27/02/2007

27/02/07 - 22:22

Réminiscence, je t'aime

Ca revient
Comme rattaché à rien
Comme une réminiscence

Ca me noue la gorge et me monte aux yeux

Comme si j'étais mort là bas
C'est ça
En fait c'est une blague, je ne suis pas vivant, c'est bien moi qui suis mort
Sans doute pour ça que je suis triste
Les membres brisés, le sang répandu
Moi
Surement oui

Sous le crachin je réprime ce qui voudrais sortir
Parfois je tente un sourire
Illusion aussi pitoyable qu'éphémère

Je n'ai pas souffert
Même pas d'expiation possible à travers la douleur

Ca me laisse le regard vide et un peu atone

11/02/2007

11/02/07 - 02:03

Maéva, je t'aime

Elle est si mignonne, endormie, ses petits poings en l'air, comme en position de défense.
Un air de nouveau né : Un peu rouge, un peu frippée.
Je la regarde. J'ai sans doute un air un peu niais sur le visage.

Elle vient de passer à 3 kilos la crevette.
Amusant.
"Tu vas voir, c'est petit..." m'avait dit ma mère. C'est sur que ça a dû la changer car ses fils étaient de bons gros bébés.
A sa naissance, mon frère avait étonné à la maternité, peu habituée à l'époque à un tel gabarit.
Quand à moi, avec 55 cm pour 4,2kg, j'ai battu des records.
Et dire que j'avais 3 semaines d'avance !!
Elle, à la naissance, elle faisait 2,7 kg pour 46 cm.

Ptite joueuse va.

Je les écoute parler de l'acouchement et de l'arrivée dans leurs vies de ce charmant petit tas de viande qui ne pense qu'à bouffer et dormir en trouvant ça touchant.
Et puis à un moment, je me fait la remarque que, bizarrement, aussi émouvant que ça me semble, ça ne me manquera sans doute jamais de ne pas pouvoir connaitre ça.

Je me dis aussi que je serai sa seule tante. ;-)

Bienvenue dans la famille Maéva.
Tu vas voir, ça va être fun !!

01/02/2007

01/02/07 - 00:46

Derniers jours avant le boulot, je vous aime

Quand le cabinet m'a appelé pour m'embaucher, il m'aurait pris dès le lendemain si j'avais pu y être.
Mais c'était sans compter sur le fait que je m'étais prévu un long week end sur Nantes depuis 3 semaines, et que je comptais bien faire la chouille une dernière fois avant de rentrer dans le monde trépidant mais pourtant ennuyeux de la vie active.

Dès jeudi, accompagné de Laura et Gaelle, tout juste sorties de partiels, direction Nantes donc, pour un tonus science.
Malgré 600 préventes, la salle mettra beaucoup de temps à se remplir...

Derrière son bar, Yann ambitionne comme d'habitude de me mettre ma race à coup de triples doses dans chaques verres. Et il est fourbe, car il sait que le goût de la vodka disparait presque totalement derrière la quantité phénoménale de sucre contenue dans une seule canette de Burn, boisson énergétique très agréable si on aime les trucs au gout 100% chimique, donc que j'adore.

En parlant de fourbe, j'apprend que c'est François qui est la cause directe de mon petit "accident de voiture" survenue à Nantes lors de mon dernier passage : il m'avoue avoir demandé lui aussi des triples doses dans les verres qu'il m'offrait si généreusement alors que j'étais déjà un peu cramé.
Fourbes, vous êtes tous des fourbes !!!

J'applique une technique de premier secours pour jeunes femmes emmerdées par des jeunes hommes un peu trop entreprenant : le gros roulage de patin.
Constatant qu'un jeune homme danse un peu trop près de Laura, je lui demande si il la lourde, puis lui propose de lui rouler une pelle magistrale (à elle bien sur) pour le refroidir. Ca marche du feu de dieu. Au bout d'à peine deux secondes de présence linguale dans la bouche de Laura, le jeune homme se détourne vers la jeune fille d'à coté.
Elle n'embrasse pas mal Laura...

Gaelle aussi doit avoir envie d'embrasser, elle entreprendra de se perfectionner sur un surnommé "windows" (parce qu'il bugge souvent en soirée...), et le regrettera surement aussi vite.
Qu'elle se rassure, je n'en dirais rien à sa soeur, pas plus que je ne lui parlerai du petit passage "Tiens, si je dansais en soutif ?". C'est vrai qu'il fait d'un chaud dans ces boites...

Je me rends utile en allant épauler les préposé aux vestiaire, débordés à certaines heures.

La soirée est très agréable (ou est ce juste l'effet de la fourberie à l'alcool de Yann ?) et nous finissons par nous coucher chez Yann, vers 6h du matin, très fatigués.
Nous nous réveillons vers 16h et mangeons une bonne platrée de pates carbonara en guise de petit déjeuner/gouter.

La soirée est plus calme. On se retrouve avec pas mal d'autres dans un bar où j'aurais même le plaisir de revoir Cécile.
Elle ne reste pas longtemps, assez rapidement lassé de l'ambiance "entassé-enfumé" qui règne dans la petite salle où nous sommes tous. Ca me gave aussi pas mal et c'est sans déplaisir que j'attends dehors à l'air frais avec elle, que son mec vienne la chercher.

Laura était partie passez la journée et la nuit chez une de ses amie mais Angel' nous a rejoint.
Nous nous prenons la tête pour organiser la nuit d'après : comment dormir à 6 dans le petit appartement de Yann ? Et comment simplement rentrer de la salle à son appart, à 6 dans une seule voiture ?
Angel' mettra une demie heure avant de nous révéler: "ben moi aussi je suis en voiture".
Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt ??? Gourdasse !!
Nous finissons par trouver une solution hébergement/transport convenable pour tous et faisons un peu chier Angel' qui ne demande qu'à dormir, alors que moi, Gaelle et Yann ne demandons qu'à papoter.

Le réveil se fait plus tôt, vers midi et demi et est suivi d'un scotchage devant la télé. Aaaaaah... L'émission D&CO de M6...
Petit Kebab, petit tour dans un bar pour rejoindre d'autres personnes, puis direction la salle louée à coté de Nantes pour acceuillir une petite sauterie avec une petite centaine de personnes.

Renan, toujours marqué par un "cul sec au miel" , petit délire effectué il y a déjà quelques années, va chercher une petite bouteille de chouchen que nous sifflerons à plusieurs en début de soirée.
Quelques autres verres ensuite, mais comme je suis censé conduire au retour, je continue au soft.

Le président d'une association de boulistes faisant une réunion dans une salle assez proche vient se plaindre du bruit. Consigne est donc donnée de faire moins de bruit lorsqu'on sort de la salle.
Mais ça ne suffit pas au vieux con, qui en nous croisant en milieu de soirée, nous balancera, furieux, qu'il va appeler les flics et s'arranger pour que nous n'ayons plus jamais la salle.
Bon, un bon vieux con quoi, parce que honnêtement, quand on lour une salle à une centaine de personnes, on ne s'attend surement pas à un silence de plomb: ce n'est pas un tournoi de belotte qui était organisé !
Et si comme le prétend ce monsieur, plein de voisin ont déjà appelé les flic (on se demande bien comment il l'aurait su...) pourquoi ne sont ils pas déjà là ? Il veut les appeler lui ?? Mais qu'il le fasse ! Ca fera bien rire les flics de débarquer pour constater que le bruit est loin d'être excessif !
Puk, un peu éméché, est furax qu'on se fasse tout petit devant ce vieu con qui rale pour rien.

Florent, après son petit délire parano de début de soirée ("Mais je sais bien que tu ne m'aimes pas !" "Oh ta gueule Florent...") finit mort saoul et nous devons le porter à deux pour le faire rejoindre la voiture de Renan.

Laura ne finit pas vraiment mieux... Et en plus je l'avait amoché...
Bon, c'était totalement involontaire je précise hein !! C'est juste que je tirais une chaise sur laquelle elle décida justement de s'assoir alors que je continuai de la tirer vers moi... Elle se vautra comme une merde et se cogna méchamment la tête contre le mur. Mais continuera quand même à arroser sa soirée.
Il faudra aussi la porter à deux jusqu'à la voiture d'Angel'.

Pour le retour, je conduis la voiture de Jean Guillaume : une Mercedes de papa.
Première fois que je conduis une Benz !!
Nous partons à plusieurs voitures, je suis Angel', qui ne sait pas vraiment que sa voiture est équipée de clignotants... Pourtant, elle les utilise deux ou trois fois, ils fonctionnent donc !
Nous sommes censés déposé certains personne chez Marie, puis revenir chez Yann.
Mais une fois arrivés chez Marie, je me dis que je suis finalement assez en forme pour rentrer directement sur Angers. La proposition tente plusieurs Angevins.
Mais il y a Laura... Laura qui était censée rentrée dans la voiture de Jean Guillaume le lendemain... Laura qui est saoule... Laura qui va nous faire une crise de parano avec moult pignouseries.
"Naaaaan je veux pas dormir chez quelqu'un que je ne connais pas !!" (ben ouai, t'à qu'à dormir sur le trottoir si t'es pas contente...)
"Maaaaaaais euuuuuh pourquoi vous rentrez sans moiiiiii !!!" (Parce que la voiture est pleine, banane !! Et puis d'autres personnes peuvent te ramener demain !)
Alors qu'elle s'est assise contre un mur et qu'Erwan tente de la convaincre gentiment, je me dis que la diplomatie ne sert à rien, qu'elle ne se souviendra de toute façon de rien, je la chope par la bras, la relève et la traine vers l'entrée de l'immeuble, accompagné de ses pignement incessant.

Le retour se passe bien, malgré un fort brouillard et des commandes assez bizarrement agencées sur le tableau de bord de la Merco.

Il est 8h quand je me couche enfin.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.