06/12/2006Régal d'asticots, je t'aimeGai-Luron me fait décidément découvrir plein de choses:
comment couper un poivron,
savoir que Patriiiiiiick Hernandez a fait d'autre chanson que "Born to be alive",
comment couper une endive,
regarder le film le plus nullisime qu'il m'ait été donné de visionner.
Ce film à coté duquel "Le gendarme et les extraterrestres" ferait figure de chef d'oeuvre, c'est :
Et bon appétit bien sur.
C'est donc une formidable bouse.
Si on peut vraiment parler de film d'horreur pour ce "truc", c'est uniquement parce qu'il ferait sans doute hurler d'effroi tout cinéphile qui se respecte, affolé qu'il serait de voir les merdes qu'on peut faire avec une caméra.
Mais pour ce qui est d'avoir des frissons, on repassera. (Toujours sur l'envers, sinon on risque d'abimer le vêtement. Le blog de Théopiscence: culture et arts ménagers)
Le scénario, au cas où ça intéresserait quelqu'un (armez vous de courage, ou zapper, car j'ai envie de vous le faire dans le détail, même si il tiendrait sur un timbre poste) :
D'abord, trois pêcheurs disparaissent.
Ensuite, un maire veut virer un vieux cinglé de sa porcherie de maison près d'un lac pour pouvoir ensuite vendre ce terrain à des promotteurs, mais le vieux cinglé, il ne veut pas. Fichtre !
Ensuite, on se fait chier, parce que le film est long et n'avance pas.
Ensuite, le vieux cinglé qui élève des vers et leurs parle avec une tendresse qui me fait le soupçonner de zoophilie, se rend compte par hasard que si on bouffe un de ces vers, on se transforme soi même... en vers ! Oh comme c'est amusant !
Ensuite, on retrouve les trois pêcheurs (tiens, on les avait complêtement oubliés ceux là) qui avaient en fait été transformés en vers après avoir mangé des poissons pêchés grace aux vers du vieux (c'est tordu, mais le film n'est plus à ça près...) et qui, comme ils s'emmerdent grave, réclament maintenant au vieux de leurs amener... des femelles !
Ensuite, le vieux cinglé va faire bouffer des vers à tout son village pour qu'ils mangent les récoltes (Vous savez sans doute que les vers de terre mangent de la terre et en aucun cas la végétation, mais pas les scénaristes) et ruinent l'économie locale (Plan machiavélique ! Blofeld peut aller se rhabiller.)
Enfin, les trois vers-pêcheurs à qui le vieux cinglé à oublier de fournir des femelles (on ne peut pas empoisonner toute une ville et penser à la vie sexuelle des vers en même temps hein !) lui font bouffer des vers, il se transforme donc et finis par se faire écraser par un camion.
Magnifique vue subjective du conducteur, avec le vieux qui dégouline trèèèèèès lentement le long du parc brise.
The end.
C'est atrocement mal filmé, c'est bourré d'incohérences, les acteurs et les effets spéciaux méritent à peine ces noms tant ils sont mauvais, et c'est trèèèèèès long.
On a droit à un vieux cinglé qui communique avec ses vers et à ses "ténias" (Gneu ??? Est-ce une erreur de traduction ? Je vous rassure, ceux là ils les élève dans un bocal, pas dans son intestin.)
Le summum du ridicule étant atteint quand il se rend compte qu'un des vers femelle s'est enfuis et qu'il court à travers les bois pour la retrouver. Les retrouvailles se finisse avec le cinglé valsant dans la nature, son vers au bout des doigts, fou de joie de l'avoir retrouvé. Puis, arrêt sur image, léger flou artistique, on se croirait dans un clip vantant les vertu de l'amour avec les vers.
Versons une larme. Ci git le cinéma.
On a droit à une pseudo secte "royale" (aux USA, mais oui mais oui...) dont les membres sont quelques bouseux du coin revêtus chacun d'un drap bleu en guise de toge, avec comme "chef" un ancien du Vietnam qui ne cesse de brailler comme un porc et dont la musculature est inversement proportionnelle au QI.
Et croyez moi, il est très musclé.
On a droit à une étudiante en archéologie qui a justement envie de passer ses vacances à faire des recherches au bord du lac, dans un trou paumé au milieu des USA, certaine sans doute d'y découvrir des vestiges Romain, ou qui sait, les ruines d'un temple Mésopotamien.
On a droit à des vers-humains, grace à un habile trucage consistant à mettre les jambes des protagonistes dans un gros duvet marron puis à leur demander de piaillier "bi bi bi bi bi bi bi bi bi !!" en agitant les bras (comme tout le monde le sait, un vers de terre, ça fait "bi bi bi bi").
On a droit à une blonde qui est visiblement morte de rire alors qu'elle est censée s'étouffer lors du mangeage de vers.
Alors ça, ça c'est génial !!
Peut être que le réalisateur était en retard sur le planning et qu'il ne voulait pas refaire la scène... En tout cas, c'est monumental de voir cette nana qui semble pétée de rire en se tenant la gorge et en s'affaisant sur elle même ("Regardez comme je meurs en m'étouffant ! Ah, je souffre et je me tiens la gorge tellement j'ai mal ! Ah !").
Mais surtout, et c'est sans conteste le seul intérêt du film, on a droit à du dégustage de vers.
On passera sur le fait que personne ne remarque les vers dans des spagettis (bon, là encore on peut y croire, surtout si il y a beaucoup de sauce) dans un hot dog, sur une glace, etc...
Oui on passera là dessus car enfin, après avoir subi le film pendant plus d'une heure (hein, seulement une heure ??), on a droit à des gens qui mangent des vers : MIAM !
Et là, point de trucage ! La production n'avait de toute façon pas les moyens... Ce sont des vrais vers !! Dans des vraies bouches !!
Alors gros plan sur la bouche, on enfourne une cuillerée de bouffe, deux-trois vers, et on mastique.
Mais on ne mastique pas trop fort hein ! Faut quand même éviter de vraiement mordre dans les vers... Et on essaye de les faire ressortir le plus possible.... Hum, comme c'est appétissant !
Si les séries Z ont parfois du charme, là, c'est indigeste.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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06/12/06 - 04:45
Entomophages de tous pays ... unissez-vous !
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