Samedi soir, après quelques péripéties dont je préfère ne même pas faire mention, je me retrouve avec Z. dans mon lit.
Détail glamour : avant d'aller me coucher, je prends grand soin de percer les énoooormes ampoules qui me faisaient souffrir le martyre
A ce stade là, ce n'était plus des ampoules, c'étaient des néons que j'avais sous les pieds.
Je marchais en quelque sorte sur coussins d'eau.
Mais des coussins d'eau qui feraien 'achement mal !
(Tout ça grace à mes chaussures neuves qui visiblement ne me réussissent pas quand je marche trop longtemps, à Heimdall sans qui j'aurais tranquillement passer mon après midi à ne rien faire, et à Ronny, sans qui j'aurais également passer ma soirée à ne rien foutre.
Au lieu de ça, à cause d'eux, je me suis balladé dans Paris, je suis allé à Chatelet, j'ai bu un cocktail de jus de fruits et une Adelscott, j'ai marché sur le bord de la Seine, j'ai découvert les déééééélicieuses glaces Bertillon,... Raaaah miam slurp.)
Bref, je passe une nuit où je dors assez peu sans que j'ai vraiment envie de m'en plaindre.
Le lendemain, ayant préalablement prétexté que des amis devaient passer à 15 heures pour avoir une bonne raison de ne pas le laisser trainer trop longtemps chez moi, je lui souhaite une bonne journée et il retourne vers ses pénates.
Vers 18h, grace à Nabil qui a, le fourbe, réussi à me faire venir à la Mind The GAP à l'insu de mon plein gré, je pars pour l'Oh Fada!.
Quand j'en rentre, je vois un petit bout de carton coincé dans l'embrasure de ma porte.
C'était son prénom, suivi de son numéo de téléphone.
C'est gentil, c'est flatteur, moi aussi je trouve qu'on a passé un très bon moment, mais si je ne lui avais pas filé mon numéro ni demandé le sien, c'est que je ne comptais pas vraiment reprendre contact avec lui...
Et le hic, c'est que je me demandais bien comment il avait réussi à rentrer dans mon immeuble équipé d'un digicode...
Un voisin lui aura ouvert la porte, sans doute.
Ca veut quand même dire qu'il est repassé... Motivé le garçon !
Plus que moi en tout cas.
Et je pensais que si je ne donnais pas de nouvelles, il compendrait de lui même...
A 22h30 passé, on frappe à la porte de mon appartement.
Tranquillement en train de faire ma vaisselle pendant la pub de "FBI, portés disparus", je me demandais bien qui pouvais venir me déranger à cette heure là.
Je pensai tout d'abord à un voisin qui aurait besoin, je ne sais pas moi, de sel, ou d'une clef à mollette pour un problème de robinetterie...
Que nenni, c'était lui.
J'ai un peu halluciné.
Après s'être excusé pour son passage tardif, il me demande si on pourrait se revoir de temps en temps.
Il vient de repartir après que, tout gêné, je lui ai expliqué qu'en ce moment je n'avais pas envie de quoi que ce soit avec qui que ce soit...
(il y a peu être une part de mensonge dans cette affirmation, mais j'essayais d'être le plus diplomate possible.)
Quand je rentre dans la boite, j'ai la trique :
toutes les chattes des putes sont moites.
C'est pratique, elles vont frotter toute la nuit.
Pute, chui ton mac, alors suce ma bite gratuit !
Torse nu, je donne des claques à ton cul
et tu cries, tu oublies tout quand t'as bu.
Quand tu jouis, soudain tout la boite te mate :
Pute, c'est normal, j'ai mis mon doigt dans ta chatte.
J'aime ton air sévère, est ce que je peux t'offrir un verre ?
Je t'emmène en Mercedes jusqu'à mon belvédère.
C'est garantis ma pute, on va baiser comme des lapins,
quand t'engloutis ma bite comme après une grêve de la faim
Elles ont des rêves de catins, genre "bijoux et draps de soie".
Le lendemain matin je ne leurs dit pas bonjour mais "Casse toi !"
Pas de joie pour les salopes ! Ca c'est ma loi.
Marche droit.
Parle pas.
Avale.
Aboie
Mets un doigt dans ton cul sale pute, vient d'arriver le mac.
On m'appelle cuisinier, laisse moi donc te dire ass.
Ass
Ass
Ass
Ass
Ass
Ass
Ass
Bouge ton gros cul, pute, fais le rebondir.
Et prends ça dans ta gorge, ça je n'ai pas besoin de le dire.
Suce moi bien pétasse, prends des initiatives.
Moi, je n'hésite pas, car direct je te sodomise.
Je suis beau, lèche moi.
Toute la nuit !
Afin que ta chatte ne séche pas.
"
Ca fait deux week end que je chante ça.
Merci Laura...
Résultat, au boulot, je l'ai dans la tête.
Pas facile de bosser sérieusement en fredonnant de la poésie comme :
"Pute, chui ton mac alors suce ma bite gratuit."
Séverine m'avait bien dit avant de quitter son poste (pour me le laissser, merci encore !) que la cravate était indispensable et que je finirai par me prendre une réflexion...
Moi, l'air de rien, j'avais décidé de ne rien faire tant qu'on ne me dirait rien.
Après tout, personne ne m'avait jamais dit qu'il y avait un code vestimentaire dans le cabinet, je pouvais donc jouer les naïfs.
Jusque là, aucun des associés ne m'avaient fait la moindre remarque, je commençais à considérer la chose comme acquise : j'allai pouvoir exhiber mon cou en toute insouciance.
Las ! le temps de l'insouciance est révolu...
J'avais finis par y croire pourtant ! Sans rendez-vous en clientèle, qu'importait en effet que je porte ce fameux noeud coulant ?
Mon dernier entretien avec le fondateur du cabinet crucifia mes espoirs fous quant à la liberté de mon cou au travail :
"Ah, vous avez toujours une aussi jolie cravate !"
Mes patrons ne m'ont fait aucune remarques.
Soit ils n'ont aucun odorat, soit ils n'ont pas osé de peur de me mettre m'al à l'aise...
Mais merde, ça la fout mal quand on vous fait remarquer qu'il y a une drole d'odeur dans votre bureau !!
La semaine dernière, toujours dans mon optique de ne pas manger que des steack et des pates à tous les repas, j'avais donc acheté du poisson.
Le poisson, c'est bon. (Sauf le thon, parce que j'ai perdu un jeu stupide à cause du thon. Mais la question était vraiment à chier il faut dire... Oui, 2 ans après je l'ai encore en travers de la gorge, comme une arête.)
En plus ça rend intelligent. (Captain Igloo a au moins 198 de QI)
Et puis j'aime ça, donc pourquoi se priver ?
Mais parfois ça pue.
Et le grondin rouge, ben ça pue.
Alors que je n'avais jamais eu de réflexion quand je m'étais fait du saumon, de l'eglefin, du merlan, ou que sais je encore (j'aime bien varier, moins je connais le nom sur la barquette, plus ça me tente), là, je puais.
Je m'étais bien fait la remarque à moi même en le cuisinant, je trouvais qu'il avait une odeur plus forte, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle me suive toute la journée !
Bien qu'averti hier par Marie-Laure de la forte capacité odorante de ce poisson, je n'allais tout de même pas balancer les deux derniers morceaux ! (je n'aime pas faire les courses, ils faut que mes réserves tiennent la semaine, donc je ne dois RIEN jeter)
Alors j'ai tenté de minimiser les dégats, j'ai ouvert grand la fenêtre pour faire courant d'air...
Peine perdue.
Toute à l'heure, après plusieurs passage dans mon bureau, Catherine me dit avec un ton étonné :
"Il y a une drole d'odeur ici..."
"Ca sent le poisson ?" je lui demande.
"Oui c'est ça" répond elle.
Cherche pas, c'est moi qui pue.
Le grondin rouge, ce n'est pourtant pas mauvais.
Mais PLUS JAMAIS !
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70,
71, 72, 73, 74
Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.