16/11/2005

16/11/05 - 02:46

Première fois, je t'aime

- Tu sais, c'est la première fois... avec un mec...


Quand je posai ma main à coté de moi sur le canapé, l'air de rien, c'était pour qu'il rapproche aussi la sienne.

Quand sa main commença à effleurer la mienne, l'air de rien, je me demandais si le hasard était seul responsable.

Quand nos doigts s'entremêlèrent enfin, l'air de rien, nous continuâmes à discuter, bien qu'un peu plus calmement qu'avant.

Quand je remarquai qu'il s'était rapproché de moi, l'air de rien, je fit pivoter mon torse vers lui.

Quand mon visage se rapprocha du sien, l'air de rien, je me demandai encore si je ne me trompais pas sur ses intentions.

Quand nous nous embrassâmes, ce n'était pas rien.

Quand mes lêvres s'attardèrent dans son cou, l'air de rien, je pensai qu'il serait drôle que je lui fasse un énorme suçon.

Quand nous nous enlaçâmes, l'air de rien, je remarquai qu'il ne semblait pas totalement à l'aise.

Quand nous montions les escaliers, l'air de rien, je me demandai s'il regardait mes fesses.

Quand il rentra dans la salle de bain, l'air de rien, j'attendis, appuyé sur le montant de la porte pour voir s'il m'embrasserait en sortant.

Quand il rentra dans ma chambre, l'air de rien, je me dit que j'avais sacrément bien fait de la ranger avant sa venue.

Quand nous fûmes nus l'un contre l'autre, ce n'était pas rien.

Quand je le senti tout tremblottant contre moi, l'air de rien, je me demandai s'il avait froid ou bien si c'était de ma faute...

Quand il me fit comprendre que c'était plus l'émotion que le froid qui le faisait trembler, l'air de rien, je me senti content mais comme un voleur.

Quand il me fit des compliments, l'air de rien, je me demandais si je devais accorder foi aux paroles d'un mec allumé à la vodka framboise, chauffé au vin d'Alsace et fini au Cointreau.

Quand, face à ses yeux inquiets et ses gestes parfois mal assurés, j'essayais de rester calme et rassurant, l'air de rien, je n'en menais pas large.

Quand mes sens laissèrent parler un peu mon esprit, l'air de rien, je me dis que je regretterai peut être d'avoir fait ça...

Quand je me réveillai dans la nuit, l'air de rien, j'approchai mon visage du sien pour voir s'il détournerait la tête.

Quand il me regarda, l'air de rien, je compris que je pouvais l'embrasser.

Quand je recommençai ce petit manège au réveil, l'air de rien, je fus heureux de constater la même réaction.

Quand... l'air de rien... quand même...


- Tu sais, c'est la première fois... avec un mec...
- Tu sais, pour moi aussi c'est la première fois... avec un mec dont c'est la première fois avec un mec. Alors on est un peu à égalité...


Quand j'y repense, l'air de rien, je me dis que ce n'était pas rien.

commentaires

16/11/05 - 02:54

C'est chouki !
(J'en ai les larmes aux yeux tiens !)

16/11/05 - 02:55

Ouh la la, joli :o)

Et très joliment raconté. Demain 25 commentaires, je crois.

(Euh, j'adore "l'air de rien, je me demandai s'il regardait mes fesses."!!)

16/11/05 - 02:59

Superbe témoignage ... L'innocence c'est beau

16/11/05 - 03:05

Et quand je dis partout que le blog de Théo, c'est le meilleur blog de GA, on me croit là maintenant ?

16/11/05 - 03:13

Je ne sais pas si c'est ça, mais quand on vit de belles choses, et qu'on peut les raconter comme ça, simplement, finement, oui, c'est une chance. Maintenant, je crois pas beaucoup aux classements, quand même ^^.

16/11/05 - 03:18

Et si tu rajoutes une ligne toutes les 5 minutes, je ne suis pas couché...!

16/11/05 - 03:19

comme c'est mimi :)

16/11/05 - 03:21

"on peut les raconter comme ça, simplement, finement"

Euh...

Je ne suis pas capable de raconter "comme ça", j'ai mis un max de temps à le pondre cet article !!

Et je ne parle pas de la relecture et des corrections apportées ensuite, etc...

Même si on le dirait pas, c'est du boulot mon glob ! Surtout pour certains articles (et celui-là fait partie des articles que j'écris, lis, relis, corrige, relis, re-corrige, relis, apporte quelques modifications...)

Quant à la finesse, bon bah je suis quand même obligé de parler de cul pour attirer le chaland...


"Je crois pas beaucoup aux classements"

Moi non plus, sauf quand je suis en tête. Donc là, je veux bien croire Sorty.

;-)

16/11/05 - 03:36

Grâce à toi, il me revient en mémoire ma première fois avec un garçon dont c'était la première fois avec un garçon ... et qui, après nos ébats, était resté prostré presqu'une heure accroupi dans un coin de ma chambre, pour finir par me dire, les larmes aux yeux, qu'il était dans la merde parce qu'il devrait choisir dorénavant ...

16/11/05 - 03:42

C'est joli tout plein! Il est calinou ce Théo....

Maintenant raconte ta derniere fois pour le contraste.

16/11/05 - 04:38

Mais quelle teigne ce Pheel !

16/11/05 - 06:07

c'est beau comme tout :o)

16/11/05 - 07:11

:)))))))))))))))))))

C'est la suite du post de l'autre jour ?

16/11/05 - 08:44

Mais non !
J' aime beaucoup théo même si je ne le lui dis pas.

Il a le regard coquin, il est drôle etc....

mais il parait qu' il a des dents en bois et des gencives en mousse

16/11/05 - 12:09

Kawaiiiiiiiii !!!!!!

16/11/05 - 12:23

Pheel, c'était ça ma dernière fois !!

Et mes gencives ne sont pas en mousse, sinon mes dents en bois ne tiendraient pas...
Non, mes gencives sont en plexiglas.

16/11/05 - 12:40

Ca m'amuse de lire à propos de Theo que : "l'innocence c'est beau".

^^

16/11/05 - 19:56

Fabuleux Theo, l'air de rien, nous fit rêver !

17/11/05 - 14:33

Ce qui est séduisant chez theopiscence, c'est qu'il fait exprès de se dire moche alors qu'en fait il est beau ("Quand il me fit des compliments, l'air de rien, je me demandais si je devais accorder foi aux paroles d'un mec allumé à la vodka framboise, chauffé au vin d'Alsace et fini au Cointreau"). Quelle coquetterie !

Dommage qu'il ne fasse pas de sport, surtout bien charpenté comme il l'est, parce qu'il pourrait se présenter au concours mister Pays de la Loire ;-)

Et avez-vous remarqué qu'il a choisi la photo la plus moche de son press-book en photo principale ? Comme ça, quand un nouveau clique sur son portrait après avoir vu la photo principale en se disant "bon il n'est pas très beau mais baisable" et que ce nouveau voit les autres photos (surtout la première en haut à gauche ou la cinquième à partir de la gauche en bas), il ne peut que craquer. Quel petit malin, ce theopiscence !

17/11/05 - 14:47

Tu interprètes mal je crois...

17/11/05 - 14:55

Vraiment ? Explique-moi pourquoi tu as choisi cette photo mal cadrée et où ta figure est une grimaçante alors que tu pouvais choisir la photo où tu es si souriant !

17/11/05 - 15:11

Parcequ'elle reflète ma nature raleuse.

Et puis une photo souriante,c'est tellement banale... Beurk !

17/11/05 - 23:00

Tout le monde n'est pas capable d'une telle banalité tu sais?

Joli post by the way.

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Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
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70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

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Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

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Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.