30/03/2006Volume, je t'aimeMonter le son.
A s'en faire péter les tympans.
Ne plus s'entendre penser.
"Won't you miss me like a hole in the head ?"
J'ai monté le son.
A m'en faire péter les tympas.
Je ne veux plus m'entendre penser. 29/03/2006Billet de Maître Eolas sur le CPE, je t'aimeEnfin un texte clair, intelligent et argumenté comme il se doit (c'est à dire en sa basant sur le texte et non sur des fantasmes montés en chantilly par des personnes plus ou moins intellectuellement honnête) sur le CPE !!
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/03/25/309-faisons-le-point-sur-le-cpe
Même moi, je n'aurais pas fait mieux si j'avais essayé.
(quelqu'un m'a traité de mythomane prétentieux ??)
Forcément, c'est un avocat qui l'a rédigé.
Je vais finir par croire que c'est un métier formidable.Il faudrait que je me renseigne sur l'accès à cette profession... Je pourrais commencer des études de Droit, ce serait sympa...
La plupart des idées véhiculées par les opposant au CPE en prennent pour leur grade et comme l'auteur, on finit par se demander : pourquoi tout ce foutoir ?
(Je répondrais bien:
- parce que la gauche essaye de bouger pour faire croire qu'elle est en vie,
- parce que les syndicats sont contents d'avoir l'impression d'entrainer des gens,
- parce que les étudiants sont jeunes et que quand on est jeunes, on aime bien manifester,
mais ce serait un tout petit peu simpliste)
On se demande aussi : mais pourquoi le CPE ?
(Je répondrais bien :
- bonne question ! Peut être que Villepin s'embêtait ce jour là...
mais je n'aime pas avouer que je ne sais pas)
C'est dommage que je n'ai pas pu lire ce billet hier car ce midi, avec me collègues, nous avons eu une discussion à ce sujet, et j'aurais bien aimé pouvoir briller un peu de par ma connaissance du sujet.
J'ai pu constater que nous étions tous surpris de l'ampleur de ce mouvement face à un projet ressemblant surtout à une "coquille vide".
J'avais une forte envie d'en faire un rapide copier-coller dans mon glob quand j'aperçu ceci:

Bon, je me contenterai donc du lien vers l'article objet de toute mon admiration.
Certes, il y à quand même peu de chance pour que l'auteur tombe par hasard sur mon blog, encore moins qu'il découvre cet article.
On s'enfonce même dans un taux de probabilité frolant le zéro absolu si on tente de s'imaginer un instant qu'il puisse être un lecteur assidu de mon glob (Pourtant il devrait... La lecture de mon glob est recommandée par l'Organisation Mondiale pour la Santé et l'Assemblée Plénière de la Cour de Cassation !)
(quelqu'un m'a encore traité de mythomane prétentieux ?)
Mais je m'en voudrais fortement d'aller à l'encontre des désirs d'un bloggeurs qui m'a l'air d'avoir un blog ma foi très intéressant.
Par ailleurs, jun peu de respect de la loi ne faisait pas de mal et en plus, en ne recopiant pas ce billet, je pourrais, sans crainte de faire un article trop long, me permettre de divaguer sur ce thème et de remercier au passage le bloggeur qui m'a donné connaissance de ce lien: Merci donc Chocacao ! 28/03/2006Pétition de la FIDL, je t'aimeJe suis tombé sur un lien vers une pétition contre le CPE.
Elle était sur le site de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne.
"Après l’apprentissage à 14 ans, les violences scolaires et les portiques de sécurité à l’entrée des lycées, après la fin des ZEP et les suppressions de postes d’enseignants, le gouvernement à une nouvelle idée de génie : le Contrat Première Embauche !"
Là déjà je me marre un peu...
Parce que faire se suivre un raz le bol des violences scolaires et une critique de la mise en place de portiques de sécurité... :-)))
Evidemment le raz le bol de l'un est tout a fait compatible avec la critique de l'autre, mais quand même, les deux à suivre, cash comme ça, je trouve ça marrant ;-)
L'apprentissage à 14, je suis mitigé...
D'accord ça permet à des gosses que les études font royalement chier d'aller directement apprendre un métier... Mais je trouve ça un peu jeunes quand même...
Et puis merde, j'aimeraiS bien que notre jeunesse ait un minimum de culture.
Déjà qu'au sortir du collège certains savent tout juste lire et écrire correctement (Et ça, si on ne l'apprend pas jeune, c'est foutu. Il n'y a qu'à voir certains blogs pour s'en convaincre...) et que le niveau d'un bachelier est rarement plus que passable (et je sais de quoi je parle, j'ai été bachelier)...
Pour ce qui est de la fin des ZEP, je n'ai pas l'impression qu'il faille le regretter.
J'ai cru entendre pas mal de critique sur ce saupoudrage inefficace de fonds supplémentaire.
Quand à la suppression des postes d'enseignants, cela fait hélas des années que ça dure mais cela sembre être l'initiative exclusive du gouvernenement actuel. Tiens donc...
Enfin bref, je m'emporte...
Voilà ce que je lis sur ce site à propos du CPE :
"C’est permettre aux patrons qui embauchent des jeunes de les licencier sans motif et quand ils veulent pendant une période de deux ans. En plus, ce contrat ne garantit même pas aux jeunes d’être définitivement embauchés à l’issus des deux ans…"
Je me sentais en verve, je n'ai pas pu m'empêcher de me fendre d'un petit mail...
"
Pour information, je vous rappelle juste que le CPE est un CDI, et que donc, dès la signature, l'employé est DEFINITIVEMENT embauché.
Il y a juste des modalité de licenciement très allégés (trop?) pendant la "période de consolidation" qui est de deux ans (incluant les stage, CCD et mission d'intérim effectués dans l'entreprise avant l'embauche en CDI, ce qui peut en réduire la durée effective).
Ca ne dispense pas l'employeur d'avoir à justifier d'un motif sérieux de licenciement si le salarié l'attaque aux prud'hommes, comme pour tout licenciement dans un CDI.
(Et tout le monde sait que les prud'hommes sont très favorables aux salariés)
Critiquer, c'est bien.
Connaitre ce qu'on critique, c'est mieux ;-)
Bonne grêve !
" Crédibilité, je t'aimeJ'ai dû sévèrement énerver ma responsable aujourd'hui.
La pauvre est un monstre de patience avec moi, même quand je sens que je la gonfle bien comme il faut, elle sait rester calme. Elle m'impressionne.
Aujourd'hui, comme tous les jours, j'envoie par mail le "daily report", rapport journalier indiquant les chiffres de production, de ventes, de garanties, les objectifs, et d'autres réjouissance de ce genre.
Tout ça vient pour la majeure partie d'un logiciel dont j'extrais certaines données que je recopie ensuite dans un fichier Excel dont j'envoie par mail un des onglets où se trouve récapitulés ces chiffres.
Donc, tout passe par informatique... Alors forcément, j'ai mis un temps fou à réussir à le faire correctement (au grand désespoir de ma responsable qui a souvent dû songer à me virer sèchement).
Depuis la semaine dernière, j'ai eu deux mails de Pologne pour me faire remarquer que j'avais indiqué des chiffres faux.
C'est la honte, mais au moins je me suis dit qu'il y avait des gens qui lisait le rapport... (parce qu'en Février, personne ne m'avait dit que la quasi totalité des chiffres de ventes étaient faux ! Heureusement que je l'ai vu...)
Et ce matin, à peine une heure après l'envoie du mail, j'ai une réponse de ma responsable, actuellement en déplacement en Pologne.
Tout de suite, je me suis dit que j'avais encore fait une connerie (de plus).
Et en effet. Il y avait des erreurs.
Elle me pria donc d'être plus rigoureux et pointa les erreurs:
- la courbe du graphique devient hors cadre, faudrait peut être songer à changer l'échelle.
- le dit graphique indique un certain montant de vente, la logique voudrait que ce soit le même que celui indiqué par le tableau des ventes. Pourquoi n'est ce pas le cas ??
- le chiffre des objectifs est de toute évidence faux.
Elle rajoute au passage que ce rapport remonte à la branche.
Oui, ce serait bien si je pouvait éviter de nous faire passer pour des guignols... Déjà qu'on est l'une des plus petite sociétés du groupe...
"Le rapport perd malheureusement toute crédibilité, et toi avec."
Woucha ! Prends toi ça dans les gencives mon garçon ! 27/03/2006Contrat Première Embauche, je t'aimeQu'est ce qu'on rigole avec ça ! C'est un peu le nouveau hochet des Français après le TCE, la grippe aviaire et le chikungunya.
Mais quelle mouche a piqué Villepin pour qu'il nous ponde ça maintenant ? Il aurait quand même pu se douter que ça ne passerait pas inaperçu !
Il aurait du prendre exemple sur le Contrat Nouvelle Embauche dont personne ne connaissait l'existence il y a à peine deux mois et faire voter le CPE à une période où les gens pensaient à autre chose...
Tiens, pourquoi il ne l'a pas fait voté avant les vacances de Noël ? Ca aurait été parfait !
Qui pense à la politique quand le monde ne semble plus tourner qu'autour de préoccupations aussi importante que "Mais comment ça se fourre une dinde ?" ou encore "Elle le préfèrera bleu ou rose ce pijama en pilou-pilou que je compte lui offrir ?"
Et puis il fait froid, personne n'a envie de sécher les cours ! Surtout pas les étudiants qui sont en train de préparer leurs partiels...
Non, vraiment, fallait être stupide pour faire voter le CPE juste quand le temps commence à se réchauffer.
Résultat, il n'y a pas que le temps qui se réchauffe, les esprits aussi.
Enfin, quand je dis esprit, il ne faut pas non plus traduire par lumière... Parce que c'est quand même un festival d'ânerie grace aux CPE...
Bon, rien d'étonnant non plus à entendre l'UNEF, toute voiles dehors, débiter des inepties, cela fait longtemps que je les soupçonne de ne recruter que parmi les rescapés de lobotomies expérimentales.
Et c'est touchant d'entendre toutes ces jeunes qui visiblement non jamais mis les pieds dans une entreprise, te parler du monde du travail comme s'ils y connaissaient quoi que ce soit...
Le must est atteint avec des collégiens qui se mettent en grève contre... les Conseillers Principaux d'Education. Eh oui, on a tous dans le coeur un petit CPE à détester.
Bon, ça rale, ça rale... Mais pourquoi ?
Alors on regarde le CDI, on regarde le CPE, et... Et quoi alors ??
Ben pas grand chose :
une pauvre "période de consolidation" de deux ans (et encore, les stages, les CDD, les missions d’intérim et les contrats en alternance effectués dans l’entreprise rentre en compte pour le calcul des deux ans...).
-Et qu'est ce qu'il se passe pendant les deux ans ?
-Bah le méchant patron il peut virer le gentil n'employé.
-Bouh. Pas bien.
-Et en plus, il peut le faire sans raison.
-Ouai, c'est pas cool. Et après, une fois le salarié viré ?
-Oh ben il va en reprendre un autre.
-Oh oui, c'est un coup bas dis donc...
-Mais il peut ne reprendre personne.
-Mon Dieu, comme un CDD non renouvelé. Supprimons le CDD.
-Alors tu vois, c'est horrible pour le jeunes.
-Pour sur, ca va leur faire une ligne sur leur CV... 2 ans d'expérience... Justement le genre de chose que les employeurs reprochent aux jeunes travailleurs de ne pas avoir....
- Tu vois, je te dis que c'est terrible pour les jeunes !
Je caricature à peine...
Entendre pester contre "la précarité" me fait doucement rigoler. C'est tellement mieux d'enchainer des stages sous payés, des CDD et des périodes de chômage que d'avoir un CDI dans lequel on risque, oh mon Dieu, de se faire virer.
Mais ils espèrent quoi les manifestants ? Trouve un job payé 5 000 € à la sortie des études et en plus le garder à vie ? Ils pensent qu'avoir un CDI a jamais empêché qui que ce soit de faire virer ?? Ils ont tous des parents fonctionnaires ou quoi ?
Et de s'entendre répéter qu'on peut être virer sans raisons.
Ben oui, compte là dessus et bois de l'eau fraiche...
Va discuter avec les juges des Prud'hommes qu'on se marre un coup...
C'est sur qu'ils ne vont absolument pas se faire une joie de coller des indemnités pour licenciement abusifs, ou discrimanatoires ou d'autre réjouissances de ce style... Ce n'est pas du tout leur genre !
Parce que même avec une procédure de licenciement proche de l'épaisseur d'une feuille de papier cigarette, si un "nouvel embauché" se fait virer sans aucune raison, il aura tout autant de chance de gagner aux Prud'homme que n'importe qui en CDI classique...
Au final, je vois juste un dispositif qui tente de pousser les employeurs à embaucher des jeunes avec cet argument psychologique : vous pourrez le virer plus facilement et sans problême pendant 2 ans si vous voulez !
Le virer oui, plus facilement c'est sur, sans problême c'est loin d'être garantis...
Et sur un poste qui a besoin d'une formation assez longue, qui seraient assez stupide pour dégager quelqu'un qui connait le poste et le remplacer par un nouveau qui ne connait rien et pour qui il faudrait encore perdre du temps à le former ?
Alors ça va défiler... Et puis faire grève...
Pour quoi ? Pour ça ??
Ca fait plaisir à la gauche qui à défaut d'avoir des idées vient de trouver quelque chose à dire.
Ca fait plaisir au syndicats ("classiques" et étudiants) qui ont ainsi l'impression d'avoir une existence et de servir à quelque chose
Ca fait plaisir aux jeunes qui défilent, parce que une jeunesse sans manifester, ce n'est pas vraiment une jeunesse.
Ca fait même plaisir à Sarkozy qui peut se la jouer genre "moi je n'aurais pas utilisé ce genre de méthode pour faire passe un texte si polémique".
Le seul truc drole de tout ce foutoir, c'est d'avoir vu sur France 3 un reportage sur une manif parisienne.
On y voyait une bande d'anar, drapeau rouge, qui apercevait une bande de nazillons, drapeau noir... Et les voila qui commencent à tous se mettre sur la gueule.
Le commentateurs des images souligne ensuite que les CRS avaient pour une fois laissé faire.
Oh... Mais pourquoi ne sont il pas intervenus pour empêcher ces braves gens de se battre ?
Gniark gniark gniark !!
Je ne suis pas pour le CPE.
Mais au fond je m'en fiche.
A coté du CDI et du CDD, il y a actuellement plus d'une dixaine de contrats de travail spécifiques. Ca en fera un de plus.
Je pense que ça créera peut être quelques emplois...
Au final, c'est surtout beaucoup de bruit pour rien.
En fait, c'est tout juste bon à faire chier les étudiants en droit qui devront se taper un chapitre de plus dans leurs cours de droit social !!!! 25/03/2006Echo, je t'aimeTentative de téléchargement d'une chanson par Kazaa (38€ d'amende, je sais).
Et là, c'est le drame, mon Kazaa déconne.
Je soupçonne le fire wall que mon frère vient d'installer sur mon pc ("ouai, le fire wall que tu as il est tout pourri, je vais t'en installer un mieux") de faire des siennes.
Peu importe, un ami compréhensif me propose de me le télécharger puis de me l'envoyer.
Refuser serait une insulte à sa gentillesse, j'accepte.
Il tente de me l'envoyer via la messagerie instantanée... Ca plante. Le fichier doit être trop gros.
Second essai: re-ratage.
Argh !!
Peu importe, il va me l'envoyer sur ma boite mail et le tour sera joué !
Hop, envoi, hop, réception, hop, cliquage sur le mail...
... hop, cliquage... hop, cliquage... HOPEUUUH !!! CLIQUAAAAAAGEUUUUH !!!
Ma putain de saloperie de boite mail ne semble pas décidée à faire ce pour quoi heureusement je ne la paye pas (non mais manquerait plus que ça...) mais à quoi elle est quand même censé me servir : ouvrir mes mails.
Supposons que c'est parce que le fichier est zippé et que ça ne lui plait pas...
Peu importe, nous allons lui envoyer un fichier non zippé !
Hop, envoi, hop, réception, hop, cliquage sur le mail...
... hop, cliquage... hop, cliquage... HOPEUUUH !!! CLIQUAAAAAAGEUUUUH !!!
Ma putain de saloperie de merde boite mail ne semble pas absolument pas décidée à faire ce pour quoi je ne la paierais jamais (et puis quoi encore !) mais à quoi elle est malgré tout censé me servir : ouvrir mes mails.
Supposons que c'est parce que c'est une boite mail de merde.
Peu importe, mon ami à l'idée lumineuse de passer par Yousendit.
Oh mais que voila une gutte idea*!
Sauf que Yousendit est lui aussi déterminé à me faire chier vegra. La page d'acceuil semble indiquer un bug empêchant temporairement le recours à ses services.
Je déteste la Terre entière.
Peu importe, car finalement YSI (Rien à voir avec Yves Saint Iaurent, il s'agit juste d'une abréviation pour YouSendIt. Comme nous sommes un peu intimes lui et moi, je me permet de l'appeler ainsi) retrouve un fonctionnement normal et je peux ENFIN récupérer cette o#i??qgo¤jhµpOJ% de chanson.
Alors bien sur certains vont me dire que j'ai des goùts lamentables, que j'écoute de la daube en boite etc, etc...
Je m'en tamponne le coquillard avec un humérus de gastéropode : moi, j'aime cette chanson.
C'est quelques jours plus tard, en la réécoutant, que je tilte sur certaines paroles.
Sorties de leurs contexte, elles forment un curieux echo avec mon état d'esprit...
"Nettoyer les étoiles à l'alcool de mon âme."
"Un vide, un mal, des roses qui se fanent."
"Je me noie dans un verre d'eau, je me sens mal dans ma peau."
"Je ne suis pas si fort que ça. Et la nuit je ne dors pas."
"Tous ces rêves ça me met mal."
"Je rie.
Je cache le vrai derrière un masque."
"Le soleil ne va jamais se lever."
J'aime le coté japonisant de la mélodie.
(* En Allemanglais dans le texte) 23/03/2006Père Lachaise, je t'aimeUn voyage dans le temps.
On n'est pas pressé, on a l'éternité.
Ballade d'entre tombes.
Evitons les grands avenues, pourtant impressionantes tant les rangées de caveaux font penser à un improbable quartier résidentiel de macchabés.
Préférons nous aventurer dans le dédale de ces monuments aux morts, au sein des pierres, des rochers et d'une végétation insolente, poussant l'ironie à naitre sur les morts, n'hésitant pas à faire d'une tombe son nid.
Douloureuse, déchirante.
Belle, calme.
Drole, ironique.
Fière, ostentatoire.
Glauque, morbide.
La mort se décline sous toutes ses formes à travers les dernières volontés des résidents du cimetierre.
Et l'on passe de l'une aux autres dans le plus complet désordre.
Vitraux brisés, photos vieillies, fleurs fanées, portes rouillées.
On regarde parfois à travers les vitres de ces portes.
Parfois entrouvertes, l'envie peut venir d'en pousser une, délicatement, et de s'immiscer un peu plus encore dans cette ultime intimité.
On n'y verra bien souvent qu'un petit autel poussiéreux, quelques objets vieillis ou cassés, des fleurs fanées...
On y déchiffrera, parfois péniblement, et murmurera le nom des occupants et la date de leur emménagement...
On s'y sentira vivant, mais bientôt mort.
Ici, le sol est défoncé et l'on craint de voir apparaitre un cerceuil.
Là, un escalier s'enfonce sous terre et l'on s'attendrait presque à voir les occupants remonter en robe de chambre, chandelier à la main, pour ouvrir la porte à des invités impromptus.
On ne disparait jamais vraiment tant que son nom reste gravé quelque part.
Et quitte à rester ainsi, autant le faire bien.
Monuments aux architectures variés, statues les plus diverses, gisants, gravures, photos...
L'imagination est fertile pour laisser de soi, ou des autres, une dernière trace.
Remercions ces poètes des tombeaux pour tous ces petits chefs d'oeuvre mortuaires.
En sortant, je me surprends à penser à ma tombe. Soirée crèpes, je t'aimeJe lui fais encore le coup de l'endormissement-éclair.
Il me laisse 30 secondes, reviens, je pionce.
Je rouvre les yeux vers 8h. Tiens, je me suis endormi il y a deux heures, comme c'est amusant !
Allez, on referme les yeux, ça ira mieux dans quelques heures de sommeil...
Je re-rouvre les yeux. Hum... Je me sens un peu plus en forme.
Enfin, tout est relatif...
Après midi peinard à larver devant la saison 2 de Cold Case.
Daniella me bouleverse. Je ne retiens mes larmes que parce que mon hôte est assis à coté de moi.
On se décide à se mettre en route pour ce qui est la raison de ma venue : un goinfrage de crèpes en bonne et due forme.
Et on fait bien de décoller assez tôt... On a droit à une heure et demie de trajet puisqu'il faut totalement contourner Paris, totalement bloqué. La ligne droite n'est pas forcément le chemin le plus rapide.
Merci les manifs anti CPE.
Je trouve de plus en plus que ce projet est très bien.
Je joue les co-pilotes sur la fin du trajet.
Déjà au collège j'adorais les courses d'orientation.
Comme si nous n'étions pas assez en retard, mon hôte/chaufeur veut s'arrêter à un tabac afin de se procurer un peu de drogue légale.
Il faut bien sur que nous nous pointions juste au moment où un petit vieux a décidé de s'acheter X paquets de clopes, du tabacs, trois paquets de feuille à rouler. Il s'offre même le plaisir de se prendre un petit cigare. Le tout en bavassant et en rigolant.
"On a qu'une vie hein !"
(Ouai, c'est sans doute pour ça que tu sembles avoir tellement envie de l'abréger avec un cancer du poumon, connard ! Maintenant tu payes et tu jartes, j'ai des crèpes à manger moi !)
Enfin nous frappons à la porte de la plus grosse planète du système solaire.
Tiens, mais c'est plein de pédé ici !
PandaAddict, Claw, Rogue, Erdan, Bigwinner et Kazuma sont déjà là. Pyram et Demis nous rejoindrons peu après.
D'entrée de jeu on nous force à absorber un "cocktail", condition sine qua non du droit à la crèpe.
C'est du sirop de rose. Merci Kazuma de nous avoir fait découvrir ça.
Je crois que je les préfère dans un vase.
Par contre, rien à redire sur sa crèpe banane-nutella-glace vanille-crême anglaise.
Appelée "Suprème" par Kazuma, je lui préfère le titre de "Golgoth" décerné par Claw.
Claw qui nous fait remarquer qu'il viens de trouver une nouvelle dimension au mot "densité".
Et encore, Kazuma n'avait pas de crême chantilly...
Je m'enfile encore deux crèpes et arrose le tout d'un peu de vin rouge pétillant et de vin d'épice (Merci à qui les apporta ;-))
Pendant ce temps, on discute.
De la bite à Nicky Larson par exemple. Je ne savais pas qu'il la surnommait "Nessie"...
Ayant encore tous un peu faim, nous décidons de bouffer du villageois.
Et c'est parti pour de fôôôlle parties de Loups Garous, jeu passionnant s'il en est, dans lequel on doit soit bouffer des villageois, soit bruler des loups garous.
Tout un village de pédés qui passent leurs temps à s'entretuer... Mauvais pour la démographie tout ça !
Personnellement, je n'ai pas fini une seule partie vivant.
Carbonisé, dégusté, suicidé (chagrin d'amour, quand tu nous tiens), j'ai droit à presque tout. Ne me manque que le coup de fusil du chasseur.
Je me serais bien fait tiré pourtant... (Chagasse attitude)
Je tente tant bien que mal de me servir de l'appareil photographique de Jupiter... et réussi à faire la moitié des photos floues.
Comme dit le proverbe : Y a pas de mauvais outils, y a que des mauvais ouvriers.
En même temps, les proverbes, on leur fait dire ce qu'on veut...
Avant de partir, je manque de briser les lunettes de Demis en enfilant ma veste. 21/03/2006Pascal, je t'aimeOn m'invite à une soirée crèpes un samedi soir à Paris.
Autant en profiter pour venir tout le we !
Envahissante attitude.
Vendredi soir, afin d'éviter de rentrer chez moi pour repartir à la gare ensuite, je me fais inviter à manger chez mes grand parents.
En ouvrant la porte je sens une bonne odeur... Hum... Mais... Ca sent les crèpes !!
Dis mamy, je t'ai dit pourquoi je vais à Paris ce week end ? ;-))
Entre le taillage de lierre (C'est mieux si je le fais, ça évite qu'on retrouve un de mes grands parents étendu sur le sol après être tombé de l'escabeau) et le matage de question pour un champion (mon grand père est fan) on cause ... CPE !
Ma pauvre mamy ne comprend pas pourquoi on en fait tout un foin... Les jeunes ils ne veulent plus travailler ou quoi ? On ne fait pas toujours ce qu'on veut...
Eh oui, ma mamy, c'est une autre époque: une époque payée 5Frs de l'heure.
Et puis ma mamy, c'est une autre mentalité, empreinte du vieux catholicisme qui vous fait dire que ça pourrait être pire, qu'on n'est pas là pour s'amuser, qu'il ne faut pas se plaindre...
Alors, tout ce qu'elle retient, c'est que son petit-fils, bah il va passer le week end dans une ville où il y a plein de manifestants, de casseurs et de CRS.
Donc elle lui dit de bien être prudent, à son petit-fils, parce qu'il ne faudrait pas qu'il lui arrive quelque chose...
Comme j'aime bien abuser, mon grand père m'emmène à la gare. Ma grand mère est ravie de venir: ça lui fait une sortie nocturne.
Touchant...
Dans le train, le jeune homme à coté de moi me demande si je suis intéressé par la lecture d'un journal qu'il a finit de lire.
Je suis surpris. Quelle amabilité ! Même s'il s'agit des "Echos" et qu'on a fait mieux comme distraction, j'accepte volontiers. Il me promet toutefois de me passer son Canard Enchainé dès qu'il l'aura fini.
Je ne le lui demanderai pas et finis mon voyage par une petite sieste, la tête contre la vitre (j'essaie toujours de prendre une place coté fenêtre)
Après une heure et demie de TGV, j'arrive à Montparnasse.
Y un con sur le tapis roulant qui avance pas. Connard.
Cool, personne au distributeur de ticket de métro !
Normal, il ne délivre plus de ticket.
Rage rage rage.
Ne me reste plus qu'à faire la queue au guichet. A 22h15, je n'avais envie que de ça tiens...
Soudain, un brouhaha, puis un petit groupe de types dont l'un déguisé en Elvis Presley déboule. Discrétion assurée pour prendre le métro. Tout le monde se marre, quelqu'un lui demande un autographe, il prend la pose, puis s'en va.
La dame à coté de moi me dit quelquechose comme quoi il suffit de pas grand chose, un peu d'humour...
Elle n'a pas tout à fait tort, ma mauvaise humeur redescent d'un cran.
Encore des chieurs qui n'avancent pas sur tapis roulants.
On entends souvent dire que les Parisiens sont stressés, qu'ils courent toujours... Je trouve qu'il marchent aussi lentement que tout le monde.
Mais poussez vous bande de limaces !!
Eh ! Les amoureux ! Les tapis roulant n'ont pas été installé pour que vous puissiez conciliez l'impératif de déplacement avec vos besoins de vous lécher la poire ! Alors vous vous lachez la glotte , vous bougez vos gros cul et vous avancez !!!
J'arrive enfin à l'Oh Fada.
Je le traverse d'un bout à l'autre, me frayant difficilement un chemin parmi la clientèle, assez dense. Au milieu de tous les mecs en T-shirt que je bouscule, j'ai l'impression de faire tache avec ma veste, mon écharpe et mon sac en bandoulière .
Au cas où on ne m'aurait pas déjà assez remarqué lors de mon premier passage, je me retape le même chemin en sens inverse puisque personne de connaissance n'est encore arrivé...
Après un coup de téléphone je refais de nouveau une percée, à peine 10 minutes plus tard. Et UN troisième passage pour le mamouth emmitouflé, UN !
Je croise quelques Gaïens, en coup de vent.
Ainsi qu'un mec en slip.
Ca fait un peu bizarre. Un mec en slip. Au milieu d'un bar. C'est un concept.
A coté de la voiture de mon hôte, un homme dans un fauteuil roulant. Une apparence de clochard.
Alors que nous allions rentrer dans la voiture, il nous interpelle et nous demande si on a un téléphone.
Il veut qu'on appelle des secours. Une de ses chevilles décrit un angle bizarre avec le reste de sa jambe.
Les pompiers arriveront quelques minutes plus tard (Oh ce petit brun !! Un jour il faudra que je simule un malaise dans le coin...) et semblent bien connaitre l'homme qu'ils appellent par son prénom
Pascal.
Depuis combien de temps attendait-il, comme ça, assis sur son fauteuil, sur un trottoir, en plein milieu de Paris, qu'on lui appelle des secours ?
Mon hôte, ça le chagrine.
"Mais on s'en fout, ce soir on danse !"
Nanette Workman n'est pas de la partie, mais on finira quand même par aller danser.
Et l'absence de Vodka Martini (c'est n'importe quoi cette boite !!) ne suffira pas à gacher la soirée (il y avait du Cointreau). 20/03/2006Perspectives, je vous aimeEn marchant d'un pas énervé, je me dis que la seule chose qui me fait encore tenir, c'est la perspective de toutes mes futures fiestas.
Tout cet alcool que je n'ai pas encore bu.
Tout ces pétard que je n'ai pas encore fumés.
Tout ces mecs que je n'ai pas encore baisés.
Ivresse addiction.
Déchéance attraction.
Je trouve l'idée de ma propre déchéance assez magnifique.
Autant qu'elle me révulse. 16/03/2006Magalie Vaé, je t'aimeSur internet, je jette une oeil au top singles.
Hum... Mais c'est l'hallu !!
On commence par Zucchero "Baïla Morena".
Ca marche ça ???
Comme le film dont il est la bande original: un succès relativement immérité.
Ensuite, Diam's.
Ouai... pourquoi pas... On a le droit d'aimer...
Puis, Pigloo.
Mais c'est quoi ce nom d'artiste ?
Ah, justement, il ne s'agit pas vraiment d'un artiste...
Actuellement, c'est la grande mode des animaux en image de synthèse complètement crétins qui "reprennent" des vieux titres sur une musique digne des plus énormes daubes dance des années 90.
Là, on a droit à une reprise du "Papa Pingouin".
Ahurissant.
Mon Dieu mon Dieu mon Dieu... MAIS QUI PEUT OSER ACHETER CA ????
En quatrième, Sean Paul a de la "Temperature".
Ca se laisse écouter agréablement.
Et en cinquième, la graaaaande gagnante de la Star Academy n°5 ! (Rien à voir avec le parfum), alias Magalie Vaé.
Je me marre en lisant le titre du premier extrait de son futur album que toutes les pouf de 11 ans et demi vont s'arracher :
"Je ne suis qu'une chanson".
Ca sonne bien tiens... Rien qu'au titre, on sent venir une nazerie.
Je me marre encore plus en écoutant un extrait de la chanson :
Oui, c'est une nazerie !
Rythme mollason, air vieillot (On imagine très bien ça chanté par Mireille Matthieu, ou Michelle Tort...), musique sans originalité, paroles niaises.
Mais surtout, c'est le titre. Le titre !!! Totalement prémonitoire !!!
"Je ne suis QU'UNE chanson"
Oui, on se doute bien qu'on n'entendra jamais parler de la deuxième... 15/03/2006Igor, je t'aime"
... mon amour, qu'y a-t-il dans ta peau qui sent si bon ?
Qu'y a-t-il dans te cheveux pour que j'y trouve le silence ?
Mon amour, pas assez souvent je te dis mon amour, pas assez longtemps je te dis mon amour.
Pourtant mon amour pour toi ne connait ni l'érosion, ni la faiblesse, ni la lassitude.
Mon amour, plus souvent je veux te dire mon amour.
Plus souvent je veux te dire que dans tes cheveux je trouve le silence, que dans tes mains je retrouve la terre.
Mon amour, je t'aime. Je t'aime mon amour.
Comment te dire je t'aime comme si c'était le premier je t'aime ?
Comment te dire que nous faisons autre chose que route ensemble en nous tenant la main, que nous sommes aussi le chemin et aussi le ciel au dessus du chemin.
Comment te dire je t'aime ?
Comment te dire, oui te dire à quoi bon être dans un jardin si tu n'es pas là ?
... te dire, oui te dire à quoi bon rire si tu n'es pas là pour rire aussi ?
... te dire, oui te dire que dans ma tête tu tiens ce qui m'est nécessaire, que toujours je nous vois sous des arbres ?
... te dire, oui te dire que j'ai tout appris en te regardant, que tout de toi m'instruit profondément, que tout ce que je dis là me viens de toi et que je regarde par tes yeux clairs ?
Tu es partout, en tout.
Le vent sur ma joue, c'est toi.
La fleur qui éclaire la pièce, c'est toi.
Le vie si vivante, c'est toi.
Je t'aime.
"
(Une fin de siècle, Remi Checchetto)
[Parce que parfois, les mots d'amour, ce n'est pas que mièvre... ;-) ] 14/03/2006Publicités Optic 2000, je vous aimeJe n'en peux plus de voir la gueule de ce Jonnhy que certains prétendent "national" sur la moitié des arrêts de bus.
C'est insupportable de devoir supporter sa tronche de cake !
Et vu la fréquence de ma ligne, j'ai bien le temps de la mater, sa tête de con !
Habitué à faire les cent pas devant les arrêts, je me contrainds maintenant tant que possible à ne pas dépasser cette affiche pour ne pas avoir à la regarder en faisant demi tour.
Et quand elle est située sur à l'intérieur de l'arrêt, je fais mes cent pas derrière.
Ce regard idiot, limite bovin, ses rides qu'on voit bien malgré la tonne de maquillage, sa décoloration de blondases qui tente vainement de cacher ses cheveux blancs, ses lunettes hideuse qui n'ont que le mérite de dissimuler un petit peu son visage d'abruti...
Raaaaaahhhhh !!!! Au secours !!!!
Et il me regarde ce crétin !!
Woh ! C'est moi que tu regardes comme ça ? Baisse les yeux !
Le pire, c'est qu'à chaques fois que je la vois cette pub merdique je ne peux m'empécher d'entendre ce crétin brailler :
"OOOOOptic deUUUUx miiiiille !"
Non mais qu'est ce qu'elle peut m'horripiler cette publicité...
12/03/2006Tomgay, je t'aime"
tomgay : putain la langue ke t as elle est comme toi oci moche
theopiscence :Tu dois l'être bien plus que moi pour ne même pas oser afficher tes photos...
tomgay : ben ke non alors tu vois ma tof tu tombe a genux et ta langue touche parterre
theopiscence : C'est beau de se vanter...
En attendant, donne moi ton mot de passe, et je te dirais ce que j'en pense vraiment...
tomgay : XXXXXX
theopiscence : Ah.
Bah ma langue est toujours dans ma bouche et je ne suis pas tombé par terre.
tomgay : hi hi hi hi
theopiscence : Ravi que ça te fasse rire.
tomgay : aller vas te faire foutre
theopiscence : Ca risque surement de m'arriver plus tot que toi, ça c'est sur...
"
J'ai été gentil je trouve:
J'aurais vraiment pu me foutre de sa gueule après avoir vu la photo qui était censé me faire tomber par terre... Son visage respirait l'amabilité du babouin qu'on dérangerait pendant qu'il mange une banane.
J'aurais aussi pu ne pas cacher son code en recopiant notre conversation.
J'aurais aussi pu simplement illustrer cet article par sa photo.
Je suis trop gentil moi alors.
Et je me demande toujours pourquoi il est venu me parler ce petit branleur décervelé... 11/03/2006Commentaire désobligeant, je t'aimeTout à coup, je me suis rappelé d'un commentaire très désagréable.
Un commentaire qui me disait grosso modo que mon glob reflétait bien à quel point j'étais un garçon prétentieux et qui ne cherchait qu'à se faire plaindre et à avoir des compliments, le tout d'une manière détournée mais assez évidente.
Ce commentaire m'avait franchement déplu : je n'aime pas qu'on voit si clair en moi.
Je me retrouve donc à éplucher la liste de mes derniers commentaire pour le relire... Mais je ne le trouve pas.
Je continue sur plusieurs articles... Toujours rien.
C'est pourtant un commentaire récent, j'ai dû le lire hier ou avant hier.
Mais rien, aucune trace de lui.
J'ai rêvé qu'on m'avait laissé ce commentaire désobligeant.
Les rêves, c'est vraiment n'importe quoi. Liste chaude, je t'aimeFinalement, je n'ai pas envie d'écrire un article pour m'apitoyer sur moi.
Alors je vais passer sur mes ennuis pour aller vers un sujet bouleversant de futilité: j'ai refait ma liste chaude !
Elle était bien plus fournie il y a quelques mois mais je m'étais décrété que je trouvais le système de liste stupide et j'avais mis tout le monde en bloc dans ma liste d'amis.
Et il y a quelques jours, m'emmerdant profondément et ne sachant que faire pour m'occuper, je décidai de refaire ma liste chaude. Comme ça...
Je ne m'étalerai pas sur le pourquoi du comment de la "sélection". La plupart du temps il s'agit juste d'une question de photos, d'un petit détail que je trouvais mignon dessus, un sourire, une moue, un regard.
Pour ceux dont les photos sont protégées par un mot de passe, faites moi juste confiance.
Moyenne d'âge : 27,47 ans.
Ca ne m'étonne pas.
Bien sur, il y a Mayhem, Sorty et MS-Fogg dans ma liste chaude, ce qui fait tout de suite monter la moyenne...
Mais heureusement, il y a aussi quelques gamin, comme Shiva, pour la ramener à un niveau décent ;-)
 07/03/2006Etiquette, je t'aimeAccrochée par deux petites épingles à nourrices dorées, la petit étiquette en tissu blanche brodée de rouge façon "étiquette-que-maman-cousait-sur-mes-maillots-pour-qu'on-sache-qu'ils-sont-à-moi-ce qui-est-bien-pratique-surtout-pendant-les-colonies-de-vacances" trône crânement sur le col de ma veste noire.
Et elle clame insolement :
Mort aux jeunes
Il y en a justement deux qui l'ont bien fixée dans le bus tout à l'heure.
Ils devaient bien se demander le pourquoi du comment de la raison de sa présence sur ma veste.
Au début, je me demandais pourquoi il me regardaient bizarrement...
Ma mère m'a dit qu'un jour j'allais me faire casser la gueule à porter ce machin.
Elle est parano.
Les deux types du bus avaient l'air plus dubitatifs et amusés qu'énervés...
Et puis, portée par un mec de 23 ans, on sent bien que c'est ironique, non ? Neige, je t'aimeJe descends et par les baies vitrées je vois qu'il neige.
Petite exclamation de joie.
Ce n'est pas commun par ici.
Et il neige dru.
Et sans discontinuer.
Et dans la rue, seul ou accompagné, c'est un plaisir de marcher sous cette éjaculation divine (métaphore-à-deux-balles attitude).
On redevient des gosse et on se lance des boules de neiges.
J'ouvre la bouche pour gober des flocons.
La neige rend le monde cotonneux.
Ses pas ne font plus de bruit sur le trottoir.
La neige noie le bruit,arrondi les angles, étouffe les ruguosités qui s'offrent habituellement à sa vue.
Etouffe sa peine.
Etouffe son chagrin.
La neige fondra.
Et seule sa voix sera étouffée quand il gémira dans son oreiller:
"Ca va pas... Ca va pas..." Dôme, je t'aime-On s'en va dans 5 minutes.
Ok, donne moi une raison de ne pas t'étriper.
Tu ne réponds pas à mon appel en début d'après midi (Allo, on devait se voir, tu fais quoi ?).
Tu t'étonnes que je ne puisse pas être dans le centre ville en moins d'une heure quand tu daignes te souvenir de moi (ok, à 15h passé j'aurais pu au moins avoir déjà pris ma douche, mais de toute façon tu sais bien que je suis tributaire des bus et qu'il me faut beaucoup de temps pour aller en ville !).
Tu me fais une remarque désobligeante sur ma coupe de cheveux (qui ne ressemblait à rien c'est un fait, mais un peu de tact n'a jamais tué personne)
Et en plus, cadeau bonux, tu me dis que vous partez dans 5 minutes alors que mes lèvres viennent juste de se clore après avoir demandé un chocolat à la serveuse !!
Y a des claques qui se perdent.
(On a les amis qu'on mérite...)
Sa coloc et la blonde qui l'acompagnent n'ayant pas encore fini leurs Perrier (Pouah !), je fais trainer les chose un quart d'heure.
Je n'allais pas boire mon chocolat cul-sec pour faire plaisir à Môssieur !
Sorti du café, conscient du semi ridicule de mes cheveux, j'appelle le blondinet, petit copain de ce qui était mon ami, pour savoir si je peux venir me faire couper les cheveux dans son salon.
Il ferme dans une demie heure, c'est bon si je me dépeche.
Quand j'arrive au salon, mon lecteur MP3 m'indique que j'ai mis 5,13 minutes de Hung Up pour accomplir le trajet.
Le tout sans glisser sur la chaussé mouillée par la neige, je pourrais presque applaudir ma performance si j'avais encore assez de souffle pour le faire.
Ce qui était mon ami et sa coloc me rejoigne ensuite au salon.
Après un petit tour en ville, ils me convainquent de passer la soirée avec eux et même éventuellemet d'aller en boite (Euh... On est à Angers les enfants, vous voulez vraiment aller en boite ?)
Arrivés à la voiture d'Aurélia, une crise de gaminerie s'empare de moi et Cyrille et nous voila à nous balancer des boules de neige.
La gaminerie, c'est bon.
Et c'est tellement rare d'avoir de la neige ici !
On remettra ça quand on sortira promener le rat à poil long qu'ils osent appeler un chien.
Ce "chien" (??) adore la neige et apprécie visiblement de se prendre des boules de neige sur la truffe.
Alors moi, je suis gentil, j'essaie de lui faire plaisir... et je l'allume tant que je peux.
Bravant la psychose de la grippe aviaire, nous mangeons du poulet.
Bravant les ligues anti alcoolique, nous prendrons l'apéro et boirons du vin pendant le repas.
Bravant le bon goût, Cyrille passera le cd "Mega 90" qu'il a récement acheté. On y retrouve tous les tubes qui ont bercer notre adolescence... Ah !...
Dieu que c'était de la merde quand on les réécoute ! Au niveau de la nullité, ça bat même les années 80, pourtant fécondes en bouses musicales !
Après avoir découvert le yaourt au lait de chêvre (plus crémeux que le yaout clasique, j'aime beaucoup), et gouté des pruneaux et des cerises (à l'eau de vie, sinon ce n'est pas drole), nous nous rendons au "Dôme", boite de nuit située dans le centre.
Nous arrivons à deux heures passés. La boite ferme à 4h. 12€ pour à peine deux heures, je trouve que c'est abuser...
La salle n'est certe pas vide, mais elle n'est pas pleine. Wouh... Ambiance...
Je danse un peu (enfin, un truc qui ressemble à danser), commande une vodka-Martini, allumant ainsi un air surpris dans le regard de la serveuse, me moque d'un mec puis vais m'assoir.
La musique ne me plait pas vraiment...
Ou alors je ne suis pas assez alccolisé pour me déhancher comme une chagasse sur de la mauvaise dance.
La boite s'est remplie. Curieux d'en voir venir pour à peine une heure et demie... voire moins pour certains...
Je bouge enfin mon cul pour un remix de "sweet dreams" (Parce que quand même, "sweet dreams"... Et "Scandaleous", passé juste avant, avait commencé à me faire remuer les doigts de pieds.) et puis pouf. Lumière. C'est fini.
Bon, il n'est même pas 4h mais je m'en fiche, j'ai envie de rentrer.
On ne peut pas dire que le Dôme m'ait fait atteindre des sommets d'amusement. 02/03/2006Saga, je t'aimeIl pleut. Et il vente légèrement.
En arpentant le boulevard, il me fait l'effet de ne pleuvoir que d'un coté de mon visage.
Les gouttes s'écrasent sur le coté gauche, laissant le coté droit sec.
Je souris à l'averse.
Je souris souvent sous les averses.
On doit me trouver bizarre.
La gouttes se font plus lourdes.
Sur sa gauche, mon visage se fait ruisselant. Je ne fais pas un geste pour en chasser l'eau.
L'autre coté reste protégé du vent et de la pluie.
L'eau s'accumule sur mes cheveux et petit à petit elle cascade sur une moitié de mon visage.
Bientôt, je dois passer la main sur mon oeil embué de pluie.
Du sommet de mon crane, une goutte va oser briser le fragile équilibre entre coté sec et mouillé.
Descendant au milieu de mon front, elle bifurque sur la droite en arrivant à l'arête de mon nez et continue son chemin sur ma joue comme une larme signant sa victoire
C'est fini, l'eau a gagné. Elle m'envahit.
Je passe la main dans mes cheveux pour en chasser un peu l'eau, ouvre la portière de la voiture et monte à l'intérieur.
(La Saga de la pluie, c'est pas Kanon.)
(On ne pourra plus dire que je n'aide pas à trouver l'explication de mon titre... Gougueulez et vous verrez !) 01/03/2006Syriana, je t'aimeAprès quelques crèpes au Nutella et du vin rouge pétillant Italien dégusté en famille, Stéphane et Maud m'invitent au cinéma avec Guillaume.
On arrive à peine dix minutes avant le début de la dernière séance et on se décidé à l'arrache pour aller voir Syriana, principalement sur l'avis de Guillaume (peut être l'ai-je appuyé en disant qu'un ami avait trouvé ce film très bien...).
Les M&M's qu'il avait acheté pour combler sa faim et le plaisir de revoir la somptueuse bande annonce de "Wu ji, la légende des cavaliers du vent" furent les seules choses appéciables de la séance.
Pour le reste, c'était à chier.
Une fois la fin du film, quand on eut réveillé Stéphane (c'était très amusant de l'entendre se mettre à ronfler), Guillaume s'est platement excusé de nous avoir recommander cette daube.
Quand à Maud, elle ironisa sur le fait qu'on aurait dû aller voir le film qu'elle nous avait conseillé.
Une merde donc.
Pour la première fois de ma vie j'ai voulu quitter la salle, et Dieu sait que je suis tolérant au cinéma !
Même devant la télé ma curiosité me pousse à refuser de zapper et à aller jusqu'au bout du film pour en connaitre le dénoument.
Ici, ma curiosité fut largement dépasser par mon inintérêt total pour ce "machin": Je n'avais strictement rien à carrer du dénoument.
Pourtant, j'esperais...
J'ai esperé jusqu'à la fin qu'il y aurait LA scène, celle qui permettrait de tout comprendre, de relier les choses entre elles...
Eh bien non.
Plus de deux heures de films à se faire chier sans rien comprendre de tout ce qui se passe.
Au début on hésite. On se dit que tout va se mettre en place, qu'il y a un lien entre tout ça.
Et puis au bout d'un moment on baisse les bras.
Et on n'a même pas envie de comprendre tant les personnages sont fades, inexistants, sans caractère, sans relief, sans intéret.
On s'en fout.
Les Arabes sont des cons.
Les Américains aussi.
George Clooney doit regretter d'avoir accepté ce role.
Voila tout ce qu'on retient.
C'est lent. C'est chiant.
Oui, pour la première fois de ma vie, j'aurai quitté une salle de cinéma sans aucun regret.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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