31/10/2006Soirée halloween, je t'aimeOn ne peut pas dire que mon emploi du temps soit surchargé en ce moment.
Donc quand j'ai su qu'il y avait une soirée Halloween sur Nantes, je me suis dit que, connaissant l'orga, ça pourrait être sympa d'y aller et de vider quelques godets.
Cette fois, Yann ne m'appelle pas à la dernière minute pour me dire qu'il ne peut pas me loger. Il se contente d'avoir une demie heure de retard. (C'est quand même une amélioration...)
Et dire que c'est lui qui a insisté pour que j'arrive vers 19h... J'aurais pu prendre le train d'après.
Rejoints par Marie, on se mange un kebab en terrasse près de Commerce. Anne nous rejoint et nous emmène en voiture à la boite dans laquelle est organisée la soirée.
Elle a aussi une Cocotte*, comme moi !! Sauf qu'elle est blanche, 5 portes, qu'elle est équipé d'une petite horloge et de petite aérations sur le coté. Bref, c'est la gamme au dessus.
(*J'ai surnommé ma voiture du doux sobriquet de "Cocotte", car c'est une Corsa et que j'aime les sobriquets.)
On arrive à la boite, elle est vide.
Ca fait bizarre de voir un lieu dédié à la fête et habituellement bondé de monde, totalement vide. C'est presque triste.
Mais au milieu, toute la petite bande de l'orga s'active déjà.
Je tente de me rendre utile en scotchant ici et là des petites affichettes indiquant le prix des consommations.
Et puis à un moment j'entends "Mais qui est ce qui a collé ça là ??!!"
Euh... Ben c'est moi je suppose... Y a un problème ??
Y a un problème.
Je n'avais pas remarqué que toutes les affichettes n'étaient pas les mêmes et qu'il était un peu déplacé d'en scotcher une indiquant le prix de la bière derrière le bar non équipé de tireuse ou encore derrière celui consacré aux shooters de vodka...
Tout penaud, je corrige mes erreurs, puis continue de scotcher d'autres affichettes rappelant qu'on n'accepte pas les cartes bleues et qu'on ne vend pas de bouteille (pour que tu tapes ton voisin avec dès qu'elle sera vide ? Non mais ça va pas ?!).
L'heure d'ouverture approche, le président nous fait un ultime briefing, puis on ouvre.
Yann me déclare que puisque c'est ouvert, je peux commencer à boire. (Pour être précis: il peut commencer à me rincer le gosier)
Une vodka ananas s'il te plait. Avec un ptit glaçon. Merci.
A tous les bars étaient disposé de jolies citrouilles d'halloween dans lesquelles était versée un peu d'eau puis de la neige carbonique.
Une réaction du plus belle effet s'en suivait: les citrouilles dégueulaient une espèce de brouillard...

Malheureusement, la réaction était toujours d'une durée assez courte (CTB !).
Au registre des effets visuels réussis, il y a une innovation ce soir: un stand maquillage.
Beaucoup de succès pour les 3 maquilleurs qui passent tout le début de la soirée à peinturlurer des visages.
Comme quoi, même les étudiants fêtards qui viennent faire la chouille en boite redeviennent des gosses dès qu'il est possible de se grimer.
Des visages blafards, monstrueux, sanguinolents ou juste bariolés envahissent la boite.
Les 3 artistes font du beau boulot...
Ils devront toutefois abandonner en milieu de soirée : les gens étaient tellement en sueur que cela devenait impossible de les maquiller correctement.
J'avais moi même fini par me laisser tenter par quelques légères"retouches", juste histoire d'être dans l'ambiance Halloween sans pour autant avoir à passer une heure à tout enlever avant d'aller me coucher (comme ce dû être le cas pour certains...)
Petit hurlement de Chrystelle quand je me tourne vers elle alors que mon maquilleur vient de finir mes larmes de sang :
"Aaaaah ! C'est horrible, on dirait une poupée de porcelaine qui pleure du sang !!"
Ben oui, c'est un peu l'effet recherché...
Je fais rajouter du noir sur les lèvres pour le fun. Tom dira que ça me donne l'air d'une ado gothique.
Prêt du stand maquillage, y a un type qui commence à me parler. Il a un sérieux coup dans le nez et veux qu'on boive un verre ensemble. Pourquoi, je ne sais pas, mais il y tient.
Bon, bah je veux bien allez te chercher un verre, mais donne moi l'argent pour, parce que je ne compte pas te l'offrir, ô illustre inconnu !
J'empoche son billet de 10, vais au bar, lui prend son whisky coca, me fais offrir une vodka ananas, et revient pour trinquer.
Ben... Il est parti où ?
Ah il est là.
Et il a l'air rond comme une queue de pelle.
Je lui rappelle que je devais lui ramener un verre, il semble l'avoir déjà oublié... Il me dit qu'il est cuit, qu'il boit le verre et qu'il s'arrache. Devant mon air mi amusé mi interloqué il se l'enfile cul sec (un miracle qu'il ne l'ai pas vomi aussi vite), fait demi tour (un miracle qu'il ne soit pas tombé pendant la manœuvre) et part.
Je réalise ensuite que j'ai toujours sa monnaie dans la poche. Ouuups...
Gros coup de blues, relativement classique, je ne changerai jamais.
La nuit s'avance. Au bar à shooter, Max veut prendre une pause et me demande si quelqu'un peut le remplacer.
Il y a bien moi...
Allez hop, derrière le bar, avec Laure. Les extés a la rescousse de l'orga !
Je ne suis pourtant qu'un tout petit peu plus frais que ceux que je vais servir.
Ananas, pomme, orange, abricot, mangue, pêche, fraise, framboise, grenadine, coco, caramel, menthe, mandarine, et j'en passe et des meilleurs...
Il y a de la vodka de toute les couleurs et je suis un peu perdu au début.
J'adore être derrière un bar.
C'est amusant, les gens t'aiment bien et tu peux picoler un peu au passage (ben j'y peux rien, y en a plein qui insistent pour que je boive avec eux...)
Ce qui est lourd, c'est quand certains essaient de négocier le prix ou d'avoir des verres gratuits sous prétexte qu'ils en ont commandé un certain nombre avant. Mais moi avant, je n'étais pas là ! Alors tu payes ! Je ne suis pas une association caritative !
On est quand même parfois arrangeant avec certains...
Même un peu saoul, un type réussit à tilter que je lui ai servi une vodka mandarine et non une vodka orange. Je le ressers aussitôt.
La boite commence à se vider, moi je commence à être plein.
Puis c'est enfin finalement la fin.
Ne reste plus que les membres de l'orga les plus courageux pour faire le ménage. Je donne quelques coups de balai.
Je rentre avec Yann, on prend chacun une douche et on s'endort rapidement.
Il est 7h20.
A 11h la sonnette nous réveille. Gaelle arrive. Elle n'était pas en forme pour sortir la veille mais sachant que je partait le midi, elle a fait l'effort de passer me voir le matin. Elle a même amené les croissants... Je l'adore.
Après une bise en guise de bonjour, elle grimace et me dit que je pue l'alcool. Je me suis pourtant bien lavé les dents la veille...
A midi, je suis dans le train.
Tout ça parce que je dois aller chercher ma mère à la sortie de son boulot puisqu'elle a mis sa voiture en révision pour la journée.
Elle ne pouvait pas choisir une date pire... J'essaie d'avoir l'air réveillé et espère que mon haleine n'empeste pas trop la vodka.
J'aurais pu dire que ça ne m'arrangeait pas, que mon père pouvait s'en charger, mais je voulais qu'elle voit qu'on peut compter sur moi. Juste pour la faire chier. 26/10/2006Goncourt 2004, je t'aimeJe fouillais dans l'armoire remplie de bouquins. Il fallait que j'en trouve un pour m'occuper pendant mes heures de train entre Angers et Dax.
Et c'est là que j'en aperçois un encerclé d'un bandeau rouge, le genre de bandeau qui vous rappelle que ce livre est fait "par l'auteur de" ou d'autres informations super utiles pour attirer le chaland.
Parmi les informations super utiles pour attirer le chaland, il y a les prix.
Pas le prix du bouquin, nunuche ! Les prix littéraires hein !
Tous les ans à la même époque on voit fleurir les bandeaux rouges dans les librairies, comme les crocus au printemps (sauf que les crocus ne sont pas rouges et qu'ils peuvent être de plusieurs couleurs, alors que les bandeaux sont TOUJOURS rouges. Pas bleus, pas verts, pas jaunes, pas oranges. ROUGES ! Quelle manque d'originalité franchement...)
Et tous les ans, les médias nous annonce qu'un tel à gagner tel prix, qu'un tel autre à gagner tel autre prix...
Je pense que tout la majorité des Français s'en contrefout royalement puisqu'elle n'achète jamais de bouquin, mis à part Télé Loisirs.
Toutefois il y en a certain qui veulent acheter des vrais livres (attention, je ne critique pas Télé Loisirs, c'est très bien Télé Loisirs !) et qui doivent aimer qu'on leurs disent quoi acheter. Donc les prix servent à ça, à indiquer les bons livres.
Parce que déjà que c'est chiant de lire, mais si en plus on achète une merde, c'est à vous dégouter des librairies...
Les prix littéraires, c'est donc vachement mieux que les Césars ou les Oscars qui récompensent souvent des films qui ne sont déjà plus en salle.
Parce que là, le film récompensé, en général on l'a déjà vu. Et la merde non récompensée, on l'a hélas peut être déjà vue aussi ! Parce qu'à l'époque, on ne savait pas quel était le bon film à aller voir !!
Bref, je n'ai pas pris le livre encerclé du bandeau rouge parce que je le trouvais trop petit pour assurer toutes les heures de train. A la place, j'ai préféré un autre bouquin, très épais, tellement épais que le trajet ne ma pas suffit pour le finir...
Aucune récompense ne lui avait été donné à celui là... Il s'appelait "Un nid de mensonge".
Un peu long, mais pas mal.
Le livre gainé de rouge, je me suis décidé à l'attaquer une nuit où je n'avais pas sommeil (comme toutes les nuits en ce moment).
Il avait reçu le prix Goncourt, probablement en 2004.
Ca m'intriguait. A quoi ça peut bien ressembler un Goncourt ? Ca se lit aussi de gauche à droite? On peut grignoter un truc en le lisant où une voix céleste vous gronde si vous commettez cette offense ?
Je ne sais pas pourquoi, mais je m'attendais à un truc un peu chiant. Le genre de bouquin que le commun des mortels trouve rébarbatif à mourir mais dont les "intellectuels" se délectent, savourant les phrases incompréhensibles comme autant de mets précieux que seuls leurs palais délicats et leurs langue aguerrise peuvent apprécier à leurs justes valeurs.
Et en fait non. Les phrases coulaient comme une cascade de soleil.
D'ailleurs du soleil il en était question tout au long du livre. Forcément, pour une histoire se déroulant au sud de l'Italie, il aurait été curieux de l'axer sur les chutes de pluie...
Alors j'ai lu et j'ai savouré.
Comme un petit pain au chocolat tout chaud qui vous tirerait presque des larmes tant il est bon.
J'ai lu un Goncourt. Pour la première fois de ma vie.
C'est quand même un évènement !

Retour de Dax, je t'aimeSur la route du retour, ma grand mère raconte.
Avec mon ptit frère, nous avions baptisé ses récits "histoires vraies mamy" car elle ponctue souvent ses anecdotes par un sentencieux "Et c'est vrai en plus !".
Ce coup ci, le thème semble être : "les mariages familiaux".
Et me voila plongé dans une autre époque. Les photos jaunies entre aperçues dans des vieux cadres ou dans albums poussiéreux ressurgissent soudainement.
Une autre époque, d'autres coutumes.
Au mariage il fallait un cavalier pour chaque fille, une cavalière pour chaque garçon, et ces couples formaient parfois eux même les futurs mariés...
En tout cas, ça a plutôt bien marché pour mes parents.
Quand il manquait une personne pour faire une paire, on cherchait dans les familles ou dans les amis si on connaissait quelqu'un pour combler le manque.
C'est comme ça que mon grand père s'est retrouvé invité à un mariage de la famille à ma grand mère.
Il y a ma grande tante Alice, dont tout le monde disait qu'elle faisait un beau mariage.
Penses tu ! On avait demandé à pouvoir le faire dans le chateau de Vilnières !! Ca avait de l'allure !!
Cette même grande tante Alice dont tout le monde disait qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse qu'après le décès de son mari.
Ma grand mère qui ne voyait pas que son futur mari en pinçait pour elle, et à qui il a fallu dire qu'il ne se tapait pas des kilomètres en vélo depuis des mois et des mois pour le seul plaisir d'aller voir un copain qui habitait non loin, et que ce n'était pas non plus sa soeur à elle qui l'intéressait.
Mon grand père qui a arrêté de fumer parce que ma grand mère disait qu'elle ne pourrait pas vivre avec un homme qui fume et qui revendait son tabac à ses camarades quand il était dans l'armée.
Mon grand père à qui ma grand mère avait promis de répondre si il lui écrivait pendant son service militaire mais dont la lettre s'est visiblement perdue car elle ne l'a jamais reçue. Il a dû en passer des semaines à attendre une réponse...
Mon arrière grand-mère qui conseilla à sa fille de choisir mon grand père car il parlait correctement de sa mère et que "un homme qui respecte sa mère te respectera ausssi".
"Eh bien il m'a toujours respecté !"
(C'est à ce souvenir que je me rappelle quand elle m'avait dit que c'était pour ça qu'elle l'avait épousé car au début, elle ne l'aimait pas. Mais elle arrivait à un âge où une jeune fille devait choisir un mari, et celui là lui semblait le mieux.
Elle n'a pas regretté ajouta-t-elle.)
Et pendant qu'elle raconte, je m'imagine toute un monde en noir et blanc, à l'horizon délimité par un vieux cadre doré un peu défraichi.
25/10/2006Parfum vanillé, je t'aimeIl porte toujours ce même parfum vanillé... 24/10/2006Trajet vers Dax, je t'aimePuisque je devais aller en train à Dax pour ramener mes grands parents en voiture (mon octogénaire de grand père n'ayant plus la forme de ses vingt ans, il est préférable qu'un chauffeur les conduise pour les longs trajets), je me suis dit qu'en route il serait peut être sympa de faire des petites escale pour voir des amis à Nantes puis à Bordeaux.
Quelques coup de téléphone pour prévenir de mon arrivée, un passage sur le site de la SNCF (A eux de me faire détester les guichetiers. Mais c'est une autre histoire) et voila mon périple (plus ou moins) organisé.
La veille de mon départ, je prévois une petite soirée chez JG et Ptitprince en tout petit comité. J'invite Gaelle pour qu'elle rencontre un peu de monde.
On languedepute un peu, forcément.
On boit, on discute, ils fument, on regarde une vidéos faites par les pharmas Marseillais pendant que Ptitprince nous en reproduit la chorégraphie en direct...
La soirée avançant tout le monde va se coucher et ne reste plus que moi et JG
Nous allons finalement nous coucher vers 5h (on n'allait pas laisser la bouteille de vodka comme ça, entamée comme elle était, il fallait l'achever).
Je repars le lendemain matin vers 11h, un peu fatigué. En arrivant à ma voiture, j'aperçois une publicité sur mon pare brise.
Un truc m'invitant vivement à faire un don pour le Trésor Public... A coté de moi, une femme avec un bambin dans les bras à le même et trouve qu'ils passent vachement tôt les distributeurs de tracts.
A midi, Yann m'appelle pour m'annoncer qu'il ne peut plus me loger chez lui ce soir.
Ah ah ah ! Qu'est ce qu'on se marre !
Et comment je fais moi ??
Pour une fois que j'étais content de ne pas demander toujours aux même personnes de me loger, me voila contraint de les appeler à la dernière minute...
Je prends mon train vers 19h. Je suis crevé et décide de fermer les yeux. Quand je les rouvre nous arrivons dans une gare, sans doute Ancenis.
Raté, on est déjà arrivé à Nantes.
Woh. C'est la première fois que je dors comme ça dans un train.
Je rejoins quelques amis dans un bar, d'autres arrivent plus tard.
La plupart ne savent pas que c'est mon anniversaire le lendemain mais toute la pièce est mise au courant quand certains entonnent gaiement "Joyeux anniversaire".
Comme Max vient d'emménager dans son nouvel appartement, il propose à ceux qui veulent de venir chez lui.
Je suis partant, Chrystelle chez qui je loge aussi, Tom qui nous véhicule aussi.
Chrystelle étant parti dans une autre voiture, nous arrivons après elle et la trouvons déjà en train de roupiller dans un fauteuil. Elle a mis à peu près 3 secondes à s'endormir.
Personne ne la réveille et on continue la soirée tranquillement. Elle se réveillera d'elle même un peu plus tard.
Il fait faim, mais il est trop tard pour se faire livrer.
Une fois rentré chez Chrystelle, Tom et moi avons les crocs. Elle nous propose une petite baguette de pain à faire réchauffer au four. Avec du beurre, ce sera parfait.
Elle va se coucher sans manger et m'avouera le lendemain qu'en sentant l'odeur du pain, elle avait eu très envie de nous rejoindre mais la fatigue fut la plus forte.
Tom et moi dégustant notre pain chaud sur lequel fond du bon beurre demi sel et constatons que si cela nous a calé un peu, cela nous a surtout ouvert l'appétit !
Chrystelle rentre dans ma chambre et m'annonce qu'il est 13h40.
Gneu ??? Fallait me réveiller plus tôt ! Mon train est quand même à 14h09 !
J'ai quand même largement le temps de l'avoir.
Je m'installe dans mon wagon et voit bientôt arriver avec horreur une petite grand mère avec son ptit chien.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIHHH !! Je ne vais quand même pas devoir subir ce toutou pendant tout le trajet !! Ca pue et ca fait du bruit !!!
En fait, le toutou ne pue pas et reste adorablement calme. Il est même plutôt drole quand il refuse de boire l'eau que sa maîtresse lui a versé dans une petite écuelle en plastique rouge.
En cours de route, deux filles (soeurs ? amies ?) montent dans le wagon. Lycéennes probablement. Elles ont des gros seins je trouve. Je n'aime pas leurs fringues.
Enfin, peu importe leurs bonnets et leurs goûts vestimentaires un peu douteux car pire que tout, elles discutent.
Certes, d'une voix respectueusement basse, mais elles discutent.
Et moi j'essaie de lire !
Nous passons près de la mer. Je l'aperçois par la fenêtre qui miroite à perte de vue.
20 minutes avant d'arriver, je reçois un texto de Céline qui m'annonce qu'elle m'attend à l'arrêt minute.
Je lui dit qu'elle est en avance mais que j'ordonne au chauffeur d'accélérer. Il n'en fera cependant rien.
Toute la soirée, Céline va passer son temps à être désolée.
Pour l'appart qui n'est pas rangé (elle n'a pas vu ma chambre), parce qu'elle doit se coucher tôt puisqu'elle bosse demain (logique, on est en milieu de semaine), parce qu'elle n'a pas acheter à manger (on commandera des pizzas), parce qu'elle n'a pas acheter de cadeaux pour mon anniversaire (comme si j'en avais besoin), ...
Je finis par la menacer de lui balancer la table basse à la tête si elle me redit encore une fois qu'elle est désolée. Sylvain approuve.
Ma menace est sans effet, Céline sera encore désolée pour je ne sais plus quoi...
Le lendemain Céline va bosser et Sylvain doit aller aux Prud'homme.
Quand il rentre, je suis en caleçon et chemise en train de faire la vaisselle, la musique à fond. Tiens, je pensais qu'il en aurais pour plus longtemps...
Je finis de m'habiller.
Céline rentre vers 12h30, nous mangeons, Sylvain l'accompagne à son travail puis me dépose à la gare avec une heure d'avance mais j'ai un gros bouquin à finir.
Quand je m'installe dans le train, je me retrouve dans un wagon dans lequel 3 ptits vieux arrivent à prendre 8 places.
Deux sont face à face dans un carré de 4 place, une troisième est dans le carré d'à coté, et ils discutent (forcément uun peu plus fort que s'ils étaient tous côte à côte...).
A coté de moi, de l'autre coté de la rangée, un type joue avec son téléphone portable et émet continuellement des petits "bip".
Il me faut 5 minutes pour être gonflé et changer de wagon pour pouvoir lire tranquillement.
Arrivé à Dax, mon grand père m'attend dans la gare. 22/10/2006Perte de patience, je t'aimeMon ordinateur portable a de plus en plus tendance à ramer.
Et moi, j'ai de plus en plus tendance à m'énerver quand il rame.
En fin d'après midi, il s'est mis à ramer de plus belle, genre j'ai quatre fenêtre d'ouvertes et tout se bloque, plus moyen d'avoir autre choses que des jolies pages blanches.
C'est alors que je me suis un petit plus énervé que d'habitude... Et en plus de la traditionnelle bordée d'injures habituelles que je lache dans ces moments (PUTAIN DE SALOPERIE DE SALE MERDE !!! BORDEL !!!) il s'est pris ma main sur la gueule.
Pour être précis, il se l'est prise juste en dessous du clavier, à coté du truc digital pour faire bouger le curseur.
Il n'a pas aimé. Pas aimé du tout.
Quelques instants plus tard il m'affichait un petit message blanc sur fond bleu.
Moi, je ne m'inquiète pas, je l'éteins, toujours très énervé contre cette putain de saloperie de merde, et m'en vais vaquer à mes occupations.
Quand je rentre chez moi, je l'allume, vais faire un petit tour dans un endroit où personne ne peut aller à ma place, reviens dans ma chambre et constate qu'il en est encore à me souhaiter "bienvenue".
Tiens, c'est plus lent que d'habitude... (et ce n'est pas peu dire)
Comme je m'étais rappelé que ça faisait longtemps que je n'avais pas fait un petit scan avec mon anti-virus, je le lance et part m'affaler devant la télé.
TF1 ne sais vraiment plus quoi faire pour meubler ses samedi soirs, Arielle Dombasle sur France 2 a toujours autant l'air d'une cruche, et Charmed sur M6, ce n'est pas transcendant.
Je profite d'une pause publicité pour jeter un oeil sur l'avancée du scan.
Ecrit blanc sur noir:
Err. lecture disque
pour redémarrer taper Ctrl+Alt+Suppr
Tiens, c'est quoi ce bin's ?
Je redémarre.
Il y a toujours une erreur de lecture de disque et on me demande de redémarrer.
Je redémarre.
Il y a toujours une erreur de lecture de disque et on me demande de redémarrer.
Je redémarre.
Il y a toujours une erreur de lecture de disque et on me demande de redémarrer.
J'éteins.
Je crois que j'ai tué mon propre ordinateur et que je viens accessoirement de perdre tout ce qu'il y avait dedans : musique, photos, CV, textes divers.
Je suis un tantinet furibond.
Et aussi grave dans la merde puisque je n'ai pas du tout les moyens d'en racheter un.
Je veux mourir. 20/10/2006Latinistes, je vous aimeJe rentre de mon périple Angers-Nantes-Bordeaux-Dax et aperçois une lettre qui m'attend sagement.
Je crois reconnaitre l'écriture... Mais pourquoi m'a-t-elle écrit alors qu'elle m'avait déjà envoyé un texto ? Combien de fois compte-t-elle me souhaiter mon anniversaire ?
Eh oui lecteurs alzheimeriens et autres amis à tendances amnésiques, le 18 c'était mon anniversaire, honte sur vous et votre descendance pour avoir oublié ce grand évènement annuel.
(Merci Rogue et Gai Luron, vous êtes les seuls internautes à y avoir pensé, grace vous en soit rendu.)
Je ne m'étais pas trompé, c'est bien ma princesse qui s'était fendu d'une lettre en l'honneur mon vieillissement officiel.
"[...] je te souhaite plein de bonnes choses, le bonheur, l'amour, la GLOIRE (sans oublier le travail, la famille, la patrie, et Sarkozy ! Heil !)"
Elle en profite pour écrire plein de choses qui font chaud au coeur à lire et qu'elle qualifie elle-même de "sincère guimauve".
Si j'étais une petite tapette sentimentaliste, j'aurais peut être pu verser une larme d'émotion. Fort heureusement je ne suis qu'une petite tapette tout court, et mon impeccable maquillage n'aura pas à subir les outrages d'un mélange d'eau, de sel, de lysozymes et de lactotransferrine.
Il n'empêche qu'un petit sourire niais se dessine sur mon visage.
Un problême cependant.
Sa lettre commence par une "noble apostrophe" (selon ses propres dires) : "Salut à toi, Lux Mundi !"
SOS Latinistes !! Je ne sais absolument pas ce que signifie "Lux Mundi" !! 15/10/2006Test, je t'aime
A la question "What do you do for fun", il est très difficile de ne choisir qu'une réponse.
Il faudrait pouvoir toutes les classer par ordre chronologique dans une journée type (sauf bien sur celles relatives au sport, au chats et à l'observation du monde... Rien à faire de ces réponses là.) 12/10/2006Foutoir, je t'aimeC'est le foutoir. Sans dessus dessous.
Sur le fauteuil, une écharpe, quelques fringues qui devraient être dans le placard, une serviette, un calendrier, un béret ridicule, une ceinture, un ptit sac de pd, une oreillette de téléphone, et sans doute d'autres choses que je ne vois pas.
Je n'aime pas quand c'est le foutoir, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, tout était bien rangé, sur des rails, ça filait droit.
Sur le bureau... Arf, j'ose à peine regarder... Des feuilles, plein de feuilles, des cours empilés, un trieur, des classeurs, une trousse, des livres, un étui à lunettes, des cd, un limonadier, des crayons, des ciseaux, des petits bateaux en papier qu'Elyse m'avait fait il y a des années...
Je n'aime pas quand c'est le foutoir, pas longtemps en tout cas. Là ça durait depuis un peu trop, et ce n'était pas censé continuer. J'y aurais presque cru. Ca va encore un peu continuer je crois.
Par terre, un cartable en cuir, un sac à dos, une paire de chaussure, une pile LR6, une multiprise, des chaussettes, deux annuaires, un boxer, deux boites à chaussures, une petite pile de bd/magazines/livre, des moutons aussi.
Je n'aime pas quand c'est le foutoir, mais c'est de ma faute, c'est à moi de mettre les choses en place, de faire le ménage.
Sur le lit, il y a le flacon de Voltarene pour ma tendinite, mon téléphone en train de se recharger, mon ordinateur portable et mon duvet qui me sert de couverture parce que j'ai eu froid l'autre nuit et que j'ai eu la flemme d'aller me chercher une couverture alors que mon duvet était à coté du lit.
Et puis il y a moi, au milieu du foutoir.
Je n'aime pas quand c'est le foutoir, j'aime encore moins l'échec. Personnages de NGE, je vous aimeIl existe des tas de tests stupides pour apprendre à tout un chacun à qui il ressemble: célébrité diverse, personnages de série, de film, et j'en passe et des meilleurs.
En général, ça me laisse relativement de marbre et je ne fait pas ces tests.
Primo, parce que ces test sont souvent en Anglais et que ça me gave de faire un effort de traductio.
Deuxio parce que je suis toujours très indécis sur les réponses, surtout quand il s'agit de parler de moi.
Tertio parce que je ne ressemble à personne, ce sont les autres qui me ressemblent. Et toc.
Mais quand j'apprends qu'il existe un test pour savoir à quels personnage de Neon Genesis Evangelion (Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih !!!! Cri de fan hystérique.) je ressemble, je me dis que même s'il est en Anglais, je vais me faire violence.
Reste le problème des réponses... C'est dur de devoir se définir à travers plusieurs réponses prédéfinies... Une personnalité, c'est un peu plus complexe qu'un QCM... (Surtout la mienne, je me sens constament en contradiction avec moi même, alors paye ta patience pour que j'arrive à me définir...)
Du coup, je fais et refais le test, essayant de donner les réponses les plus proches de ce qui me semble être la vérité. Et bien sur, avec tous ces essais, j'obtiens fatalement des résultats différents.
Toutefois, ce sont toujours les mêmes qui reviennent:

What Neon Genesis Evangelion character are you?

What Neon Genesis Evangelion character are you?

What Neon Genesis Evangelion character are you?
Major Katsuragiiiiiiiiiiiiiii !!!
Je dois avouer qu'il y a un peu de vrai dans ce qui est dit... 11/10/2006Interdiction de fumer, je t'aimeJe zappe sur France 2 et tombe sur Xavier Bertrand, ministre de la santé, invité sur le plateau de "On a tout essayé" pour parler de l'interdiction de fumer dans les lieux publics.
Comme d'habitude dans cette émission, on peut s'attendre à des propos dignes de figurer dans un best of "Cafés du Commerce". (Par chance, le boulet Steevy n'était pas là ce soir.)
Christophe Alévêque n'est pas du tout content qu'on l'empêche de se droguer en public.
Il aurait pu essayer de le dire de manière intelligente, tenter de faire douter les partisans de la mesure, mais visiblement il n'a rien de convaincant à dire alors il se contente de gueuler et de sortir quelques gros mots pour marquer son désaccord.
La femme assise dans le public derrière lui semble choquée, c'est très drole à voir.
J'adore entendre parler de Liberté à ce sujet. Ah Liberté, Liberté chérie...
On pourrait interroger les fumeurs sur la cocaïne. Est ce une atteinte à la Liberté que d'en interdire l'usage ?
Et si après avoir pris un petit demi pêche (ouai, j'aime bien les demis-pêche) j'allais faire un bon gros rot fétide au nez de mon voisin de bar, histoire qu'il profite lui aussi des effets secondaires de mes petits plaisirs, vous pensez que je pourrais lui parler de Liberté pour lui faire comprendre qu'il ne doit surtout pas me traiter de gros mal élevé et encore moins de me coller une baffe ?
Et le voisin de Cyrille qui met de la techno à fond chez lui la nuit, il ira invoquer sa Liberté quand les flics viendront lui apprendre la notion de tapage nocturne ?
Quand je prends un vermouth dans un bar, je ne force pas tous les clients à en prendre une gorgée.
Quand quelqu'un grille une clope à coté de moi, il me force à fumer un peu.
Alors, elle est où la Liberté ? A part bien profond dans mon cul ?
La consommation de cigarette rend-elle à ce point stupide que certains fumeurs deviennent absolument incapables de concevoir que la fumée qu'ils recrachent, elle pue, elle fait mal aux yeux, et elle donne mal à la tête ?
Ces fumeurs, ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi tant de gens se plaignent de la fumée ?
Parce que je veux bien croire qu'en France on adore raler, mais quand autant de personne s'y mettent, on peut être tenter de croire qu'il y a une bonne raison...
Toujours au nom de la Liberté, on en entend crier au fascisme. (Alévêque y est allé de son petit couplet à ce sujet) On s'enfonce dans le ridicule... Et l'interdiction de conduire bourré, c'est du fascisme ?
Prends un dico et va relire la définition du fascisme.
On n'interdit quand même pas de fumer chez soi, ni dans la rue à ce que je sache...
Ce serait vachement cool un régime fasciste où ce fascisme ne s'imposerait que dans les bars, les boites, les restaurants et les entreprises, et seulement pour réprimer des comportements qui abiment la santé d'autrui.
Vive le fascisme extra light, sans colorant ni conservateur ! On n'a même pas mis d'aspartame !
Mais apparemment, la santé, ça agace. Certains fumeurs ne doivent pas aimer qu'on leurs dise qu'ils bousillent leurs santé et qu'au passage, ils risquent d'endommager celle de leurs voisins.
Mode "autruche" enclenché.
Alors dénonçons la folie hygiéniste de notre société ! Mettons en doute les chiffres relatifs aux morts du tabagisme passif !
Mauvaise foi, je t'aime.
J'ai un doute... Tous ces chirugiens qui mettent des gants pour opérer, ce ne serait pas du délire hygiéniste ?
A titre personnel, ce n'est pas vraiment les arguments sanitaires qui me motivent. Je trouve juste insupportable de devoir me coltiner les volutes de fumées dès que je veux sortir le soir.
Toujours dans le registre de la mauvaise foi, le coup du "Sitépaconten, taka aller dans des endroits non fumeurs", il me fait grassement rigoler du genoux.
Ils sont où ces endroits ? Quelqu'un a les adresses ?
Et même s'ils existaient, je ferais quoi de mes amis fumeurs qui de toute façon refuseraient d'y aller puisque le bar d'à coté leurs permettrait de fumer sans problème ? Je cesserais de les voir ?
Je me rappelle de la petite salle où on allait en pause quand j'étais en stage. Les cendriers étaient souvent pleins. Ca puait la clope. Mais pas le choix, il n'y avait que cet endroit pour aller en pause...
Un matin, j'ai cru que j'allais déposer une quiche tant l'odeur m'avait soulevé l'estomac. La Liberté englobe-t-elle aussi les envies de vomir ? 10/10/2006Tendinite, je t'aimeAprès une angine qui n'en était pas vraiment une mais qui m'a bien fait douiller ma race, après les maux de ventre et les aigreurs provoqués par mes médicament, je me paye une tendinite du tendon d'Achille.
Mon médecin me demande si j'ai fait du sport, une longue marche, si j'ai changé de chaussure, si j'ai fait un effort particulier...
NON ! Je n'ai rien fait ! Je glande en permanence !
Ma vie se résume à aller de mon lit à mon canapé puis à ma table de cuisine et ainsi de suite ! Je ne fais RIEN !
Il est absolument improbable que j'ai le moindre ennui de santé à cause d'un effort physique puisque je n'en fais AUCUN !!
Et pourtant, j'ai une tendinite.
Mon corps, c'est vraiment n'importe quoi...
Pour conclure la consultation en beauté, mon médecin trouve que mon cou a bizarement pris du volume et me dit qu'il faudrait surveiller ma thyroïde.
Je la rassure immédiatement : non chérie, je n'ai aucun problème de thyroïde, si mon cou gonfle, c'est juste parce que je grossis à vue d'oeil.
Ben oui, vu que je ne fais aucun effort physique (Ce genre d'effort qui pourrait me provoquer une tendinite par exemple. Heureusement, je suis à l'abri de ça !) et que je bouffe comme quatre quand je suis stressé, bah voila le résultat...
Elle me préconise du repos (Jusque là, rien qui ne risque de bouleverser ma vie puisque je glande déjà continuellement. Ce n'est pas comme si je faisais des efforts physique pouvant engendrer une tendinite par exemple, hein !), une béquille, des anti-inflamatoires.
Le pharmacien me recommande de boire beaucoup. Il ne me parle que d'eau, mais je suis sur que le Martini ça marche aussi. Geste, je t'aurais aiméCe n'est pas la première fois.
Forcément, à force de regarder des séries policières ou médicales, il l'a souvent vu.
Quelqu'un qui meurt suite à un accident de voiture provoqué par quelqu'un d'autres, on l'a tous vu mille fois au ciné ou à la télé.
Pour lui, ça ne peut pas être un ressort dramatique comme un autre.
Pour lui, ça renvoit immanquablement à ce matin de novembre un peu brumeux, il y a quelques années.
Pour lui, ça fait toujours un peu mal.
Cette fois, c'est dans "Grey's anatomy". Un étudiant en médecine s'endort au volant et percute une voiture. L'une des passagères décèdera.
L'étudiant veut aller s'excuser auprès des membres de la famille, également hospitalisés suite à l'accident.
On voit le père aller dans sa chambre, on se dit qu'il va lui casser la gueule. Mais non, pendant que le meurtrier de sa fille lui demande pardon, il le regarde puis appose sa main sur son épaule, puis repart, sans un mot.
Il se dit qu'il aurait aimé que le père de Magalie ait eut un tel geste.
Il se dit qu'il aurait aimé aller pleurer dans les bras de la mère de Magalie.
Ca peut paraitre étrange. Ce besoin d'un geste, entre lui et eux, comme d'une complicité, d'une solidarité dans la douleur.
Un geste de pardon peut être, au moins de compréhension, de leur part envers lui.
Un geste d'excuse, peut être de réconfort, de lui envers eux.
Il aurait voulu qu'ils le comprennent.
Qu'ils comprennent que lui aussi avait perdu, perdu beaucoup.
Rien de comparable, surement pas.
Mais leur faire comprendre, leur dire, que lui aussi il souffre, qu'il souffre de les faire souffrir.
Pas qu'ils pensent qu'il s'en fout, surtout pas, surtout pas qu'il s'en fout.
Il aurait tellement voulu que ses parents sachent qu'il souhaiterait être mort à sa place.
Qu'il aimerait tant pouvoir faire quelque chose.
Rewind...
S'il te plait...
Rewind... 08/10/2006Rôles, je vous aimeJ'aimerais tellement te dire. Peut être que tu pourrais m'aider ?
Je ne te dirai pas. Peut être que je ne veux pas que tu m'aides.
Quand tu es là, c'est déjà tout. Il n'y a plus rien à dire puisqu'une présence réussit à me faire oublier. Non, je me fais oublier. A moins que je n'oublie vraiment...
Ta présence suffit pour que j'endosse mon rôle, c'est certain.
Vos présences. Mes rôles.
Plus vrais que nature puisque si naturels. A peine voulus, vraiment.
Même moi j'y crois.
Mais quand le rideau tombe, que les oiseaux s'envolent, ne reste plus rien.
Que moi, moi même, et en ce qui me concerne.
Et ce n'est pas toujours joli-joli.
"Parfois..." Trop souvent.
Seul, je me retrouve comme à basculer dans un puit sans fond.
Je suis con. 04/10/2006Pyostacine, je t'aimeConvaincu qu'il ne s'agissait que d'une banale angine virale qui passerait en quelques jours, je ne comptais pas aller voir mon médecin.
(Le fait que je n'ai plus de mutuelle depuis le lendemain de l'apparition de la maladie jouait aussi un peu dans mon appréciation de l'opportunité d'une visite à ma doctoresse)
Pourtant, lundi, comme les jours précédents...
"Ouuh... La douleur est intense..." Becky attitude
(comment ça j'ai tapé "Ludmila" au lieu de "Becky" ?)
Peu importe. On m'a dit que ça passerait !
A moins qu'il n'y ait des petits points blancs, auquel cas on m'a dit que la visite à ma doctoresse s'imposerait.
Quand je vais vérifier le fond de ma gorge dans un miroir, ce ne sont pas seulement des petits points blancs que je vois...
On croirait que mes amygdales se sont carrément prises des éjacs faciales oui !!!!
C'est pas possible, je n'ai pourtant pas mangé de yaourt aujourd'hui ! C'est moi qui ai produit ces trucs blanchâtres ??
RDV à 19h chez mon médecin. (Maintenant j'arrive en retard, elle l'est encore plus que moi.)
Elle me demande si j'ai déjà eu la mononucléose.
Non. Et là, pour tout dire, ce n'est vraiment pas le moment !
Les antibiotiques c'est pas automatiques, mais c'est quand même fantastiques.
2 comprimés de Pyostacine et ma gorge cesse de solliciter mon système nerveux en lui tirant la sonnette d'alarme constament. 03/10/2006Dafalgan, je t'aimeEst ce juste parce que j'ai laissé la fenêtre entrouverte pendant la nuit ?
Toujours est il que le lendemain, j'avais un léger mal de gorge. Un mal de gorge que je ne connais que trop bien, celui qui annonce : salut mon grand, c'est madame l'Angine qui vient te rendre sa visite annuelle.
Pute.
Je me retrouve avec un mal de gorge, et complêtement crevé.
J'étais pas censé bouger ce week end ? Oh si...
Bah je vais être en forme tiens...
Par précaution, dans mon sac je fourre des boites de pastilles et de Dafalgan, j'en aurais bien besoin pour ce week end.
Il est presque 20h30 quand les Nantais passent me prendre pour aller sur Tours.
Le voyage est éprouvant pour ma tête. Déjà que je ne me sens pas en forme, mais en plus je dois subir, juste à coté de cette pauvre tête, un haut parle qui crache à fond un live de Noir Désir (le truc idéal pour se reposer... Calme, apaisant, mélodieux,...)
J'ai le choix entre devenir sourd ou sombrer dans la démence.
Mais je sais que la musique est surement indipensable pour tenir le conducteur éveillé, donc je ne dis rien.
Enfin arrivés, la musique coupée (Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !), nous rejoignons les autres.
Florent est très surpris de me voir.
Tu sais Florent, le type qui vit avec toi, ton coloc c'est ça, qui est aussi le type qui t'a amené sur Tours en voiture, bah je l'ai appelé hier pour lui demander si il lui restait de la place pour moi.
Il ne te l'a même pas dit ? Il n'a dit à personne que je venais ??
Ok, mon ego surdimensionné tolère qu'on ne parle pas continuellement de moi, mais là quand même, faut pas pousser ! 5 potes sont dans une voitures pour aller à une soirée, l'un d'eux sait que je viens aussi, et il ne pense même pas à en faire mention ???
Pendant toute la soirée je suis naze. De plus en plus fatigués.
Une pharma et des carabins me conseillent du repos et du paracetamol (C'est bon, j'ai mon Dafalgan !). C'est sans doute une bête angine virale qui passera d'elle même dans 3-4 jours.
Nous sommes sur les bords de Loire et un type vient nous emmerder. Florent se retrouve par terre après avoir tenter de le détourner subtilement de deux filles qu'il commençait à ennuyer. On calme la tension mais il nous colle toujours.
Visiblement, Monsieur a des petits problèmes dans sa te-tê...
Les pompiers sont appelés pour nous en débarasser une bonne fois pour toute.
Je trouve le temps long et mes amygdales grosses. Je veux prendre un Dafalgan et dormir.
Je pense que sur la fin, je suis peut être un peu désagréable... Surtout pour la pauvre Laura qui m'héberge gentiment (ainsi qu'un autre Angevin), qui dans la soirée s'est pris la tête avec son ex puis avec son mec (un poil possessif quand même hein...) et qui se lève tôt le lendemain pour s'exercer sur une note de synthèse de 5 heures.
Son appart est très sympa, je m'endors comme une masse après avoir gobé un salvateur Dafalgan.
Quand l'heure vient de me lever, il ne reste plus que moi dans l'appartement. Je me sens encore fatigué, fiévreux, j'ai mal à la gorge.
La douche me fait le plus grand bien. Le Dafalgan aussi.
Je file à la gare pour partir sur Orléans.
Arrivé, je suis acceuilli par R. qui tout de suite me demdande si je suis malade.
Bon, je crois que ça se voit...
On va manger chez lui, dans l'appart qu'il a acheté. Je visite, c'est très sympa.
J'ai mal, je reprends un Dafalgan.
Je ne l'avais pas revu depuis que j'ai quitté Orléans, ça me fait plaisir de le revoir.
Je pense que pour que ça ne dérape pas avec un ex, il faut surtout éviter d'aborder certains sujets, comme par exemple évoquer avec nostalgie à quel point c'était bon au pieu ensemble. Parce qu'on a tout de suite envie de vérifier si les souvenirs sont enjolivés ou non.
Ceci étant dit, quel mal peut il bien y avoir à déraper avec un ex quand on sait qu'il n'y a plus de sentiment, je vous le demande ?
Nos souvenirs n'étaient nullement enjolivés.
Je vais ensuite chez Fred pour faire du jeu de role.
C'était le but premier de ma venue sur Orléans, pourtant je ne jouerai pas du week end.
Même si j'étais en petite forme jusque là, ça pouvait aller... Ca va empirer.
Une demie heure après mon arrivée, je suis déjà au lit (pour me reposer hein, il n'y avait là que trois hétéros) en train de comater et de souffrir à chaque déglutition.
Gaaaaaarrgl !!!
Je redescends quelques heures plus tard, je reprends un Dafalgan.
Si je m'écoutais, j'en prendrais un toutes les deux heures pour être sur de ne plus avoir mal. Mais 10 grammes de paracetamol dans la journée, je ne suis pas sur que mon corps serait fan...
La forme me revient, puis me quitte et je retourne m'allonger.
Je me réveille, redescends.
On papote, on m'explique un peu le fonctionnement de la partie pour ce soir. Le concept est de mélanger jeu de role et war game pour intégrer une énorme bataille dans notre scénario. J'ai un peu de mal à tout saisir, je suis un peu dans la brume.
Le problème, c'est que comme je n'avais pas pu assister aux parties précédentes, je suis toujours dans ma petite baronnie paumée aux frontières de l'empire Draconnique et de l'Helsinie. Pour une guerre qui se déroule en pays Shrin, j'en ai pour trois semaines de voyages... Qu'à celà ne tienne ! David me dit qu'il arrivera bien à me faire télétransporter jusque là bas.
Je tente de manger mais je n'ai pas très faim et de toute façon j'ai mal dès que j'avale.
Je ne finis pas mon assiette de spaghettis bolognaise.
Je décide que ce soir je ne jouerai pas et qu'il vaut mieux que j'aille me coucher.
Je ne réussirai pas à vraiment dormir avant 7h du mat. Vers minuit je reprends un Dafalgan, vers 4h aussi.
C'est encore la première chose que je ferais en me levant vers 13h.
Et aussi en me relevant après une petite sieste à 17h.
J'arrive très en avance à la gare pour rentrer. J'ai envie de m'acheter un truc à bouquiner. Je vois le Da Vinvi Code. Tiens, depuis le temps que j'en entends parler...
Pas de bol je n'ai plus de monnaie et la caissière ne prend pas la carte en dessous de 9€ et refuse les chèques.
Pute.
Et bien sur, il n'y a pas un distributeur de billet dans cette gare de meeeeeeeere !
J'en trouve finalement un pas très loin et retourne m'acheter le best-seller, parce qu'il faut soutenir les auteurs pétés de thunes.
Une fois arrivé chez moi, je reprends un Dafalgan. Orga 2006, je t'aimePas de souvenir particulier de la première soirée.
Une bonne soirée, avec plein de gens sympas que j'ai adoré revoir.
"Nous sommes tous réunis. Prenons de la drogue !" Crystale attitude.
Ah si, Gaelle qui me demande de la parrainner, ça ce n'est pas rien.
Quand à X qui me roule méchament des patins jusqu'à me filer une semie érection (ce qui est son but de toute évidence), c'est assez classique de son état éthilique avancé.
Et bien sur, les 3/4 des gens qui se foutent de ma gueule, gueule qui n'a pas vu de lame de rasoir depuis 2 mois.
Vu ma pilosité bizarroïde, sous certains angles, ça me donne un coté chien pelé plutôt déplaisant.
Je positive en me disant que certains m'ont trouvé du charme comme ça...
Mais tous étaient unanimes : ma barbe, c'est toudou.
Le lendemain au réveil...
"Je ne me sens pas fraiche" Criquette attitude
Et j'ai la désagréable impression que j'ai un truc dans l'estomac qui refuse tout net d'être digéré.
C'est marrant à vomir les chips, on à l'impression de gerber des flocons de purée Mousline ! C'est mon premier vomi qui a une telle couleur jaune pale.
C'est là que je me rappelle que peu avant d'aller me coucher, j'étais à coté d'un saladier de chips que je vidais consciencieusement tout en conversant allègrement avec Tom au sujet d'un de ses cacas nerveux dont lui seul a le secret ("De toute façon c'est tous des connards" "Oui Tom, mais dans le "tous", il y a moi inclus, alors tu peux comprendre que je me vexe un peu non ?")
Une fois soulagé, je repars finir ma nuit.
On a droit à un spectacle qui aurait pu être sponsorisé par Pink TV.
Une fois réveillés, Tom et Jeff partent prendre une douche (à l'étage, comme les chambres) et choisissent comme cabine celle dont une des paroi est une grande vitre donnant sur l'extérieur.
A leurs place, j'aurais aussi légitimement pensé que le verre de la vitre était suffisament opaque pour pouvoir batifoler en paix.
Que neni.
Ce matin là, tout ceux qui sont dehors savent lequel des deux s'est fait sucer par l'autre.
Pas de bol, je rate la scène car je suis encore au lit...
Mais au moins, je connais l'endroit dans lequel je ne baiserai pas ce week end.
Dans l'après midi je fais une tentative pour m'isoler et réviser. Difficile.
Je suis fatigué, j'ai envie d'aller m'allonger, pas de potasser.
Dans une salle pas très loin, une nouvelle ville est née: "Tokyo dans le gers"
Après une petite heure, je décide d'aller m'allonger un instant.
Je ne réviserai plus de la journée. (oui, j'avais dit que je réviserai tout l'après midi, oui j'emmerde tous ceux qui oseront me le rappeler.)
Cécile, étudiant en pharma, raconte comment un jour une vieille dame de 72 ans s'est présentée à l'hôpital avec un saignement vaginal.
La ménopause étant pourtant une fatalité irréversible, l'hypothèse du retour miraculeux de ses règles était peu probable.
Elle avoua avoir fait l'amour avec un monsieur "très bien membré".
Ca, personne n'en douta quand on s'aperçu des dégats. Le Rocco de la madame lui avait littéralement perforé la paroi interne séparant le vagin et l'anus.
Et il y a aussi l'anecdote de cette femme qui s'est retrouvé avec 9 tampons dans le vagins.
Annoncés "biodégradables" sur l'emballage, elle pensait qu'ils se désintégraient d'eux même dans le vagin et donc les enfilaient les uns après les autres...
Cruche !!!
Je remmène Gaelle sur Saumur et dépose Ludo et ses sacs de voyage à la gare.
Ludo étant une bonne bête, et ses sacs étant prévus pour plusieurs mois, ma cocotte elle comprend sa douleur quand ils sont tous dedans. La pauvre qui est habituée à me transporter tout seul...
Céline arrive en fin d'après midi et nous allons nous isoler pour potiner tranquillement comme les grandes copines que nous sommes.
Enfin, surtout elle, parce que moi je n'ai rien à raconter.
Dans la soirée, il y a ce moment que je connais assez régulièrement, pendant lequel je me demande ce que je fous là, pendant lequel je me sens perdu, seul, ailleurs, pas dans le délire, où j'aimerais partir, fuir, où j'aimerais ne jamais être venu, où je regrette, où je deviens maussade.
C'était au moment du délire sur les poussins. (Je serais incapable d'en dire plus, je ne sais toujours pas de quoi il retourne, mais en tout cas : piou piou !)
Je n'aime pas ces moments là.
Les raviolis étaient très bons.
Et cette soupe aux oignons... Huuuuuuuuuummm !!...
C'est Kim Cattrall en porte-jaretelle de velour qui vous fond dans le gosier.
J'ai une discussion très intéressante sur les tampons et les serviettes hygiéniques avec Laura, Céline et Cécile. Bah oui, faut pas rester inculte, faut bien que je me renseigne sur le mystère des menstruations !
Le fonctionnement d'un applicateur n'a plus de secret pour moi. (Bon, à moins de retrouver bloqué dans un ascenseur avec une manchotte qui a ses doches, je vois mal à quoi ça peut me servir, mais qui sait, la vie est pleine d'imprévus !)
Laura me rapelle au passage que je dois toujours faire un cul-sec tampon.
Je m'exécuterai un peu plus tard en aspirant vigoureusement le vin d'un tampon (non utilisé hein !) qu'on venait de tremper dans un verre de rouge.
J'attends les photos avec impatience.
Un peu de Jungle speed pour changer du tarot de l'après midi.
Décidément, Céline est une bombe sexuelle, on vient encore me demander si un plan à trois ça la brancherait.
Mais elle-aim'-pô-la-bi-teuh !
On me dit encore que monsieur peut juste regarder sans toucher.
Raaaaah !!
Je ne sais pas si ils lui ont clairement demandé (mais je crois qu'ils lui ont fait comprendre), toujours est il que Céline et moi avons rétamé madame et monsieur à la belote ! (à leur décharge, madame est une débutante et nous avons une chance de pendu)
La partie de belote est brièvement interrompu par un "Jacques Maillol" d'un genre... particulier.
Le "Jacques Maillol" est un jeu (?), récent je pense, qui consiste, après avoir très soigneusement nettoyer les toilettes, à être suspendu par des camarades et par les pieds au dessus de la cuvette, puis plonger la tête dedans en même temps que la chasse d'eau est tirée, le tout en hurlant "Jacques Maillooooooooooool !"
(Des jeux Nathan, des jeux intelligents)
C'est très con.
Mais pour faire nettoyer des chiottes, il n'y a rien de mieux car le "joueur" ne va pas lésiner sur la javel, et il tiendra vraiment à ce que ça brille.
Ce soir, je ne sais pas pourquoi, certains ont voulu aménager ce jeu dans la bassine de punch (à tout casser, je préfère faire ça là dedans), et sans que personne ne suspende le joueur.
Il fallait donc juste s'agenouiller et plonger la tête dans la bassine en criant le nom du fameurs plongeur.
Et... Disons juste que je suis parfois assez joueur... Ce soir en particulier.
JACQUES MAILLOOOOOOOOOOOOOOOOOL !!!!!!
La soirée se continue.
"Terraforme moi la boite à caca" obtient un franc succès au riromêtre.
Je vais me coucher exténué après une douche indispensable pour m'enlever l'odeur de vinasse qui me colle au cheveux depuis le "Jacques Maillol".
Je suis heureux que l'orga ait très bien géré ce week end (si on oublie les ratés logistiques du vendredi) (Faut bien que je critique un peu !).
Encore une fois les extés sont ravis. 02/10/2006Improvisation logistique, je t'aimeQuand je repense à ma prestation catastrophique lors de mon épreuve de fiscalité, je me dis que j'aurais peut être dû éviter de faire la fête le week end d'avant...
Oui, j'aurais dû.
Mais l'évènement me tenait à coeur, alors j'avais décidé de faire une petite pause dans mes révisions.
J'avais proposé au bureau de l'asso (don je suis membre et ex-trésorier) qui organisait le week end étudiant d'emmener des gens à la salle si le besoin s'en faisait sentir. Laure m'avait justement contacté pour que je l'emmène. Le bureau devait me rappeler le jeudi soir ou au pire le vendredi pour me confirmer qui je devais ou pas transporter.
Jusqu'à 16h30, sans nouvelle de qui que ce soit, il est acquis pour moi que le bureau a géré le transport de tous les inscrits.
De mon coté, sans que personne ne le sache puisqu'elle n'étais pas inscrite, je devais aller chercher Gaelle à Saumur.
Le vendredi, à 16h30, c'est une fille que je ne connais pas qui m'appelle du téléphone de Ludo pour me dire qu'il arrive à la gare à 17h09.
Hein ? De quoi comment ? Pourquoi tu me dit ça ? Et t'es qui toi ?
Il s'avère que cette fille est la soeur de Ludo, qu'elle a son portable parce qu'il part le lendemain sur Barcelone pour ses études, et que j'étais censé être prévenu que je devais le transporter, lui et ses 4 énormes sacs de voyages.
N'ayant reçu aucun coup de fil, je pensais n'avoir personne à emmener, et glandouillais tranquillement chez moi, sans avoir rien préparer de mes affaires pour le week end.
Il était donc fort probable que je ne serai pas prêt à l'heure pour aller le chercher, et comme il n'a plus de portable, je ne pouvais pas le prévenir. Il allait être content d'attendre comme un con !
Légèrement agacé par ce petit foutage de gueule (On n'était pas censé me prévenir ??) j'appelle Florent, le trésorier, qui s'étonne qu'on ne m'ait pas prévenu.
Eh bien si, je t'assure, personne ne m'avait rien dit, et je me retrouve à devoir aller chercher un mec à la gare dans une demie heure alors que je ne suis même pas prêt moi même !
Le pompon, c'est que par acquis de conscience en début d'après midi j'avais laissé un message à Laure lui demandant si elle comptait toujours sur moi pour l'emmener à la salle ou si, comme personne du bureau ne m'avait rappelé, on lui avait géré ça avec quelqu'un d'autre.
Elle me rappelle pour me dire que n'ayant eu aucune nouvelle de qui que ce soit, elle pensait toujours que c'était moi qui l'emmenait.
Mais pas de problème, n'ayant eu aucune nouvelle moi non plus, je pensais que le bureau la faisait emmener par quelqu'un d'autre, mais on va improviser hein !
Vive l'organisation et la communication.
Je pensais n'avoir que Gaelle à aller chercher en début de soirée, je me retrouve en 10 minutes à devoir transporter 2 personnes de plus, et presque immédiatement.
J'établis un plan de bataille.
Je vais chercher Ludo à la gare, passe faire le plein, reviens chez moi, prépare mes affaires, attends Laure chez moi, on part chercher Gaelle à Saumur et on file enfin à la salle.
Ca me semble convenable.
Mon plan avait malheureusement négligé de prendre en compte la taille des sac de Ludo.
Pour sur, avec ses bagages, les miens, et ceux de Laure, on n'a plus de place pour caser Gaelle, à moins de faire installer une galerie sur le toit et de l'y ficeler.
J'ai une petite trois portes, pas un gros monospace !
Tant pis, je déposerai Laure et Ludo à la salle puis irai chercher Gaelle.
Autre oubli : les bouchons à coté de la gare (un vendredi, à 17h, j'aurais dû prévoir), la circulation au ralenti sur la rocade, et le bouchons sur l'échangeur près de la station service.
J'étais dans ce dernier quand Laure m'appelle pour me dire qu'elle est arrivée.
Ah. Euh... Mince.
C'est à dire que nous, bah on n'est pas vraiment arrivé là...
Alors j'appelle mon frère et lui dit de la faire patienter le temps que nous arrivions.
- Allo frangin ?
- Ouai.
- J'ai une amie qui vient d'arriver, tu peux la faire entrer, lui proposer à boire, tacher de te montrer aimable, juste le temps que je sorte d'un ohsovufihgoquih de bouchon et que je fasse le plein ? Je n'en ai pas pour longtemps. Là elle doit être devant la maison.
- Ouai, je la vois, elle est sur le trottoir là. Elle y a l'air bien.
- ... Fais la rentrer quand même !!!
(Interrogation: il est interdit de téléphoner au volant. Mais quand on est coincé dans un bouchon, y a-t-il a une tolérance ?)
J'arrive enfin chez moi et trouve Laure en train de bavasser avec mon frère.
On bourre la cocotte avec nos affaires, j'imprime les recommandations pour aller à la salle, je réjouis Laure et Ludo en leurs annonçant que j'ai une compil d'Abba dans la voiture et nous sommes partis.
Au bout d'un moment, je demande à Laure de me lire les indications pour le trajet.
Tiens, il ne fallait pas du tout prendre direction Saumur.
Les enfants, je crois que je me suis planté de route. J'étais resté dans l'idée d'aller d'abord chercher Gaelle à Saumur avant d'aller à la salle.
Boulette.
Pas grave ! On aura fait un léger détour, on rattrape la bonne route et tout se passe bien.
Les méchants, ils se moquent de ma voiture parce qu'à 100km/h elle fait beaucoup de bruit.
Pfff... Bah évidemment, elle n'a pas de cinquième !
Il suffit de monter un peu plus le volume de la musique...
Abba, à fond !
Et Laure et moi, en train de chanter...
"Voulez-vous... AH AH !"
A peine arrivé, je repars déjà pour aller chercher Gaelle.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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