20/05/200616/05/2006Gay pride Angevine, je t'aimeAprès avoir longuement réfléchis, j'étais arrivé à la conclusion que déposer une bombe dans un TGV ne règlerait en rien mon problème de carte 12-25.
Certes ça défoule, mais c'est un tantinet risqué...
(Je parle pour moi bien sur. Je me soucie autant des éventuels passagers que de mon premier string à paillettes.)
Pour calmer ses nerfs, une petite marche, ça fait du bien.
Oh mais quel heureux hasard, c'est la gay pride à Angers !
Rejoingons donc Gai luron, Rudy et M. Klendal que je ne connais pas encore !
Point positif : la marche, c'est bon pour le coeur.
Sinon... D'accord c'est marrant de pouvoir pour une fois marcher en plein milieu de boulevard Foch (fortement déconseillé en d'autres circonstances si on tient à sa vie), mais c'est tout de même un peu chiant de marcher comme ça...
D'où l'utilité de diffuser une musique qui, au cas où on ne s'en serait pas rendu compte, confirme bien qu'on est à la Gay Pride.
J'apprends que nous sommes la première Gay Pride de France.
Wah, trop la classe.
Alors bon, quand je dis "première", je ne parle pas en nombre (on doit être un chouïa moins nombreux qu'à Paris... moui, à quelques milliers près...), mais au regard du calendrier bien sur.
Enfin, peu importe, nous sommes la première Gay Pride de France et c'est tout ce qu'il faut retenir.
Il m'agace un peu l'autre sur son char, à parler tout le temps des "homos, lesbiennes, bis et trans", rajoutant quelques fois "et même hétéros".
Certes, parfois ça se justifie.
Mais dans beaucoup de cas, pourquoi ne pas simplement parler de "personnes" ? Parce que les "homos, lesbiennes, bis, trans et même hétéros", ça regroupe à peu près tout le monde quand même, hein, grosso modo...
(Et ne me faites pas chier pour quelques hermaphrodites)
Place du Ralliement, la manifestation en rencontre une autre : celle d'un collectif pour les sans-papiers.
Dites, un PACS blanc, ça vous tente ?
Ca aurait été folklo de croiser une manif du genre anti-IVG tiens !
Toujours au Ralliement, après un bref historique rappelant entre autre que non, Stonewall n'est ni site mégalithique (ça c'est Stone Hedge, ignare) ni un film de Pink Floyd (ça c'est the Wall, inculte), une minute de silence.
On ne remerciera pas les organisateurs pour avoir diffusé à ce moment une odieuse petite musique.
On se serait cru dans un film hollywoodien, quand le héros meurt dans les bras de sa dulciné. Beurk beurk.
il faudrait rappeler aux gentils organisateurs que dans "minute de silence", si j'analyse bien l'expression, il y a "silence".
Donc, la chtite musique niaise : taglle.
Près de la mairie, on croise des voitures enrubanées. Oh un mariage.
Bonjour m'ssieur dame ! Et ayez une petite pensée pour les gens qu'on n'autorise pas à vivre ce que vous êtes ravis de vivre en ce moment.
Je discute avec une amie de Gai luron qui m'apprend que son fils (meu non pas celui de Gai luron, suivez un peu !) est sur un des deux chars (oui, il n'y en a que deux, on est à Angers, faut pas rêver).
Quand elle me le désigne, il me salue avec un grand sourire.
Ah tiens, on se connait ?
Après avoir promener un immense rainbow flag dans les rues du centre, nous finissons place François Mitterand.
Le fiston vient alors me claquer la bise d'une façon qui ne laisse aucun doute : il me connait.
Fichtre ! Mais d'où ?
(Tout commentaire du genre "Bouh ! Théo il se souvient même plus avec qui il couche" seront gentillement mais impitoyablement censuré. Je suis certain que mes relations avec ce jeune homme ont été purement amicales. J'ai du le croiser il y a longtemps, quand j'avais un amis dans l'asso organisatrice...)
Le moment le plus palpitant de cette gay pride sera la soirée qui s'en suivra, pendant laquelle je me replongerai avec délice dans les joies de la Viennetta et du Jungle Speed. 14/05/2006Carte 12-25, je t'aimeA la gare, on me confirme ce que je craignais, à savoir que la carte 12-25, on n'a droit de la perdre qu'une fois par an.
Et là, je n'ai pas eu du tout envie d'étrangler ma connasse de mère qui n'a pas eu l'idée, avant de mettre un de mes pantalons à laver, de regarder dans les poches si il n'y avait pas, par le plus grand des hasards, une carte 12-25.
Bordel de merde, si ça continue c'est moi qui vais m'occuper de ma lessive !!
Ben ouai, comment crois tu que je me débrouillais quand j'étais chez moi ? Je t'ai attendu pour faire ma lessive peut-être ??
Eh bien non ! Et en plus je vérifiais les poches de mes pantalons, MOI !
Tu n'as pas franchement prévu dans ton budget de raquer 60 € pour une carte à la con que tu as déjà acheté et qui était encore valable 6 mois ?
Ah mais mon bon Monsieur, on s'en branle sévère ! C'est la SNCF ici, on n'est pas là pour être agréable !
Putain, j'hallucine quand même...
Mais qu'est ce que ça peut bien leur foutre que je la perde une fois ou dix fois ma carte ???
Ca leur coute cher de la faire refaire peut être ??C'est trop cher de redonner un bout de carton imprimé et un étui en plastique ??
Pourtant, vu les frais qu'ils prennent pour le premier duplicata, je pense qu'ils doivent largement rentrer dans les leurs de frais !!!
Alors quelle pourrait être la raison de ne permettre qu'un seul duplicata, payant qui plus est, à part la volonté de faire chier le monde ???
J'ai beau chercher, je ne trouve pas.
Ah mais si, suis-je bête ! Arnaquer les gens bien sur ! 12/05/2006Traduction, je t'aime"You're a good kisser"
Merci grand fou...
"To kiss... Baiser ?"
Ah non grand fou, to kiss, c'est embrasser.
Baiser, c'est ce que nous allons faire ensuite.
En attendant, kiss moi again grand fou. 11/05/2006Acidité, je t'aimeEn regardant une de mes séries préférées ( "Les experts". Les originaux hein, ceux de Las Vegas. Parce que ceux de Manhattan et Miami, bof...) je m'énerve intérieurement contre mon tube digestif qui, tout aussi intérieurement, me fait souffrir.
A croire que toutes les parties de mon corps se sont donné le mot. Après l'orteil, l'oesophage.
J'attends les hémorroïdes avec impatience.
Je ressens comme une petite brulure partant de l'estomac et remontant l'oesophage, genre "je n'aurais pas du boire ce petit cul-sec de Destop, ça ne me réussit pas".
Enfin, je dis ça, je ne dis rien... Je n'ai encore jamais essayé le cul-sec de quelques produits ménagers que ce soit.
Quoique j'ai dû gouté certains alcool avec lesquels on pourrait très efficacement déboucher des chiottes...
Ca me fait souvent ça les lendemains de cuite.
Mais en l'occurence, je ne me souviens pas m'être cuité hier.
De plus, même dans l'hypothèse où je me serais livré à une orgie de substances alcoolisées diverses et variées, il serait assez étrange que je n'en ressente les effet qu'à 23h le lendemain...
Alors quoi ? Qu'est ce qu'il bouine mon oesophage ?
La réponse, c'est que quand mon médecin me dit de prendre des médicaments en milieu du repas, il faut prendre mes médicaments en milieu du repas.
Toute excuse du genre "mais ils sont dans ma chambre et ça me gonfle d'aller les chercher tout de suite, je les prendrais juste après" étant immanquablement suivie, plus d'une heure après, de la réflexion "Ah merde, fallait que je prenne mes médocs", sera dorénavant irrecevable. 10/05/2006Boitillement, je t'aime[Rien que pour toi, parce que je ne suis qu'une grosse baudruche qu'on gonfle à la flatterie, et même si je crois pas du tout à ce que tu dis, un petit article]
Ca faisait quelques jours que j'avais remarqué la naissance d'une petite rougeur au niveau d'un orteil (soyons précis : en haut à gauche de l'ongle du gros orteil droit).
Et voila que ça commence à devenir bien rouge et à me faire un peu mal.
Tout d'abord, j'accuse mes chaussures.
Ces salopes,non contentes de me faire perdre mon temps en cirage intensif juste pour qu'elles aient l'air présentable (est ce que je me cire la tronche moi ? Non ! Et je suis très présentable pourtant !), vont maintenant me ruiner un panard.
Je maudis le jour où je les ai achetées (Bien sur en solde ! Tu sais combien ça gagne un stagiaire ?).
Puis, rapidement, me revient en mémoire un épisode que je compte parmi les plus douloureux de ma vie : mon ongle incarné.
AH ! Quel bonheur ce fut de sentir s'enfoncer en moi chaque jour un peu plus profondément l'ongle de mon gros orteil gauche !
Quel ravissant spectacle que celui de cet orteil oscillant entre le joli rouge de l'infection et le ravissant jaune du pus qui s'écoulait des deux crevasses creusées par mon envahissant ongle, et qui en séchant formait une petite croute jaunâtre !
Je me souviens aussi d'être passé entre les mains d'un très charmant podologue (Je lui aurais bien mis autre chose que mon pied entre les mains...) qui s'était étonné de mon calme à des moments où il pratiquait sur mon pied des soins qui avaient tendance à faire grimper ses patients au rideaux de la douleur.
Je me souviens surtout d'avoir finis entre les mains d'un chirurgien qui m'avait charchuté l'ongle, n'en laissant plus au milieu de mon orteil qu'une légère bande d'à peine cinq millimêtres.
La piqure d'anésthésiant me donna l'impression qu'on tentait d'insérer 3 litres de liquide dans mon (pourtant si petit) orteil. C'était ensuite assez bizarre de regarder cet orteil, en apparence normal, mais qui, dès que je fermait les yeux, me donnait l'impression d'être gros comme un ballon de foot.
Quand je vis le chirurgien découper mon ongle et tirer dessus de toute ses forces (et quand je dis "de toutes ses forces", c'est "de toutes ses forces" !), je ne pus toutefois que remercier la science pour cette piqure.
C'était comme s'il essayait de m'arracher la jambe rien qu'en tirant sur l'ongle.
Béni soit les anésthésiants.
La perspective de revivre ce genre de chose (quoique le podologue, je le revivrais bien...) m'enchantant au plus haut point, je fis donc ce qu'il y avait de mieux à faire face à un problême : l'ignorer.
Autruche attitude. La tête dans le trou.
Mais la réalité, cette pute, est cruelle. Et elle n'allait pas me laisser m'en tirer à si bon compte.
(Pute j'ai dit !!)
Après un week end à ne souffrir que légèrement (mais pour que je me résigne à remplacer d'élégantes chaussures noires par une paire de basket rouge alors que je suis en costume, et même si ce n'est qu'en fin de soirée, il fallait que je souffre un peu), le retour au travail fut fatal.
Et moi je fus bancal, me baladant dans l'usine en boitant comme un quasimodo des temps modernes (le quasimodo des temps modernes porte une blouse, des chaussures de sécurité, il a bac + 5 et du gel dans les cheveux).
La douleur, légère au réveil, allait en s'accroissant, et finis par me contraindre à appeler :
- tout d'abord mon docteur (RDV le lendemain à 10h, ça me fera un excuse pour ne pas aller bosser)
- puis ma mère (RDV le jour même à 17H30, j'avais une bonne excuse pour me faire ramener en voiture).
C'est avec une béquille, empruntée à mes grands parents (c'est mon grand père qui fête ses 80 ans, c'est moi qui ai une béquille, tout fout le camp) que je me pointe au cabinet de mon docteur.
Je lui explique mon cas et que je pense avoir comme un panari (l'hypothèse de l'ongle incarné me semblait finalement peu probable).
Elle me répond que ça doit plutôt être un ongle incarné (l'hypothèse de l'ongle incarné réapparait hélas probable).
A l'examen, ça ne lui en semble heureusement plus un.
Je me sens bien mieux... jusqu'à ce qu'elle envisage de couper court aux supputations pour couper tout court, et au bistouri.
Je deviens aussi blanc que mon orteil est rouge.
Je n'envisageais pas de me faire trouer aujourd'hui.
Et que je te badigeonne de bétadine (Eh oh, doucement quand tu appuies, j'ai mal moi !)...
...et que je cherche où j'ai bien pu ranger ces satanés bistouris (ça rassure toujours de voir la femme qui va vous charcuter ne plus se souvenir de l'endroit où elle range ses instrument de torture, on se sent en confiance)
...et que je me dis qu'il pourrait être bien de passer une paire de gant (ah oui, ça pourrait être une bonne idée, vraiment oui !!)...
...et que je sors mon bistouri de son emballage stérile...
...et que je m'approche de mon patient livide...
Le patient, dans un geste dicté par ce merveilleux don de la nature qu'est l'instinct de survie, recule brusquement son panard endolori à l'approche des mains gantées de latex.
Mon docteur sourit.
Moi non.
Bon promis-juré, la prochaine fois que je viens je m'achète une paire de couilles, mais en attendant, y a pas moyen d'échapper à ça ???
Allez, allez, c'est pour mon bien.
Je détourne la tête.
"Ca y est."
Hein ? Quoi ? Déjà ? Tout de suite là ?
Le temps que je tourne la tête ?
Un instant, je me sentirais presque pitoyable d'avoir été au bord de l'évanouissement pour "ça".
Ok, soyons honnête, j'ai été pitoyable.
Elle a juste enfoncé légèrement la lame du bistouri pour faire un trou et évacuer les saloperies pullulant là-dedans. Elle me dit que ça a bien giclé quand elle a percé.
Antibiotiques, anti-inflammatoires, bétadine, si ça ne s'arrange pas je reviendrais.
Et zou ! Je cours vers de nouvelles aventures.
Mais toujours en boitant. 08/05/200680 ans de mon grand père, je vous aimeLa date était fixée depuis longtemps, et gare à ma gueule si j'avais osé l'oublier.
Ma reine mère m'avait bien sorti que je n'avais qu'à ne pas venir si je ne voulais pas (sur un ton qui ne faisait que renforcer ma certitude qu'il fallait que je sois présent), je lui avait aussitôt répliqué que je n'avais pas envie de la voir me tirer la gueule pendant les 6 prochains mois. Je dois déjà subir régulièrement ses sous-entendus réprobateurs sur ma prétendue attitude de mauvais-petit-fils-qui-ne-va-pas-voir-assez-souvent-ses-grand-parents qui-ont-pourtant-bien-besoin-de-coups-de-mains-pour-plein-de-choses-qu'il-ne-peuvent-plus-faire-tout-seuls, je n'allais pas lui rajouter un motif de reproche supplémentaire, je ne suis masochiste qu'au lit.
Au passage, pour elle, seuls mes grands parents maternels semblent avoir un besoin vital de ma présence régulière. Le fait que je vois encore moins souvent mes grands-parents paternels, ses beaux-parents donc, ne parait bizarrement pas l'émouvoir plus que ça...
Malgré les sollicitations, j'avais donc prévenu que je ne pourrais pas être à Orléans le samedi, ni à Paris le dimanche.
Dès le vendredi soir, de la famille dort à la maison.
Pas de problème bien sur, mais le petit Emmanuel, là, d'accord il est mignon comme tout, mais il se réveille à quelle heure le matin ? Parce qu'il m'a l'air d'avoir de la voix le mioche, et moi je compte faire ma grasse matinée !
Je rassure quand même ses parents en leurs disant que j'ai le sommeil lourd et que du coup, je ne pense pas qu'il me réveillera.
Ce faisant, je me rassure moi même, car me réveiller quand j'ai envie de dormir, c'est un peu jouer avec la vie... Et je n'ai pas envie de gâcher le week-end en le commençant par le meurtre sauvage d'un très jeune petit cousin qui n'arrive pas à contrôler ses hurlements.
Heureusement, les premiers hurlements que j'entends de lui sont émis après que je sois réveillé, on évite donc le scénario catastrophe.
Mon samedi après-midi fut occupé par un stage de conduite sur piste mouillée pendant lequel je redécouvris les joies de la glissade en voiture.
Souvenirs, souvenirs...
En rentrant, je découvre ma maison envahie par une arrivée massive de membre de la famille. Hum... Je dois vraiment dire bonjour à tout le monde ?
La politesse l'impose, je prépare donc mes lèvres pour les bises aux femmes et aux enfant, et mes poignets pour les viriles poignées de mains aux hommes.
A ce moment, la grande inquiétude de ma mère est "As tu vu avec ton frère comment vous vous organisez pour ce soir ??"
Eh oui, il fallait loger la famille, et ma chambre, comme celle de mon petit frère, fut naturellement réquisitionnée. Je devais donc me faire loger chez mon grand frère.
Quand j'ai appris ça, je me suis bêtement dis que ma mère avait sûrement prévu les modalités de cet hébergement, mais que nenni, nous devions nous en charger.
Ne sachant même pas si j'étais sur Angers le samedi soir, ou si je faisais une petite virée sur Nantes, je ne m'en étais bien sur pas occupé.
Et puis franchement, c'est quand même le genre de chose qu'on peut facilement improviser à la dernière minute...
Oui, mais ma reine mère ne goûte pas trop les joies de l'improvisation. Je pense qu'il ne faudrait jamais que je l'emmène en week-end avec moi puisque 3 fois sur quatre, rien ne se passe comme prévu (si tant est qu'il y ait à la base quelque chose de prévu...).
Alors je vois ça rapidement avec mon petit frère.
C'est à ce moment que j'apprends que son matelas pneumatique, celui qui va être très utile pour dormir ce soir, n'a plus de bouchon.
Tiens tiens, mais dis moi, c'est bien moi qui l'ai utilisé pour la dernière fois, hum ? Ok, donc c'est moi qui l'ai perdu ? Ah. Mais bien sur que je vais le retrouver !
S'en suit un petit moment de panique pendant lequel j'essaie désespérément de me rappeler de ce que ai bien pu foutre de ce putain de bouchon de matelas.
Tout d'abord, fouiller mon sac.
Rien.
Ca commence mal.
Encore un instant de réflexion, accompagné de quelques bordées de jurons (parce que putain de bordel de merde c'est possible, non de Dieu, de paumer systématiquement un truc chaque fois que j'emprunte quelque chose à un de mes salopards de frangins !) et je me souviens que je n'ai pas pris mon sac pour aller sur Bordeaux, mais ma valise !
Ah quel étourdi je fais ! Fouillons donc la valise !
Dans la valise, que dalle.
Bon, c'est la merde.
A court d'idée, j'appelle Céline pour savoir si elle n'aurait pas, par le plus grand des hasards, retrouver un bouchon dans ses affaires après notre week-end Bordelais.
Niet.
Ah. Ca sent le roussi pour moi.
Puis, une illumination : Je n'ai pas fouillé le blouson que j'avais pris quand j'étais sur Bordeaux !
Mon coeur peut se remettre à battre normalement, j'ai enfin retrouvé le bouchon.
A ce moment, je tilte sur le fait que mon duvet n'est plus à sa place, mais étendu sur un petit matelas, dans le but évident d'accueillir les nuitées d'un des jeunes membres de ma famille.
Alors si je résume, on m'exile de ma chambre et on me confisque mon duvet. Et je dors comment moi ??
Le repas du soir fut fort sympathique et les conversations proches du n'importe quoi, ma famille n'étant pas forcément des plus tristes qui soit, surtout autour d'une table et après quelques bouteilles.
On eu donc droit à des grands moment de fou rire.
Je me rappelle ainsi d'Alain disant à sa fille qu'elle devait enfiler un pull, de celle-ci répliquant que sa mère lui avait dit qu'elle pouvait s'en passer, et de la-dite mère avouant "Fais ce que dis ton père, maman a un peu bu...".
Nous étions tous pliés.
Puis, les parents évoqués ci-dessus vivant actuellement sur Bourges, nous demandent comment s'appellent les habitants de cette ville.
On doit leur poser la question à chaque fois qu'on les voit, et oublier la réponse à chaque fois qu'on les quitte.
Exit les Bourgeois, il s'agit des Berruyers (orthographe non certifié conforme, mais phonétiquement ça doit être ça).
Je rajoute alors "Et les habitants de Bourg-la-Reine, on les appelle comment ? Les chanceux ?".
Eclat de rire.
Mon père s'exclame "Mais qu'il est con !", ma mère " C'est ton fils !", mon père "Ah non c'est le tien !" et Alain "Il tient bien de ses deux parents".
S'en suit quelques questionnements sur le nom des habitant de "Bois-le Roy" (Les chanceuses ?) ou encore de Fourrequeue (Laissez parler votre imagination...).
Je passe ici sur les discussions concernant les effets aphrodisiaques des boudins antillais ainsi que sur les délires concernant ce que je pourrais faire subir au chat de mon frère ou ce glob risque de tourner au graveleux.
Après avoir goûté à la poire de mon arrière grand père (Wouuuachaaaaa ! Ca décalotte les couettes !!), tout le monde va se coucher.
Je rentre avec mon frère et sa copine, le ptit dernier, parti fêter un anniversaire, nous rejoindra plus tard.
Une fois arrivés, nous gonflons deux matelas deux places. Moi et mon petit frère étant attachés à notre confort, il était hors de question que nous en partagions un.
Le problème des duvets est résolu puisqu'il y a ce qu'il faut chez mon frère.
Au réveil, les premiers mots qui sortirent de la bouche de mon petit frère ressemblèrent un peu à ça:
"Sale enfoiré t'as ronflé comme un porc !"
Et dire que je m'étais justement vanté la veille de ne jamais ronfler...
On va dire que c'est à cause de ce rhume que je me traîne depuis quelques semaines...
Nous sommes censés aller à une messe à 10h30.
Non par conviction religieuse, loin de là, mais uniquement pour faire plaisir à nos grands-parents pour qui cela semblait être très important... Ok, on va faire un effort.
La perspective de devoir me lever à 9H un dimanche matin m'enchantait très moyennement.
Comme prévu, le réveil est difficile... Et il faut encore prendre la douche, le petit déjeuner, s'habiller...
Nous arrivons à la messe avec plus de 20 minutes de retard.
Si nous prions en arrivant, c'est uniquement pour que les portes de l'église ne grincent pas afin de pouvoir entrer discrètement.
A la sortie nous saluons tous les membres de la famille qui ont eu le courage de venir à l'église, et presque invariablement, ceux qui étaient là au repas de la veille demandent des nouvelles du chat.
Non, je ne l'ai pas touché, non je ne m'en suis pas fait un oreiller.
Après la messe, passage par la maison pour me changer, me raser, et me coiffer. Oui oui, tout ça dans cet ordre.
On peut le dire, ce n'est pas très intelligent de ma part...
Je dois avoir la peau très sensible (je suis un garçon sensible, je n'arrête pas de le dire !) et chaque fois que j'utilise un rasoir neuf (j'en pique un de temps en temps dans le paquet de BIC de mon père) je me fais immanquablement une série de coupures un peu partout sur le visage.
Bien sur, je prends un rasoir neuf et je m'entaille le cou.
Et à coté de mon cou il y a quoi ? Il y a le col immaculément blanc de ma chemisette.
C'est ballot.
Les taches sont néanmoins très discrètes et ne gâche en rien mon élégance totale dans mon costume gris à fines rayures blanches, accompagné d'une chemisette blanche (et rouge-sang au niveau du col) et d'une cravate ayant comme motifs... des téléphones portables (cravate offerte par mes parents qui trouvent que je suis souvent au téléphone).

Le temps d'aider mon frère, qui a deux mains gauches quand il s'agit de faire un noeud de cravate (d'ailleurs j'ai mieux réussis son noeud que le mien, je suis vert) et nous rejoignons tout le monde au restaurant.
On mange (bien et trop), on boit (bien et trop), c'est la fête.
Les enfants et les petits-enfants chantent une petite chanson, mon grand père a les yeux mouillés.
Ok papy, je sais que le début était un peu faux, mais il n'y a pas de quoi pleurer non plus...
Il aurait juste fallut apprendre aux serveurs à sourire et ça aurait été royal.
A 16h30 passées, repus, nous rentrons tous à la maison.
Je me tâte.
Je me tâte beaucoup.
(Quoi ? Il faut que je précise ce que je veux dire ?? Sinon on va penser que je me suis livré à une séance d'onanisme ??? Pfff… Y en a qui ont les idées mal placées…)
Donc, j'hésite.
J'ai largement le temps d'aller choper le train de 17h37 en direction de Paris pour passer la soirée à m'occuper de la fête à l'attitude homosexuelle.
Je renonce au dernier moment.
J'ai la mauvaise idée de dire à ma belle soeur préférée (oui je n'en ai qu'une, et alors ?) que j'ai un blog mais que je ne veux pas lui en donner l'adresse.
Mon petit frère fait le pari de le trouver en un quart d'heure.
Il mettra 6 minutes.
C'est le ragondin qui m'a trahi... Je n'aurai pas du le mettre en avatar sur MSN pendant si longtemps...
Ma grand-mère remarque tout d'un coup que je suis tout beau en costume-cravate.
Euh... Mamy... J'ai été comme ça toute la journée...
Un peu plus tard, elle insiste pour me faire un bisou.
Euh... Papy, tu lui as fais boire quoi ??
"Oh ! Mais j'ai bien le droit de faire un bisou à mon petit-fils ! C'est mon chouchou lui !"
Bon allez, dans mes bras et fais moi un gros poutou !
Peu après, comme si nous avions faim, nous nous remettons à table.
Warf, et on se gave de nouveau, c'est la fête !
Pour occuper les enfants, on leur passe un DVD. Pour la troisième fois du week-end, c'est "Cendrillon" qu'ils réclament.
A la fin, il ne reste plus devant la télé que 3 mecs dont l'age aurait pu faire penser qu'ils n'allaient pas forcément finir devant "Cendrillon"...
J'étais dans le lot.
Ouai, mais c'est quand même 'ach'ment bien Cendrillon !
D'accord, ce n'est que l'histoire d'une pauvre gourdasse, trop cruche pour envoyer chier sa conne de belle-mère et ses pétasses de belles soeurs, qui va évidement tomber amoureuse d'un Prince qui va lui-même tomber amoureux d'elle, alors qu'ils ont juste danser 3 valses ensemble, et qui va se marier rapidement parce que de toute façon une fille ne peut avoir comme seul objectif dans sa vie QUE de se marier, mais ça reste un Disney à l'ancienne, et donc c'est quand même bien, et taggle.
Le repas se termine par un petit Calva.
La plupart de la famille repart le lendemain matin. Je ne serais évidemment pas levé (faut pas pousser... J'ai déjà fait un effort pour la messe hier...) donc je dis au revoir à tout le monde.
Lundi soir, je regarde les photos prises pendant le week-end.
Et là, c'est le drame.
PETARD !! JE SUIS PROCHE DU BALEINEAU SUR CES PHOTOS !!!
Je suis zénaurme. C'est torrible. 02/05/2006Rotation terrestre, je t'aimeCe devait être un peu après 18h, en rentrant de mon stage.
Je fais les cents pas derrière l'arrêt de bus, mes écouteurs vissés sur les oreilles.
Dans le sens de la route, puis dans l'autre.
Dans le sens de la route, puis dans l'autre.
Dans le sens de la route, j'ai le soleil presque de face.
Alors je baisse un peu la tête et je plisse les yeux.
Dans l'autre sens, j'ai le soleil de dos.
Je me redresse, les yeux grands ouverts.
A coté de moi, une barre d'immeubles projette son ombre.
Celle-ci ne déborde que de très peu à coté de la petite haie encerclant le batiment.
Dans le sens de la route, je marche en frolant la haie.
Le soleil ne me gène plus, ce sont les merdes de chiens que je dois maintenant éviter.
Dans l'autre sens, je m'en éloigne un peu.
Je peste contre les sales clébards qui ont chier sur le trottoir.
Dans le sens de la route, je me rapproche à nouveau de la haie.
Je me dis qu'un jour, si je surprends quelqu'un laissant déféquer son chien sur un trottoir, je ramasserai la merde à pleine main pour la lui lancer au visage.
Dans l'autre sens, je m'éloigne machinalement de la haie.
Je remarque que l'ombre a beaucoup grandi à coté de la haie et que...
...Dans le sens de la route, je n'ai plus à me rapprocher si près de la haie.
L'ombre de l'immeuble couvre maintenant une bonne partie du trottoir.
Parfois, on a l'impression que la Terre tourne plus vite. 01/05/2006Mission impossible II, je t'aimeJe rentre d'une soirée où j'ai réappris à jouer à "Wanted" et où j'ai découvert un cocktail "Vodka-Get 27".
Mon frère est dans la salon avec deux amis. Je lui demande s'il m'a enregistré "FBI, portés disparus" et j'apprends que non.
Bon. Il ne sert à rien ce ptit con.
Je suppose que c'est parce que, étant invité à manger chez ma tante, il est rentré trop tard... Oui, mais pas seulement !
Ah ? il y a une autre raison ?
Apparement oui, et d'après ses dires, elle va me plaire.
Tiens donc... Et cette raison c'est ?...
...C'est qu'il a enregistré Mission Impossible II.
Devant mon air déconfit il s'explique :
"Mais il y a Tom Cruise ! Ca devrait te plaire !"
Mouai.
Primo, j'ai déjà vu ce film. Secundo, je ne suis pas spécialement fan de Tom Cruise...
Un de ses amis part et nous matons quand même la grosse machine hollywoodienne qui n'a de "Mission impossible" que le nom, tant on n'y retrouve pas l'esprit de la série.
Le premier opus s'en éloignait déjà pas mal, le second enfonce le clou.
Ca reste toutefois un divertissement très agréable si on ne s'amuse pas à relever tous les clichés et toutes les invraisemblances.
Pas de chance, j'étais d'humeur critique ce soir.
Et on voit le méchant contraindre un patron d'une multinationale pharmaceutique à lui céder 51% des actions de sa société.
"Bah voyons ! Le PDG est bien sur actionnaire majoritaire de sa boite, c'est évident !"
Et on voit le patron demander à un subalterne de procéder immédiatement au transfert.
"Et évidemment, en Australie, on vend des actions comme ça, sans problèmes... Et il n'y a aucune procédure de déclaration en cas de franchissement de seuils ! Les scénaristes n'ont jamais fait de droit boursier..."
Mon frère aussitôt :
"Je te rassure, apparement ils n'ont jamais fait d'informatique non plus..."
Mission invraisemblable.
Le troisième volet sort bientôt, ça va encore être du bon grand n'importe quoi. ;-) Insupportable, je t'aimeJe suis moi.
Je suis ici.
Je suis en ce moment.
C'est insupportable.
Ce soir, je dormirai mal.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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