21/03/2006Pascal, je t'aimeOn m'invite à une soirée crèpes un samedi soir à Paris.
Autant en profiter pour venir tout le we !
Envahissante attitude.
Vendredi soir, afin d'éviter de rentrer chez moi pour repartir à la gare ensuite, je me fais inviter à manger chez mes grand parents.
En ouvrant la porte je sens une bonne odeur... Hum... Mais... Ca sent les crèpes !!
Dis mamy, je t'ai dit pourquoi je vais à Paris ce week end ? ;-))
Entre le taillage de lierre (C'est mieux si je le fais, ça évite qu'on retrouve un de mes grands parents étendu sur le sol après être tombé de l'escabeau) et le matage de question pour un champion (mon grand père est fan) on cause ... CPE !
Ma pauvre mamy ne comprend pas pourquoi on en fait tout un foin... Les jeunes ils ne veulent plus travailler ou quoi ? On ne fait pas toujours ce qu'on veut...
Eh oui, ma mamy, c'est une autre époque: une époque payée 5Frs de l'heure.
Et puis ma mamy, c'est une autre mentalité, empreinte du vieux catholicisme qui vous fait dire que ça pourrait être pire, qu'on n'est pas là pour s'amuser, qu'il ne faut pas se plaindre...
Alors, tout ce qu'elle retient, c'est que son petit-fils, bah il va passer le week end dans une ville où il y a plein de manifestants, de casseurs et de CRS.
Donc elle lui dit de bien être prudent, à son petit-fils, parce qu'il ne faudrait pas qu'il lui arrive quelque chose...
Comme j'aime bien abuser, mon grand père m'emmène à la gare. Ma grand mère est ravie de venir: ça lui fait une sortie nocturne.
Touchant...
Dans le train, le jeune homme à coté de moi me demande si je suis intéressé par la lecture d'un journal qu'il a finit de lire.
Je suis surpris. Quelle amabilité ! Même s'il s'agit des "Echos" et qu'on a fait mieux comme distraction, j'accepte volontiers. Il me promet toutefois de me passer son Canard Enchainé dès qu'il l'aura fini.
Je ne le lui demanderai pas et finis mon voyage par une petite sieste, la tête contre la vitre (j'essaie toujours de prendre une place coté fenêtre)
Après une heure et demie de TGV, j'arrive à Montparnasse.
Y un con sur le tapis roulant qui avance pas. Connard.
Cool, personne au distributeur de ticket de métro !
Normal, il ne délivre plus de ticket.
Rage rage rage.
Ne me reste plus qu'à faire la queue au guichet. A 22h15, je n'avais envie que de ça tiens...
Soudain, un brouhaha, puis un petit groupe de types dont l'un déguisé en Elvis Presley déboule. Discrétion assurée pour prendre le métro. Tout le monde se marre, quelqu'un lui demande un autographe, il prend la pose, puis s'en va.
La dame à coté de moi me dit quelquechose comme quoi il suffit de pas grand chose, un peu d'humour...
Elle n'a pas tout à fait tort, ma mauvaise humeur redescent d'un cran.
Encore des chieurs qui n'avancent pas sur tapis roulants.
On entends souvent dire que les Parisiens sont stressés, qu'ils courent toujours... Je trouve qu'il marchent aussi lentement que tout le monde.
Mais poussez vous bande de limaces !!
Eh ! Les amoureux ! Les tapis roulant n'ont pas été installé pour que vous puissiez conciliez l'impératif de déplacement avec vos besoins de vous lécher la poire ! Alors vous vous lachez la glotte , vous bougez vos gros cul et vous avancez !!!
J'arrive enfin à l'Oh Fada.
Je le traverse d'un bout à l'autre, me frayant difficilement un chemin parmi la clientèle, assez dense. Au milieu de tous les mecs en T-shirt que je bouscule, j'ai l'impression de faire tache avec ma veste, mon écharpe et mon sac en bandoulière .
Au cas où on ne m'aurait pas déjà assez remarqué lors de mon premier passage, je me retape le même chemin en sens inverse puisque personne de connaissance n'est encore arrivé...
Après un coup de téléphone je refais de nouveau une percée, à peine 10 minutes plus tard. Et UN troisième passage pour le mamouth emmitouflé, UN !
Je croise quelques Gaïens, en coup de vent.
Ainsi qu'un mec en slip.
Ca fait un peu bizarre. Un mec en slip. Au milieu d'un bar. C'est un concept.
A coté de la voiture de mon hôte, un homme dans un fauteuil roulant. Une apparence de clochard.
Alors que nous allions rentrer dans la voiture, il nous interpelle et nous demande si on a un téléphone.
Il veut qu'on appelle des secours. Une de ses chevilles décrit un angle bizarre avec le reste de sa jambe.
Les pompiers arriveront quelques minutes plus tard (Oh ce petit brun !! Un jour il faudra que je simule un malaise dans le coin...) et semblent bien connaitre l'homme qu'ils appellent par son prénom
Pascal.
Depuis combien de temps attendait-il, comme ça, assis sur son fauteuil, sur un trottoir, en plein milieu de Paris, qu'on lui appelle des secours ?
Mon hôte, ça le chagrine.
"Mais on s'en fout, ce soir on danse !"
Nanette Workman n'est pas de la partie, mais on finira quand même par aller danser.
Et l'absence de Vodka Martini (c'est n'importe quoi cette boite !!) ne suffira pas à gacher la soirée (il y avait du Cointreau).  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
|
21/03/06 - 22:34
On s'est ratés !
Bon, que dire. J'ai pas grand-chose à dire, sinon, que , comme d'hab, j'ai adoré lire tes aventures :) Bises !
misterblue