31/08/2006

31/08/06 - 12:15

Fuite, je t'aime

... ,
alors je me suis fuis.

J'ai enfilé mes chaussures.
Je me suis dit qu'à cette heure là, et vu le temps, un blouson ne serait pas superflu.
J'ai pris mon lecteur mp3.

"E-LE-VA-TION"

J'ai marché dans la nuit.
Dans ma rue, curieusement, les lampadaires était éteints.
Dans la zone, ils étaient par contre bien allumés, il faisait d'un clair...

Cette luminosité contrastait avec l'épaisse noirceur de la route menant vers les landes de Guinezer.
C'est à ce moment que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de Lune.
Traversant une forêt, et n'étant pas éclairée, la route ne me disait rien qui vaille. La fatigue accentuant ma myopie, la visibilité était décidément réduite pour moi.
Une légère trouille s'est emparée de moi. Aurais-je vu trop de film d'horreur ?

Je décidai de renoncer à Guinezer et fit demi tour, vers Mollières, pour bifurquer ensuite et traverser sous le rocade, par le petit tunnel, plongé dans le noir lui aussi.
Par Patton, je retournai à la ville, et je n'en avais pas envie, alors je pris vers le Landreau, comme pour rentrer.
Mai je ne voulais pas rentrer.

Je pris donc vers Montreuil, en longeant la 4 voies.
Je me disais que c'était peut être un tantinet dangereux... Je me disais aussi que je m'en foutais.
Il y avait quasiment pas de passage à cette heure, j'ai traversé aisément.

Et j'ai continué vers les cinq routes.
Je ne pensais pas que je mettrais tant de temps à les atteindre.

J'hésitai alors à continuer vers Vilnières... Il faudrait que j'y retourne un de ces jours...
Mais je fis demi tour et repartis.

La musique avait réussit un temps à occuper mon esprit.
Un temps pas assez long.

C'eut été agréable de ne jamais rentrer, de s'évanouir dans la nuit.

J'avais réussis à fuir un instant, mais cet instant reviendra.

30/08/2006

30/08/06 - 16:28

Âme soeur, je t'aime

Les pd, c'est bien gentil, mais ils sont parfois un peu ridicules à vouloir à tout prix se différencier pour marquer que non, ils ne sont pas hétéros. (Alors qu'il suffit bien souvent qu'ils parlent 20 secondes pour que tout le monde s'en rende compte... Enfin, quand leur habillement ne l'a pas déjà fait deviner...)

Et un exemple amusant, c'est que là où traditionnellement tout un chacun utilise le terme "âme soeur", certains ont dû se dire que, vu qu'ils cherchent un mec, il ne leur faut pas une âme soeur, mais une "âme frère".
Si si, on voit fleurir ce terme sur les sites de "rencontre".
Enfin, c'est ce qu'on m'a rapporté hein... Moi, je n'y vais jamais hein... Je suis pas comme ça hein...

Déjà que chercher l'ÂÂÂÂmour sur internet dénote une relative stupidité, mais quand en plus on n'est même pas fichu de comprendre ce qu'on écrit dans ses annonces, portraits ou autres CV, il y a de quoi se poser des question sur le niveau de réflexion dont est capable l'auteur des dites lignes.

Bien sur, c'est peut être juste une pointe d'humour. Et parfois ça semble vraiment l'être. Auquel cas, allons y gaiement, et amusons nous avec le français.
Mais quand on regarde certaines annonces/CV/portraits/blogs, on se rend compte que l'humour ne semble pas être présent là dedans et que l'auteur croit vraiment qu'on peut parler "d'âme frère" quand on parle d'un mec.

Bizarrement, je n'ai jamais entendu aucune femme déclarer qu'elle cherchait l'âme frère.
Pourtant, la majorité des femmes ne sont pas lesbienne à ce que je sache. (Ou alors... On m'aurait menti ??)

Alors pour les largués du vocabulaire, il faudrait peut être rappeler que le mot "âme" est féminin, et que donc, une âme ne peut être que soeur, et pas frère.
Simple non ?

Car si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle.
Mais comme elle n'en a pas, ça ne reste qu'une tante.

(Je n'ai encore jamais vu quelqu'un chercher Lââm soeur... Là il faudrait vraiment s'inquiéter pour sa santé mentale.)

30/08/06 - 02:44

Soirée roots, je t'aime

Le concept du "we roots" c'est : y a un terrain pour planter des tentes, y a de quoi faire du feu, ramène ta fraise, ta bouffe et ta picole.

Une amie organisait ça chez elle le we dernier.
J'étais censé y aller... Et puis Cyrille me fit comprendre que si samedi je n'étais à sa crémaillère il pourrait m'en vouloir à vie...

Finalement je me décide à y aller, mais seulement le vendredi soir. Je rentrerai le samedi, pile poil pour la crémaillère.

Avant, je passe vite fait faire quelques courses: pain, chips, knacky, chocolatines pour le petit déjeuner, vodka, jus d'orange, jus d'ananas, chamallows.
Je m'assure que la copine en question peut m'héberger chez elle vu que je n'ai pas la tente de mon frère.
Et zou, direction un bled paumé en Tourraine !
J'en profite pour faire un petit détour crapuleux au cours duquel j'expérimente le sexe... avec dans la pièce adjacente un affreux petit roquet qui ne cesse d'aboyer. Je manque de débander. Adresse à oublier.

Pour aller vers Tours sud, suivre Tours nord. Voila une logique implacable.
Je suis donc les indications en direction du Nord tout en me demandant quand elles vont enfin me diriger vers le sud...
Tout venant à point à qui sait attendre, je me dirige enfin vers le sud, me perds un moment, fait quelques demi-tours (en fait, ma première intuition était la bonne), trouve la putain de Nationale 10 qui n'était pas indiquée, continue mon chemin, et réussis à trouver sans trop d'encombres le trou paumé où je vais faire la chouille.

J'ai l'impression que j'ai mis plus de temps entre Tours et le bled paumé, qu'entre Angers et Tours.

Il est plus de 18h30 et il y a... 4 personnes.
L'un des premiers arrivés quand il entend mon nom me dit "Ah c'est toi ? J'ai beaucoup entendu parler de toi !"
Ca fait un peu peur, mais apparement ça a l'air d'être en bien, donc tout baigne.

On papote, on attend... La maitresse de maison rentre enfin de son travail, toute élégante (ca change de certains week end étudiants où l'élégance n'est pas forcément de mise).
Sa première action, après nous avoir saluer, sera d'aller se changer. Prévoyante...

On commence à se dire qu'il faudrait allumer le feu...

Il y a quelques semaines, j'avais déjà pris une grosse bouffée de virilité en allumant pour la première fois un barbecue, activité masculine par excellence !
Bah ce fut épique...
Personne ne savait trop comment faire... On avait oublié de prévoir du bois... Et du papier journal...
Heureusement, nous en trouvâme à l'arrach' et fûmes tous très fiers d'avoir réussi notre premier vrai barbecue.

Maintenant, je vais me reprendre une bonne dose de testostérone en allumant un feu, un vrai, avec des grosses buches.
Sur l'emplacement du feu de l'année dernière, nous mettons donc un fagot de petit bois, quelques bonnes grosses buches, puis je vais chercher un peu de papier.
Malheureuement, je ne trouve comme combustible que des publicités sur papier glacé. Et comme le nom l'indique, quand c'est glacé, ça ne s'enflamme pas bien ! Nous finissons tout de même par trouver du papier non glacé et bien sec.
Le feu prend, c'est magnifique, je me sens un vrai homme.

D'autres joyeux fêtards arrivent petit à petit.
Ptitprince arrive dans sa voiture, une voiture de société, et je vois JG qui sort... du coffre.
Il y était allongé, comme il pouvait, au milieu de tous les baggages. Le grand confort.
Et oui, il faut savoir se sacrifier quand on est 3 dans une voiture de société.

La soirée se passe bien.

J'en passe une bonne partie à parler avec Cécile. Nous nous expliquons sur les malentendus survenus au cours de ces derniers mois.
Par deux fois une Valkyrie vient nous voir et par deux fois nous lui disons que, pour l'instant, on discute tous les deux. Ca fait autiste, mais on en avait des choses à se dire.
Je sors de cette discussion rassuré et très content.

Je rencontre enfin le mari de notre hôtesse, que je n'avais jamais eu l'occasion de voir.
Tout à fait miam !

A une heure avancée, je sors un paquet de chamallows. Ils seront très appréciés. Légèrement grillés au feu, raaaah...

Je vais me coucher alors que l'aube pointe son nez.
Vers 11h, d'après ses dire, JG vient me chatouiller les pieds et me peloter le cul, cherchant à me réveiller.
Il n'y a aucune réaction de ma part. J'ai décidément le sommeil lourd.
(Quand je pense que certains ont osé dire que j'avais abusé de lui lors d'un précédent we alors qu'il était saoul... c'est plutôt lui qui profite de moi là !)

A 13h je me décide à me lever.
Pendant que certains en sont déjà à se faire griller de la viande, moi je mange mes chocolatines.

Peu de temps après, Tom va se déchainer dans ce que j'appellerai désormais : "La cage au Tom".
C'est un moment pendant lequel Tom, pédéssessouel des fesses (d'où la référence à la cage), se met à picoler tout en faisant le con. Et il assure le show !
Un bon moment de grand n'importe quoi. Je suis pété de rire.
Je me rappelle en particulier du moment où il invente "le cul sec levrette" qui consiste à boire un cul sec tout en se faisant prendre en levrette.
Pour la démonstration, il me réquisitionne. Cela finit plutôt en "cul sec brouette"... Je lui chope les jambes, les soulève et mime un pillonage anal intensif (avec une phrase pareil, j'ose à peine imaginer comment mon glob va se faire référencer par Google...) pendant qu'il tente de boire un cul de sec de vin rouge dégueulasse.
Il s'en met plus dans l'oeil qu'autre chose, mais on est toujours autant mort de rire.
La représentation de la cage au Tom s'achève après qu'il soit allé faire ce que dans le jargon nous appelons "un vomi technique".

Le deuxième paquet de chamalows fera encore des heureux.
Je me rend compte que ceux que j'ai acheté, d'une quelconque sous marque, sont nettement moins bons que les traditionnels Haribos.
Ca n'en reste pas moins très agréable, après les avoir bien chauffés, de les sentir vous fondre dans la bouche.
Et je ne suis pas le seul à apprécier puisque tout le paquet y passera.

Mais le temps passe vite, et je dois rentrer sur Angers pour la crémaillère.
Je décide d'emprunter un autre chemin au retour que celui de l'aller.
Ce ne fut peut être pas ma meilleure idée...
Je vais mettre presque 2h30 pour rentrer chez moi.
L'itinéraire y a surement été pour beaucoup car la route était soit moins bonne, soit pleine de rond points.
Mais j'ai également jouer de malchance en tombant sur pas mal de BOULETS, comme par exemples nos amis les tracteurs, ou pire, un convoi de mariage qui me contraint pendant un moment qui me semble interminable, à rouler à une moyenne de maximum 30km/h . Sur certaines grandes lignes droites, je vois devant moi une immense file de voitures roulant au ralenti.
Je suis à la limite de me ranger sur le coté, descendre de voiture, me mettre à courir (vu leur rythme, en courant je double toutes les bagnoles en 10 minutes) et aller étrangler les 2 connards de mariés.
C'est à ce moment que j'apprécie le plus d'avoir enfin un lecteur cd dans ma voiture. Le live 1979 de Starmania, il déchire.

J'arrive enfin chez moi, très à la bourre, très fatigué, et très peu disposé à voir du monde.
Allez, on se pose un peu, on se prend une bonne douche, on se change, et on file à la crémaillère.

29/08/2006

29/08/06 - 01:30

Phone game, je t'aime

Ca fait bien un an au moins que la future mère du bébé dont je serais l'oncle m'avait parlé de ce film, et voilà qu'en regardant le programme télé de la soirée, je me rend compte qu'il est diffusé sur France 2.
Oh oh, moi qui ne savait pas quoi faire en attendant les épisodes de Grey's anatomy, me voilà satisfait !

Je m'installe donc pour regarder le huis-clos le plus étriqué de toute l'histoire du cinéma puisque cela se passe... dans une cabine téléphonique.
Accessoirement, c'est sans doute un film qui a eu l'un des tournages le plus court de toute l'histoire du cinéma : 2 semaines.

Suart Sheppard, agent de presse prétentieux et vantard, passe un coup de fil d'une cabine à une jeune actrice dont il s'occupe et avec qui il ne serait pas contre tromper sa femme. Après avoir raccroché, le téléphone sonne.
Depuis Scream, on sait qu'il ne faut jamais décrocher un téléphone sans savoir qui appelle, mais comme il est dans une cabine téléphonique en plein milieu de New York, il ne se méfie pas et décroche.
Mauvaise pioche.
Il se retrouve en ligne avec un taré muni d'un fusil à lunette braqué sur lui, et qui a l'air de bien le connaitre...
Et quand survient le premier mort, que la police encercle la cabine, que les médias rappliquent, que la femme déboule et que la jeune actrice se ramène, ça se complique encore plus pour Stu, coincé dans sa cabine, qui ne peut rien expliquer à personne et qui commence à se dire que s'il ne meurt pas sous le fusil du sniper, ce sera sous celui des flics.

Scotchage total devant ma télé pendant tout le film.
J'oublie le sens du mot "zapper".
On ne s'ennuie pas une seconde tant on est pris par ce macabre jeu téléphonique.
On ne sait plus qui du joueur embusqué ou du jouet est le bon ou le mauvais, et au final, on se dit même que le "joueur" a, en quelque sorte, rendu service à sa "cible".

C'est surprenant que je n'aie pas plus entendu parler de ce bijou de suspens à sa sortie en 2003 (Théopiscence, ou le journal du cinéma avec 14 ans de retard, merci Yomot)

Et puis il y a Colin Farrell.


Moi, je lui passerais bien un coup de fil...

27/08/2006

27/08/06 - 14:48

Parfois

...je me fusse bien mis une balle entre les deux yeux.
En plein milieu, pour que cela eût été symétrique.

Le seul problême c'est que si j'eusse raté le milieu, je n'eusse pas pu recommencer ensuite.
L'idée de laisser de moi un cadavre dans cet état m'eût déplu assez fortement.

Et si je me fusse pendu plutôt? Cela eût résolu le problême de la symétrie...

Il eût fallu que j'y eusse réfléchi.

24/08/2006

24/08/06 - 01:34

Parfum d'ambiance, je t'aime

"Ah, vous rentrez dès ce soir de vacances ? Bon, il faut que je vous dise quelquechose. Voila, tout d'abord rappelez vous que vous m'aimez beaucoup, que je peux encore vous être utile et qu'il n'est donc pas opportun de me tuer..."

C'est à peu près par cette phrase que j'ai commencé ma confession, non pas sur la piste de danse, mais quand même suspendu (à mon portable).

Mon grand frère et ma belle soeur préférée (puisque la seule) partant en vacances, ils m'avaient confié l'importante charge de venir nourrir leur chat, un félin crétin répondant au doux nom de Trebor.
J'avais bien entendu reçu les clefs et la permission de squatter l'appart comme bon me semble, incluant la possibilité de vider les réserves de nourriture (Il y a un paquet de Daim qui ne s'en est pas remis. Hum...).

Alors, tous les soirs, je fuyais mon home not sweet home pour aller remplir la gamelle du fauve.
Ladite bestiole est un exemple assez typique du chat: il croit que tout lui est dû et gare à vous si osez essayer de lui faire comprendre que c'est quand même vous l'humain, donc le boss.

Il fallait l'entendre miauler dès qu'il percevait le bruit du trousseau de clefs dans le couloir, comme s'il allait mourir de faim et que je devais absolument l'alimenter au plus vite sous peine de le voir crever à mes pieds et risquer ainsi la colère de mon frère, de ma belle soeur, et de Brigitte Bardot que ce cas aurait sans nul doute beaucoup ému.

Il fallait le voir me regarder ouvrir et fermer la porte et, sans me quitter des yeux, se diriger vers la porte de la cuisine en miaulant légèrement, l'air de dire "bon alors Nestor, ça vient ce repas ? J'ai eu une très dure journée au bureau, je suis exténué et je meurs de faim !"

Il fallait le voir me foutre un coup de griffe quand j'eus l'outrecuidance de vérifier si la porte du congélateur était bien fermée au lieu de me précipiter docilement pour lui servir une grande rasade de ses croquettes.

Il fallait le voir se jeter sur le gobelet dans lequel je dosais savament sa ration de croquette alors que je la versais délicatement dans sa petite soucoupe.
Goinfre !!!

Je savais qu'il n'était pas d'un caractère très sociable. Mon petit frère, pour s'en être occupé l'année dernière, avait lui aussi remarqué qu'il n'était vraiment pas du genre calin...
Une petite caresse, passe encore. A la deuxième, hop, coup de griffe !
Parfois, sans qu'on sache vraiment pourquoi, il me regardait fixement en miaulant avec un air de reproche... Ou alors il se mettait à pousser un petit feulement à mon encontre...
Sociopathe !!!

(Par contre, avec son maitre, c'est une autre chanson... Le voilà tout gentil, se laissant prendre dans les bras, caresser, poupouiller... Et si le maitre hausse la voix en sa direction, hop, il file au panier l'air tout penaud et il n'en bouge pas.
Moi, quand je l'engueulais, il me regardait et ses yeux me disaient "cause toujours grand couillon")

Je profitais de ces escapades pour passer des soirées télé confortablement installé dans le grrrrrrrand canapé de cuir blanc.
Le chat venait souvent se frotter contre mes jambes, pour marquer son territoire, se laissant alors caresser (une caresse mais pas deux, sinon, hop, coup de griffes !)
Bien que pouvant dormir à l'appart, je préférais quand même rentrer chez moi (j'ai déjà des habitudes de ptit vieux).

Samedi, j'avais enfin récupéré la deuxième moitié de la saison 2 de Desperate Housewives que mon petit frère avait prêté à une de ses morues de copines qui avait évidemment eu la bonne idée de partir en vacances sans lui avoir rendu.

Une fois le divx récupéré, et malgré le faible poids que cet objet peut représenter, il pesa bien plus lourd que tous mes cours réunis quand la balance de mon jugement dû choisir une occupation pour mon samedi.
Celui-ci fut donc définitivement placé sous le signe de la morue.

Plutot que de regarder les épisodes chez moi, je choisis de prendre mon portable et de les visionner, tranquille et solitaire, à l'appart.
Une fois effectuées les obligations usuelles envers Sa Très Gracieuse et Très Griffeuse Majesté Trebor 1er du nom, je débranchai de sa prise le diffuseur de parfum d'ambiance pour brancher mon portable à sa place.

Quelques heures plus tard, je remballai mes affaires puis repris le diffuseur de parfum que j'avais posé sur l'accoudoir d'un fauteuil et...

Ô rage, Ô déséspoir, Ô reur !!!
J'avions tout cochonné le beau fauteuil !!!

Pendant que je matais, tantôt hilares, tantôt ému, les très républicaines aventures de mes 5 poufs au foyer préférées, du parfum avait très lentement mais très surement coulé sur l'accoudoir et avait carrément commencé à bouffer le cuir !
L'accoudoir semblait avoir une drôle de plaie purulente...

Gasp.
J'allais me faire tuer.
Je pouvais toujours essayer de prendre le chat en otage et de réclamer une amnistie en échange de sa libération...
Mouai, plan trop risqué, vu que ce chat, dès qu'on s'en approche sans qu'il ne l'autorise, hop, coup de griffe !

Heureusement pour moi, le fait d'avoir pris des vacances avaient surement dû adoucir mon frère qui n'essaya point de m'occire.
Quand à ma belle soeur préférée, elle ne me dit rien puisqu'elle avoua que c'est tout à fait le genre de bétise qu'elle pourrait faire.

Par contre, Trebor se fit copieusement engueuler pour avoir de nouveau fait ses griffes sur les coins du très appétissant canapé.

23/08/2006

23/08/06 - 04:35

Temps à perdre, je t'aime

Les vacances, c'est trop génial mdr kikoo lol. On a plein de temps à consacrer à plein de tâches inutiles !!
Le problème, c'est qu'on peut rapidement se faire chier ve-gra...

Pour éviter de devoir se fatiguer à avoir une vie sociale pour s'occuper, certains ont heureusement trouvé LA solution :
le blog !!!
Grace au blog, tous ceux qui se croient intéressants vont enfin pouvoir partager avec le monde entier toutes leurs passions !!
Alors, elle pas plus belle la vie ? On se croirait presque sur France 3 après 20h tiens !!...

Je prend un exemple totalement au hasard de quelqu'un dont je tairais le nom mais qui visiblement doit vraiment se faire chier, mais quelque chose de sévère hein, et qui pour s'occuper a réussi en seulement 15 jours à :
- pondre environ 178 articles,
- les agrémenter d'à peu près 227 photos ou gif animés (je ne compte heureusement pas quand une même image est reprise plusieurs fois dans un même article sinon on fait exploser le score),
- et y ajouter dans les 69 vidéos You Tube.

Et on ne peut que remercier les vacances (ou alors le chomage) de donner autant de temps libre à certaines personnes pour qu'elles puissent nous gratifier d'un blog aussi intéressant à base de vidéo You Tube, de photos, et de copier-coller d'articles piochés ici et là.
(Mais qui croit encore qu'un blog sert à parler de soi ?? Pfff... Z'êtes has been les cocos...)

Tout ça pour, les 3/4 du temps, parler de Madonna...
Et encore, quand j'écris "parler", il serait peut être plus juste de mettre "pour montrer des vidéos et reproduire des articles concernant Madonna" parce que ce n'est bien souvent que ça.

On se dit qu'un blog aussi intelligent devrait voir sa consultation être déclarée obligatoire par les ministères de la santé et de l'éducation.

Je ne peux que m'incliner devant un rendement de 11,86 articles par jours, 4,6 vidéos You Tube par jours, et 15,13 photos par jours !!
Quand je vous dis qu'on peut vraiment se faire chier en vacances !
Eh oui, tout le monde n'a pas la chances d'avoir des parents communistes et une vie sociale intéressante...
"Debout les damnés des relations humaines !"

Je ne sais pas ce qui est le plus pathétique dans la catégorie "perte de temps":
- que quelqu'un n'ait rien de mieux à foutre de sa vie que d'écrire un blog pareil,
- ou qu'un agacé s'amuse à faire ce genre de comptes à 4h du mat ?

Vivement la rentré, que la maitresse lui donne des coloriages à faire pour l'occuper...

GET HIM A LIFE !!!

20/08/2006

20/08/06 - 14:27

Monsieur Gai Luron, je vous aime

Monsieur Gai Luron est un jeune homme charmant, mais avouons le, il a un défaut: c'est un compulsif du crayon.
Et même quand on parle d'actualité, ça finit toujours par dériver en n'importe quoi...
(Pour l'illustration, c'est ici --> X )

Ainsi, il est difficile de passer une soirée avec lui sans qu'il ne vous croque dans des situations plus invraisemblables les unes que les autres, au gré de son imagination très fertile.
(Je parle de dessins bien sur. A tous ceux qui auraient compris autre chose je vous rassure, il n'est absolument pas cannibale. D'ailleurs il a toujours du mal à digérer (!) le fait que je n'aime pas les légumes.)

Voila comment la semaine dernière, alors que nous étions avec d'autres personnes en train de deviser gaiement autour de quelques verres dans un bar, je me suis retrouvé, grace à son imagination débridée et sans qu'on sache vraiment d'où ces idées pouvaient lui venir :
- dans des chiottes spatiales,
- sur le toit d'une niche,
- dans le cul de Pikachu.




Je suis ravi de l'inspirer à ce point...
Et comme il est adorable, il a accepté, suite à une requête insistante de ma part, de me maigrir sur ses dessins.

20/08/06 - 02:36

Sensualité littéraire, je t'aime

J'ai passé la soirée à bavarder avec Hugues.

A un moment, nous avons discuté des blogs que nous apprécions.
Nous parlons notamment de P, et de quelques autres.

Et puis il me cite F.
Aaaaah, F...
Nous sommes d'accord, il se dégage de cet homme et de ses écrits une sensualité peu commune.

Rien qu'à le lire j'ai envie de lui faire l'amour.

Bon, peut être dis-je ça parce que je sais que physiquement il n'est pas dégueulasse...
Oui, peut être.

Peu importe. Toujours est-il que j'aimerais utiliser ma langue comme une plume pour écrire un roman sur son corps.

19/08/2006

19/08/06 - 03:53

Couleurs dans le noir, je vous aime

Je suis seul dans un appartement, allongé sur un très confortable canapé.

Posé sur une petite table de salon, mon ordinateur portable vient juste de finir de diffuser l'épisode d'une série.

Je me retrouve dans le noir et dans le silence.

En face de moi je vois trois petits points lumineux rouges et une petite horloge affichant l'heure en vert.

Je regarde ces lumières.

Je suis allongé face à ces petites lumières.

Je n'entends pas un bruit. Il n'y a pas un bruit. C'est si calme...

Le volet roulant au trois quart fermé ne me laisse entrevoir que le feuillage d'un arbre.
Il fait nuit mais un éclairage extérieur l'embrase de jaune.

Il n'y a pas un bruit et je contemple trois petits points lumineux rouges et une petite horloge numérique affichant l'heure en vert.

Je suis allongé sur un canapé confortable, seul dans un appartement.
Il n'y a pas un bruit.

Je suis seul dans le noir et observe trois petits points lumineux rouges ainsi qu'une horloge numérique verte.

Contre mon visage, je sens ma main, je sens mes doigts, sur ma joue, sur mes lêvres, sur mon menton.

Je suis allongé sur le canapé et par la fenêtre je peux voir le feuillage d'un saule auquel un éclairage extérieur donne une curieuse couleur jaunatre.

Il fait noir et je suis frappé par le silence. Ce silence...

Sur mon visage, je bouge lentement mes doigts.
Comme pour vérifier que mon visage est encore là.
Comme pour vérifier que mon visage est encore vivant.
Je sens mes doigts bouger sur mon visage.

Dans le noir, les trois points lumineux rouges et l'horloge numérique verte sont si

évidents.

Je me sens
Tout semble
bizarre.

18/08/2006

18/08/06 - 02:40

Chasse d'eau, je t'aime

Le doux bruit d'une chasse d'eau évoque rarement quelque chose de très ragoutant. C'est pourtant indispensable, mais si ça pouvait être silencieux, ce serait encore mieux.

La chasse d'eau, accessoire indispensable donc, surtout quand elle fonctionne bien.
Hélas, il arrive parfois qu'elle ne soit pas aussi efficace que ce qu'on en espérait... Et cela peut devenir gênant...

Ainsi, quand après avoir posé une pêche dans les toilettes d'un ami, vous vous rendez compte qu'il en reste une, de pêche, (j'avais carrément déposer tout un cageot), vous vous sentez on ne peut plus con.

Et quand après un gros calin avec un monsieur (qui si il m'avait encore une fois appelé "mon petit poussin", aurait eu la surprise de me voir débander, me rhabiller et me barrer) vous tentez de vous débarassez des saintes capotes dans les toilettes et que l'une d'elles reste à flotter en ayant l'air de vous narguer, vous vous sentez un peu bête.

Dans la première situation, j'ai tout d'abord fait le choix de ne pas sortir et de retirer la chasse.
Erreur.
Je n'avais pas attendu assez longtemps, il n'y avait pas assez d'eau pour emporter le fruit de mes efforts.
Ne pouvant décemment pas rester encore plus longtemps, il fallut donc que je me résolve à sortir, l'air de rien, tout en priant pour que personne n'ait une envie pressante.
Ô l'horrible et angoissante attente !!!
Après un temps que j'avais estimé suffisament correct pour que la chasse soit à nouveau remplie et qu'un retour aux toilettes ne semble pas suspect, je fis disparaitre à jamais l'ultime reste de mon diner de la veille, ainsi que ma crainte d'être catalogué "gros porc qui ne tire pas la chasse".

Dans la deuxième situation, bien moins génante puisque mon amant-volailler savait bien ce que je venais de balancer dans les toilettes, j'attendis un peu puis retirais la chasse.
En vain.
Je constatais alors que le préservatif flottait tout simplement parce que le noeud que j'avais fait au milieu gardait de l'air à l'intérieur, de l'air qu'il fallait donc évacuer
La solution m'apparut clairement dans toute son horreur: où sont les ciseaux ??
Voila comment on se retrouve à 1h30, une paire de ciseaux à la main, à couper un préservatif usagé au dessus d'une cuvette de chiotte.
Seul point positif, bien qu'usagé, il était vide.

Bon appétit.

17/08/2006

17/08/06 - 02:17

But, je t'aime

"
Bien souvent, je me demande le but de ces efforts.
Le but de tout vouloir apprendre, de bouleverser mon sort.

Je cours après la perfection.
Mais je ne peux plus avancer, non plus m'arrêter

A quoi ca sert ?
Ces sentiments profonds...
Je me sens de travers à force de voir mon monde à l'envers.
Faut que je cesse de m'inventer des questions.
A quoi ca sert ?

Toutes ces nuits je me tourmente, je me culpabilise.
Des visions de bonheur qui me hantent... Les gens me stigmatisent.

Cette soif d'autodéfense me grise.
Mais je n'arrive pas à dessoûler, ni à me défouler

A quoi ca sert ?
Ces sentiments profonds...
A quoi ca sert de me gaver de ces goûts éphémères ?
De vouloir me redorer le blason ?
A quoi ca sert ?

"Saisis ta chance" me dit ma conscience.
Faut que je fasse quelque chose avant que je n'explose.

A quoi ca sert ?
Ces sentiments profonds...
Je me sens de travers à force de voir mon monde à l'envers.
Faut que je cesse de m'inventer des questions.
A quoi ca sert ?
Je n'ai plus de repère.
A quoi ca sert ?
"
A. Red

Alors que cette chanson me vient subitement à l'esprit et que je me mets à la fredonner machinalement, je me rends compte à quel point chacunes de ses phrases semblent avoir été écrites pour décrire ce que je suis en train de ressentir.
Troublant.

16/08/2006

16/08/06 - 15:30

Grognements matinaux, je vous aime

Samedi matin, à ma grande surprise, JM ne vient me réveiller qu'à 11h.
Il était pourtant prévu qu'il me réveille à 9h afin que nous ayions bien le temps de tout préparer pour la soirée.

Je lui demande donc la raison de ce réveil plus tardif que prévu, bien que relativement matinal pour moi (en ce moment, me réveiller avant midi est une véritable gageure).

Il me répond qu'il est bien venu me réveiller à 9h, mais que face à mes grognements, il avait préférer abandonner.

Il va jusqu'à oser comparer les légers gromellements d'un pauvre garçon qui se réveille difficilement aux grognements d'un sanglier des Ardennes !!!

Alors d'accord, c'est un fait, je ne suis pas du matin, et on a vu plus aimable que moi au réveil (vraiment plus aimable...).
Mais de là à me comparer à un sanglier des Ardennes !!


Je trouve ça quand même très abusif...

Et que devrais je dire moi, au sujet de ses ronflements qu'on entend dans tout l'appartement ?

14/08/2006

14/08/06 - 02:00

Désert, je t'aime

Je me sens vide,
aride,
sec,
étouffant et glacial,
inhospitalier.


Je suis un désert.


Et une bruyante caravane de nomades n'y change rien.

11/08/2006

11/08/06 - 00:06

1492 Christophe Colomb, je t'aime

Je me suis limite fait chier à mater Gégé pendant les 2h30 de ce film...


C'est long...

Alors oui c'est très bien filmé et très beau (merci Ridley Scott), oui il y a des acteurs très bons (merci Gégé et Sigourney), oui la musique est superbe (merci Vangelis)...

Mais au final, ça sonne un peu creux.

Et puis le petit coté "Christophe c'était un bon gars qui voulait pas réduire les Indiens en esclavage alors que l'autre là, le méchant noble à la sale gueule, il ne se serait pas gêné", moi ça m'a un peu gonflé.

Je m'attendais à apprendre pas mal de choses sur cette épopée et la découverte du nouveau monde, je suis resté sur ma faim... L'ennui en prime.

09/08/2006

09/08/06 - 01:34

Fatigue, je t'aime

La fatigue, ça me fait faire n'importe quoi.
Quand le cerveau est légèrement embrumé, légèrement ralenti, alors tout est beaucoup plus, ou beaucoup moins, mais tout est accentué, dans un sens ou dans l'autre.

Fatigué, à 3h du matin, j'ai ainsi décidé qu'il n'était pas du tout déraisonnable de me rendre à un pique-nique à Paris, quelques heures plus tard.

http://www.voyages-sncf.com/
J'ai un train à 8h12.
Calculons rapidement... il est bientôt 4h du matin, il faudrait en temps normal que je me lève au moins une heure avant.

Oui, mais il faut prendre en compte le fait que je dois me préparer un pique-nique, changer les chansons qui sont dans mon lecteur MP3, acheter mon billet, me garer à une place non payante, donc un peu éloigné de la gare, au cas où je ne rentrerai que le lendemain, passer voir si Patchouli, la chatte de Cyrille et Thierry, qui sont partis en week-end prolongé, a encore assez de croquettes (fichtre, j'ai oublié d'aller vérifier hier !), que je réfléchisse à ce que je vais mettre (pas de toute, vous êtes sur le glob d'une tapette),...

Il faut surtout prendre en compte le fait que depuis une semaine, je n'entend pas mon réveil sonner tellement je me couche tard et ai le sommeil profond.
Dame ! C'est que je risquerai de ne pas me réveiller ! Oh que je l'aurai mauvaise !...

Ne prenons aucun risque, je vais faire une nuit blanche.
Ah tiens, ça fait longtremps que je n'en ai pas fait ! Ca me rappelle ma jeunesse...


Bonjour, il est 4h15 du matin et vous regardez notre émission "La cuisine du Ragondin".

Qu'est ce que je vais bien pouvoir me faire à bouffer pour ce pique nique... Sachant que mes parents sont partis depuis une semaine et que je n'ai pas fait de courses, force est de constater qu'il reste seulement... Euh... Plus grand chose.

Bon, qu'à cela ne tienne, "back to basics" comme dirait l'autre blondasse, je vais me faire des pâtes. Classique, efficace et (surtout) pas compliqué à faire.
Nous disons donc, une salade de pâtes.
Mouai, enfin on parle de salade uniquement quand il y a un mélange de plusieurs ingrédients... Et les ingrédients manquent cruellement dans mon frigo...
Mais que vois-je ?? Surimi ? Oeufs ?
Adjugés et vendus (en solde, veinard !).

Ok d'accord, mais juste ça, nature, sans rien, mouai, ça fait un peu cheap.
Faut que je sauce tout ça.
Ah. Bon. Et comment ?
Rappel récurent : il n'y a vraiment pas grand chose dans mon frigo.
Il y a du fromage blanc.
On fait des sauces avec ça non ? Je vais tenter un truc.
(Ai-je dit que la fatigue me faisait faire n'importe quoi ? Il me semble.)


Bonjour, il est trop tôt du matin et vous regardez "La cuisine expérimentale du Ragondin".

Commençons par les pâtes.
Excluons les coquillettes (Peu pratiques car trop petites. On n'arrive jamais à en choper plus de trois avec une fourchette, c'est agaçant) et préférons leurs des tortis (beaucoup plus facile à piquer avec une fourchettes. Vous avez déjà essayez de piquer dans une coquillette ? Rappellons que je vais faire nuit blanche et que mes réflexes déjà lents seront encore plus amoindris...)

Pendant la cuisson, découpage des batonnets de surimi.

Hop, les pâtes sont cuites et égouttées, la casserole est libre, je vais faire les oeufs durs.
C'est là que ça devient amusant.
Je fais bouillir l'eau et y plonge deux oeufs.
Il se dégage aussitôt une drole d'odeur et l'eau se met à mousser.
o_Ô !!!
Woh woh woh ! Kétssékssa encore ????
Nom d'un ptit sodomite ! Ne serais je même pas fichu d'aller me faire cuire un oeuf ???

Après vérification, je constate les oeufs sont fissurés et que, consécutivement, le blanc s'écoule dans la casserole où il cuit aussitôt.
Je vide les oeuf dans l'évier. Le deuxième est vert à l'intérieur. C'est assez étrange un oeuf pourri mi-cuit...
Tiens, je crois connaitre l'origine de la malodorance.

Non sans appréhension (j'ai toujours eu beaucoup de chance), je renouvelle l'expérience ô combien délicate (du moins pour moi) de me faire deux oeufs durs.
Sainte Maïté est avec moi, je réussis sans encombre cette fois.

Parallèlement, je tente une sauce.
Du fromage blanc donc.
(J'avoue, j'ai tapé "sauce au fromage blanc" sur google pour savoir ce que je pourrais bien mettre dedans)
Et puis pourquoi pas une cuillerre de moutarde ?
Et du sel et du poivre bien sur...
Et... Il me faudrait de l'herbe.... (Difficile de réveiller mon dealer à cette heure là... Va falloir faire avec les moyens du bord.) Provence ? Ciboulette ? Persil ? Allez, je suis fou, je vais mettre de l'aneth, bien que je n'ai absolument aucune idée du goût que ça peut avoir.

La radio m'annonce qu'il est cinq heure moins le quart, et je me dis que décidément, ce n'est pas une heure pour respirer un truc qui sent la moutarde.

Je récapitule. J'ai des pâtes, des oeufs, du surimi, une sauce (à la recette inédite)...
Il ne me manque plus que quelque chose dans quoi mélanger le tout.
Cela fait des années que je me fait cette réflexion, mais pourquoi est il toujours si difficile de trouver le couvercle adéquat au tupperware que je veux utiliser ??

Hop, on mélange le tout, on se demande intensément si cette sauce n'est pas une colossale erreur et on ferme le couvercle.

A 7h30 un dimanche matin, les rues d'Angers sont désertes, j'adore ça.
Il reste suffisament de croquettes à Patchouli.
Il reste une place pas trop loin de la gare.
Il reste des places pour Angers-Paris avec changement au Mans.
Je suis fatigué.

Il est 10h25, je suis fatigué, mais à Paris, et personne ne sait encore que je suis là.
(A part deux personne qui étaient trop occupés pour me rejoindre... Je vous conchie, vous et votre vie sociale !!)
"Allo Potiche, un café ça vous tente ? Ah, vous devez allez faire des courses pour le pique-nique... Besoin de bras pour porter des sacs ?"

08/08/2006

08/08/06 - 21:49

Fleur de Glob, je t'aime

J'ai voulu faire plein de boulots quand j'étais plus jeune.

Récemment, je discutais avec quelqu'un qui était fleuriste, et j'ai dû lui dire quelque chose comme "Tu en as de la chance !" ou "Quel beau métier !", bref, une phrase exprimant un certain enthousiasme pour cette profession.

Il pensait que je faisais de l'ironie.

Pourtant, loin de moi cette idée ! J'ai toujours trouvé que fleuriste était un superbe métier.
J'aurais aimé être fleuriste... ou prof d'histoire, architecte, avocat, joaillier, comédien, ébéniste, porno star (ah non, ça en fait jamais), et tant d'autres professions encore...

Aujourd'hui, je me suis fait une fleur...


http://www.aharef.info/static/htmlgraph/

04/08/2006

04/08/06 - 00:40

Apparences, je vous aime

Mon frère a failli faire une attaque en me voyant avec mon blouson sur le dos.
"Oh mon Dieu mais tu sors ce soir ?!"
Pfff... Ah bah c'est spirituel tiens... Gardes tes sarcasmes, c'est toi le geek de la maison !

D'accord, ça fait plusieurs jours que je n'ai pas mis le nez dehors et que je dois me faire violence pour m'habiller (uniquement si il y a du monde qui passe à la maison, sinon je reste en peignoir), mais j'ai du boulot moi, je révise !
Certes, avec un ratio de 3h de pause pour 1/2h de révision, mais je révise quand même !

Donc oui ptit con, je sors.
A toute à l'heure.

[...]

- Pourtant tu n'as pas l'air...
- Oui, je sais... On me le dit souvent...

Mais ça ne m'empêche pas de l'être.
Et avoues, tu as adoré.

[...]

En rentrant, j'ouvre la porte et tombe nez à nez avec mon frère sortant des toilettes.
"Ca fait du bien de faire un gros caca"
Classe...
C'est à ce moment que j'ai le tort de prendre une inspiration (Vous allez me trouver ridicule, mais parfois, je me dis que je n'arriverai pas à vivre sans respirer. Becky Attitude)
WOUCHA WAH ! Mais c'est une infection !
- Ok, je penserai à ne pas utiliser ces toilettes pendant 15 jours...
- Tu abuses, une semaine ça suffira...
- Tu as déjà entendu parler du principe de précaution ?
- Du quoi ?
- En tout cas, ça fait du bien aussi de tirer un coup.
- Tu es parti pour tirer et t'es revenu juste après ?

Hé hé... De l'avantage d'être homo... Vas y, tu peux me jalouser.

03/08/2006

03/08/06 - 03:37

Introduction, je t'aime

Neige en août, pâté en croute.

En première année de Droit, on apprend, outre un tas de matières qu'on oublie rapidement comme c'est d'ailleurs le cas pour toutes les années ultérieures, la méthodologie pour faire plein plein de charmants petits exercices tels que le commentaire de texte, le commentaire d'arrêt, la dissertation et le cas pratique (rien que d'y repenser... Ô joie bonheur émerveillement et éjaculation abondante sans même me toucher )

Très intelligement, on ne voit la méthodologie de la note de synthèse que... Euh... Ah, en fait, on ne la voit jamais.
Rappelons que cet exercice est demandé pour devenir avocat, magistrat ou encore pour passer bon nombre de concours de la fonction publique.
Mais comme chacun sait, les étudiant en Droit qui finissent par tenter l'avocature, la magistrature et les concours de la fonction publique sont très rares (gargl !!!??), à quoi bon dès lors se fatiguer à leur faire pratiquer cet exercice, hum ??

Je me rappelle donc, il y a bien longtemps, alors que j'étais un tout jeune étudiant naïf et innocent, fraichement bacheliérisé, tout impressionné par la taille de l'amphithéatre plein à craquer, de mon professeur de Droit Constitutionnel, M. R, nous expliquant l'importance de l'introduction dans un devoir.
Elle devait marquer le correcteur, être une invitation à un voyage délectable dans les méandres de l'esprit tortueux du rédacteur du devoir...

Toutefois, il nous mit en garde : certes la phrase d'introduction est importante et se doit si possible d'être originale, mais elle ne doit pas non plus devenir du grand n'importe quoi.
Et il nous cita un exemple de phrase choc genre "une phrase choc" qu'il avait trouver un jour dans une copie:
"Neige en août, pâté en croute."

Six ans après, je m'en rappelle encore.

Je me rappelle aussi que nulle part dans mon cours de Droit Constitutionnel il n'était question d'un quelconque pâté en croute, ni même de neige...
Pour ce qui est du mois d'août, on doit surement pouvoir trouver des dates importantes, mais je ne suis pas sur que ça suffise pour sauver cette phrase d'introduction.

Pour ma part, le commentaire de mes partiels commençait par
"quel est le rapport entre une paire de chaussures le controle de constitutionnalité ?"
Evidement, là, comme ça, on peut se dire : oui, mais pourquoi ??
Qu'on se rassure, il y avait un raison logique, et j'ai eu 14.
J'en étais 'achement fier de ma p'tite phrase d'intro !
M. R l'a même citée lors de la correction ! (autre moment de fierté)
Je ne suis pas sur qu'un autre prof que lui aurait gouté cet humour...

(Merci pour l'inspiration)

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.