30/11/2005Viol, je t'aime"Je me suis faite agresser, puis violer"
Dans la bouche de ma meilleur amie, il y a des phrases que j'aurais voulu ne jamais entendre.
Elle est assise sur une pierre, elle fume une clope pendant que les deux chiens jouent et aboient à coté.
Je suis debout à coté d'elle.
Je ne sens plus le froid.
Je l'écoute.
Calmement elle me raconte.
Elle me dit que ça doit surprendre de l'entendre raconter ainsi.
C'est vrai qu'elle m'aurait raconté la scène d'un film qu'elle avait vu la veille qu'elle aurait été à peine plus émue.
"Je l'ai tellement raconté..."
Mais je la comprends.
Moi aussi je peux raconter sans broncher certaines choses.
Son ton calme me rassure. Son discours aussi.
Pas de besoin de vengeance, pas de parano sur tout ce qui bouge, pas de larmes à tout bout de champs, pas de "et si j'avais fait ceci, et si j'avais fait cela"...
Elle sait, tout le monde le lui a dit (les moeurs, son mec, moi,...) qu'elle a agit comme il fallait, qu'il aurait pu la tuer.
Je pense qu'elle affronte certainement ce drame du mieux qu'elle le peut.
Je sais que son copain doit beaucoup l'aider. Pour lui aussi ça doit être dur.
Elle sait que je suis là pour elle sur Angers, qu'elle peut m'appeler dès qu'elle se sent mal.
Bizarrement, pas de colère en moi, pas de peine non plus.
Je l'écoute.
Je ne me sens pas choqué.
Peut être est ce parce que je le suis trop.
Peut être que j'arrive à peine à réaliser que c'est vrai.
Nous discutons. D'un sujet douloureux certes, mais d'un sujet comme un autre.
Ou presque.
Je sens quelque chose.
Je sens mon coeur battre plus fort.
Puis nous parlons d'autres choses, de ses sacrés chiens dont l'un se jette dans l'étang, de ces énormes ruines de murs, de tout et n'importe quoi...
Quand elle me ramène chez moi, en claquant la porte de sa voiture je sens les larmes me monter aux yeux.
Je n'ai pas fait deux pas que je pleure.
Je pleure de savoir qu'une amie qui m'est si chère a dû subir une telle horreur.
Je pleure d'être si impuissant face à ça.
Je pleure de rage.
Je pleure. Laser, je t'aimeJe monte dans le bus et m'assois à contre sens de la route.
A quelques mêtres, sur un siège en face, je vois un gamin avec dans les mains un de ces espèce de porte-clef équipé d'un petit laser rouge.
Je remarque que comme il est placé, le point rouge projeté par le laser doit arrivé à peu près... sur ma tronche !
Je lève le regard et croise rapidement celui du gamin qui semble sourire.
Je comprends qu'il est effectivement en train de me "viser".
Derrière moi j'entends un bébé hurler.
Mais pas un petit pleur de bébé, un bon gros hurlement de saloperie de monstre enfantin.
Je tourne un peu la tête. Sur le siège vide à coté de moi, je vois tout à coup le petit point rouge qui devait auparavant se promener sur mon visage.
Je regarde de nouveau le gamin qui semble avoir compris que je savais bien qu'il était en train de me "laseriser".
Il contient son sourire mais je sais qu'il sait que je sais.
Je regarde de nouveau en arrière en direction des hurlements de la petite chose rosâtre, laide, sans doute puante, et surtout bruyante, que certains nomment "bébé".
C'est alors que j'aperçois Anne-So, alias "pupute" depuis qu'elle avait joué un rôle de prostituée dans une scène de Boris Vian (moi j'étais un prêtre et je finissais par me la taper)
J'éteinds mon lecteur MP3, range mes écouteurs qui me font ressembler à un clone masculin de la princesse Leïa et commence à me lever quand elle arrive vers moi et s'assoit.
Nous commençons à discuter, cela fait un ptit moment qu'on ne s'était pas vu.
Elle m'apprend que Sarah est rentrée sur Angers car elle ne va pas trop bien.
Je prends un air offusqué.
La salope, la traitresse, la fausse amie, elle ne m'a même pas prévenue de son retour !!!
Pendant la discussion, mon oeil est ébloui par une lumière rouge.
Le gamin continue de s'amuser.
Je le regarde encore une fois pour bien lui faire comprendre que je suis au courant de son manège.
En même temps j'explique la situation à Anne-So.
Le bus passant près de chez Sarah, je me décide à aller voir si elle s'y trouve.
Quand à pupute, elle décline mon invitation à m'accompagner.
"J'ai un cours à 15h."
L'horloge dans le bus indique 15h11.
Un peu en retard peut être...
Je sors du bus.
Peut être que le gamin au laser a continué son petit jeu sur le joli visage d'Anne-So... 29/11/2005Conversation fraternelle, je t'aimeJe met de l'eau à bouillir et entreprends d'ouvrir le paquet de pâtes.
Mon petit frère arrive à ce moment là. Il dit qu'il a faim.
"- Tu sais ce qu'on dit... Si t'as faim, mange un vagin...
- On est entre mecs, t'as vu une chatte quelque part ? "
Et c'est parti pour une conversation toute en finesse, à base de cuninlingus, pendant laquelle je m'étonne qu'un pote m'ait dit ne pas aimer faire ça...
Moi qui croyait que tout hétéro normalement constitué aimait ça !
Tandis que je continue de m'occuper des pâtes, il exprime de nouveau son envie pressante de manger.
"Oh eh c'est bon, je suis pas bobonne ! Elle au moins elle se fait tirer !"
Il se marre.
J'évoque ma soirée.
"- J'ai dormi dans le lit d'un beau garçon...
- Bah tu vois que tu te fais tirer !!
- ...hétéro.
- Aaaahh !!! Frustratioooooon !!!" 28/11/2005Chronique n° 58, je t'aime"
Vous savez combien ça coûte ?
Ma veste là, elle a coûté 2 700 francs.
Et vous savez combien ça coute ?
Ma robe, ma robe elle a coûté 2 500 francs.
Vous savez combien elles coûtent mes chaussures ?
Mes chaussures... Heu... 800, non 850 francs, c'est ça, 850 francs.
Et mes collants, vous savez combien ils coûtent ?
200 francs mes collants.
Et vous savez combien ça coûte ? Ma culotte ?
175 francs ma culotte.
Voilà...
Ah non, vous savez combien ça coûte ?
(elle montre une moitié de son soutien-gorge)
190 francs.
(elle découvre l'autre moitié)
Pas de bol, j'en ai deux... Et hop ! 380 francs !
J'suis une nana à 6 805 francs.
C'est pas à chialer ?
"
X.D.
J'entends encore l'explosion de rire de mon père (j'avais reconnu son rire parmi ceux de tous les spectateurs... C'est dire s'il avait été discret...) quand Appoline avait déclaré en montrant son soutif (fortement rempli par sa poitrine pour le moins généreuse):
"Pas de bol, j'en ai deux... Et hop ! 380 francs !"
Dans les coulisses, on se retenait pour ne pas éclater de rire !
Elle était excellente dans cette scène. 27/11/2005Don d'organe, je t'aimeIl faut donner ses organes.
De préférence quand on est mort. Vivant, on en a parfois besoin.
Il faut donner ses organes.
De toutes façons même si on ne veut pas, on n'a pas trop le choix me semble-t-il...
Dans mon portefeuille, une petite carte de l'Association pour le Don d'Organe et de Tissus humains (France - ADOT) indique:
"je décide qu'après ma mort tout prélèvement d'organes et de tissus puisse être effectué en vue de greffe",
suivi de mes nom prénom adresse et signature et de
"Selon les dispositions de la loi, le port d'une carte n'est pas indispensable. Toutefois, elle facilite l'intervention des médecins auprès de la famille pour le recueil de son témoignage sur la volonté du défunt, au cours de l'épreuve douloureuse qu'elle subit par l'annonce d'un décès brutal."
C'est ma mère qui m'avait incité à renvoyer un formulaire pour recevoir la carte. J'avais accepté, ça me semblait logique.
Je n'aime pas gaché.
Même mes organes.
Si ça ne me coute rien et que ça peut dépanner...
Je me demande si il y aura des choses intéressantes à récupérer chez moi...
En attendant d'être mort, surtout que ca risque de prendre encore un peu de temps, c'est décidé:
je lègue mon coeur à la science.
Pour ce qu'il me sert... 23/11/2005Première note de synthèse, je t'aimeLiberté, égalité, hétérosexualité
Hier soir, bien que fatigué, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je stressais un peu.
Le lendemain, de 8h30 à 13h30 j'allais devoir m'entrainer à la note de synthèse.
Une rapide recherche sur internet me permit de trouver une méthodologie pour cet exercice que je n'ai encore jamais pratiqué.
Ca n'avait pas l'air bien méchant. Mais je stressais quand même.
Je me réveillai à peu près à l'heure, j'attrapai mon bus de justesse et arrivai à la fac frais comme un gardon qu'on aurait laissé un peu trop longtemps hors de l'eau.
Deux personnes dans l'amphi. Jamais deux sans trois, me voila.
L'amphi se remplit petit à petit, Julien arriva.
A ce moment, je vis des personnes prendre les sujets dans la boite laissée sur le bureau. Ah ? Il faut qu'on se serve nous même ? Aucun prof n'est là ?
Bien sur qu'aucun prof n'est là...
Ce n'est qu'un entrainement, pas un examen. Les sujets sont à notre disposition, l'amphi nous est réservé pendant les 5 heures suivantes, mais si on veut, on peut aller bosser chez soi, ou même ne le faire que quelques jours plus tard.
Je pris le petit dossier que j'allai devoir synthétiser.
Je lis le sujet et rigolai.
Je le montrai à Julien:
- Celui-là, il l'ont fait spécialement pour moi ou quoi ??
"Le mariage entre personnes de même sexe"
Voilà un sujet que je ne m'attendais pas du tout à avoir !!
Julien décida d'aller bosser chez lui, je préfèrai rester dans l'amphi.
Au bout de deux heures, je commençai à en avoir marre.
Au bout de trois, je fus gavé.
C'était peut être le fait de ne plus avoir l'habitude de bosser...
C'était peut être aussi que faire cette note m'obligeait à synthétiser des pensées que j'étais parfois loin d'approuver !!
On sentait parfois dans certains article que le droit n'était pas la seule chose qui préoccupait les auteurs et certaines phrases laissaient largement transparaitre leur pensée...
Ainsi, à propos d'une amélioration future du PACS:
"Les futurs bénéficiaires [...] devront également avoir à l'esprit que la reconnaissance sociale et les avantages qui l'accompagne font corps avec des obligations, des devoirs, des gages de stabilité et un engagement in facie societatis."*
--> Ben couillon, un engagement face à la société, c'est exactement ce que réclament les partisans du mariage homo ! Tu les prends pour des queutards invétérés qui ne sont pas capables de s'engager dans une relation stable peut être ??
A propos de la mise en place éventuel du mariage homo:
"Emettre un jugement de valeur négatif étant désormais interdit, on s'en dispensera"**
--> CONNARD !!!
"Il y aurait raisonnablement beaucoup d'arguments contre, mais il y a beau temps que les réformes du droit de la famille ne relève plus du domaine de la raison."***
--> Euh... Tu essaies de dire quoi là ??
"Peut-être la Cour de Strasbourg nous l'imposera-t-elle."****
-->Tu aurais pu dire "le permettra-t-elle", on aurait moins senti que tu étais franchement contre.
Le pompom de la pomponette étant quand même atteint avec un article qui sentait son petit Villiériste à 100 mêtres*****:
"Le 'parce que c'était lui, parce que c'était moi' de Montaigne songeant à la Boétie en appelle à des horizons inédits d'intimité nuptiale. A preuve les revendications des couples homosexuels d'accéder au mariage monogame. Ne traduisent-elles pas, si l'on veut bien les prendre au sérieux (oui oui, on veut, connard !!), le désir d'une authentique consécration de l'amour exclusif qu'éprouve chacun des partenaires l'un pour l'autre ? L'amour certes... Mais le mariage, expression possible de cet amour ? Avec l'institution d'une union conjuguale entre deux personnes de même sexe, c'est tout un référent social archi-fondateur qui s'en va à vau l'eau. Le temps n'est il pas venu de parer à toute éventualité en reconnaissant clairement le caractère hétérosexuel de l'institution matrimoniale ?"
Et j'en passe sur les dangers de l'adoption par les couples homosexuels...
"la rupture avec cette idée vitale selon laquelle l'union un homme et une femme est de soi orienté vers la procréation et constitue le cadre le plus sûr pour une éducation harmonieuse de l'enfant, futur citoyen dont l'Etat ne saurait se désintéresser, serait ainsi définitivement consommée."
Mais là où je me marrai vraiment, c'est quand j'appris que
"Issue du droit Romain, rehaussée par la pensée Chrétienne, la monogamie se recommande du souci d'assurer l'égalité de l'homme et de la femme"
Bien sur coco !!
Un petit cours d'histoire du droit te ferait du bien ! Parce que coté égalité homme/femme, la monogamie en France ces derniers siècle réussissait surtout à institutionnaliser l'infériorité de la femme !
Bon, malgré certaines phrases qui m'énervaient franchement, cela restait toutefois très intéressant.
Et j'ai même eu droit à une petite perle que seul un juriste est capable de sortir:
"l'argument tiré du fait que les homosexuels s'aiment comme les autres n'est pas pertinent. Le Code Civil ne fonde pas les relations de couple sur l'amour, et pour tout dire, on lui en sait gré... car la solution inverse conduirait immanquablement à permettre au législateur de se mêler de ce qui ne le regarde pas"******
J'adoooore ce coté froid et légèrement cynique !!
So jurist !
Enfin bref, toujours est il qu'au bout de trois heure, j'en avais plein le dos.
De bosser et de lire certaines âneries.
Sachant que je pouvais très bien continuer chez moi, je décidai de me barrer et de rejoindre Cyrille pour aller manger au RU.
Du coup ensuite nous allâmes bosser ensemble à la BU.
Et du coup, la note de synthèse que j'étais censé faire en 5 heure... Elle n'est toujours pas finie.
Eh oui, entre le repas, les cafés, les discussions, les pauses, etc... bah j'ai bien pris mon temps !
Bon, ce n'est que la première sur laquelle je m'exerce... J'ai bien vu que je n'ai pas réussi à gérer correctement le temps imparti et que les 5 heures vont être au final très largement dépassées.
Là, mon objectif est surtout de savoir si j'ai été capable de bien synthétiser. J'ai déjà le plan, j'en suis relativement content.
Pour la gestion du temps, je pense que je m'en sortirai mieux la prochaine fois. (enfin, j'espere !)
Et en accroche, il y aura ça:
"Liberté, égalité, hétérosexualité.
Cette devise semble actuellement parfaitement convenir à l'institution matrimoniale tant au regard des réformes successives du droit de la famille que des récents arrêts affirmant la nullité du mariage entre personnes du même sexe."
J'avoue que je n'en suis pas peu fier.
Reste que ça me saoule un peu de ne pas pouvoir exprimer directement mon avis sur certains documents.
Au niveau juridique, rien à redire, le mariage entre personne de même sexe n'est clairement pas permis, je n'en ai jamais douté.
Mais même si certains documents sont tout à fait neutre, d'autre laissent bien entendre qu'ils sont contre l'éventualité de l'ouverture du mariage aux homosexuels... Et aucun n'a l'air d'être pour !
Je sans que je vais quand même laisser moi aussi transparaitre mon opinion.. Subtilement... Sans avoir l'air d'y toucher...
*Marc Azavant "Nullité du mariage homosexuel: pas de mariage sans différence de sexe" Droit Famille, Octobre 2004, p 27
**Eric Agostini, note sous CA Bordeaux (6e ch. civ.) 19 avril 2005, Receuil Dalloz 2005 n° 25 p 1688
*** Jean Jacques Lemouland, observations sous CEDH 11 juillet, Receuil Dalloz 2003 n° 29, p 1934
**** Eric Agostini "Peut-être jamais, peut-être demain, mais pas aujourd'hui, c'est certain !", Receuil Dalloz 2004 n° 33 p 2394
***** Alain Seriaux "Une définition civile du mariage (prière d'insérer)", Receuil Dalloz 2005, n°29 p 1966
******Note sous l'article 144 du Code Dalloz collection mégacode 2005 21/11/2005Emploi du temps, je t'aimeNous avons reçu notre emploi du temps vendredi.
Il est d'une clarté éblouissante pour tous ceux qui arrive à mémoriser le numéro de toutes les semaines de l'année et les dates correspondantes.
Ainsi, je sais que le mardi de la semaine 19, de 14h30 à 17h30, j'ai un cours de droit commercial.
Il va sans dire que je sais parfaitement, et sans regarder sur un agenda bien sur, que cela correspond au mardi 9 mai.
Je peux même dire, toujours sans regarder un agenda hein, que ce sera la journée de l'Europe.
Au passage, je me dis que nous aurions pû avoir droit (hi hi) à un cours de droit communautaire, ça aurait été plus de circonstance. D'un autre coté, ce sont les marchands qui ont fait l'Europe, alors du droit commercial, pourquoi pas...
Bref, on nous a distribué un emploi du temps un peu abstrait.
Mais ne ralons pas trop. Vu la disposition à géométrie très variable des cours, un emploi du temps classique était impossible à réaliser.
Mais je rale quand même un peu. Oui oui.
Primo parce que j'aime ça.
Et deuxio parce que pas mal de cours sont indiqués sans les matières, ce qui est d'autant plus ennuyeux que je n'ai pas à suivre les cours de toutes les matières vu que je n'en passe que quelques unes au concours d'entrée du CFPA (encore heureux d'ailleurs... je me vois mal replonger dans le monde mêêêêêrveilleux du droit administratif...). Du coup, je sais que demain matin j'ai un cours, mais je ne sais pas si je dois y aller ou pas... Pratique !
Face à tant de limpidité, je décide de tout retranscrire sur un agenda.
Alors, commençons par les lundi...
Hum, pas beaucoup de cours, ca promet de bons ptits we ça...
Les mardi maintenant. Pas beaucoup de cours non plus.
Quand est ce que je bosse ??
Les mercredi sont un peu plus chargés.
Je note je note...
Merde, je notais sur les jeudi.
Je raye, et reprends. Ca fait propre tiens... Pfff...
Il me gave cet emploi du temps pas clair !
Les jeudis sont beaucoup plus chargés.
Re merde ! je notais sur les vendredis !
Je re-raye.
Ah mais ca fait tout dégueulasse maintenant, j'ai des ratures partout !
Raaaaaaahhhhh !!! Il fait chier cet emploi du temps !!!
Je m'y remets...
Oh qu'il me gonfle ce putain d'emploi du temps !
Et j'ai tout salopé mon bel agenda offert par l'Université !
Allez, poubelle, j'en ai marre. Je rachèterai un autre agenda. 20/11/2005Occupations, je vous aimeL'aurais-je cru si on me l'avait dit ?
Cette semaine, c'est à peine si j'ai vu le temps passer.
Dingue.
Oui, dingue !
Car cela fait trois mois que je m'emmerde profondément.
Emmerdement certes ponctué de petit moments intéressants, d'amis que je vois, de fêtes auxquelles je vais, de prises de tête (j'en suis réduit à un point où même ça me semble préférable à l'ennui), de rapport de stage à finir, de démarches administratives diverses, bref de petits moments où j'ai un contact avec le monde extérieur à ma chambre et où la vie ne me semble pas si merdique que ça, mais trois mois d'emmerdement quand même !
Où le matin je n'arrive pas à me lever parce que je n'ai pas de raison de me lever.
Où la journée je rumine des idées noires, déprimant à la vue de ma pauvre petite vie inutile et inutilisée.
Où le soir je n'arrive pas à dormir parcequ'à force de ne rien faire, je ne suis pas assez fatigué pour avoir envie de dormir.
Eh bien cette semaine, je ne l'ai pas vu passer.
De la folie !
Lundi, je passe la soirée chez JG avec Florent.
Trip du moment: les rois maudits. Donc, soirée devant la suite de cette série (décevante) et papotage divers.
Quand je me dépèche de partir pour ne pas rater mon dernier bus, JG me dit que je peux dormir chez lui si je veux. Je ne sais comment interpréter cette offre.
Innocente: il veut me rendre service ?
Intéressée: il veut que je passe la nuit avec lui ? (Oui, je vois le mâle partout, mais j'ai bien le droit de fantasmer un peu !!)
Mardi, je passe un entretien pour un stage.
Contrairement à mes bonnes résolutions, je n'ai pas révisé un pet de fiscal. Je me suis juste renseigné sur ce qu'est une DEB car la directrice des services financiers m'avait demandé au téléphone si je savais ce que c'était et que j'avais piteusement dû avouer que je ne savais plus... Ca fait sérieux tiens.
L'entretien se passe bien. On parle surtout du stage, et aucune question technique ne m'est posée. OUF !
La directrice des services financiers me semble plutôt sympathique, elle me décrit longuement la mission du stage (Dieu que ça a l'air intéressant !!! Mais Dieu que je n'ai pas l'impression d'être à la hauteur !!!), nous discutons un peu et je pars après qu'elle m'ait dit que mon coté fiscaliste lui plaisait beaucoup mais que la partie fiscale ne représentant qu'un tiers de la mission, elle cherchait aussi d'autres profils et qu'elle me donnerait la réponse définitive après avoir fait passé d'autres entretiens. Réponse mi-décembre.
Ensuite, direction Jules pour profiter de mon chèque de réduction de 20% reçu pour mon anniversaire.
Un pantalon (en taille... oh mon Dieu non, je n'ose même pas me le rappeler), un pull, un t-shirt à manche longue (sobre, mais un brin pd) et 71€ plus tard, je retrouve Cyrille à la BU.
J'ai très envie de me venger du fait que, malgré sa promesse, il n'a pas daigné aller chez Jules avec moi, me laissant seul dans un magasin de fringues, ce dont j'ai horreur.
Pour ça, l'idée me vient à l'esprit de me pointer près de lui et de la saluer par un " prends tes affaires et on y va. J'ai très envie de te faire l'amour" le plus bruyant possible au milieu d'une bibliothèque totalement silencieuse.
Je renonce au dernier moment.
Notre conversation tourne principalement autour de J.
Il me dit que je dois absolument lui demander de se voir ce soir.
Mais mon cher, ce soir, c'est ton anniversaire surprise ! Je lui dit alors que j'ai un très bon ami que je dois voir ce soir.
Je ne mens même pas, c'est tout à fait vrai, puisque c'est lui que je dois voir !
Le soir justement, je passe la soirée chez lui, avec M. Blond, Aurélia leur coloc, Maggy Audrey et la mocheté de chien qu'il a l'idée saugrenue de posséder.
Bien agréable soirée.
Je rentre chez moi sous une légère bruine... J'aime.
Mercredi, confirmations Angevines de Ptiprince et Guillaume. Je reprends du service pour officier.
Je passe la moitié de la journée à tout préparer.
Céline passe chez moi vers 17h30. Je suis content de la voir, content de savoir que nous allons passer une petite soirée ensemble.
La soirée se déroule très bien, les confirmés sont très joyeux et ravi de mon office.
After chez Ptitprince, puis Céline et moi racompagnons Sophie à sa voiture et JG à son appart.
En revenant, je lui explique ce qui s'est passé entre J. et moi, que je ne sais pas trop quoi en penser...
Nous rentrons dormir chez Ptitprince.
Jeudi, il doit aller en cours. Malgré l'heure tardive de son coucher, malgré l'acool, il arrive à se lever.
Je suis admiratif.
D'autant plus que lorsqu'il se lève et qu'il se met à me parler, je n'arrive même pas à ouvrir mes paupières pour le regarder. J'ai l'impression qu'elles sont en plombs tant elles semblent lourdes.
OK on se retrouve à 12H15 et on mange ensemble, OK, je te ramène tes clefs. A tout à l'heure, laisse moi dormir maintenant.
11h, c'est au tour de Céline de partir., elle me dit qu'elle à passé une super soirée. Je suis encore la tête dans le cul. D'un geste sec elle enlève son duvet qui nous servit de draps pendant la nuit et aussitôt elle me recouvre avec celui de Ptitprince.
Rapidité, efficacité, merci ma chérie.
Le soir, mon frère et sa copine viennent manger à la maison. L'occasion de se faire une soirée crèpes... Hum...
Au passage, on me rappelle que samedi on fait les 18 ans de ma cousine.
Quoi ? Comment ? Mais moi j'ai prévu quelque chose déjà samedi !!! Tant pis...
Vendredi, je reprends les cours. Enfin, disons que je vais à la fac et que le directeur nous présente la formation et les examens.
Ca me déprime un peu. Je ne me sens pas à la hauteur de l'examens. Je stresse déjà.
En fin d'après midi, je décide de ne pas aller à la table ronde sur l'espace judiciaire européen (fais chier... et puis j'm'en fous, je ne prendrai pas pénal aux examens). J'appelle J. pour annuler la soirée de samedi. Je ne me sens pas très bien. Je lui demande ce qu'il fait ce soir. Rien. On va donc se voir.
Je passe chez lui, on discute, on cause code, on teste du beaujolais nouveau, on finit l'absolut framboise.
L'heure passe. Je fais exprès de rater mon bus. Il me propose naturellement de rester dormir chez lui.
Samedi matin, 7h, son horrible sonnerie retentit. Il se lève pour aller en cours, je reste au chaud sous la couette et nous convenons que je lui ramènerai les clefs vers midi près de la fac.
Je rouvre les yeux plus tard, et je le vois.
Wah la vache, je rêve que je suis en train de me réveiller dans le lit où je me suis endormi, trop fort !
Sauf que je ne rêve pas. Il est vraiment revenu au bout de deux heures parce que son cours le gavait et qu'il avait sommeil. C'est du propre ça...
Nous loquifions au lit jusqu'à 14h.
Puis il décide qu'il faut quand même se bouger un peu le cul.
Oui mais pas trop non plus hein !
Alors pour l'instant, il allume la télé, fait du thé et nous prenons le petit déj au lit avec les pains au chocolat qu'il a acheté en sortant ce matin. Ce mec est une crême.
On continue à mater le téléfilm tout pourri de TF1.
Vers 16h30, je décide que j'ai assez trainé comme ça et que je vais peut être rentrer me préparer pour l'anniversaire de ma cousine.
Je rentre: douche, brosse à dent, costume, chemise, je suis prêt.
Je suis d'assez mauvais poil en fait. Mais la soirée se passera bien.
Dimanche, reloquification.
Je me lève à 15h. Ma tante et ma cousine sont là et elles ont apporté des restes du (très bon) gateau de la veille. Je prend un café puis me coupe une bonne part du gateau.
Après leur départ, je mate les experts, ZE occupation de mes dimanches après midi.
Demain, je ne sais pas si j'ai cours. Faudrait que je regarde sur l'emploi du temps distribué vendredi... 17/11/2005South Park, je t'aimeNe faisant pas partie des abonnés à Canal + (que j'ai haïs mon père le jour où je l'entendis dire qu'il pourrait sans problème faire un décodeur pirate mais qu'il avait la flemme de le faire), South Park est une série à coté de laquelle je suis complètement passé.
J'ai toutefois pu voir le film. Il m'a fait hurler de rire.
(et là, j'ai encore plus haïs mon père)
Et si j'étais un personnage de South Park, à quoi ressemblerai-je ?
Peut être à ça...
16/11/2005Première fois, je t'aime- Tu sais, c'est la première fois... avec un mec...
Quand je posai ma main à coté de moi sur le canapé, l'air de rien, c'était pour qu'il rapproche aussi la sienne.
Quand sa main commença à effleurer la mienne, l'air de rien, je me demandais si le hasard était seul responsable.
Quand nos doigts s'entremêlèrent enfin, l'air de rien, nous continuâmes à discuter, bien qu'un peu plus calmement qu'avant.
Quand je remarquai qu'il s'était rapproché de moi, l'air de rien, je fit pivoter mon torse vers lui.
Quand mon visage se rapprocha du sien, l'air de rien, je me demandai encore si je ne me trompais pas sur ses intentions.
Quand nous nous embrassâmes, ce n'était pas rien.
Quand mes lêvres s'attardèrent dans son cou, l'air de rien, je pensai qu'il serait drôle que je lui fasse un énorme suçon.
Quand nous nous enlaçâmes, l'air de rien, je remarquai qu'il ne semblait pas totalement à l'aise.
Quand nous montions les escaliers, l'air de rien, je me demandai s'il regardait mes fesses.
Quand il rentra dans la salle de bain, l'air de rien, j'attendis, appuyé sur le montant de la porte pour voir s'il m'embrasserait en sortant.
Quand il rentra dans ma chambre, l'air de rien, je me dit que j'avais sacrément bien fait de la ranger avant sa venue.
Quand nous fûmes nus l'un contre l'autre, ce n'était pas rien.
Quand je le senti tout tremblottant contre moi, l'air de rien, je me demandai s'il avait froid ou bien si c'était de ma faute...
Quand il me fit comprendre que c'était plus l'émotion que le froid qui le faisait trembler, l'air de rien, je me senti content mais comme un voleur.
Quand il me fit des compliments, l'air de rien, je me demandais si je devais accorder foi aux paroles d'un mec allumé à la vodka framboise, chauffé au vin d'Alsace et fini au Cointreau.
Quand, face à ses yeux inquiets et ses gestes parfois mal assurés, j'essayais de rester calme et rassurant, l'air de rien, je n'en menais pas large.
Quand mes sens laissèrent parler un peu mon esprit, l'air de rien, je me dis que je regretterai peut être d'avoir fait ça...
Quand je me réveillai dans la nuit, l'air de rien, j'approchai mon visage du sien pour voir s'il détournerait la tête.
Quand il me regarda, l'air de rien, je compris que je pouvais l'embrasser.
Quand je recommençai ce petit manège au réveil, l'air de rien, je fus heureux de constater la même réaction.
Quand... l'air de rien... quand même...
- Tu sais, c'est la première fois... avec un mec...
- Tu sais, pour moi aussi c'est la première fois... avec un mec dont c'est la première fois avec un mec. Alors on est un peu à égalité...
Quand j'y repense, l'air de rien, je me dis que ce n'était pas rien. 15/11/2005Pédantisme et cuistrerie, je vous aimeC'est déjà agaçant quelqu'un qui s'exprime sur un ton suffisant, mais quand c'est en plus pour déblatérer des conneries, ça devient presque énervant.
Suite à un échange de commentaires, j'apprends donc qu'il y a une différence fondamentale entre "cuistre" et "pédant".
Ne serait pédant que celui qui étale longuement sa culture.
J'apprends au passage que "étaler" signifierait "en faire des tonnes dans un long discours".
La personne qui me conseille d'acheter un vrai dictionnaire ferait bien de s'en procurer un. Même un pour enfant, avec des images, ce serait déjà un bon début. (L'esprit "cour de récré" semble de toute façon lui convenir. Ca tombe bien, j'aime régresser.)
Comme j'aime avoir raison, surtout quand au lieu de vouloir me convaincre on se contente de me prendre de haut (quand l'argumentation est fausse, il ne reste évidemment plus que ça comme solution) et que je n'ai rien à faire de ma vie à part pondre des articles purement inutiles (donc forcément indispensables), j'ai donc pris le temps de vérifier dans une encyclopédie.
Cuistre: n.m. (bas lat. coquistro, officier royal chargé de goûter les mets) Pédant, ridicule qui étale avec vanité son savoir.
Pédant: n. et adj. (ital. pedante, celui qui instruit les enfants) Personne qui fait étalage d'une science souvent superficielle, qui reprend les autres sur un ton plein de suffisance [...] Adj. Propre au pédant : un air, un ton pédant.
Etaler: v. tr. (de étal) Exposer pour la vente [...] Déployer largement [...] Etendre sur une surface [...] Expose, disposer en éparpillant [...] Fam. Faire tomber [...] Par extens. Laisser voir, faire voir avec ostentation, faire parade de [...] Fig. Exposer avec ostentation [...] Démasquer afin de rendre évident [...] Répartir dans le temps [...]
Je pense qu'il ne sera pas trop difficile pour quiconque de lire (allez, un effort, il suffit juste de lire) que cuistre = pédant. C'est marqué noir sur blanc, ça reste assez simple, hein ?
Ceci dit, le pédantisme ne se manifesterait il que par de longs discours ?
Le simple fait qu'un air ou un ton puissent être qualifiés de pédants suffit pour se rendre compte que non.
On peut avoir l'air pédant sans pour autant parler longuement. On peut prendre un ton pédant pour faire une phrase courte.
Le rapport avec la longueur du discours ? Aucun.
Mais on peut aussi s'intéresser au verbe "étaler".
Etaler quelque chose signifie-t-il qu'on le fait sur une grande surface ? Diable ! Qui oserait m'interdire d'étaler sur une petite surface ??
Les définitions données par l'encyclopédie confortent dans l'idée que le fait d'étaler n'a rien à voir avec la taille de la surface. Encore une fois, la taille importe peu.
Si je prends une noix de beurre avec mon couteau, ne puis je dire que je l'ai étalée sur ma tartine sous prétexte que je n'ai pas pu beurrer toute ma baguette de pain avec ?
On peut donc être pédant en une seule phrase.
Et un cuistre est un pédant.
Merci d'avance au cuistre auto-proclamé de corriger les fautes d'orthographe de cet article.
(Et si tu pouvais lire mon glob pour toutes les relever, ce serait sympathique aussi.) 14/11/2005Gaffe, je t'aimeAffalé sur un canapé, je regarde tranquillement mes "cold case" du dimanche soir.
A coté de moi, mon petit frère est affalé tout aussi nonchalament sur l'autre canapé.
Arrive ma reine mère:
- Qui a dormi dans la chambre d'amis ce week end ?
- Personne.
- Personne ??...
- Je l'avais préparé pour un ami, mais finalement il n'y en a pas eu besoin.
Je ne réalise que trop tard ce que je viens de dire.
Impossible de nier que j'avais rangé la chambre pour que quelqu'un y dorme, c'était bien visible.
Mais j'aurai dû dire que l'ami en question y avait dormi.
En effet, mon frère a vu cet ami à la maison hier soir et en début d'après midi. Il sait donc qu'il a passé la nuit ici. Je l'avais d'ailleurs prévenu et lui avait dit qu'il dormirai dans la chambre d'ami.
Du coup, si j'affirme devant lui que cet ami n'a pas dormi dans la-dite chambre, il doit bien se demander où il a pu dormir.
Enfin non, justement, il ne doit pas vraiment se le demander...
J'avais espéré avoir été discret.
Là, je crois que c'est grillé... 13/11/2005Doute, je t'aimeIl est très sympa.
Et hétéro.
Quoi que...
Me suis je fait des films ou pas ?
Mais quand je m'apprête à partir d'une soirée pour cause de dernier-bus-de-nuit-qui- va-bientôt-passer, qu'un pote me dit que si je le rate il ne faut pas compter sur lui pour m'héberger et que J. me dit que si je veux je peux dormir chez lui (où je sais qu'il n'y a qu'un lit), comment dois-je le prendre ?
Quand je lui dit que finalement mon père a eu la bonne idée d'enregistrer l'épisode 2 des Rois maudits, épisode que nous n'avons pas pu voir puisque nous étions avec d'autres amis dans un bar à ce moment, et qu'il me demande quand je les mate, comment dois-je interpréter ça à part comme une demande de le regarder avec moi ?
Quand finalement nous convenons de regarder le dit épisode ensemble samedi soir, que sur Msn je lui propose de dormir chez moi pour ne pas avoir à se préoccuper du dernier bus, que j'ajoute que si je tente de le violer il n'aura qu'à crier car mon petit frère ne sera pas loin et qu'il me répond qu'il ne criera peut être pas, comment dois je le prendre ?
Le mâle hétérosexuel n'est d'habitude pas prompt à avoir ce genre de comportement avec un mâle homosexuel qu'il connait peu.
La peur de se faire draguer, voire pire...
Alors forcément, j'ai eu comme un doute.
Ou un espoir, ça dépend comment on voit la chose. Soirée chez Jenny, je t'aimeJe lui avais laissé un message il y a presque deux semaines pour prendre de ses nouvelles.
Vendredi, elle me rappelle enfin.
Si je suis occupé ce soir ?
Ben oui, je dois mater la télé. (Faut que je regarde Avocats & associés et ensuite Sex & the city avant d'aller finir la nuit dans mes draps & couvertures.)
Elle rit.
Ben non, je suis sérieux. Je n'ai vraiment rien à faire ce soir.
Là, elle a plutôt l'air d'être consternée pour moi.
C'est décidé, puisque personne d'autre n'est libre ce soir pour sortir avec nous, nous passerons la soirée rien que tous les deux.
L'occasion pour moi de voir son nouveau "chez elle". (enfin, disons plutôt leur nouveau "chez eux", à elle et son copain)
D'ailleurs son copain est absent.
D'ailleurs c'est sans doute pour ça qu'elle m'a appelé, pour ne pas passer la soirée toute seule devant sa télé.
"Bonjour, vous cherchez un ami de secour ? Ne quittez pas nous vous mettons en communication avec Théo."
Ca fait plaisir tiens...
Ca fait plaisir quand même.
Parceque ça commençait à faire un bail qu'on ne s'était pas vu.
Ce qui devait être une soirée à sortir dans un bar et à picoler se transforme en soirée de papy.
On squatte son salon, on se fait du thé à la menthe, on mange un bout de gateau au chocolat et on mate la télé.
Même la beu se révèlera toute douce.
Nous commençons par "plus belle la vie".
Eh oui, elle est fan.
Moi beaucoup moins.
Ensuite, Star Academy (ben quoi, vous voulez regarder quoi un vendredi soir ?? Hein ??)
Nous sommes consternés par la robe de Madonna. Je pense que tous les téléspectateurs le sont.
Je me rappelle qu'avec une amie, nous nous étions décrits comme des boules à facette. Mais c'était une métaphore. Là, Madonna en était vraiment une ! Total retour au années septantes avec la robe, la coiffure et un sample d'ABBA.
Je scotche sur la poitrine d'Alexia outrageusement mise en valeur. J'ai l'impression que ses nichons vont jaillir de la télé.
Je suis consterné par les chorégraphies sur "Envole moi" et "Le Javanaise".
D'abord parce que de prime abord ces chanson ne se prêtent pas à une chorégraphie. Ensuite parce qu'elles ne se prêtent pas du tout à ces chorégraphies "là". Des cerceaux fluos et des danseuses habillée uniquement de quelques bande du même fluo sur "Envole moi" (gneu ?? On n'a pas écouté la chanson avant de faire la choré ou quoi ??) et des décors rose, léopard ou encore zébré sur "La Javanaise" (magnifique chanson... qui ne méritait vraiment pas ça...)
Au final, la petite blonde sans voix est dégagée.
C'est vraiment trop injuste !!! Avec qui va-t-il niquer le Jérémy ??
L'heure tourne l'heure tourne... Mon dernier bus est à 22H42. (trop cool les jours fériés) Je m'apprête à partir et finalement décide de rester dormir sur place. Je n'ai pas envie d'interrompre cette soirée.
Entre temps, Jenny s'est souvenue qu'elle avait de la beu
("Si t'as de la beu à partager, viens donc faire un tour à Angers !" Matmatha révisité par moi même)
Mais problème: ni elle ni moi ne savons rouler.
Mais autre problème: ni elle ni moi n'avons de feuilles.
Elle n'a que ce que j'appelle "des cigarettes vides": celles qui sont toute faites et dans lesquelle il faut juste rajouter le tabac à l'aide d'une petite machine.
Qu'à cela ne tienne, nous nous aurons des pétards en forme de clope et avec un filtre, voila tout !
Le résultat est assez étrange. La beu (que je qualifie de beu de papy, nouveau concept à dévelloper) est ultra light, et le fait d'avoir des filtres n'arrange rien. Les effets ne seront pas bien méchants... Je constate toutefois que nous avons le rire plus facile qu'à l'accoutumé...
Rapidement, nous avons faim (la faim du fonce-dé comme dit ma princesse) et nous nous retrouvons à nous faire des pâtes parsemées de piment de je-ne-sais-plus-où que nous dégustons devant Sex & the city.
Jenny me regarde tout à coup et me sort: "Finalement je crois que je n'avais pas envie de pâtes".
Je la regarde l'air méchant:
"Mais c'est toi qui a voulu qu'on les fasse !
- Non c'est toi !
- Non c'est toi !"
Jenny, championne de la mauvaise foi.
Je finirai son assiette.
Et enfin, dodo. La miss a cours d'économie le lendemain et elle compte bien y aller en étant un minimum fraiche.
Moi ça m'arrange, ça m'obligera à me lever tôt, indispensable si je veux reprendre une rythme de vie "normal", un rythme ou je pourrais m'endormir avant 6h du matin et me lever avant 13h.
J'ai pris grand plaisir à passer cette soirée avec elle, à discuter avec elle, à délirer avec elle.
Ca faisait longtemps... 11/11/2005Décompte, je t'aimeIl y a ceux qui viennent à l'heure aux rendez vous, et puis toi qui traine encore je ne sais où...
Il y a ceux qui tiennent la porte devant moi, et moi qui attend devant la tienne...
Il y a ceux qui passent leurs nuits sous ma fenêtre, et puis toi, qui sait, ce soir tu viendras peut être...
Il y a des hommes qui feraient n'importe quoi pour l'Amour que je ne donne pas, l'Amour que je garde pour toi.
Il y a ces regards et ces fleurs qu'on me lance, les messages que je laisse et tes longs silences.
Il y a ceux que tu vois pendant la semaine, et moi qui attends que tu reviennes...
Et tous ceux qui feraient n'importe quoi... Tous ces efforts, tu ne les fais pas pour moi.
Peu m'importe le nom de ces zorros à la conduite idéale.
Qu'ils ne comptent pas sur moi.
Moi je compte jusqu'à toi.
Peu m'importe le nombre de zéros et si tu te conduis mal.
Ca ne compte pas pour moi.
Moi je compte jusqu'à toi.
Peu m'importe les heures et les secondes que tu passeras loin de moi.
Je ne les retiendrai pas.
Moi je compte jusqu'à toi.
Peu m'importe le reste du monde.
Tant que la Terre tournera, si tu restes près de moi, je compterai jusqu'à toi.
10/11/2005Entretien téléphonique, je t'aime"Fiscal: remise à plat de toutes les déclarations DEB TVA et IS et mise en place des procédures en intégrant le nouvel ERP qui est en cours d'installation. Assistance à l'acheteur pour les parties ressourcing export.
LSF: Un premier audit a déjà été fait, il s'agit maintenant de mettre en place les actions définies et en effectuer le controle,
Reporting: prise en charge d'une partie des arrêtés mensuels
En fonction de l'avancement, d'autres missions plus ponctuelles pourront être définies.
Attention, le candidat doit être autonome sur la partie fiscale, j'attends de lui un travail abouti.
Mon objectif est de me dégager du temps pour pouvoir assurer la mise en place de l'ERP et des prix de revient encore inexistants.
[...]"
Voila l'annonce trouvée sur internet à laquelle, sautant de joie devant une proposition de stage aussi intéressante et pour un fois sur Angers, je me suis empressé de répondre ily a deux semaines.
Bien sur, j'y ai répondu par l'intermédiaire du site sur laquelle elle était proposée, et comme je n'en connaissais pas le fonctionnement, je me suis planté:
ce que je pensais ne devoir être qu'un descriptif de ce que j'attendais d'un stage était en fait la lettre de motivation.
Résultat, ma motivation pour ce stage ne crevait pas vraiment les yeux... Mais trop tard, je venais de l'envoyer.
J'attends malgré tout une réponse que je supposais d'avance négative.
Même pas.
Pas de réponse négative !!!
Pas de réponse du tout...
Au bout de trois semaines, je me dis que je devrais quand même envoyer un courrier avec une vraie lettre de motivation, on ne sait jamais...
Je cherche l'adresse de la société dans les pages jaunes. Elle n'y est pas.
Ca me gave... Je laisse passer quelques puis reprends mon (peu de) courage à deux mains et appelle le futur ex 12.
La femme ne trouve également aucun abonnement au nom de la société mais me donne le numéro de la maison mère qui héberge la filiale objet de ma convoitise.
J'appelle, standardiste, appel transféré à la filiale, autre personne, me dit que sa responsable n'est pas là et que je devrais plutôt rappeler demain.
Je rappelle, standardiste, appel transféré aux Ressources Humaines, autre personne, me dit que c'est avec la filiale que je dois voir ça, me donne le numéro du responsable.
J'appelle, occupé.
Je rapelle, re-occupé.
Je re-rappelle,re-re-occupé.
Aaaaaaaaaaaaaaarrrrgh !!!!
Mais il est sur le téléphone rose le responsable ou quoi ???
Je re-re-re-rappelle. Il décroche.
Et ça commence. L'entretien.
Moi j'appelais juste pour savoir si le poste était déjà pourvu et lui commence à me parler du poste, de la société, de mes motivations, de mon parcours...
Je réponds comme je peux en essayant au maximum d'être cohérent, sérieux, mais quand même agréable.
Il me dit de lui envoyer mon CV par internet et de le rappeler ensuite.
Je raccroche et me rue sur mon pc, j'ajoute la mention "Assez Bien" à mon master 2 (y a pas de raison, je l'ai, faut savoir se faire mousser) et l'envoie.
(J'ai manqué de faire une attaque quand yahoo a refusé de me laisser accéder à ma boite mail, mais à part ça, ça a été)
Je rappelle le type, il a mon CV sous les yeux et l'entretien se poursuit. Et j'ai vraiment l'impression de passer un vrai entretien.
On parle du poste. Il me dit qu'il y a beaucoup de comptabilité à appréhender. Rien ne sert de mentir, je lui dit clairement que ce n'est pas mon domaine, que je l'ai très peu étudié, mais que je pense pouvoir m'adapter facilement et quand il me demande si les chiffres me font peur, je suis clair: non.
D'ailleurs, je rajouterais par la suite que je sais pertinement que fiscalité et comptabilité sont obligatoirement liées et qu'aborder l'une signifie aborder l'autre.
Je reparle de mon cursus. Du bac au master 2.
Je justifie mon choix de la filière Economique et sociale par l'ouverture sur le monde qu'elle donne. Je suis assez fier de mon coup sur la justification ! Totale impro, totale réussite !
Maintenant, pourquoi avoir choisi Droit et non pas Eco à la fac ? Plutôt que de chercher une justification qui n'existe pas, j'avoue que ce fut le fruit du hasard mais que je n'ai pas regretté puisque ce domaine m'a immédiatement passionné, en particulier le droit des entreprise, domaine vers lequel je me suis ensuite spécialisé. Je pense m'en être sorti convenablement là...
Enfin, pourquoi avoir choisi une maîtrise en Droit des Affaire puis en master 2 en Droit des sociétés et fiscalité. Bah ça m'intéressait, et j'ai voulu me spécialiser dans les matières qui m'intéressaient le plus. Ca passe.
Le master, non il n'était pas purement théorique mais très axé sur le concret et les cas pratiques. Des exemples ?? Euh.. Tu fais un peu chier là... Ils sont loin mes cours... La TVA sur les marchandises dans les avions, c'est le seul exemples qui me vienne à l'esprit...
Et maintenant, bah je suis à l'IEJ. Mais rassurez vous, les cours sont facultatifs et des amis avocats (ca fait bien de dire qu'on a des amis avocats) m'ont dit que je ne ratais rien en n'y allant pas et que le plus important étaient les travaux à faire chez soi et à rendre.
J'entend tout d'un coup une voix féminine. Tiens, quelqu'un est entré lui parler dans son bureau...
Non, c'est la responsable du service financier qui me parle.
On discute, on parle du poste, elle me demande si je sais ce qu'est une DEB.
Aïe...
Aucune idée...
Déclaration d'Echange de Biens ?
Je l'ai su lui dis-je, mais je ne me rappelle plus...
Ou comment se griller en une seule question.
L'entretien téléphonique se continue, le type continue de me parler de mon CV et de mon expérience dans le cabinet d'avocats: surtout, mentir en disant que j'ai bcp aimé et que j'ai fait plein de choses super intéressantes, donner quelques anecdotes sur ce que j'ai fait, bref, donner l'impression que j'ai vraiment bosser et non pas que j'ai principalement fait le secrétaire.
Il parle ensuite de mon boulot à la station. Oui ca fait beaucoup avec les études à coté... mais ca m'a habitué à beaucoup travailler et à savoir m'organiser... Non je n'ai jamais redoublé en plus de ça... C'est pour ça que je pense pouvoir suivre l'IEJ et faire un stage en même temps sans trop de problème...Oui en tout humilité je me fais trop mousser à donf !!! Je m'adore.
Mes boulôt d'hôte d'acceuil dans un festival de théatre: super car je pouvais voir toutes les pièces. "Ca rejoint une passion chez vous ?" "Oui, j'ai joint l'utile à l'agréable." Eh oui, je n'ai pas que le Droit dans ma vie, j'ai aussi des passions)
Vient le moment de parler Anglais.
Eh oui, la société a délocalisé sa production en Pologne, et comme on ne va pas demander aux Français de connaitre le Polonais, on communique beaucoup en Anglais ! Je lui avoue que je manque de pratique. Il me propose de continuer l'entretien en Anglais.
J'inspire à fond, et on y va.
On parle de mes loisirs, et principalement du théatre.
Je me débrouille comme je peux. Je comprends ses questions mais ai parfois du mal à formuler mes réponses.
Ca a l'air de lui aller malgré tout...
Il me repasse la responsable du service financier pour fixer un rendez-vous la semaine prochaine. Rendez-vous est pris pour mardi, 10H.
Je racroche.
Je suis lessivé par cet entretien pendant lequel, même si je n'en ai laissé rien entendre (je pense), j'étais tendu comme un string taille 36 enfilé sur Maïté.
Moi qui n'appelait que pour savoir si le poste était libre, je me suis retrouvé à passer un véritable petit entretien de pré-embauche.
Je pense que ça s'est plutôt bien passé.
Mes deux interlocuteurs avaient l'air sympathiques, l'entretien était agréable et je n'avais pas l'impression de me faire interroger par un rescapé de la Gestapo recyclé dans les ressources humaines.
J'ai fait de mon possible pour donner une bonne impression:
- répondre honnêtement quand un mensonge se serait révéler périlleux (du genre balancer que j'étais un as en compta, j'ai bien fait de me contenter de dire que ça ne me faisait pas peur et que je saurai m'adapter),
- baratiner un peu quand c'était possible (sur le stage en cabinet d'avocat par exemple),
- et mettre en avant ce qui pouvait être mis en avant sans pour autant passer pour un prétentieux.
Maintenant, je vais me replonger dans mes cours de fiscalité histoire de ne pas paraitre totalement ridicule si on me pose des questions sur le fiscal.
Et surtout, revoir ce qu'est que cette satané "DEB" dont je ne me souviens plus !!! 09/11/2005Interrogations, je vous aime
08/11/2005Inconnu du métro, je t'aimeAvec Rémy, nous nous engageons dans une bouche de métro. Il valide son pass Navigoo et franhit le portillon.
Moi, comme un gland, je m'arrête.
"Mince, je n'ai pas de ticket, passe moi mon portefeuille je vais en acheter un"
Je me retourne et regarde autour de moi.
Aucun guichet, aucun distributeur.
Bon sang mais ça veut dire quoi ? Je n'ai pas le droit d'acheter un ticket si j'entre par cette bouche de métro ??
De mémoire, j'ai toujours trouvé un distributeur quand j'en avais besoin, je n'imaginais même pas me retrouver dans une telle situation.
Très discrètement comme toujours, je fait pars à Rémy de ma surprise et de ma relative irritation.
Un couple, déjà muni de titres de transport, passe à coté de moi.
Ils doivent bien se marrer.
Je commence à envisager l'hypothèse d'une fraude à la RATP quand l'homme du couple se retourne, m'interpelle et me tend un ticket de métro.
Je reste une seconde interdit, comme choqué par tant d'altruisme et de générosité.
Je le remercie, sans doute avec un air étonné, prend le ticket et passe à mon tour le portillon.
Qui se serait attendu à ça ? Surement pas moi.
C'est fou ça !
Ce n'est pourtant pas grand chose un ticket de métro ! Mais dans cette situation, combien de personne m'auraient prêté attention ? Combien se seraient arrêtées ? Combien m'auraient dépanné ?
C'est fou ça !
Ce n'est pourtant pas grand chose un ticket de métro... 07/11/2005Epistrophi, je t'aime"Lire votre prose un dimanche soir est un plaisir plus subtil que regarder la télévision. Je regrette cependant d'avoir feuilleté les photographies qui m'ont rendu theopiscentophile. Mais vous êtes si loin ; non, je ne vous parle pas de géographie ! Et en plus les aventures sexuelles semblent ne jamais vous concerner ; ou je n'ai pas bien lu ; ou le questionnaire n'était pas approprié. Oui, ce doit être cela, sans quoi ce serait une catastrophe. Pour nous, naturellement, victimes d'un esprit séducteur. Vous allez penser que je n'ai lu qu'une rubrique alors que d'autres passages sont plus crus. Cela n'arrangera pas mon état.
Je me passionne également pour le blog. Vous sentez déjà que j'exagère. Mais tout de même, j'ai presque tout lu, en délaissant pour un moment mon whisky, une assiette de douceurs et quelques auteurs de chevet d'une notoriété pourtant plus éprouvée. Finalement, je devrais écouter la radio, on ne peut pas leur répondre.
Je suis désolé de l'adresse mail qui accompagne mes propos. C'est obligatoire. Nous vivons dans un monde où il est de plus en plus difficile de flatter de façon anonyme. Enfin, reconnaissez que j'ai fait un effort sur ce point. De toute façon je vous vois mal hurler epistrophi dans Angers désert.
Adieu, donc. "
J'avoue que je reçois sans doute là le message le plus flatteur que mon glob ait jamais suscité.
Certes ce n'est pas difficile, il en suscite très peu de flatteur de toute façon. Mais là, franchement, comment dire...
OH LA LA !
Je me sens tout chose.
A moins que ce ne soit l'effet "Cold case"...
Le dernier épisode m'a encore donné l'envie de verser une grosse larme (pauvre Sadie), seule la présence de mon petit frère à mes cotés réussi à me faire sauvegarder l'apparence insensible de mon visage.
Une interrogation me vient tout de même à l'esprit:
Comment peut-on lire mon glob et oser déclarer ensuite "les aventures sexuelles semblent ne jamais vous concerner" ???
D'accord, en ce moment c'est un peu le carême du sexe (si au moins c'était le ramadan, je pourrais niquer la nuit...), mais je peine à croire que mon glob donne de moi l'image d'un garçon chaste pure et innocent. (Que je suis pourtant, ne nous méprenons pas ! Mais j'aime à laisser penser le contraire par moment.)
Toujours est il que ce fut avec grand plaisir que je lus ce petit message.
Car oui, cela fait plaisir à mon égo boursouflé de savoir que certaines personnes lisent mon glob !
Et oui, cela boursoufle encore plus mon égo, qui va finir par exploser telle un bactracien se prenant pour un bovidé (de préférence atteint d'encéphalite spongiforme bovine), de savoir qu'un lecteur apprécie suffisament ce glob pour perdre du temps à me faire part de cette appréciation.
Pour conclure, cher M. Epistrophi, je ne vous dirai non pas adieu, mais
au revoir
(à prononcer à la VGE juste avant de se lever d'une chaise et de sortir de la pièce, ça donne un petit effet comique, peut être un peu éculé, mais généralement apprécié)
Maintenant, je vais prendre mon mégaphone et me rendre dans les rue d'Angers désert... 06/11/2005Regard, je t'aimeL'une des rares choses que j'ai retenu de mes cours de Français de Première (à part que Rousseau aimait se faire fesser et que je serais à tout jamais incapable de me rappeler de toutes les figures de styles), c'est que:
"les yeux sont le miroir de l'âme"
Cette phrase fut répétée un nombre assez incalculable de fois par ma prof.
Alors regarde moi bien dans les yeux, y vois-tu quelque chose ?
Mince, c'est vrai !!
Bon,je crois qu'il vaut mieux que je dissimule mon regard.
Et merde... 04/11/2005Changement d'air à Paris, je t'aimeArrivé chez Romain (square d'Anjou ! j'ai une furieuse envie de piquer la plaque...), nous changeons de voiture, c'est Sophie qui me déposera avec JP porte de Vanves.
Quelques station de métro plus loin, je dis au revoir à JP et je vais retrouver Rémy.
Bon, eh bien il faut savoir que parfois, on discute avec des gens sur internet, on se dit qu'ils doivent être très sympas, qu'on s'entendrait bien avec eux dans la vie, tout ça tout ça...
Et on se rend compte ensuite que PAS DU TOUT !
Heureusement, parfois c'est le contraire qui arrive.
Encore plus heureusement, c'est bien le contraire qui est arrivé.
Bon, il a du mal a faire cuire correctement des pates et
il prend des photos de moi en traître quand je dors (même pas honte de ses horribles draps à fleurs...), mais je l'aime bien quand même.
Malgré mon état de fatigue avancé, nous décidons d'aller boire un verre en ville.
Nous retrouvons au passage Jean-Marc, Philippe et Fabien (qui est très joyeux, très très).
Après une bière à l'Oh Fada avec Jean Marc, nous allons au Carré.
Je n'ai jamais attendu aussi longtemps pour boire une verre de vin blanc (ni d'ailleurs pour boire quoi que ce soit dans un bar !).
Le barman a mis plus d'une demi heure à venir nous voir, et encore, uniquement parce que Rémy l'a hêlé.
Ensuite, il a fallu attendre qu'il m'amène une carte, qu'il revienne prendre la commande, et qu'il nous serve.
Je boycotte ce bar à tout jamais.
Quand je pense qu'il a osé plaisanter en disant que c'était bien la peine que je demande une carte pour finir par prendre la même chose que Rémy...
J'ai failli faire une remarque désagréable.
Retour à pied chez Rémy.
45 minute de Paris la nuit.
Mais moi la marche, ça me réveille ! Résultat, je n'ai plus du tout envie de pioncer. C'est malin...
Réveil pénible (en ce moment tous mes réveils sont pénibles alors que je n'arrive pas à m'endormir, étrange) à 13h.
Glandage pendant l'après midi.
Je me charge quand même de la vaisselle (je suis bon à marier j'vous dit!).
Par souci de propreté et pour éviter d'empester l'appartement, je finis par me décider à prendre une douche.
J'en ressors propre comme un sous neuf, la serviette autour de la taille.
Je vais fouiner dans mon sac pour y prendre des affaires, toujours à moitié à oualpé.
Rémy ne daigne pas me prévenir que sa cam est branchée.
Encore heureux que Kazuma n'a pas eu le temps de faire une capture d'écran...
Nous sortons ensuite retrouver un ami (car non, Rémy n'est ni sans famille ni sans ami).
Un infirmier.
Mais ils sont tous pd les infirmiers c'est pas possible !!
Ensuite, direction la petite vertu pour y retrouver avec plaisir tout plein de GAïens.
Saluons au passage une personne qui a osé déclaré "je ne travaille pas aujourd'hui, je n'ai aucune raison d'être en retard" et qui se pointe avec 40 minutes de retard.
La soirée se poursuite ensuite dans un petit restau japonnais dans lequel certaines conversations avaient de quoi faire cuire sur place un sushi tant elles étaient chaudes. Glamour, quand tu nous tiens...
De toute façon, nous nous sommes vite retrouvés seul dans le restau. J'ose espérer que ce n'est pas nous qui avons fait fuir les quelques clients présents à notre arrivé...
Retour en métro, puis matage de "Brice de Nice".
Je n'avais pas vu ce film.
Il est loin d'être indispensable et je m'attendais à plus me marrer, mais il réserve quand même quelques bonnes rigolades.
Dans le train du retour, je m'installe dans un compartiment vide.
Chouette, je vais pouvoir lire tranquillement "Le vol des Cigognes".
Arf, tendre naïveté...
Une grand mère accompagné de ses deux petits-enfants me rejoins au dernier moment. Ils ont du courir pour ne pas rater le train.
Un peu plus et je passais un voyage agréable.
Je hais les gosses.
Pourquoi est ce qu'on ne les élève pas en batterie jusqu'à l'âge de 18 ans ? Ensuite on pourrait alors les relacher...
Ca discute bien sur avec mamy. Normal, je pourrais presque ne pas m'en offusquer.
Mais ils finissent bien évidemment par se chamailler ces ptits cons !!!
Dites Madame, ça vous ennuie si je prends un de vos petits enfant pour taper sur l'autre ?
Changement au Mans. Je suis enfin débarassé de la marmaille. Changement d'air à Orléans, je t'aimeAu regard de l'absence total d'activité dans ma vie, je me suis dit que je pouvais sans problème accepter l'invitation de Fred et passer sur Orléans le week end dernier.
Je me suis dit que je pouvais même en profiter pour aller faire un tour sur Paris puisqu'on m'y avait gentiment invité.
Ca a failli très mal commencer.
A mi-chemin de la gare je me rends compte que j'ai oublié mon portable.
Aïe.
Sachant que je dois absolument joindre certaines personnes par téléphone, il va falloir faire demi-tour et récupérer l'engin.
Oui mais voila, mon train est à 14h31 et il est 14h15 passé...
Ma reine mère qui a eu la gentillesse de me conduire à la gare me dit qu'elle roulera un peu plus vite et qu'on y arrivera.
Hum... Pour elle, rouler un peu plus vite, c'est vraiment ne rouler qu'un petit peu plus vite... Je ne suis même pas sur qu'elle atteigne le 120 sur la rocade.
14h29, ça bouchonne comme d'habitude au rond point de la gare, un bus sur sa voie nous empêche de prendre à gauche.
Vraiment pas le temps d'attendre, je descends, prend mon sac, sort en trombe et me rue vers la gare.
Evidement le train n'est pas sur la premiere voie, ce serait trop drôle sinon ! Je cours donc pour rejoindre la voie C.
J'arrive à une porte du train. Elle est fermée. Je tape dessus de déception (je pense que je dois articuler assez fortement un "putain!!!!").
Sa race !! Je le loupe vraiment à trois fois rien !!!
J'entends alors qu'on m'appelle sur ma droite. Des contrôleurs me font signe qu'une porte est encore ouverte.
Je bénis le type, apparement sans titre de transport, grace à qui le départ du train a été légèrement retardé.
Une fois installé, je me dis que j'ai eu de la chance.
Quand le contrôleur passera, je me dirai que je n'en ai vraiment pas.
J'ai oublié ma carte 12-25.
Et BAM, 10€ d'amende dans ma gueule.
Décidément, ce week end commence délicieusement.
A Tours, j'ai une heure d'attente. Je vais me ballader un peu...
A la sortie de la gare, une femme me colle direct sous le nez un journal au profit des SDF. Elle pourrait au moins me dire bonjour avant de me réclamer de l'argent. J'ai horreur de ça.
Dans la rue, un type m'interpelle (gentiment et poliment, j'apprécie beaucoup plus) et me propose des horoscopes au profits de je ne sais plus qui, mais certainement des gens qui en ont besoin. Je lui réponds en souriant que je viens de me bouffer une amende de 10€ par la SCNF, ce qui n'était pas du tout prévu dans mon budget.
En revenant vers la gare, je suis un type qui fume un joint.
Dans son sillage, je hume la bonne odeur de l'herbe.
Arrivé sur Orléans, je vais prendre un Coca avec Chrystelle.
Fred me rejoint pour me passer ses clefs car il doit s'absenter un moment.
La soirée se passe agréablement tranquillement. Ca me fait plaisir de revoir Fred, Tom et Doriane.
J'abuse peut être un peu du faux Get 27.
En ramenant Tom, Fred aperçoit un siège auto pour bébé qui trone sur une poubelle. Il se dit que ça ferait un parfait petit fauteuil et l'embarque sous mes yeux ahuris.
Le lendemain, je suis censé accompagné Fred faire des courses.
Petit hic, il faut les faire avant midi.
Ouh la !! Ca va être un peu dur !!
En effet, je l'entend bien se lever et sortir, mais mon esprit refuse déséspérément d'émerger. Il ira faire les courses seul.
Une fois revenu, il sort son furet de sa cage.
Ce furet, baptisé "à-fond" (l'équivalent de "cul-sec" en France), est comme tous les furets, très joueurs.
Ainsi, il aime beaucoup jouer avec les doigts et les doigts de pieds.
Mon gros orteil gauche en fera les frais, la bestiole le mordra jusqu'au sang.
Je remets mes chaussures jusqu'à ce qu'il retourne dans sa cage.
C'est quand même très marrant un furet.
Nous attendons ensuite JP, David, Sophie et Romain qui descendent de Paris.
Ils arrivent sur les coups de 15h.
Nous irons nous coucher vers 7h.
Entre temps, nous nous évadons dans le monde fantasmagorique du jeu de rôle "Premier Âge".
On en chiera dur pour rentrer dans une ville rebelle des Royaumes Unis et buter cette saloperie de momie !!! Tout ça pour récupérer une harpe faite par un Dragon arc en ciel, dans laquelle était emprisonnée une fée amoureuse, et qui créait un passage vers le monde des fées.
Le but final était surtout de récupérer ma mémoire, mais ça, ce n'est pas encore gagné... Il faut rejoindre les fameuses "Crocs", qui sont en Helsinie et les sortir de leur coma grace à la harpe pour qu'elles puissent me redonner la mémoire (j'ai un trou de 3 mois que j'aimerai bien récupérer). Y a du boulot.
Le lendemain, je me réveille péniblement (et en dernier) vers 14h.
Hum... C'est dur...
Petit déj, et direction Paris.
Dans la voiture, nous nous mettons à chanter des génériques de séries avant d'entamer le pire des années 80.
Le conducteur manifeste rapidement son envie de se jeter de la voiture à 130 sur l'autoroute. 03/11/2005Capricornes, je vous aimePourrais-je décemment rester avec un mec qui est capricorne ?
En ascendant à la rigueur...
Mais sinon ?  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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