16/10/2007

16/10/07 - 14:26

Main aux fesses, je t'aime

C'est en voyant passer le métro qui allait dans l'autre sens que j'ai réalisé : sur la ligne 14, comme il n'y a pas de chauffeur, en se mettant en tête du premier wagon on a une vue imprenable (normal, qui voudrait prendre une vue aussi moche ?) sur le souterrain !
Sti pas bioutifol ça ??

Ni une ni deux, je décide que je veux absolument être en tête (je me contenterai d'être en tête du métro, il y a peu de chose desquelles je puisse être en tête, à part peu être le championnat du monde d'auto flagellation).

Je marche vers le bout du quai quand ma rame arrive. J'accélère le pas mais refuse de me mettre à courir.
Non pas que je sois une grosse feignasse (enfin si, mais en l'occurence ça n'avait rien à voir), simplement je me disais que j'aurais l'air ridicule à courir sur le quai alors que la rame était loin d'être bondée et qu'il n'y avait aucun raison apparente pour que je ne veuille pas rentrer dedans par la première porte qui s'ouvrirait à coté de moi.
Eh oui, personne n'était au courant de mon projet machiavélique : prendre la tête de la rame.
D'ailleurs, comme ce projet machiavélique était surtout un projet un tantinet idiot, il aurait même été pire que quelqu'un ait pu deviner que je l'avais. Mieux eut valut que tout le monde pense que je courrais sans raison.

J'accélère donc le pas, mais pas assez pour être au bout du quai quand la rame s'immobilise et que les portes s'ouvrent.
Qu'importe, je m'avance tant que je peux, rentre dans la rame le plus tard possible et une fois à l'intérieur, continue vers sa tête.

Mais le destin / les dieux /un quelconque dieu unique / le grand architecte / les forces mystérieuses qui gouvernent le monde / les Chinois de la DGST / François Fillon * ont décidé de contrarier mon projet machiavélique et un tantinet idiot.
Je me rends compte avec consternation que 3 personnes sont assises sur les sièges situés en tête de rame et qu'il serait aussi bizarre de venir m'assoir juste à coté d'eux alors que la rame est quasi vide, que de courir sans raison sur un quai de métro (et j'ai déjà expliqué que c'était stupide).

Je ravale ma rage meurtrière, les sauvant ainsi d'un déferlement sauvage de violence qui les aurait fait périr dans d'atroces souffrances pour que je puisse accomplir mon projet machiavélique et un tantinet idiot.
Car oui, nous vivons dans un triste monde tragique où s'il aurait été jugé étrange que je m'assois à coté de parfaits inconnus dans une rame déserte (sans aucun but de les draguer, sinon il y aurait une explication logique), personne ne se serait franchement étonné qu'un type d'apparence normale quoique doté d'un certain charme visible au premier coup d'oeil (le premier qui me demande de qui il s'agit alors qu'il est évident que je parle de moi, celui-là fera les frais de ma rage meurtrière que je ne ravalerai surement pas. Certes je m'autoflagelle, mais je m'auto promeut également si j'en ai envie.) se mettent soudainement à trucider ces mêmes parfaits inconnus.

Bref, grace à mon self controle, j'évite un carnage sanglant.
Quand je pense qu'ils ne m'en ont même pas remercié...

Je m'assois malgré tout non loin de la vitre qui donne sur le magnifique souterrain et peux admirer convenablement la joliesse du noir tunnel.

Comme c'est quand même très chiant de regarder le tunnel (mon projet machiavélique était vraiment idiot) je mate aussi ceux que je considère un peu comme des survivants putatifs d'un massacre sanglant.

A droite, un type dont je ne me rappelle plus grand chose si ce n'est qu'il était noir.
Ou mineur. (mais c'est peu probable à Paris...)

A gauche, un gars, une fille.
Il est brun, arbore un petit bouc et a un petit coté nounours.
Elle a de longs cheveux blonds et est plutôt mignonne.
Ils discutent dans une langue qui est soit du français parlé encore plus mal que des kékés de banlieue, soit une langue slave.
et c'est vrai qu'en mini jupe léopard et fardée outrancièrement, la demoiselle serait le cliché même de la pute de l'Est.

Un petit couple de l'Est sans doute, peut être en vacances ou alors juste des sales immigrés venue voler le pain des bons beauf Français.

Ils se lèvent bientôt et se rapprochent de la porte à coté de laquelle je suis assis.
En attendant d'arriver à la prochaine station, ils se tiennent cote à cote, devant la porte.
L'homme a sa main posée sur les reins de son amie/femme/maitresse/poufiassse/soeur incestueuse*.
Puis, pendant qu'ils conversent, la main descend et vient se placer sur une des jolies fesses de la demoiselle.

Je souris.

Sans interrompre la conversation, la demoiselle prend la main de son ami/mari/amant/beauf/maquereau* et l'enlève se son fessier rebondi.

Je continue à sourire.


(*Rayez les mentions inutiles)

commentaires

16/10/07 - 15:20

"Main aux fesses, je t'aime

C'est en voyant passer le métro qui allait dans l'autre sens que j'ai réalisé : sur la ligne 14, comme il n'y a pas de chauffeur, en se mettant en tête du premier wagon on a une vue imprenable (normal, qui voudrait prendre une vue aussi moche ?) sur le souterrain !
Sti pas bioutifol ça ??

Ni une ni deux, je décide que je veux absolument être en tête (je me contenterai d'être en tête du métro, il y a peu de chose desquelles je puisse être en tête, à part peu être le championnat du monde d'auto flagellation).

Je marche vers le bout du quai quand ma rame arrive. J'accélère le pas mais refuse de me mettre à courir.
Non pas que je sois une grosse feignasse (enfin si, mais en l'occurence ça n'avait rien à voir), simplement je me disais que j'aurais l'air ridicule à courir sur le quai alors que la rame était loin d'être bondée et qu'il n'y avait aucun raison apparente pour que je ne veuille pas rentrer dedans par la première porte qui s'ouvrirait à coté de moi.
Eh oui, personne n'était au courant de mon projet machiavélique : prendre la tête de la rame.
D'ailleurs, comme ce projet machiavélique était surtout un projet un tantinet idiot, il aurait même été pire que quelqu'un ait pu deviner que je l'avais. Mieux eut valut que tout le monde pense que je courrais sans raison.

J'accélère donc le pas, mais pas assez pour être au bout du quai quand la rame s'immobilise et que les portes s'ouvrent.
Qu'importe, je m'avance tant que je peux, rentre dans la rame le plus tard possible et une fois à l'intérieur, continue vers sa tête.

Mais le destin / les dieux /un quelconque dieu unique / le grand architecte / les forces mystérieuses qui gouvernent le monde / les Chinois de la DGST / François Fillon * ont décidé de contrarier mon projet machiavélique et un tantinet idiot.
Je me rends compte avec consternation que 3 personnes sont assises sur les sièges situés en tête de rame et qu'il serait aussi bizarre de venir m'assoir juste à coté d'eux alors que la rame est quasi vide, que de courir sans raison sur un quai de métro (et j'ai déjà expliqué que c'était stupide).

Je ravale ma rage meurtrière, les sauvant ainsi d'un déferlement sauvage de violence qui les aurait fait périr dans d'atroces souffrances pour que je puisse accomplir mon projet machiavélique et un tantinet idiot.
Car oui, nous vivons dans un triste monde tragique où s'il aurait été jugé étrange que je m'assois à coté de parfaits inconnus dans une rame déserte (sans aucun but de les draguer, sinon il y aurait une explication logique), personne ne se serait franchement étonné qu'un type d'apparence normale quoique doté d'un certain charme visible au premier coup d'oeil (le premier qui me demande de qui il s'agit alors qu'il est évident que je parle de moi, celui-là fera les frais de ma rage meurtrière que je ne ravalerai surement pas. Certes je m'autoflagelle, mais je m'auto promeut également si j'en ai envie.) se mettent soudainement à trucider ces mêmes parfaits inconnus.

Bref, grace à mon self controle, j'évite un carnage sanglant.
Quand je pense qu'ils ne m'en ont même pas remercié...

Je m'assois malgré tout non loin de la vitre qui donne sur le magnifique souterrain et peux admirer convenablement la joliesse du noir tunnel.

Comme c'est quand même très chiant de regarder le tunnel (mon projet machiavélique était vraiment idiot) je mate aussi ceux que je considère un peu comme des survivants putatifs d'un massacre sanglant.

A droite, un type dont je ne me rappelle plus grand chose si ce n'est qu'il était noir.
Ou mineur. (mais c'est peu probable à Paris...)

A gauche, un gars, une fille.
Il est brun, arbore un petit bouc et a un petit coté nounours.
Elle a de longs cheveux blonds et est plutôt mignonne.
Ils discutent dans une langue qui est soit du français parlé encore plus mal que des kékés de banlieue, soit une langue slave.
et c'est vrai qu'en mini jupe léopard et fardée outrancièrement, la demoiselle serait le cliché même de la pute de l'Est.

Un petit couple de l'Est sans doute, peut être en vacances ou alors juste des sales immigrés venue voler le pain des bons beauf Français.

Ils se lèvent bientôt et se rapprochent de la porte à coté de laquelle je suis assis.
En attendant d'arriver à la prochaine station, ils se tiennent cote à cote, devant la porte.
L'homme a sa main posée sur les reins de son amie/femme/maitresse/poufiassse/soeur incestueuse*.
Puis, pendant qu'ils conversent, la main descend et vient se placer sur une des jolies fesses de la demoiselle.

Je souris.

Sans interrompre la conversation, la demoiselle prend la main de son ami/mari/amant/beauf/maquereau* et l'enlève se son fessier rebondi.

Je continue à sourire.


(*Rayez les mentions inutiles)"


* = Fait ! :°)

16/10/07 - 15:27

Merci pour le grand sourire du jour. ^^

16/10/07 - 15:28

Je t'en prie :°)

16/10/07 - 18:58

Post de la semaine !

16/10/07 - 20:19

Si c'est la reine qui le dit... :-)

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.