29/06/2005

29/06/05 - 08:24

Virage, je t'aime

Hervé a fêté ses 19 ans il y a peu.

Aujourd'hui, un oncle et une tante doivent venir passer ce dimanche chez lui. Il se fait une joie de les revoir après plusieurs mois. Il les apprécie beaucoup.

Il se réveille un peu plus tôt que ses habitudes de feignasse ne l'y amènent habituellement, mais il faut de l'aide pour préparer le repas.

Il se rend compte qu'il a oublié son portable au boulot la veille. Peu importe, il doit de toute façon retourne bosser à 15 heures...
Mais il décide quand même d'aller le chercher.
Après tout, son boulot est à cinq minutes en voiture et il n'est que onze heures. Il a largement le temps d'aller le récupérer, dire bonjour à son collègue et revenir.

C'est aujourd'hui un beau dimanche de Novembre.
Une très légère brume flotte dans l'air.

Hervé préviens son père qu'il emprunte sa voiture, prend les clefs, pars.
Il n'en aura pas pour longtemps.

Cette route, il l'a faite des dizaines de fois. Il se presse un peu.

Il ne fait pas attention au sol encore humide de toute la pluie qui est tombée en début de matinée.

Ce virage, il l'a pris des dizaines de fois. Il se presse un peu.

Quand l'arrière de la voiture commence à chasser, il a déjà compris.
Il a déjà compris qu'il n'arrivera pas à redresser le véhicule.
Il a conscience dès ce moment qu'il ne passera pas de repas en famille aujourd'hui.
Il a peur.

Il a beau mettre en oeuvre tout ce dont il croit se souvenir (surtout pas de coup de frein brusque, surtout pas de coup de volant brusque, surtout se concentrer sur un point fixe en face,...)
Alors il fixe ce feu rouge à une centaine de mètres devant lui.

Et il se dit que c'est drôle. Qu'il allait juste chercher son portable.
Et il se dit que c'est drôle de savoir. Oui, de savoir que là, même avant que ça n'arrive vraiment, que là c'est la fin.

S'en sans rendre compte, il ferme les yeux.

Il parait que quand on est sur le point de mourir on voit sa vie défiler.
Des clous oui.
Il a seulement pensé à sa mère avant d'entendre le bruit immonde de la tôle qui s'écrase.

commentaires

29/06/05 - 10:05

c'est un de tes ex ?

29/06/05 - 10:08

c'est pas trés joyeux à lire dès le matin ça :o((

29/06/05 - 10:24

J'éspère que tout ceci n'était qu'un exercice de style.

29/06/05 - 13:40

pareil ! :-(

29/06/05 - 15:34

J'ai peur de le demander, mais comment arrives tu à raconter une histoire avec autant de véracité..?

29/06/05 - 15:50

Le terme immonde sort complètement du texte...
Assez étrange...

29/06/05 - 18:28

Le talent Faby, le talent... ;-)

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Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
eXTReMe Tracker

Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.