Certains d'entre vous savent que le mariage, c'est pour le meilleur et pour le pire. Eh bien dans le pire, il y a aussi les impôts."
qui les fera énormément rire (moi ça ne me faisait que vaguement sourire, mais bon, si ça les amuse tant que ça...)
Je me paye même le luxe de bâcher gentiment le fondateur de la boite ;
"Moi : Les dons pour spectacles vivants ou expositions d'art contemporain ne peuvent toutefois pas concerner des oeuvres pornographiques ou incitant à la violence... En matière d'art contemporain, on risque peut être d'avoir du contentieux...
M. le bien aimé fondateur du cabinet : Rooooh ! Théo, voyons...
Moi : Mais Monsieur, c'est vous qui me l'avez dit !"
S'en suit un fou rire général.
Pour la partie sur la TVA, je commence à fatiguer.
Et honnêtement, je ne vois pas comment expliquer le mécanisme des régularisation annuelles ou globales sans faire chier copieusement l'auditoire.
A la fin, alors que le fondateur bien aimé du cabinet remercie les intervenants, et plus particulièrement moi même, je me retrouve à me faire applaudir.
Non pas que je fus particulièrement bon orateur, ni d'une technique brillante (soyons modeste), mais juste parce que, merde, fallait les tenir les 3 heures debout à blablater sur de la fiscalité !!
Je suis lessivé. 21/01/2008Isabelle, je t'aimeSi jamais je n'ai pas très rapidement de réponse au message tout poli que je viens de laisser sur son répondeur, je sens que le prochain va être quelque chose du genre :
"Bon, espèce de POUFIASSE, ça fait trois semaines qu'on essaie de te joindre, mon coloc t'a déjà appelé plusieurs fois, je t'ai moi même laissé un message, alors franchement, qu'est ce que tu ne comprends pas dans la phrase :
"On veut visiter ton appartement pour pouvoir signer le bail" ???
T'es trop CONNE pour comprendre que quand on quitte son appart il faut le faire visiter aux futurs locataires ou t'as juste envie de nous casser les couilles comme la BONNE PETITE SALOPE que tu es ?
T'en a rien à foutre de nous mettre dans la merde ???
Parce que nous, si on ne visite pas, on ne signe pas le bail, et si on ne signe pas rapidement on est tous à la rue dans trois semaines, alors tu pourrais bouger TON GROS CUL DE PUTE EN SOLDE et nous fixer un rendez vous !!
On compte pas y passer trois heures, on veut juste une visite rapide, tu peux pas consacrer un quart d'heure de ta vie pathétique de PAUVRE FILLE DECEREBREE à ça ??
Alors on va être très clair pour que tes neurones de MORUE DESECHEE comprennent bien : si on n'a pas de nouvelles de toi avant la fin de la semaine, on t'envoie un huissier pour constater ton refus de nous faire visiter et on fait ensuite venir un serrurier pour rentrer sans te demander ton avis.
Le tout sera évidemment à tes frais.
Tu apprendras, SALE GODICHE MAL BAISEE, que faire visiter son appartement quand on le quitte, c'est une obligation légale (je ne parle même pas de politesse puisque ton CERVEAU DE MOLLUSQUE MOISI n'en a visiblement pas assimilé le concept) et que si tu veux jouer à la PLUS CONNE, je t'assure que tu vas pouvoir t'aligner avec toutes les PETITES MERDES qui ont essayé de me faire chier et qui maintenant le regrettent.
C'est clair CONNASSE ??"
Un peu moins policé, certes, mais sans aucun doute beaucoup plus efficace. Abba, je t'aimeAu hasard de mon Podinou...
"Breaking up is never easy, I know but I have to go" 19/01/2008Immodium lingual, je t'aimeJe discute sur le net, ma télé est en fond sonore.
Une page de publicité commence et au bout de quelques publicités :
"La vie est pleine de petites contrariétés, pas besoin d'y ajouter une diarrhée en plus."
0_0
J'éclate de rire.
Oui, merci "immodium lingual".
Les publicités, c'est parfois un grand moment de bonheur mâtiné d'une bonne dose de mauvais goût. 17/01/200824 ans, je vous aime24 ans, ça peut faire rêver...
Lui, ça ne l'a pas fait rêver : il a fait appel.
Il ne s'y attendait sûrement pas, la défense elle-même n'en escomptait pas autant, mais il s'est enfoncé tout seul pendant ces deux journées.
Il ne mérite pourtant rien de moins.
Un pervers, un psychopathe, il a été dit.
Je le hais. 15/01/2008Amie à 8 pattes, je t'aimeEn rentrant d'une journée pââââââââssionnante à préparer un joli diaporama explicatif des principales mesures de la loi de finances pour 2008 et de la loi de finance rectificative pour 2007 (et là, ami lecteur, je sens bien que tu m'envies), je me dis qu'il pourrait être sympathique d'aller soulager ma vessie qui commence à gueuler dans son coin que si je ne la vide pas rapidement, ça va chier (elle est marrante ma vessie).
Je rentre dans ma micro salle d'eau et mon oeil est immédiatement attiré par le mouvement d'un truc noir près de la jolie porcelaine blanche de mes toilettes.
AAAaaaaAAAAAAAAaaaaaAAAAAAAAhhhhhhhHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!
Y A LE CROISEMENT D'ARACHNEE ET D'ARAGOG QUI SE BALLADE DANS MA SALLE DE BAIN !!!!!!!
Bon sang, qu'est ce que j'ai bien pu faire de ma baguette ???
Et ma lumière d'Elendil ?? Jamais là quand il faut bien sur !!
Peu importe, fit de ces subtiles armes, on va y aller à coup de chaussure.
Rustique, mais efficace.
Et VLAN. 14/01/2008"One !", je t'aimePuisque je sais que tu te languis tout seul,
puisque je sais que que tu aimes danser tout seul dans ta chambre et que ça, ça va te donner envie de remuer ton boule avec juste le string qui dépasse,
puisque j'aime à faire partager mes goûts musicaux (de préférence les plus douteux),
puisque ca fait toujours du bien de s'entendre dire "you're my love the only one" (toi aussi, réveille la pintade qui est en toi !),
puisque je trippe sur cette chanson depuis 3 semaines,
et puisque j'ai réappris hier à me servir de You send it,
voila de quoi t'ocuper en attendant ta venue Saint-Valentinienne :
http://download.yousendit.com/981C215D3511A406
Partage is my word du jour, comme dirait le narrateur (ajouter ici l'adjectif désagréable de votre choix, ça lui apprendra à me faire remarquer mes fautes d'orthographe) d'un autre blog. "Yes Sir, I Can Boogie", je t'aimeThéo, ce n'est pas qu'un brillant fiscaliste qui vous fera économisez des milliers d'euros,
ce n'est pas qu'une bombe sexuelle (Drucilla attitude !!) prête à vous délivrer mille plaisirs (enfin du moins il aime s'en vanter, ça ne mange pas de pain et il supprimera tout commentaire qui prétendrait le contraire, c'est son glob et il fait sa pub mensongère si il veut, non mais !),
ce n'est pas qu'un estomac sur pattes capables d'enfourner dans son dimanche du pâté des rillettes, du saucisson à l'ail, du magret de canard et des pommes de terre (le tout baignant dans une sauce délicieusement grasse), de l'époisse, du beaufort, du chèvre, du pain, du beurre, de la galette, des pâtisseries chocolatées comme pas permis, de la pizza, des gâteaux apéro et du gâteau meringuée,
ce n'est pas qu'un foie surpuissant qui peut supporter sans broncher de mélanger du Guino, du Minervois, du bordeaux (du moins il croit que ça en était un), du grand Marnier, du Chardonnay et du Champagne,
ce n'est pas qu'un cerveau à l'humour toujours fin qui lui permet de sortir des répliques qui font beaucoup rire les boulangères,
(Olivier : C'est du chocolat noir ?
Boulangère rebeu 1 (en rigolant) : Et alors, vous êtes raciste ?
Théo : Et les galettes, elles sont au beur je suppose ?
Boulangère rebeu 2 : Hi hi hi ! Je la ressortirai !)
ce n'est pas qu'un type dont on peut se foutre en toute impunité parce qu'il n'a jamais les couilles de vous envoyez vous faire mettre par un esquimau syphilitique (promis, il changera ça en 2008),
ce n'est pas qu'une mémoire de poisson rouge qui fait qu'il a oublié de rappeler Manu pour lui dire que, oui, il devrait pouvoir venir à l'anniv de Cécile,
ce n'est pas seulement tout ce que vous pouvez en penser de bien (et si vous en pensez du mal, c'est que vous vous trompez, il est formel sur ce point),
c'est aussi quelqu'un qui sait se dévouer pour vous envoyer "Yes Sir, I Can Boogie" par You Send It quand vous venez de voir votre disque dur externe vous lacher et que vous souhaitez vous refaire une discothèque de choix (et une discothèque sans du Sophie Ellis-Bextor, ce n'est pas une discothèque de choix).
http://download.yousendit.com/AD99822F1BE897A0

(Suis-je le seul à trouver qu'elle a un petit coté "pute Slovaque" sur cette photo ?) 08/01/2008Sapins de Noël, je vous aimeSur les trottoirs de ma rue s'entassent parfois, ici et là, de vieux meubles décrépis et des gros cartons.
Sûrement est ce la veille du jour de ramassage des gros objets... Sans doute, oui. Depuis 10 mois que j'habite ici, je ne me suis jamais occupé du passage des éboueurs.
Mais régulièrement, je voyais tous ces gros objets, et m'étonnais que malgré tout ce qui était balancé à chaque fois, il en restait encore à refourguer la fois d'après.
Ce soir, ils sont de nouveaux là, ces cadavres domestiques.
Si la nuit, le froid et les décorations de Noëls peuvent tout autant faire penser que nous sommes en Décembre, il y a un signe qui ne trompe pas pour nous indiquer que nous sommes bien en Janvier :
les sapins de Noël.
Leurs branches ne s'érigent plus aussi fièrement et semblent ployer sous le faible poids des aiguilles.
Ces aiguilles, habituellement si arrogamment vertes même en plein hivers, n'ont plus qu'une teinte verdâtre bien terne, et semblent rabougries.
Pourtant, ils étaient beaux, scintillants, parés de couleurs et de lumières.
Pourtant, on les a choyés, décorés, fièrement exhibés aux yeux de tous, et comme ils trônaient dans la plus grande pièces !
Pourtant, on les a regardés, admirés, et on pouvait parfois lire les étoiles de leurs décorations dans les yeux des enfants et de ceux qui en avait encore un peu l'âme.
Las, ils gisent tous, abandonnés, sur les trottoirs gris.
Vous serez comme eux, mes amis, mes amants, mes amours.
Vous ne m'aurez émerveillé et ébloui que pour mieux finir sur le trottoir de ma vie, dans la décharge de mes souvenirs.
Pourtant, j'en attendrai toujours d'autres, comme un enfant attend Noël. 05/01/2008Oublis, je vous aimeJe voulais te parler d'un anniversaire surprise qui fut une féérie et un enchantement et accessoirement dramatique pour ma pauvre veste qui s'est retrouvée parfumée au champagne (clâââââââsse) et au jus d'olives (pô classe, mais alors pô classe du tout).
Je voulais te parler de Podinou, mon adorable ipod nano noir que je me suis offert en guise de cadeau d'anniversaire, même qu'il est trop trop beau et que je l'ai fait graver à ma devise.
Je n'aurai pas dû te parler de deux détails, pour l'un ça m'a conduit à une humiliation en bonne et due forme, pour l'autre, ça m'a fait me sentir mal.
Je voulais te parler de cette nuit à Bruxelles, de la rencontre avec François qui m'a rincé le gosier à la bière et au Cointreau-Pisang, qui m'a fait des tours de magie toutes la soirée, qui m'a emmené manger des frites sur la grand place, qui m'a montré la Mankenpiss, qui m'a dit "Je suis jaloux" quand en boite je suis revenu le voir après être allé goûter à un produit local dans une pièce sombre (moi, j'aime goûter aux spécialité locales quand je vais à l'étranger), et que j'ai embrassé dans le cou en riant et en lui disant qu'il ne fallait pas l'être.
Je voulais au passage te parler de Ricardo, ce bellâtre rital avec qui j'aurai bien fait des folies dans ma chambre au 4ème étage d'un 5 étoiles, mais sa femme n'aurait sûrement pas été d'accord, l'égoïste salope.
Je voulais te parler du vent qui s'engouffre dans mon manteau quand je marche, et que j'adore ça, et puis du petit froid hivernal, mordant à souhait, que j'aime tant.
Je voulais te parler des prospectus qui s'entassent dans ma boite aux lettres alors que de toute façon, je m'en fous, je continuerai à faire mes courses au 8 à Huit qui est au bout de ma rue parce que même s'il est cher et que le choix est limité, au moins il n'est pas loin, et que c'est honteux de tuer des pauvres petits arbres qui n'ont fait de mal à personne pour tenter de vendre du pq, des lecteurs DVD et des yaourts, et que ça me coupe l'envie d'ouvrir ma boite aux lettres.
Je voulais te parler de Lilles, parce que c'est une ville superbe, surtout quand on y boit un vin chaud avec Sarah et Vincent en attendant qu'un éclairage change de couleurs (et Sarah avait raison, malgré nos railleries, l'éclairage a bien changé de couleur).
Je pourrais te parler du petit chat qui s'est faufilé au travers de la grille en fer forgé et de la feuille morte qui me suivait au rythme du vent dans la rue.
Je voulais te parler de mes cadeaux de Noël, surtout des paires de chaussettes qu'on ne pense jamais assez souvent à m'offrir (mais heureusement, cette année, on y a pensé...).
Je voulais te rapporter cette conversation avec ma grand mère maternelle :
- Ooooh, mais tu es beau comme ça, tu vas attraper une poule !!
_ Mamy, tu sais bien...
- Oh, ou un coq ! Ou un coq !
- Oui, ça risque plus d'être ça !
Je voulais te parler de Maéva qui est toujours le plus beau des hamsters humanoïdes, et qui en plus peut te faire mourir de rire juste en se mettant à danser dans sa chaise haute (pour son avenir je lui prédis de devenir soit une danseuse de tectonic, soit une poufiasse qui se tortille en boite autour d'une barre ou dans une cage, n'en parlons toutefois pas à ses parents qui pourraient tenter de l'euthanasier directement).
Je voulais te parler de Stéphane, avec qui je me suis presque fritté au réveillon de Noël parce que entre un Sarkozyste, comme lui, et un garçon intelligent, comme moi, il y a fatalement quelques points d'achoppement.
Je voulais te raconter comment j'avais effrayé ma mère ("Tu es malade ?? Tu es tout blanc et tu as les lèvres violettes !!") alors qu'en fait, ça allait vraiment super bien justement !
Je voulais te dire que quand je promets d'être "gentil avec le barman", je suis vraiment très gentil avec le barman.
J'aurai pu te faire ma "GA drama queen" à deux balles, comme une personne que je ne citerai pas, en insultant copieusement deux sales petits connards que je ne citerai pas non plus ; mais comme je te l'ai déjà dit, je n'aime pas me fâcher avec les gens, même les ptits cons.
Je voulais me la péter devant toi en te racontant à quelle point j'avais fait bonne impression à un client, juste en lui faisant signer des papiers (la crédibilité, tu l'as ou tu l'as pas).
Je voulais te raconter ce que j'avais appris sur mon embauche et comment la secrétaire, en parlant d'un autre candidat qui n'avait pas été retenu, a fait rire tout le monde en disant que c'était "dommage, parce qu'il était mignon" (merci Estelle, maintenant tout le monde sait que tu me trouves moche, je t'aime aussi morue).
Je voulais te dire que j'avais récupéré l'intégrale de Neon Genesis Evangelion, et que c'était trop de la baboule !!!!!!!!!
Je voulais te dire qu'il avait duré le temps d'une brosse à dent, le temps de m'y casser les dents.
Je voulais te rappeler que je n'aime pas les légumes, pour que plus personne ne serve de ratatouille quand il m'invite chez lui (forcément, je me suis rattrapé sur l'alcool... Jupi, mon foie ne te remercie pas.)
Je voulais te dire que même si le Tango, je ne suis pas prêt d'y retourner, on y croise quand même des gens sympa, comme un gateau si bébé, et même Christophe Beaugrand (qui ne venait que pour me voir, j'en suis sur, même s'il sortait quand j'étais encore en train de faire la queue).
Je voulais te dire que quand on me susurre "Où tu veux quand tu veux", on pourrait avoir la décence d'assumer ses paroles. (Allumeuse va !! Moi, quand j'allume, j'éteins, c'est la moindre des politesses.)
Je voulais me la péter en racontant comment je rendais certains mecs précoces.
Je voulais aussi te permettre de relativiser ça en ajoutant comment je m'étais tapé quelques hontes bien senties au lit avec d'autres mecs (ou comment on me prend parfois pour un sex toy, mais uniquement parce qu'on a que ça sous la main, et sans vraiment en avoir envie).
Je voulais te parler du foie gras HIMMONDEUH que JG nous avait ramené au premier de l'an, et te raconter pourquoi ce type est un boulet fini mais que je l'aime quand même et que si Dieu et les agences immobilières le veulent, nous partageront bientôt le même toit.
J'aurais pu pétasser sur qui a couché avec qui après le réveillon, et surtout sur qui a pris son pied et qui a regretté.
Je voulais te dire que c'est quand même super de rentrer chez soi et de voir la vaisselle faite et le linge mis à sécher (si en plus il m'avait fait le repassage, je l'aurai illico demandé en mariage).
Je voulais aussi t'expliquer la nuance entre "dindonner" et "truitonner", et je crois que je le ferais, mais un peu plus tard.
Je peux d'ors et déjà te dire que je ne dindonne pas.
Je voulais te parler de ce génialissime morceaux de Jpop tendance disco que j'ai découvert par un gentil GAîen et qui me donne immanquablement envie de john-travolter façon saturday night fever, mais sans la chemise ouverte sur la toison fournie.
Je voulais te faire tout ça, avec amour mais pas sans humour, avec excitation mais en prenant mon temps, en faisant durer les choses, comme je sais que tu aimes.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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