18/04/2006

18/04/06 - 20:31

Remontée de bretelle, je t'aime

- Tu es sur quoi là ?
- Le Monde.fr ...
- Pardon ???

Il est 13h10, je reviens de la cantoche, je glandouille un peu sur Google actualitée avant de reprendre le boulot.
Ma reponsable vient de s'assoir en face de moi et me demande ce que je fais.
Ma réponse ne lui a pas plu du tout.

Petit moment de honte quand elle me demande de la suivre pour qu'on aille discuter à part.
Heureusement qu'il n'y avait pas grand monde autour de nous à ce moment.

Nous nous isolons donc dans un bureau et j'ai droit à une bonne remontée de bretelle.
Elle reste calme mais très critique.
Elle a l'air beaucoup plus énervée que d'habitude quand même...

Elle me reproche un manque de rigueur, une attitude jean-foutiste et brouillonne, de ne pas faire tout ce qu'elle me demande de faire (je ne suis pourtant pas surchargé de boulot), qu'on a l'impression que je compte les heures, que je ne parais pas investi du tout...
Bref que je donne une image déplorable.

Ca a l'air d'être le problême, et elle le souligne : ce n'est peut être qu'une question d'image.
Que je fasse pas mal de petites bévues, passe encore. "Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais" me dit-elle.
Mais que je donne une aussi mauvaise image, que je n'inspire pas confiance (que ce soit à elle ou à d'autre personne de l'entreprise), ça ne peut pas passer.

Si j'avais eu l'esprit plus vif et plus d'audace, j'aurai pu lui faire remarquer que flanner un peu sur le site du Monde ne me donne surement pas plus une image de "mec qui n'en branle pas une" que si j'avais été près de la machine à café, un gobelet à la main et une clope dans l'autre, comme beaucoup à cette heure.
Je me justifie un peu sur cette histoire, mais vu la situation, le fait est que je peux difficilement nier tous les autres reproches qu'elle me fait.
Ce ne fut que la goutte d'eau...

"Et si tu trouves un employeur et qu'il vient de demander mon avis sur toi, je lui dis quoi ?"

Certes, elle concède que j'ai su parfois faire de bonne choses, et que je me suis amélioré depuis notre précédente "conversation" il y a un mois et demi.
Mais visiblement, l'amélioration ne fut pas suffisante.

Manque de maturité ? Manque d'intérêt ? Problème de confiance en soi ? Elle ne sait pas sur le compte de quoi mettre mon comportement.

Je pense qu'elle regrette vraiment de m'avoir pris.
Je suis navré de donner une telle image de moi.


...
Allez, j'essaie de penser à mon we prochain sur Paris...
Ca va aller...
...
'tain, chui vraiment une merde.

commentaires

18/04/06 - 20:35

mouarfff elle a l'air un peu conne ta responsable !!

18/04/06 - 20:48

ça fait un epu école tout ça. en même temps, t'es encore jeune ;-p
t'as l'air de bien le prendre en tout cas. tire des leçons... ou cherche un autre boulot lol

18/04/06 - 20:49

mais oui c'est bien connu qu'un stagiaire doit être irréprochable, s'il veut être le patron un jour ca semble evident !! rassure toi ! tu es sûrement le tampon à ses mauvaises humeurs ! et puis en effet ce week end çà ira bien ! même trés bien ! puis tu en as tellement dans la tête que l'image on s'en branle si elle préfère une image a un contenu faut qu'elle change de job !

18/04/06 - 23:28

ouais, arrête de te sous estimer, c'est ta patronne qui m'a l'air bien branque
(t'es à Paris ce week end ?)

19/04/06 - 00:51

Pff la conne ! Non mais elle a pas été gatée par la nature mémé alors elle se venge sur toi, ca flatte son ego en plus. Et puis bon ptetre qu'elle connaissait pas le monde.fr... alor elle a crisé lol

19/04/06 - 02:41

En voila une qui m'a l'air d'avoir tout compris au bon management ... Je ne sais pas si ses remarques sont fondées (il doit y avoir un peu de réel et beaucoup d'interprété, sans doute), mais en tout cas la forme utilisée pour le dire est digne du film "les portes de la gloire" ...

Quant à la question "Et si tu trouves un employeur et qu'il vient de demander mon avis sur toi, je lui dis quoi ?"
il fallut lui répondre
"Ne t'inquiète pas, je n'oserai jamais mettre ce stage sur mon CV ... j'ai trop honte !"

20/04/06 - 08:26

C'est curieux le manque total d'objectivité des commentaires et les avis stupides du genre "c'est une conne", les gens qui te l'écrivent ne t'aident pas. Nous ne pouvons porter aucun jugement dans un sens ou un autre puisque nous ne sommes pas dans ton entreprise et que toi seul s'exprime sur un fait. Tu n'es certainement pas une merde mais c'est difficile de s'intégrer à une entreprise au début et il faut s'accrocher, ça viendra, tu es un mec brillant, bonne chance !

20/04/06 - 19:03

...t'inquietes si tu es à la rue, je t'embauche à NY comme je te l'avais dit....Et la tu liras www.Newyorktimes.us....instead!:))

20/04/06 - 19:23

tu as eu droit au bonnet d'âne et au piquet pendant 3 heures?

20/04/06 - 19:30

Ah, RAS, enfin un commentaire intelligent !! (oui, bon, désolé pour les autre...:-))
Il faut le dire, en toute honneteté, qu'elle n'a pas totalement tort.

Cooper, trouve moi un job à NY et je prends le premier avion !

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Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
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Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

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Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

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Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.