22/01/2007

22/01/07 - 15:41

Période de merde, je t'aime

Préparation de concours.
Quelle horreur, c'est d'un chiant !!
Je suis heureusement pris en stage pendant 6 mois, ce qui m'occupe pas mal. Mais le stage ne se passe pas extrêmement bien, je ne suis pas à l'aise, j'ai beaucoup de mal à m'adapter au début.
La fin se passe beaucoup mieux. J'ai obtenu mon permis et réussis à trouver une assurance. Les choses ont l'air de s'améliorer, je tourne le dos à certains souvenirs.
Mais les trois derniers mois avant le concours sont pénibles. Je manque de motivation, de confiance. Je révise peu. Je culpabilise. Je stresse énormément.
Les dernières semaines sont plus productives. J'ai trouvé un camarade de révision ce qui me motive.
Fait significatif, j'arrête mon glob un moment. Plus envie. Et puis pour raconter quoi ? Me plaindre en permanence ? Il est déjà chiant en temps normal, pas la peine d'en rajouter.

Concours.
Je ne pense pas avoir fait de miracle mais je reste confiant, la moyenne est accessible.

Echec au concours.
Première fois que je rate quelque chose après cinq années d'un cursus universitaire relativement impeccable.
Enorme déception.
Je ne suis pas habitué à rater dans ce domaine là, c'était d'ailleurs la seule fierté que je pouvais avoir.
Eh bah la gueule de la fierté maintenant... Nul, nul, nul, je suis nul.

Décision de ne pas retenter le concours.
Aveu définitif de l'échec, reconnaissance claire et nette que je suis un incapable. A quoi bon retenter quelque chose que je ne serai jamais assez bon pour obtenir ?
D'autres motivations aussi...
Plus que l'aveu de l'échec, c'est la peur d'un nouvel échec qui se dessine en pointillé. Je ne veux pas risquer de vivre encore "ça".
Et puis le coût me bloque. 500 euros pour l'inscription obligatoire à l'IEJ, sachant que je ne compte même pas suivre les cours, ça me fait vraiment chier.
Je pourrais demander à mes parents mais je refuse, comme je refuse toute aide financière de leur part.
De toutes façons, je ne crois plus en ma capacité à obtenir le concours. Je suis trop nul.
Perdre une année et 500 euros pour un ratage annoncé, ça ne me tente pas.
J'en ai assez d'être étudiant, de vivre chez mes parents. Ces derniers, même si ils ne m'en ont jamais dissuadé, ne m'ont jamais non plus poussé à continuer mes études. Faire 5 ans, passe encore, mais plus, ça commence à devenir du luxe. Un luxe coûteux.
Face à ça, il y a mon "rêve", depuis plusieurs années déjà de devenir avocat. Je voulais faire ce métier. J'y renonce.
C'est éprouvant de renoncer à un rêve. C'est déprimant.
J'ai fait des études en me disant que grace à ça, je pourrais faire le métier que je voudrais. Je refusais de passer ma vie à exercer une profession qui m'emmerde. Je voulais choisir de faire ce qui me plairait.
Et voila que je dois justement renoncer à ce que je voulais. Voila que je vais exercer une profession non par choix, mais par dépit.
Ma vie future sera basée sur un échec, un renoncement, un dépit.
Certes, le métier de juriste est très intéressant et présente même des avantages par rapport à celui d'avocat, mais quand même, je ne le prends que par dépit, pas par choix. Il me devient comme imposé. Imposé par ma propre nullité.
J'ai horreur qu'on m'impose quoi que ce soit.

Recherche.
D'un stage. Si j'en trouve un rémunéré, je m'inscris à l'IEJ et retente le concours.
Je ne trouve pas beaucoup d'annonces intéressantes et ma candidature est rejetée quand je postule.
D'un emploi.
Je tire un trait sur l'IEJ et l'avocature et me mets à chercher un emploi.
Difficile pour une jeune diplômé avec quasiment aucune expérience si ce n'est deux stages d'une durée totale de 9 mois...
Peu d'annonces pour des gens comme moi (ah c'est sur que dès que j'aurais 2-3 ans d'expérience, je vais avoir du choix !!). J'envoie donc quelques cv et lettres de motivation. J'essuie quelques refus et surtout beaucoup de silence.
Je passe deux entretiens au Luxembourg.
Le premier est catastrophique et se solde sans surprise par une réponse négative.
Le second se passe beaucoup mieux, l'un des juristes que je rencontre me gratifie même d'un "Pour moi, ça va."
Peut être que pour d'autres ça n'allait pas car un mois après, je n'ai toujours pas de réponses malgré plusieurs coups de téléphone à un connard des ressources humaines (domaine dans lequel visiblement les personnes ne le sont pas) qui est soit déjà au téléphone, soit en réunion et qui ne prend pas la peine de me rappeler.
J'y croyais vraiment à ce boulot : intéressant, bien payé, dans une boite de rénommée mondiale, avec une ambiance agréable d'après ce que m'avait dit l'amie d'un ami, qui y était employée...(elle m'avait d'ailleurs refilé des tuyaux très utiles pour l'entretien !!)
La déception est d'autant plus grande.
Les déplacement m'ont couté cher en train et frais annexes, mes économies commencent à diminuer très sérieusement.
Je m'emmerde. Je ne fais rien de mes journées.
Pas foutu de réussir un concours, pas foutu de trouver un boulot. Je ne sers à rien, je n'intéresse personne. Je suis inutile.

Emmerdes avec les assurances.
Ma conne d'assurance me résilie en décembre. Ces imbéciles ont mis 6 mois à se rendre compte d'un détail que je leur avait expressément mentionné et qui ressortait d'ailleurs clairement de mon dossier: je possédais ma voiture depuis quelques années et elle n'était pas assurée avant que j'ai mon permis.
Résiliation, ça fait tâche dans un dossier d'assurance déjà un peu lourd. Je n'arrive pas à trouver une autre assurance. Ces petits merdeux s'en foutent complêtement qu'il soit indispensable de pouvoir conduire de nos jours, ce qui les intéresse ce sont leurs petites cases qu'ils cochent et qui définissent si vous êtes un bon garçon ou un horrible chauffard qui, à n'en pas douter, va renverser 2 petits enfants par semaine.
Je ne peux plus conduire mais le fait quand même de temps en temps. Mes parents détestent ça car ils ont peur qu'il m'arrive quelque chose.
Je cesse donc de conduire et dois désormais me faire conduire. C'est infantilisant, humiliant. Je ne le supporte pas.
Pire que tout, cela me remet en face de ce à quoi je croyais pourtant avoir tourné le dos. cinq ans, cela fait maintenant cinq ans !! Bordel !! Et ça me poursuit encore. Je ne le supporte pas.

Je suis désagréable. Même parmi des amis, il y a des gens que je cesse de contacter, je n'ai aucune envie de les entendre me demander "Alors, qu'est ce que tu deviens ?".
Ou je mens, je minimise, je prends à la rigolade.
Même pour Noël, ça me gave de revoir ma famille.

Je deviens une merde. Non, je le suis déjà.

commentaires

22/01/07 - 15:44

Sors de ce corps Nigo du Nigo_blog !

22/01/07 - 15:51

Mais je vous en prie !! Nico n'est jamais rentré dans mon corps !!

22/01/07 - 15:56

Il n'y aurait pas la place :°)

22/01/07 - 21:14

ALLEZ ALLEZ !!! on se reprend !

22/01/07 - 23:22

Nos échecs personnels sont douloureux, mais surtout, ne te dévalorise pas comme ça, c'est injuste au regard de ce que tu vas entreprendre et de ce que tu vas réussir.

Courage, patience et sérénité!

23/01/07 - 00:36

Allez, du courage, je ne te connais pas mais je te soutiens. Surtout que pour le concours, je serai peut-être dans la même situation en septembre...

23/01/07 - 23:35

bon bein c merveilleux ... plus de voiture c'est tes arteres ki vont etre contentes marche a pied oxygenation rencontres et paf l'amour ....;
examen raté super : repiquage nouvelle rentrée ... trois étalons embarras du choix ... tant pis les trois .... sexe a gogo
decouvert a la banque rech de petit job et repaf rencontres avec ce petit mek de l'agence d'interim qui t"as fait du gringue pour t'emballer et te payer un ptit resto chinois
elle est pas belle la vie ???
faut juste positiver ... ;-) repose toi un peu et verras ca va aller
LES ECHECS EVITENT L'ENCROUTEMENT

25/01/07 - 01:13

l'echec est une expérience mon grand c'est dur mais nous sommes tous passés par là... maintenant que tu as fait le bilan de ce que tu ne pouvais pas ou ne voulais pas faire, fais le constat de ce que tu peux et veux faire après cette remise en cause

en tous les cas garde courage tu as toujours mon num et j'ai l'avantage de savoir ce que tu deviens

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Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.