30/09/2005

30/09/05 - 21:38

Guillaume, je t'aime

Alors là, je suis au bord de l'explosion de rire.

Ah mais quand même !
Ah mais je vous jure, y en a quand même !!
Ah mais je vous jure, c'est pas possible, y en a quand même !!!

Ah, mon cher Guillaume, la première relation sérieuse que j'ai eu, mon premier mythomane aussi...
Adorable, mais complètemement mythomane.
Bien sur, je ne l'ai réalisé que des mois plus tard en discutant avec une de ses amie et un de ses ex.
Ca fait chaud au coeur de se rendre compte qu'on s'est foutu de vous. Même si ça ne portait au final que sur des détails, des broutilles, ça agace.
Mais quand nous sortions ensemble, j'étais jeune et naïf, je ne faisais pas attention aux incohérence de ses récits, pas plus qu'aux évènement "improblables" qui lui arrivaient

Exemples:

Il m'aurait acheté une bouteille de parfum mais son chien l'aurait fait tombé de la table.

Ses parents sont adorables avec moi, accepte que je dorme chez lui, mais sa mère refuserait que nous dormions dans la même chambre.
Après discussion avec le mec qui me succéda dans son lit, il semble qu'elle n'ait jamais eu ce genre d'objection avec lui.

Je lui avait donné un jour un t-shirt blanc, vu qu'il m'avait affirmé qu'il faisait de la peinture sur t-shirt.
J'attend encore de le revoir. A chaque fois que je lui en parlais, il m'assurait qu'il était prêt, mais qu'il ne le retrouvais plus. Comme par hasard...

Et je passe son comportement aussi ridicule que honteux avec sa fillote.
Ma pauvre Gaëlle, tu n'étais pas gâté avec un parrain pareil...


Là, à l'instant je discutais avec un ami récement arrivé sur Angers qui me dit qu'il déprime parce que son chéri ne peut pas venir le voir ce soir.
Tiens, il a donc un mec depuis samedi dernier ! Chouette, du potin !!

Je l'interroge donc...
Il s'avère qu'il s'agit de quelqu'un que je connais, d'un ex, qui habite M...
Mais ne serait ce pas ??
Mais si, c'est bien Guillaume !
Oh comme le monde est petit !

Et comme le monde est mal fait aussi...
Car sortir avec quelqu'un qui connait un de vos ex, ce n'est pas le bon plan pour un mythomane !
En moins de cinq minutes, sans même le vouloir, je "gaffe" et j'apprend à mon ami une information que Guillaume à pourtant niée.

Ca lui vaudra un passage de savon téléphonique.

C'est tout de même hallucinant que, alors qu'il savait que son mec me connaissait, il ait été capable de lui mentir sur un sujet sur lequel il sait très bien que la conversation finirait par porter !!
Où la mythomanie cède le pas à la stupidité...

J'espérai qu'il s'était amélioré depuis qu'on s'était quitté... Mais je n'y crois plus.
Et je crains que mon pote ne s'embarque dans une histoire qui lui fera plus de mal qu'autre chose...

29/09/2005

29/09/05 - 00:59

Big Fish, je t'aime


Le va-et-vient entre un passé fantasmagorique et un présent banal m'a un peu dérouté au début, voir même agacé, car on ne sait pas sur quel pied danser tant les deux univers sont différents.

De plus, j'avais hate que les scènes du "présent" soient finies pour retourner à la magie enfantine de ce passé, un rien embelli par l'imaginaire de son narrateur...

Et puis en général dès qu'un film parle de relations enfant-parents, ça m'énerve, j'ai envie de vomir.
Alors là, les problèmes relationnels père-fils du film... Ben j'en avais légèrement rien à carrer.

Toujours est il qu'une fois habitué à ces allers-retours et passée mon aversion pour les querelles familiales, j'ai vraiment apprécié ce film.
La fin en particulier, quand rêve et réalité se rejoignent...

Tim Burton m'a encore fait rêver.

27/09/2005

27/09/05 - 21:25

Pascal Clément, je t'aime

Non mais je rêve !

Non mais je rêêêêêêêêêêêêêêêêêve !!!!!

Non mais il a fumé QUOI le Pascal Clément pour oser sortir des conneries plus grosses que lui ???

"Il y a un risque d'inconstitutionnalité. Les évènements récents vont me pousser à le prendre et tous les parlementaires pourront le courir avec moi. Il suffira pour eux de ne pas saisir le Conseil constitutionnel et ceux qui le saisiront prendront sans doute la responsabilité politique et humaine d'empêcher la nouvelle loi de s'appliquer au stock de détenus"

"Les collègues de l'opposition considéreraient que ce projet est trop important et diraient 'on fait l'impasse sur le risque constitutionnel' et on ne saisit pas la Conseil constitutionnel"

"Nous n'aurions pas la solution juridique mais la certitude d'avoir une loi"

"un homme politique ne peut dire en conscience, 'je laisse de côté parce qu'il y aurait risque d'inconstitutionnalité"

Comment peut-il oser présenter un texte dont il sait pertinement qu'une des mesures qu'il contient est anti constitutionnelle et contraire à la Convention Européenne des Droits de l'Homme ??

Comment peut-il oser demander sereinement aux Députés de ne pas saisir le Conseil Constitutionnel ??

Les lois pénales plus dures ne sauraient en aucun cas être rétroactives, on ne peut appliquer à quelqu'un une peine qui n'existait pas lors de l'infraction.
Ce n'est quand même pas nouveau !!

Et voila que le Pascal Clément, tranquille pépère, il te chie là-dessus en ayant l'élégance de demander qu'on ne nettoie pas.

Mais quelle honte de voir un Ministre, Garde des Sceaux qui plus est, oser se comporter ainsi !
Et il veut sans doute exiger que ses concitoyens respectent la loi tout en se permettant de la bafouer quand il trouve ça utile ?
Ce ne serait pas juste une négation de l'Etat de Droit ça ??
Et si demain je trouve utile de buter quelqu'un, dans l'intérêt de tous hein, pas juste pour mon bon plaisir, je suppose que Pascal Clément viendra prendre ma défense ?

Le Président du Conseil Constitutionnel, Pierre Mazeaud, a eu la gentillesse de rappeler au Ministre que le respect de la Constitution est "un devoir".
Je suppose qu'il lui a dit ça sans le traiter d'abruti, mais il aurait vraiment dû se lacher un peu sur ce coup...

Quant à l'Union Syndicale des Magistrats (USM, majoritaire) et au Syndicat de la magistrature, ils se sont déclarés "choqués".
Bah tu m'étonnes...

Pour l'USM, "De tels propos bafouent les principes d'un Etat de droit, respectueux de la Constitution, de la Convention européenne des droits de l'Homme et du principe fondamental de la non-rétroactivité des lois pénales".
Il s'agit pour elle d'une "injonction sans précédent d'un membre de l'exécutif aux députés et sénateurs de ne pas saisir le Conseil Constitutionnel","un exemple catastrophique donné aux délinquants de mépris de la loi" et "une communication purement démagogique visant à masquer la mise en place par Pascal Clément d'un budget notoirement insuffisant et d'un rationnement des frais d'enquêtes".
Toujours sans le traiter d'abruti, mais je pense que le coeur y était.

Du coté de l'opposition, ça flingue dur apparement.
Pour une fois il y a de quoi...
Lachez vous les socialos, vous allez pouvoir retrouvez un semblant de crédibilité là !
Je suis quasiment sur que si le loi est votée, elle va se faire illico presto envoyer chez les neuf sages qui se feront un plaisir de la censurer comme il se doit.
La gauche va se faire un plaisir de rassembler les soixantes signature de Parlementaires nécessaire à la saisine du Conseil !
Je pense que l'UDF pourrait même se joindre à elle... Ils aiment bien faire chier le Gouvernement...

Quand je pense à tout le foin qui avait été fait autour de Hervé Gaymard à propos de son appartement et qui avait réussi à aboutir à sa démission...
J'avais trouvé cela navrant de stupidité.

J'espère que Pascal Clément se fera gentiment foutre dehors, parceque là, il y a de quoi !!

Vous êtes le maillon faible


Au revoir.

27/09/05 - 14:25

Mon oncle, je t'aime

Ce fut difficile de paraitre réveillé dimanche, les soirées du vendredi et du samedi ayant été un peu éprouvantes pour mon organisme en général et mon foie en particulier.

Cela me fit très beaucoup du plaisir que de revoir mon oncle et ma tante, mais devoir me lever à 10H30 pour cette occasion fut un peu pénible.

Arrivé vers midi chez eux, après un petit somme le long du voyage, je constate qu'ils ont vraiment fait du boulot dans leur petit chateau...
Quand on voit comment il était lorsqu'ils l'ont acheté, et comment il est maintenant, on ne peut qu'être admiratif.

Le repas fut malheusement par moments gaché par certaines remarques à caractère politiquement très stupide émanant de mon père, mon frère et mon oncle.
Même si j'ai l'habitude, ça m'énerve toujours autant.
Etant trop crevé pour protester, j'ai laissé dire, tout en prenant l'air le plus dépité possible.

Après le repas, un petit tour à pied dans la jolie campagne du coin.
A proximité, une immense carrière de graviers dont mon oncle nous apprend qu'il s'agit de l'une des plus importantes d'Europe.
Je veux bien le croire.
Il est impressionnant de surpomber ce qui ressemble à une gigantesque et grisâtre blessure de la Terre, saignant des tonnes de gravier chaque jour.

Sur le chemin certains allument une cigarette.
Mon oncle me demande:

-Tu fumes pas toi ?
-Euh... Non, pas vraiment.
-Mais tu suces...

Il éclate de rire.
De prime abord légèrement interloqué, je l'imite rapidement.
Après tout, chacun sa drogue...

27/09/05 - 02:22

Soirée nichonesque, je t'aime

Nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichonsnichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichonsnichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons
nichooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooons !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce soir, "aime sex" a régalé les hétéros.

Pour ouvrir le bal: "Sexcrimes"

Amusante coïcidence puisque j'en parlais justement samedi dernier avec Ptitprince.
Celui-ci me confiai que plusieurs scènes de ce film ont un fort potentiel érectile pour toute personne hétérosexuelle de sexe masculin.

En effet, entre le lavage de voiture, le plan à trois dans le motel, le maillot de bain et le baiser lesbien dans la piscine, j'ai eu confirmation par mon petit frère que ce film était du genre à l'empêcher de s'endormir sereinement.

Denise Richard nous prouve une fois de plus que être une détestable poufiasse, c'est un vrai boulot (comme être une James Bond Girl, mais pour ça elle est moins douée).
Neve Campbell, qui ne sera pas coiffée correctement une seule fois pendant le film (hum la vilaine coloration rousse, oh l'horrible tignasse blonde), joue quand même bien et ne passe pas son temps à crier, ça nous change de "Scream"
Matt Dilon n'est pas moche du tout, je veux bien qu'il me viole.

L'intrigue à tiroir est bien ficelée et je me suis déçu à ne pas avoir tilté le truc quant aux coups de feu et aux explications y afférentes.
Pas mal du tout.


Et ensuite...

...nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichonsnichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichonsnichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons nichons
nichooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooons !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pour clore le bal en beauté (vulgaire): "Showgirls".

Verhoeven est bon.
Mais comme on dit à la fac de Droit: tout principe à une exception. La sienne s'appelle "Showgirls".

L'actrice principale est d'une rare vulgarité, à l'image de ce Las Vegas dans lequel elle évolue.
2h15 pour en arriver où ? Bonne question...
A part pour mater du nichon et de la chatte rasée, le film n'a d'intérêt que pour... euh... pour quoi au fait ?
J'ai regardé le film défiler, assisté aux heurs et malheurs d'une danseuse décolorée, je me suis dit que les Ricains confondent beauté et vulgarité...
Sans pour autant m'ennuyer, je me disais "et alors ?".
Mon petit frère, bien que s'emmerdant quand même un peu, m'a toutefois confirmé que ce film n'allait pas non plus l'aider à s'endormir sereinement.

26/09/2005

26/09/05 - 01:43

Soirée chez Sorty, je t'aime

Une soutenance, ça s'arrose !

Dans mon sac, la bouteille de vodka n'attend qu'un peu de jus d'ananas pour être consommée...
Après un petit passage à l'Oh Fada, je rentre avec Sorty (non je ne suis pas le Dude et il n'est pas M. Burns).

Dans le métro, des touristes, peut-être Russes, en tout cas moches, agissent comme tous bons touristes parlant une lanque étrangère: ils parlent très fort, et de préférence en évitant de se placer cote à cote sur les sièges.
Ca permet de bien s'étaler dans la rame et d'être encore plus désagréable pour les autre voyageurs.

Arrivés chez Sorty, à peine le temps d'ouvrir la bouteille de vodka que nous avons déjà allumé la télé pour savoir qui va se faire virer de la Star Academy.
Grosse déception unanime, Arno est sauvé par le public.
Par pitié, dégagez moi ça rapidement !!

Ensuite, nous entreprenons de regarder le premier épisode de la deuxième saison de Lost.
Ca tombe bien, j'ai fini de regarder la première saisons lundi dernier, j'ai encore l'intrigue bien en tête et j'ai grave envie de savoir la suite.
L'épisode n'est pas sous titré, mon tailleurs est aussi riche que mon anglais est pauvre, et j'en suis déjà à quelques vodkas ananas.
Autant dire que ce n'est pas gagné pour comprendre cet épisode, ça s'annonce folklorique...

Au final, je m'étonne. J'arrive à comprendre grosso modo ce qui se passe.
Le fait d'avoir regardé récement les premières saisons de Desperate Housewives et de Lost en VOST semble avoir ravivé ma connaissance de la langue de Margaret Tatcher.

En parlant de Lost, je pense que les "perdus" avait plus de nourriture à disposition sur leur île que s'ils s'étaient crashés chez Sorty, le seul homme qui conserve trois bouteilles vides dans son frigo et qui arrive à s'en étonner.
Retranscription approximative de la conversation du lendemain matin:
-Il doit y avoir de l'eau au frais.
-Ah non, la bouteille est vide.
-Il doit rester du lait.
-La bouteille est vide.
-Il ne reste pas du jus d'orange ?
-La bouteille est vide aussi.
L'espace d'un instant, je pense qu'il a espéré que je ne relaterai pas ça dans mon glob.

Tard dans la soirée, M. Burns et le Dude nous rejoignent puis repartent.

Le lendemain, le réveil est difficile et la bouche pateuse.
Ca sent le lendemain de soirée arrosée...

C'est au radar que je me rends à la gare Montparnasse.

Dans le train, en lisant le passionnant "Histoire de la France", je me dit que je remets ça le soir même sur Angers.
Je me dis que le repas de famille du dimanche midi va être assez dur...

24/09/2005

24/09/05 - 19:56

Soutenance, je t'aime

ou: tout ça pour ça.
ou: beaucoup de bruit pour rien.
ou: à quoi ça sert que le Théo il se décarcasse ?

Je m'endors tard, vers 3h, en me promettant de me lever tôt le lendemain pour faire les quelques bricoles nécessaire à mon voyage.

Le réveil sonne. Ouchah ! Je me sens crevé.

Dans le train, cela se confirme.
Je tente de relire mon rapport (je suis sur que j'ai l'air super sérieux, engoncé dans mon costume, en train de lire un rapport imposant) mais j'ai du mal. Mes paupières sont lourdes.
Je m'autorise quelques pauses où je somnole légèrement.
Espérons que je serais plus vif devant le prof.

Arrivé à Montparnasse vers 14h, je n'ai relu que les deux tiers de mon rapport et y ai décelé quelques (trop nombreuse) fautes d'orthographes assez lamentables (au pluriel, on met un "s", ce n'est pourtant pas dur de s'en souvenir).

Je vais me poser dans les jardins de l'Atlantique pour finir de relire mon rapport.
J'entreprend ensuite de concocter une petite présentation de mon travail.

Pendant que je trime, d'autres s'activent.
"Les petites bêtes, oui ça m'embête..."
(Spéciale kass-dédi à François Perusse)
Je constate en effet que ma veste posée à coté de moi et mon sac se recouvrent peu à peu de petite bestioles vertes.
Visiblement attiré par les couleurs sombres, elles délaissent ma chemisette d'un blanc immaculé mais semblent curieuses de parcourir ma veste, mon sac et mes chaussures.
Aucune idée d'où elles peuvent bien sortir...
Je commence à les chasser mais elles n'en démordent pas, elles veulent galoper sur mes affaires.
Je jette l'éponge pour le moment et continue mes activités.

Au passage, je me fais lachement attaquer par derrière par une feuille qui a décidé de mourir. Elle me frappe brutalement à la tête, mais je résiste.
Je n'ai malheureusement pas le temps de passer aux Urgence pour une radio du crane.
J'éspere juste que je survivrai pour ma soutenance.
Vive l'Automne.

L'heure avance, je fini ma pseudo présentation de rapport juste à temps et chasse impitoyablement les inoportunes bestioles qui se balladaient sur mes affaires.

Il est vers les 16h15, j'ai rendez vous à 17h, tout va bien.

Tout va bien jusqu'à ce que j'aperçoive la file d'attente au guichet automatique de la RATP.
GARGL ! Mais ils ne peuvent donc pas louer un taxi au lieu de prendre le métro tous ces cons ???
Pas le choix, je me mets à faire la queue en pestant plus ou moins intérieurement.
C'est mort, je n'arriverai pas à l'heure. Ca fait sérieux tiens...

Une fois le ticket acheté, une fois le métro emprunté, une fois à la bonne station arrivé, ne me reste plus qu'à trouvé l'appartement.
Dieu bénisse Mapy.
Je trouve rapidement et arrive devant la porte de l'immeuble chic de mon prof.
Sur le trottoir, j'entreprends de remettre ma chemisette dans mon pantalon, je ne voudrais pas paraitre débraillé.
Je me dis que je dois avoir l'air con de faire ça sur le trottoir.
Je me le dis encore plus quand je remarque que j'aurai pu faire ça tranquillement dans la hall de l'immeuble, à l'abri des regards des passants.

Je sonne, mon prof m'invite à le rejoindre au sixième étage.
L'ascenceur est minuscule.
Il y est précisé qu'on ne doit pas être plus de deux dedans.
Précision à mon sens inutile, on ne PEUT PAS être plus de deux là-dedans. Et encore, il ne faut pas être gros, sinon c'est un par un qu'il faut monter.

J'arrive au sixième, mon prof m'ouvre la porte et je pénètre dans son appartement.
Bon, ça va, je veux bien le même.
Si si, je ne vais pas faire le difficile, je suis preneur.

La "soutenance" commence.
Là, je met des guillement à "soutenance" parceque j'ai du mal à considérer que cela en soit vraiment une.
Disons que nous bavassons gentiment, que le principale sujet de la conversation est mon stage et que nous dérivons au passage sur mes projets pour le futur.
J'essaie de paraitre le plus sérieux possible (j'ai mis mes lunettes), je l'écoute attentivement, j'acquiesce à ce qu'il me dit.

Il m'explique que le but de la "soutenance" était surtout de rencontrer le maître de stage pour discuter avec lui du déroulement du stage, de ce qu'il avait pensé de moi, etc...
Ah ben oui, mais comme mon maître de stage n'était pas très chaud pour perdre une heure pour ça, qu'il m'avait fait communiqué à mon prof son numéro de téléphone pour qu'ils gèrent cette histoire de soutenance ensemble, que mon prof ne l'a jamais appelé et qu'il a continué à passer par moi pour fixer la date, le maître de stage, et bah il est pô là !

Au bout de vingt minutes pendant lesquelles il déplore à plusieurs reprise l'absence de mon maître de stage, ce qui me donne envie de lui envoyer dans les dents qu'il n'avait qu'à le contacter directement comme je le lui avait pourtant recommandé, je pars.

Je n'ai même pas eu l'occasion de lui débiter le petit laïus que je m'étais fait chier à écrire fébrilement juste avant.
J'ai l'impression que de mon rapport il n'a lu que le sommaire.
Je me demande vraiment pourquoi je suis venu, surtout qu'il savait que mon maître de stage ne serait pas là...
En tout cas, il m'a paru plus sympathique qu'en cours.

J'attends ma note que je n'ai pas osé lui demander.

24/09/05 - 02:15

vboaugbfazunhf, je t'aime

vboaugbfazunhf

23/09/2005

23/09/05 - 11:03

Bagages, je vous aime

Cherchez l'intrus:

un caleçon
un t-shirt
mon rapport de stage
mes annexes
un bloc note
un stylo
mes lunettes
une bouteille de vodka
mon portefeuille
mes billets de train
mon lecteur MP3
mon téléphone portable


23/09/05 - 02:37

Sommaire de mon rapport, je t'aime

Rien qu'à lire le sommaire, on se rend bien compte que ce rapport ne ressemble à rien.

La première partie, censée être ce qu'on me demande, c'est à dire le résumé de ce que j'ai fait pendant 3 mois, est d'un inintérêt total.
Juridiquement, on frise le néant absolu.

La seconde partie ne correspond pas vraiment à ce qui est demandé.
Elle ressemble plus à un "sous-mémoire" puisqu'elle n'est que la resucée de notes prises pendant une formation, sans recherche complémentaire de ma part.
Son avantage principal est de gonfler le volume de mon rapport, histoire que je n'ai pas l'air d'une feignasse qui n'est pas foutue de pondre plus de 40 pages.
Cepandant, je dois avouer qu'elle m'a vraiment beaucoup intéressée, bien plus que la première en tout cas.
En effet, l'arbitrage est un sujet qu'on se contente généralement de survoler à la fac. Pourtant, il constitue un mode de règlement des conflits se généralisant de plus en plus dans le monde des affaires et qu'il est par conséquent très utile de connaître car il génère de plus en plus de contentieux.

Je ne peux quand même qu'être déçu par ce travail "bâtard".
Mais après tout, je n'ai fait que ce qu'on m'a demandé de faire...

J'espère que mon professeur prendra plus de plaisir à le lire que je n'en ai eu à le rédiger.


SOMMAIRE

Introduction
I. Présentation de la SCP
II. Objectifs du stage

PREMIERE PARTIE : Rapport d'activité

I. Rupture d'un contrat d'agent commercial

II. Référé provision

III. Dépôt de plainte pour escroquerie

IV. Assignation pour non paiement de cotisations fédérales

V. Cession de parts et changement de gérance
A. La promesse synallagmatique de cession de parts
B. L'Assemblée Générale Extraordinaire pour l'agrément de la nouvelle Associé et le changement de gérance
C. La cession de parts sociale

VI. Prêt de parts sociales

VII. Engagement d'une société comme caution de son dirigeant

VIII. Etude sur la cession d'une clientèle civile de SCP
A. Situation actuelle
B. Vente du droit de présentation de la clientèle civile
C. Frais liés à la cession
D. Nouvelle structure
E. Avantages retirés de l'opération

IX. Etude relative à une police d'assurance

X. Période d'essai, licenciement abusif et requalification d'un CDD en CDI

XI. Conclusions sur un licenciement abusif

XII. Inscription à l'INPI d'un acte de cession de marque

XIII. Assignation d'une consoeur

XIV. Changement de régime matrimonial

XV. Divorce sur demande conjointe

XVI. Recours pour excès de pouvoir contre des décisions préfectorales de refus de carte de séjour

XVII. Mémoire devant la Commission de Recours contre les Décisions de Refus de Visa d'entrée en France

DEUXIEME PARTIE : L'arbitrage

Introduction

I. L'organisation contractuelle de l'arbitrage

II. L'arbitre
A. Qualités éthiques de l'arbitre
1. La transparence
2. L'indépendance
3. L'impartialité
B. Obligations et responsabilité de l'arbitre
1. L'obligation de mener l'arbitrage à son terme
2. L'obligation de diligence
3. L'obligation de confidentialité
4. La sanction des manquements aux obligations
C. Les honoraires de l'arbitre

III. L'acte de mission
A. La délimitation du litige
B. Révélations des arbitres
C. Le calendrier
D. La fin de l'instance
E. Le paiement des arbitres
F. Précisions diverses

IV. Le déroulement de l'instance
A. L'article 5 NCPC
B. L'article 7 NCPC
C. Le principe du contradictoire
D. Les avocats des parties
E. Le recours à l'expertise

V. Le délibéré et la sentence arbitrale
A. Le délibéré
B. La sentence
C. L'amiable composition

VI. L'arbitrage international
A. Définition de l'arbitrage international
B. La convention d'arbitrage international
1. L'autonomie de la clause d'arbitrage international
2. La règle de compétence-compétence
3. L'arbitrabilité des litiges concernant les personnes de droit public
C. L'arbitre international
D. L'instance arbitrale et les garanties du procès équitable
1. Le lieu de l'arbitrage
2. La loi applicable au fond
3. La coopération du juge étatique
E. La sentence internationale
1. L'exécution de la sentence
2. Les recours contre la sentence

Et en plus, on vient de me faire remarquer que dans la première partie, j'avais mis deux fois "V" au lieu de mettre "IV" et "V".
Je me sens de plus en plus en forme pour ma soutenance demain !!

22/09/2005

22/09/05 - 23:58

Préparation de soutenance, je t'aime

Une soutenance, c'est pas de la rigolade, ça se prépare très sérieusement.

Primo, comme votre prof voulait déjà que vous soyez en costume en cours, soit disant pour se mettre dans l'ambiance du monde de l'entreprise, vous savez qu'il vaut mieux éviter le look "jean troué, t-shirt moulant, basket rouges, coiffure improbable".
Alors vous allez chez le mec de votre meilleur ami pour profitez de ses doigts agiles (car votre meilleur ami sort avec un coiffeur, il n'aime pas les clichés) et vous pensez à mettre votre joli costume gris à fines rayures bleues au pressing (qui est presque 3€ moins cher qu'à Paris, je dis ça, je dis rien).

Ensuite, comme la soutenance a lieu un vendredi à 17h, vous avez déjà pensé à prévenir un ami sur Orléans pour pouvoir passer la nuit chez lui.
Sauf que le lendemain vous êtes prévenu par mail que la soutenance doit avoir lieu sur le lieu du stage, ou au domicile personnel du professeur, les deux étant à Paris.
Joie dans votre coeur.
Bien sur, vous n'avez aucune envie de déranger votre maître de stage, qui vous a déjà bien fait comprendre à quel point cela ne le ravissait que moyennement de perdre une heure à assister à votre soutenance, donc vous répondez, sans même le consulter, qu'il n'est pas disponible et que la soutenance devra se faire au domicile personnel du prof (dans le 16ème, cela va de soi, on est en Droit, pas chez des pouilleux d'AES).
En plus, le domicile personnel du prof, c'est excellent pour vous mettre à l'aise !
Ne reste plus qu'à prévenir au dernier moment un ami sur Paris, qui heureusement accepte de vous loger pour la nuit.

L'avant veille, vous téléphonez à une amie qui a déjà passé la soutenance, histoire de savoir à quelle sauce vous allez être mangé.
Certes, vous parler moins de la soutenance que de votre ex, du fait que vous allez soutenir au domicile personnel de votre professeur et du casting de votre amie pour les shampoing Shwarzkopf, mais il faut savoir soigner ses relations, ça sert toujours.

La veille, vous allez refaire votre carte 12-25 qui a expiré.
La bonne nouvelle, c'est que les bus sont gratuits aujourd'hui.
La mauvaise, c'est que les pigeons continuent de conspirer contre vous. Vous évitez de justesse un de ces rats volants qui a visiblement eu du mal à introduire votre présence parmi les données relatives au calcul de sa trajectoire de vol. Saloperie.

Ca ne relève pas vraiment de la préparation d'une soutenance, mais il faut absolument que vous passiez récupérer votre nouveau pantalon.
Vous aviez laissé au magasin pour qu'on lui refasse un ourlet (si tes jambes font moins d'1m60, tu es trop petit).

Et puis une amie vous informe qu'elle arrive à la gare à 17h34.
Bon, vous n'allez pas la laisser seule...
Vous la rejoignez.
Et comme le hasard fait bien les chose, elle revient juste de la soutenance de son mémoire (un truc pââââssionnant sur les politiques culturelles) qui lui a valut un 14 (la salope, vous la détestez cordialement).
Direction "Chez Lucien", Coca Cola pour vous, menthe à l'eau pour elle, blablatage pour les deux.
Soyons de bonne foi, c'est bien de la préparation: elle vous file des tuyaux pour la soutenance, et la voir vous détend. Il faut être détendu devant le professeur, c'est mieux.

Vous la quittez et allez rejoindre votre arrêt de bus.
40 minutes d'attente.
Après un instant de colère, puis d'incrédulité, puis de nouveau de colère, vous remarquez qu'il est déjà 19h38 et qu'il ne faut pas trop espérer de la ligne 8 à cette heure là.
Vous maudissez la COmpagnie des TRansports Angevins (COTRA pour les initiés) et vous vous dites que la Mairie d'Angers feraient mieux d'améliorer le réseau de bus plutôt que de construite un Tramway dont personne n'a besoin mais que tout le monde va payer.
Vous prenez le bus qui vous rapproche le plus de chez vous, et finissez à pieds.
Vous avez mal aux pieds, et en plus vous avez sali vos chaussures.
Vous pensez à poser une bombe à la COTRA.

Une fois rentré, vous vous dites que quand même, ce serait bien que vous ayez un exemplaire de votre propre rapport, ne serait-ce que pour le relire dans le train (ça fait toujours mieux de savoir de quoi parle son propre rapport de stage).
Zou, à l'imprimante, vous irez le faire relier demain matin.

Pendant l'impression, vous allez matez "Barb Wire" sur Pink TV.
Comme vous vous l'êtes déjà dit, il faut savoir se détendre avant la soutenance, si si, c'est indispensable.
Vous vous attendez à une daube finie, et tout compte fait, vous ne vous faites pas chier. C'est marrant si on débranche ses neurones.
Pamela Anderson, en cuir, dans une Amérique futuriste où règne la dictature du Congrès et à laquelle fait face la Résistance.
Vous êtes quand même persuadé que ça aurait pu faire un bien meilleur film.

Vous vous rendez compte que vous avez osé dire:
"Une soutenance, c'est pas de la rigolade, ça se prépare très sérieusement"
Vous vous marrez en y repensant.

Vous vous dites que vous n'avez en fait rien préparé du tout.
Vous êtes jeune, vous êtes fou, vous le regretterez peut être, mais en attendant, il va bientôt y avoir la redif de la Star Academy.

22/09/05 - 14:40

Lettres d'amour, je vous aime

Hier, en rangeant (enfin) mon bureau qui commençait à ressembler à Dresde après le bombardement des Alliés, je suis tombé sur les lettres que m'avait envoyées Guillaume.

Je les ai toutes relues avec un petit sourire au lêvres, en me rappelant de l'époque où j'y croyais.
J'y croyais qu'il m'aimait, j'y croyais que j'étais un mec formidable.
Et je me suis rappelé ces moments avec lui.
J'avais 19 ans, il était la première personne avec qui j'avais un instant envisagé une relation durable. Un instant seulement, j'étais jeune et naïf (dit-il d'un air blasé).
Mais rapidement je me suis rendu compte que "ça n'allait pas le faire", et j'ai relu la lettre pleine de tristesse qu'il m'avait envoyé après que j'ai eu rompu.

C'était amusant de relire ces lettres, ces "je t'aime", ces compliments, de revivre les moments passées ensemble, ces moments où j'étais bien, ces nuits contre lui...

Cela m'a donné envie de relire d'autres lettres, plus anciennes, celles de Stéphanie.

Là aussi des "je t'aime", des "tu me manques", des adjectifs élogieux sur ma personne.
Là encore je me suis rappelé que j'y croyais.
Là encore je me suis souvenu de ces instants avec elle, de notre rencontre à Naples, de ce premier baiser dans ma chambre à l'auberge de jeunesse, de la coupure d'électricité dans le self pendant laquelle elle en avait profité pour me rouler un monstrueux patin dans le noir, de la réaction de ses amie qui savait qu'elle avait déjà quelqu'un...
Je me suis rappelé nos coups de fils.
Je me suis rappelé de sa venue en France.
J'ai relu sa dernière lettre, celle où j'étais un mec formidable qui méritait d'être heureux tout le temp, et pas seulement une semaine de temps en temps.

Deux personnes, deux situations totalement différentes, et au final le même genre de lettres.
Des lettres dans lesquelles j'étais quelqu'un de bien, quelqu'un qu'on aimait, quelqu'un.

Des lettres qui paraissent presque ridicules maintenant. Tout ces beaux sentiments, s'en souviennent-ils seulement ?
Est-ce ça, aimer ?
De temps en temps, je me demande ce que deviens Stéphanie. S'est-elle posée un jour cette question à mon sujet ?

Cela parait loin, tellement futile, je me demande presque comment j'ai pu y croire, y accorder de l'importance.
C'est drôle.
Tristement drôle.
J'ai relu ces lettres le sourire aux lêvres, un peu amusé, comme quand on regarde des vieilles carte postales jaunies du début du siècle. Cela parait tellement désuet que ça en est drôle.
Mais on les regarde aussi avec un peu d'émotions, un peu de nostalgie.

Où l'on voit que les sentiments sont des blessures qui finissent par cicatriser.
Valent-ils vraiment la peine qu'on se prennent la tête pour eux ?
Méritaient-ils les pleurs de Guillaume, méritaient-ils ma tristesse ?
La marée montante efface les empreintes sur la plage.

J'y croyais à peine.
Y croirai-je encore à ces "je t'aime" de quatorze juillet ?
Le temps finit toujours par faire son oeuvre, n'est ce pas ?

21/09/2005

21/09/05 - 19:58

Chronique n° 56, je t'aime

"
J'ai tout fait trop tôt, en fait.

Moi, je suis la fille qui bouffe la vie, mais qui la bouffe mal.
C'est à dire que comme je fais tout trop tôt...

Par exemple, manger une poire, ben je sais pas vraiment ce que c'est, vu que la poire quand je l'ai gouté pour la première fois, elle était pas mûre, vous voyez, elle était verte.
Et ça te laisse un drôle de goût sur les dents et la langue, quand tu recraches toute la peau et la chair.
Parce qu'y avait personne pour me dire que c'était pas le bon moment pour croquer dedans.

Alors j'ai mis vachement de temps avant de croquer dans une autre poire, bien juteuse celle-là.

Vous savez pourquoi on met de la cire rouge sur la queue des poires ?
C'est peut être un détail, mais c'est vachement important en fait.
C'est que les poires, elle pourrissent par là, par la queue.
C'est fou ça, elles pourrissent par la queue, elles crèvent de ça, elle vieillit par là, c'est dingue !

Après ça la gagne si y a pas le petit capuchon de cire rouge, et ça la ronge lentement, ça abime la chair de l'intérieur, dans son ventre, et ça la nique complêtement de partout, lentement mais sûrement, comme la chair des poissons qui se détache trop facilement de l'arête.

Y a des petites taches brunes qui apparaissent un peu partout et qui doucement sans faire de mal au début s'agrandissent, ramollissent la chair... et finissent un peu comme des escarres, la gangrène, je sais pas, et après vous avez beau la soutenir, essayer de la soulever du cageot, la queue vous reste dans la main, et la poire se tient plus, elle est molle, trempée, noire de l'intérieur, vous voyez, cette saloperie de vieillissement, cette accélération des cellules de merde qui viennent plus combattre et soutenir et tout...

C'est quand elle est encore bien verte, dure, qu'on lui met un peu de cire, pour qu'elle mûrisse lentement jour après jour, comme il faut.

Moi, j'ai toujours tout fait trop tôt, en fait.
"
X.D.

Ce texte est certainement l'un de ceux qui m'a le plus marqué dans "Chronique des jours entiers, des nuits entières".
Encore aujourd'hui, en le lisant, en l'écrivant, j'ai les larmes aux yeux.
La métaphore de la poire est très bien trouvée, autant pour parler de la première fois que du SIDA.

J'aurais vraiment aimé pouvoir l'interpréter, mais il s'agissait d'une fille... Au final c'est Emilie qui l'a jouée.
Je la revois... Je la trouvai excellente.
Elle sut parfaitement faire ressortir toute l'émotion du texte.

Ce texte est celui qui m'a le plus marqué dans "Chronique des jours entiers, des nuits entières".

21/09/05 - 13:11

T-shirt Haiduc, je t'aime

"Haiduc", c'est un gros délire autour de la chanson d'Ozone "Dragostea din tei", ce tube qui commence ainsi:
"Alo Salut sunt eu un haiduc"
Je ne sais pas pourquoi, mais une amie eut un jour la bonne idée de me trouver une ressemblance avec un des chanteurs de ce groupe ô combien mythique.
Et voila, il n'en fallait pas plus pour que les esprits s'emballent et que soit fondé "l'ordre des Haiducs".

Cet été, lors d'un we à Orléans, un ami s'est amusé à nous confectionné de jolis t-shirt "Haiduc".
J'avoue que je ne le porterai pas dans la rue (un peu trop de rose à mon goût...), mais en we étudiant, ça passe.




Et puis ça donne l'occasion aux personne qui me croisent de scotcher sur l'inscription de devant et de me demander
"- 2 N + 2 M, ça veut dire quoi ?"
Je leur explique bien sur, mais toi petit lecteur, tu vas devoir trouver tout seul.
(et ne me dis pas que c'est dur, fait un peu marcher tes neurones que diable!)

Le we dernier, ce n'est pas l'épreuve du feu qu'il a subi, mais l'épreuve de l'eau.
Suite à un léger incident avec Olivier (je lui ai renversé son verre sur la tête pour vérifier qu'il avait bien exécuter son cul sec et quelques gouttes sont tombées), il entreprit de me transformer en serpillière.
Il y réussit presque...



Au début, j'ai voulu me la jouer "même-pas-mal-regarde-je-continue-de-porter-mon-t-shirt-même-s'il-est-trempé", refusant même la proposition de Céline de me passer un t-shirt sec.
Mais la nuit avançant, il fallu me rendre à l'évidence:
Je me les pelais ve-gra !!!

Alors j'ai enlevé mon t-shirt et l'ai remplacé par mon blouson, sans rien dessous.
C'est amusant comme soudain plein de monde voulut me le déboutonner...

Une fois dans mon duvet, après avoir grelotté le long du chemin séparant la voiture qui m'avait ramené au camping de ma tente, j'envoyai à Olivier un petit texto dans lequel je le conchiais sur 4 générations.

20/09/2005

20/09/05 - 21:50

Rapport de stage, je t'aime

Allez zou, emballé c'est pesé, direction la Faculté d'Orléans.

Après avoir envoyé en catastrophe et en retard mon rapport de stage vendredi dernier, j'ai expédié les annexes aujourd'hui.

Je ne peux pas m'estimé satisfait de ce que j'ai fait.
Il ne nous était demandé qu'un travail de compilation, il fallait donc juste raconté bêtement ce que je j'avais fait pendant mon stage.
Ah ben oui, on est content d'avoir un niveau bac + 5 pour faire ça... Ca nécessite des années d'études ce genre de boulot !
A la rigueur, je photocopie mon agenda, ça ira, non ?
Même les avocats du cabinet ont trouvé ce concept étrange…
Enfin bon, j'ai donc raconté ce que j'avais fait pendant 3 mois.

Oui mais voila, je n'avais pas fait grand chose !
Et puis que voulez vous raconter sur, par exemple, deux jours que vous avez passé à bosser sur des conclusions ? A part un mince résumé des faits, il n'y a pas à développer plus que ça, surtout quand les conclusions sont mises en annexes !

J'ai donc fait ce que je pouvais.
J'ai repris les conclusions, les assignations, les mémoires, les recours en excès de pouvoir, les différentes études que j'avais pu faire, j'ai à chaque fois résumé un peu, et hop, ça fait le rapport.
Intéressant hein ? Non.
Creuser les sujets au niveau juridique ? Non. C'est juste de la compilation qu'on nous demande, pas un mémoire.
Les consignes données par les professeurs ? Quelles consignes ? Aucune consignes. Pratique pour travailler...

Alors on fait quoi d'autre ?
Eh bien comme on a rien sur le fond, on tente de soigner la forme.

On fait une jolie introduction (en s'inspirant sans vergogne du rapport d'une autre étudiante trouvé dans le pc du cabinet dans lequel on a fait son stage) dans laquelle on présente le cabinet, on dit pourquoi on a voulu faire ce stage (ben pour valider mon master 2, banane) et ce qu'on y a appris (j'ai appris à me servir d'une photocopieuse).

On rajoute une jolie page de garde (très important ! Faut que ça fasse propre et sérieux), un sommaire et des remerciements (la page "Jean-Claude Brialy").

On n'oublie pas de faire un joli en-tête avec le logo de l'Université et un joli pied de page avec son nom et le numéro de la page, on fait bien un interligne de 1,5 pour que ce soit clair et lisible, on n'hésite pas à espacer le tout pour que ce soit vraiment très clair et surtout pour donner du volume au rapport qui est quand même bien mince...

..et on constate que ça ne fait malgré tout que fait trente huit pages, tout compris.
C'est léger.

Alors on se dit qu'on a sacrément de la chance d'avoir assister à une super formation sur l'arbitrage. Parce qu'on va pouvoir mettre toutes les notes prises pendant cette formation dans le rapport.
Il faut donc se replonger dans ses notes, s'auto-déchiffrer parfois, éviter les redondances, réorganiser tout ce qu'on a entendu, faire un semblant de plan...
Et hop, 41 pages de plus !

On atteint 79 pages, ça fait déjà plus sérieux.

Bien sur, on se demander si cette partie, au final assez théorique, bien que jonché de détail pratiques, ne s'éloigne pas du but recherché, c'est à dire rappelons le, une simple compilation du travail effectué, c'est-à-dire rappelons le, un travail chiant à mourir.
Mais on s'en fout.
Au moins ça donne l'impression qu'il y a eu du travail de fait sur le rapport, ce qui évite de passer pour un gros glandu (surtout que je m'étais déjà fait un peu repérer pendant les cours…)

Quant aux annexes, elle seront constitué de tous les documents sur lesquels j'ai travaillé: conclusions, assignations, mémoire, recours pour excès de pouvoir, formulaire, PV d'AG, documents divers…
Au final, les annexes sont, en volume, plus importantes que le rapport !
A un tel point que je me décide à relier les deux séparément.

Une fois le rapport terminé, je l'envoie par mail à mon maître de stage, lui demande son avis et lui pose diverses questions.
J'attends encore la réponse.
Comme c'est gentil à lui.

J'ai donc fini par envoyer mon rapport au dernier moment, sans savoir si ce qui était dedans était bon, et sans aucune relecture par mon maître de stage.
Je n'ai même pas eu le courage de le relire une dernière fois. Il doit être bourré de fautes d'orthographe.
Heureusement que Word m'en a indiqué bon nombre…

Manque de pot, je comptais envoyer le rapport vendredi en début d'après midi.
Je n'avais rien de prévu, je pouvais donc tranquillement photocopier les annexes, relier le tout, et le poster.
Oui mais v'la-t-y pas que Manu m'appelle à ce moment pour me dire que je dois m'occuper d'acheter l'alcool pour le we que notre asso organise
Argh !!
Pas le temps pour les annexes, seul le rapport partira.

Surtout que je devais encore les anonymiser, les annexes !
Même si mon maître de stage ne m'a pas répondu sur ce point, je suppose qu'il serait relativement mal venu de laisser le nom de toutes les personnes qui sont citées dans les documents.
Alors dimanche soir, à minuit, après un we épuisant, j'ai pris un joli marqueur noir et le peu d'énergie qui me restait, et j'ai commencé à rayer tous les noms.
Arrivé à la moitié des annexes, voyant la fatigue de mon marqueur et la mienne, j'ai décidé de continuer le lendemain.

Le lendemain, je devais emmener les documents à Cyril pour qu'il les photocopie à son boulot. Il me fallait donc finir l'anonymisation le matin…
Encore un vœu pieu… J'étais trop crevé pour réussir à me lever et j'ai donc dû finir ce petit travail dans le bus.
Eh bien c'est fou ce que ça peut être compliqué de tirer un trait droit au marqueur quand on est dans un bus ! Maddy me susurrait qu'elle allait bananas, et moi je me demandais si mes documents allaient être présentables avec toutes les secousses du bus (je me rendis compte à ce moment plus que jamais de l'état déplorable de la route qu'empruntait le bus).

Je fini par arriver chez Cyril et lui donnai le tas de paperasses.
Quelques heures plus tard, il m'appellait de son lieu de travail pour me dire que la photocopieuse est en panne.
Quand on est chanceux, c'est pour la vie…

Le lendemain, c'est-à-dire aujourd'hui, c'est-à-dire le mardi 20 septembre, je le retrouve pour aller photocopier le tas de papier, le relier, et l'envoyer.

Et à ce moment, je remarque une erreur.
Mais pas n'importe quelle erreur, l'une des pires erreurs qu'on puisse faire en rendant un rapport de stage. L'erreur suprême, celle qui va vous attirer les foudres de votre correcteur:
J'ai mal orthographié son prénom !!!
Mais bon sang, "Thibault", ça a toujours pris un "l" avant le "t", non ???
Advienne que pourra, il est de toute façon trop tard, j'ai déjà envoyé le rapport avec cette même faute. Alors quitte à se tromper, autant y aller franco, je laisse la faute.
Vu la "qualité" (hum hum…) de mon rapport, je ne pense de toute façon pas que ce soit cela qui le gêne le plus…

Honnêtement, j'ai honte d'arriver à bac + 5 pour faire un travail pareil.
Enfin, je verrai bien ce qu'en dira mon prof...

La soutenance a lieu vendredi, à Paris.
Je ne sais toujours pas ce qu'on va me demander.
J'adore.

20/09/05 - 00:40

Orga, je t'aime

Dimanche soir, j'étais vidé.
(tout commentaire relatif de près ou de loin à l'état de mes testicules sera impitoyablement censuré)

Pourtant nous n'étions pas nombreux à ce we. Une cinquantaine.
Mais j'avais accumulé pas mal de stress pour l'orga de ce we.

Tout d'abord, des connards pensaient pouvoir nous piquer le bureau de l'asso.
En juin: AG, déclaration en préfecture, prise du compte en banque... Ben oui, c'est gentil les mecs, mais la prochaine fois, vérifiez que ce que vous faites est légal, par exemple, vérifiez que vous êtes officiellement membres de l'asso.
Alors nous de notre coté, on a gentiment redéposer un bureau.
Et quand on a reçu une jolie lettre nous menaçant de poursuite pour faux et usage de faux, on a doucement rigolé puisque ce sont eux qui étaient justement coupable de ces délits !
Mais même si nous étions dans notre droit, j'étais malgré tout très angoissé par tout ce foutoir.

Et du coup, avec ces emmerdes, nous n'avons pu faire l'annonce du we que trois semaines avant, ce qui fait un peu juste pour prévenir.
Et quand une semaine avant, j'ai constaté n'avoir reçu que dix inscriptions alors qu'il en fallait une cinquantaine minimum pour que le we soit rentable... je me suis très sérieusement inquiété !

Ensuite, après toutes les prises de têtes causées par les problèmes de l'asso, il a fallu essayer de motiver les gens pour organiser le we... Résultat faible... Seuls quelques irréductibles se sont bougés le derche. (les meilleurs à n'en pas douter)

Enfin, j'ai comme l'année dernière, dû composer avec un ami qui se révèle parfois ne pas être aussi diplomate que votre humble ragondin.
Je crois avoir au passage décelé un soupçon de schizophrénie chez lui quand, quelques jours après m'avoir presque engueulé pour mon insistance à vouloir faire dormir les congressistes en camping et non juste dans la salle alors que lui trouvait que cela reviendrais peut être trop cher pour notre budget, il n'a pas été gêné de m'annoncer que de toute façon, on pouvait se permettre un déficit de 300 €uros.
J'en suis resté sur le cul.
J'ai également beaucoup apprécié qu'il m'avertisse le vendredi vers 13h, soit quelques heures avant la remise des clefs de la salle, que je devais m'occuper d'acheter l'alcool parceque lui n'avais plus de place dans sa voiture.
Peut être avait il oublié que je n'avais pas de voiture ?
Surement avait il également oublié que deux jours plus tôt j'avais émis des doutes sur la capacité de sa voiture à contenir toutes les courses pour le we... Je me suis gardé de lui lancé un "je te l'avais bien dit", mais bon sang ça me démangeait !
Ah Manu, Manu, mon ptit Manu, qu'est ce que tu es chiant quand tu t'y mets !!
(Bon, il faut dire aussi pour sa défense que les circonstances me rendaient particulièrement susceptible)

Alors après tout ça,
après avoir usé et abusé de mon téléphone portable,
après avoir constaté que nous atteignions une petite cinquantaine de personnes,
après avoir vu que tout le monde s'amusait,
après s'être fait remercié par plusieurs personnes,
après deux nuits à me coucher vers 5h pour me lever à 11h,
après un certains nombre de cul sec,
après avoir passé des heures dans la cuisine pour préparer des salade de pâtes et de riz,
après avoir reçu confirmation du fait que je détestais toujours autant voir un ex se taper un autre mec devant moi,
après le dimanche après midi passé à faire du ménage dans la salle pour la rendre dans un état présentable,
je suis rentré chez moi dans un état de grande fatigue physique et surtout morale.

Totalement vidé.
Content que tout se soit bien passé, ravi que les congressistes se soient amusé.
Mais épuisé, avec ce sentiment d'inutilité qu'on peut ressentir quand tout est fini, avec cette petite déprime qui pointe son nez quand le vacarme et la foule font place au silence et à la solitude.

On remet ça dans un an.
Je dois être maso.
Mais putain, je suis fier de ce que nous avons fait.

16/09/2005

16/09/05 - 10:25

La Cible, je t'aime

En regardant "La Cible" chez Sarah, nous nous commes tout à coup rappelé qu'Olivier Mine présentait un super jeu il y a quelques années:
c'était une sorte de Fort Boyard pour gamins, sauf que ça se passait dans des décors plutôt futuristes.
J'adorais ce jeu dont je suis maintenant incapable de retrouver le nom mais dont je me rappelle encore qu'il était sponsorisé par "Banga".
C'est dingue quand même ! Ne plus se souvenir du nom du jeu mais se rappeller parfaitement du sponsor ! Ah la publicité...

Dans quelques années, je suis sur que je me dirais "Ah oui Nikos, le mec qui présentait l'émission sponsorisé par un parfum de chez Cacharel..."

Enfin bref, depuis ce jeu, Olivier Mine est passé au vrai Fort Boyard (et visiblement aussi par une salle de musculation, pour notre plus grand plaisir) et également à "La Cible".

Il m'est arrivé plusieur fois de tomber sur ce jeu qui a l'air plutôt sympa (même si ça ne vaut pas "Pyramide"...).
Lundi, je suis de nouveau tombé dessus.
Plus précisément sur la manche où le candidat doit trouver la réponse à une définition, réponse dont la première lettre est donnée par avance.

En l'occurence, la lettre était le "A", et la définition parlait d'un personnage de la Commedia Del Arte.
Immédiatement, je pense à Arlequin.
Mais aussitôt après, je me dit: mais non ça ne peut pas être lui puisque ça s'écrit avec un "H" avant le "A" !
Le candidat répond pourtant "Arlequin".
Je me marre intérieurement en me disant que le pauvre vient de se planter mais à peine mon sadisme s'est il réveillé qu'il doit s'effacer devant l'incompréhension: la réponse est validée.

Quoi ? Comment ? Mais enfin ils ont fumé ou quoi à "La Cible" ?
Ce nom prend un "H", j'en suis certain !!
Et puis ça ne s'écrit pas avec "qu", ça prend un "K", non ?
Je suis sur qu'on doit écrire "Harlekin", et non pas "Arlequin" comme ce jeu le dit pourtant.

Ma certitude dure à peine quelques secondes.
Et je me dis que décidément, je passe trop de temps sur le net.
Car quand on se met à confondre entre l'orthographe d'un nom et celui du pseudo d'un internaute, il faut commencer à s'inquiéter.

P.S.
En discutant avec le principal intéressé, je viens d'apprendre que "Harlekin" est l'orthographe utilisé en Allemagne pour ce personnage.
Et pour la culture G, en Italie, c'est "Arlecchino"

15/09/2005

15/09/05 - 15:21

Dépistage, je t'aime

Accrochée au mur de la salle d'attente, une affiche nous dit que pour faire un test de dépistage, il n'y a pas à donner son nom, juste un peu de son temps.
Je ne dois pas avoir la même conception de l'expression "un peu" que les créateurs de cette affiche.

On pourrait croire naïvement que le centre de dépistage serait ouvert quasiment en permanence, mais que nenni ! Au CHU d'Angers, il est ouvert 8h par semaine, le tout réparti en quatre tranches horaires dont la durée oscillent entre une heure et demie et trois heures.
Dans le genre pratique, je pense qu'on a vu mieux.

Alors forcément, à chaque fois il y a pas mal de monde.
On m'a dit que sur la tranche du mardi matin (11h-13h) il n'y avait pas foule. Je le conçois aisément.

Le mercredi après midi en tout cas, il y a du monde. C'est forcément ce jour là que j'ai choisir pour accompagner Cédric et en profiter pour me faire dépister au passage.
Une heure d'attente.
Il faut dire que le docteur avait une demie heure de retard...

Cédric passe avant moi. Le docteur appelle ensuite mon numéro.
Dans la petite salle, il me demande les raisons de ma venue. Je lui répond que je pense avoir eu un rapport non protégé. Il note "RNP" sur un petit papier bleu. Je suis ravi qu'il ne m'interroge pas sur le "je pense que", je me voyais mal lui expliquer pourquoi je ne peux pas dire si le rapport était protégé ou non...
Il me demande ensuite si j'ai des rapport homosexuels ou hétérosexuels. Je réponds. Il me demande si je suis le copain de Cédric. Je souris, surpris de sa question. Il a dû remarqué que nous discutions ensemble dans la salle d'attente.
Non pas du tout, lui dis je, on est juste venu ensemble, mais on n'est pas ensemble.
Bizarrement, j'apprendrai ensuite qu'il n'avait pas demandé à Cédric la nature de ses rapports. Pourquoi me l'avoir demandé à moi alors ?
La pédérastie de Cédric lui a-t-elle paru évidente ou voulait-il être sur de la mienne pour me draguer ensuite ? Les deux solutions ne me convainquent guère...

Après avoir récupéré le petit papier bleu, je me rends dans la salle voisine pour faire la prise de sang avec l'infirmière.
Souvenir de ma dernière prise de sang: surtout ne pas regarder quand elle aspire le sang !

Il me faudra revenir la semaine d'après pour savoir le résultat.

Une semaine pour réfléchir à ma réaction quand j'apprendrais ma séropositivité.
Comment vais je bien pouvoir réagir face à cette nouvelle ?

Serais je froid ?
C'est la vie, j'ai fait le con faut assumer, heureusement pour moi les traitement on fait d'énorme progrès.

Serais je bouleversé ?
C'est une catastrophe, comment vais je pouvoir supporter de vivre avec ça, ma vie est foutue.

Je pense que sur le coup je serai totalement froid et que je masquerai tant bien que mal une envie de pleurer. Par contre, je risque fort de me taper une vilaine déprime ensuite.

Le cacherai je ?
Je n'ai aucune envie qu'on regarde comme un malade, avec compassion, ou pire, comme un pestiféré à éviter.
Et puis un homo séropo, c'est un cliché dans lequel je n'ai aucune envie de tomber. Surtout par rapport à ma famille. Il est déjà suffisament dur pour ma mère d'accepter mon homosexualité sans que je lui rajoute la "honte" de ma séropositivité. Et pour elle, je penss que ce sera une honte.
C'est une maladie qu'on associe principalement au sexe, en étant pédé on a déjà tendance à ne me voir qu'à travers mon orientation sexuelle, alors je ne veux pas en rajouter.
Mais comment dissimuler une telle maladie, justifier la prise de médicament ?

En parlerai je ?
Le meilleur pour dédramatiser une situation c'est d'en parler sans gêne. Si on ne me sent pas gêné, on ne le sera pas face à moi.

Je pense que je n'en parlerai qu'à certains amis proche.

Enfin... Je n'en sais rien.
Comment vivrai je vraiment avec le sida ? Comment me comporterai-je à cette annonce ?
Non, je n'en sais vraiment rien en fait.

La semaine passe, nous sommes mercredi et Cédric passe me prendre pour aller chercher nos résultats au CHU.
Je n'ai qu'une très légère appréhension. Les dés sont jetés et il n'y a plus rien à faire de toute façon. Il est inutile de stresser.
Cette fois, le docteur est ponctuel, mais j'attends quand même plus d'une demie heure pour avoir le résultat.

Je dois ensuite rejoindre un pote, je lui ai dit que j'allais chercher le résultat de mon dépistage avant. Je m'en veux de le lui avoir dit... Je ne le connais pas assez bien pour avoir envie de lui parler de ça.

Juste avant que le docteur ne m'appelle, je vois entrer une fille avec qui j'étais en seconde. Je ne sais pas si elle m'a reconnu ou pas.

Je me rends dans la salle avec le docteur, je sens mon coeur battre un peu plus vite que d'habitude.
Je suis séronégatif.

15/09/05 - 03:54

Emménagement sur Lille, je t'aime

Réveillé à 8h30 un dimanche matin.
Cela doit faire des années que je ne me suis pas levé aussi tôt un dimanche matin.
Sans doute depuis que j'ai arrêté le théatre me dit Sarah. C'est très probable.

L'escalier est étroit et assez raide. Et surtout, entre le palier du premier étage et l'escalier qui mène au deuxième, il y a un angle annonciateur de belles difficultés pour passer certains meubles.
Nous commençons directement par le canapé. Il monte sans encombre jusqu'au premier étage mais refuse obstinément de passer ce foutu angle.
Nous nous sommes donc fais chier à l'emmener pour rien. Argl !

Le reste posera heureusement moins de problème. La commode m'angoissera un instant, mais même le sommier passera sans trop de difficulté. Quant à l'armoire, elle se démonte entièrement, comme c'est pratique !

Malheureusement, mon jean ne survivra pas à cet emménagement.
Un faux mouvement, tout s'enchaine, et c'est le drame.
Monté dans la camionnette, j'entreprends d'en descendre et décide de poser d'abord le pied droit à terre.
Je n'ai pas le temps d'achever la manoeuvre que j'entend un curieux bruit. "pffftt"
Une fois le pied posé, je constate l'ampleur des dégats et que mon jean n'a pas du tout apprécié le grand écart "un pied dans la camionnette / un pied par terre" que je lui ai fait faire.
Une bonne grosse déchirure se dessine à l'horizontale, juste sous ma fesse droite.
Charmant.

C'était pourtant l'un de mes rares pantalons dans lequel j'entrais encore. Bon à jeter. Je suis ravi.
Je continue l'emménagement dans cet accoutrement, laissant la déchirure du jean s'étirer.

Comme pour l'embarquement, cela prend moins de temps que nous n'avions envisagé et à onze heure et demie, la camionnette ne contient plus que le foutu canapé.

15/09/05 - 03:07

Déménagement sur Lille, je t'aime

Cette année aura été l'année des déménagements.
Après mon départ sur Orléans, le déménagement de Pyram de Paname, mon départ d'Orléans, puis mon départ de Paris, voilà que j'entame un déménagement sur Lille.

Et pourquoi ? Simplement parce que Sarah part sur Lille avec Vincent et qu'elle m'a demandé de venir l'aider dans son déménagement.
Elle est sur Lille depuis le jeudi avec sa mère, Luciana, et Vincent, moi et son père nous les y rejoingnons le samedi avec les gros des affaires.
Elle m'a confié m'avoir demandé ça parce qu'elle savait que j'étais le seul qui n'hésiterait pas à refuser si ça me dérangeait vraiment.
Mais moi ça me ravit de passer quelques jours en sa compagnie, même si pour ça il faut que je me coltine un déménagement...

Alors en début d'après midi, je suis à coté de la camionnette avec Michel (le père de
Sarah), un couple de ses amis, Marine et sa copine Gaëlle.
Nous commençons à la charger quand le ciel décide de nous faire une petite farce: tiens, se dit-il, et si je les arosais, juste pour voir ce que ça fait ?
Eh bien ça fait chier.

Petite pause, je me retrouve dans la camionnette à discuter avec Marine et Gaëlle le temps que l'averse passe, puis nous reprenons le boulot.

Cela se passe plus vite que je ne l'avais prévu. Bientôt, tout est chargé.
C'est alors que Michel du haut du perron de la maison, nous annonce: "On a oublié le plus important !"

Ah mais quel blagueur !

C'est vrai qu'il est très drole, mais là il était surtout très sérieux: nous avons oublié de charger le canapé.
Petit moment de panique face à la camionnette déjà pleine dans laquelle il va pourtant bien falloir faire rentrer ce canapé.
Alors on va le chercher, on le descend et on se rend compte que sans rien bouger, il semble y avoir juste la place pour le faire rentrer.
Nous empoignons donc le canapé et ce, au moment même où un car s'arrête à notre hauteur pour cause de feu rouge. Je me dis que tous les occupants du car doivent être en train se marrer en nous matant, nous, pauvres déménageurs de fortune, essayant tant bien que mal de soulever un canapé et de le faire rentrer dans un véhicule déjà fortement chargé.
Ce qui aurait pu être un moment de honte de plus dans ma vie qui en regorge pourtant suffisament, vire au moment de fierté puisqu'à notre grand étonnement, nous arrivons à caler le canapé dans la camionnette.

Après quelques bavardages et la découverte dans un coin de l'appartement désormais vide, d'une araignée monstrueuse que Michel, grand amis des bestioles en tout genre, pris sans problème dans sa main pour gentiment la déposer dehors (alors que moi je me serais fait un plaisir sadique de saisir le premier balai qui traine pour lui écraser sa sale petite tête de bêbête moche pas belle dégoutante à faire peur, le tout en poussant des cris d'orfraie), je dis au revoir, monte dans la camionnette, constate qu'elle n'a pas de climatisation, pleure par avance sur la chaleur que je vais devoir subir pendant le trajet et me demande combien de temps va durer le voyage.

Il durera plus de 6 heures.
La chaleur sera largement supportable.

Michel me confie qu'il angoisse de voir partir sa fille à Lille.
Lilles, c'est loin.

Arrivé en Région Parisienne, j'ose dire au téléphone que tout va bien, qu'on a passé la moitié du 93 et que le circulation est fluide.
Erreur fatale.
Le coquin de sort m'entend et à peine quelques secondes après avoir prononcé cette phrase, s'étale devant mes yeux déconfits un magnifique ralentissement s'apparentant à un bouchon.
C'est parti pour une heure et demie sans passer la troisième. Un bonheur. J'admire le stoïcisme de Michel.

Nous finissons malgré tout par arriver, réussisons à trouver l'hôtel Formule 1 où nous attend Luciana, et rejoignons le nouvel appartement de Sarah et Vincent.
Je découvre leur appartement. Agréable.
Après une petite collation, Michel et Luciana repartent à l'hôtel.
Nous restons à discuter un bon moment puis matons un peu la télé.
Vive les rediffusions de la Star Academy. Avec un bon bedot, c'est le pied...

09/09/2005

09/09/05 - 16:06

Chronique n° 61, je t'aime

"
ILS NOUS PRENNENT POUR DES FAISANS D'ELEVAGE !
"
X.D.

08/09/2005

08/09/05 - 21:18

LG 342i, je t'aime

Depuis qu'il avait pris un bain de minuit avec moi, mon portable avait un léger problème avec sa batterie.

Tout d'abord, le pauvre était persuadé qu'il était constament en train d'être rechargé et affichait en permanence la petite icône représentant la batterie en charge.
Pourtant, s'il avait regardé, il aurait bien remarqué qu'il n'était relié à aucun chargeur !
Et j'avais beau le lui dire, il ne voulait rien savoir et continuait à se persuader qu'il était en charge.

Paradoxalement, bien qu'étant convaincu de se recharger continuellement, il se déchargeait encore plus vite qu'un puceau entre les mains d'une femme expérimentée.
Ainsi, après deux jours d'utilisation "classique", il osa interrompre honteusement et sans crier gare, une conversation au demeurant passionnante que j'avais avec Manu.

Là j'ai dit "stop".
Aux cheveux cassants, aux pointes sèches, et à ce portable.

Quelques heures avant, j'avais déjà été repérer dans une boutique quel portable je pouvais éventuellement lui faire succéder, et j'avais remarqué un petit LG L342i qui me faisait de l'oeil du haut de son présentoir.
Il est rare que je trouve un portable joli. Généralement, je les trouve tous fade.
Mais lui, avec son clapet élégament coloré de bleu et de gris, il me plaisait.
Mignon, pas cher, on peut lui fermer son clapet quand on veut, l'idéal téléphonique.
Le vendeur aussi était mignon d'ailleurs... Je n'ai toutefois pas osé lui demander combien il coutait.

Dès le lendemain, agacé par ma mésaventure téléphonique, je me rends de nouveau en centre ville. J'y retrouve Cyrille, en retard pour ne pas changer et je me rends dans une autre boutique, histoire de voir si on ne m'y proposerait pas d'autres modèles.
Au final, la liste de portables proposée semble être la même, et le petit LG L342i me sourit toujours et s'offre à moi, lascivement posé sur son présentoir...

Les dés sont jetés, il sera mien.



En plus je peux prendre des photos avec !!
C'est LE gadget inutile donc indispensable qui me manquait sur mon ancien portable.

08/09/05 - 04:48

Chronique n° 59, je t'aime

"
Tuer, c'est libérer les hommes.
Tuer, c'est porter dans mes mains, toute la misère du monde, toute cette poisse, cette colle, qui colle à vos pieds.

Qui veut mourir, abréger sa souffrance ?
Venez vers moi, venez dans la nuit, venez vers ma lampe, venez, je serai calme et tranquille.

J'ai tout ce qui est bon pour vous, pour l'oubli, venez devant le grand écran, l'écran de votre vie. On va refaire la chemin en arrière, revenir à zéro.

Vous qui vous croyez si haut, qui vous foutez de la gueule des simples d'esprit, vous qui n'avez rien compris.

Je serai,
le doigt sur la gâchette
la main sur le manche
le couteau sur la gorge
l'aiguille dans la peau
le poison dans la veine

Vous serez là près de moi et vous ne sentirez rien.

Cessez de vous gratter la croûte jusqu'au sang.
Cessez de vous frotter les yeux.
Cessez de vous regarder le nombril et le bout de la queue.

Venez, n'ayez pas peur, au dernier repas, pour un long repos.
Arrêtez, arrêtez de faire le mal, vous faites du mal à tout le monde, et vous ne le savez pas !

Vous aimez mal.
Vous ne comprenez rien à rien !
Vous jugez tout et tout le monde à la vitesse de la lumière.
Vous avez une conscience grosse comme un pépin de raisin.
Vous vous agitez comme des lucioles dans la nuit.

Quelle lumière ! Quelle nuit !

Venez lucioles, vous collez sur ma lampe !
Venez, venez vous collez sur ma lampe !
"

X.D.

07/09/2005

07/09/05 - 15:15

Femmes au foyer désépérées, je vous aime


J'ai enfin fini de regarder la saison 1 de Desperate Housewives que mon petit frère a réussi à choper par l'intermédiaire d'un ami.

J'ai simplement adoré !
Je comprends l'engouement qu'il y a eu aux Etats-Unis pour cette série!

A Wisteria Lane, banlieue huppée habituellement calme, tout va être bouleversé par le suicide de Mary Alice Young, femme au foyer apparemment heureuse et sans histoire.
Là, tout s'enchaîne. Les maisons brûlent, les chantages apparaissent, les cadavres reviennent à la surface, les liaisons sont révélées, les accidents surviennent, les sorties de placard se font, les disparitions arrivent…

Rapidement, on se laisse happer par l'intrigue et on s'attache aux différents personnages.

Parlons en de ces personnages. Ils sont tous très typés mais sans pour autant sombrer dans la caricature facile. Petit tour d'horizon des rôles principaux:
Il y a Susan Mayer, divorcée, dont on a l'impression que c'est plus sa fille qui s'occupe d'elle que l'inverse.

Il y a Lynette Scavo, mère de 3 enfants hyperactifs qu'elle ne contrôle qu'à peine et qui a renoncé à son travail pour les élever.

Il y Gabrielle Solis, ex mannequin, bombasse à mort, qui se fait entretenir richement par son mari et se tape son canonissime jardinier de 17 ans pour combler le vide de sa vie.

Et il y a Bree Van de Camp, coiffure impeccable, tenue impeccable, maison impeccable, jardin impeccable, bouffe impeccable, ne semblant vivre que pour les apparences avec la perfection pour obsession, ce qui agace singulièrement sa famille.


Ce que j'ai aimé, c'est que tous les personnages sont terriblement humains, bourrés de défauts (une maniaque, une gamine, une pute de luxe, des infidèles, une pétasse, un sans cœur, un détraqué,…) qu'on va finir par leur pardonner. Un peu comme nous.

Les comédiens sont vraiment tous parfaits dans leurs rôles.

Mention spéciale pour Marcia Cross, alias Bree Van de Camp la bourgeoise chrétienne républicaine coincée type, ex Kimberly-Shaw-la-grosse-salope-de-Melrose-Place, qui a réussit à me faire aimer un personnage que je m'attendais à franchement détester.
Je l'ai trouvé au final extrêmement attendrissante.
C'est amusant comme elle m'a fait penser à ma mère sur certains points....

Mention spéciale aussi pour Felicity Huffman, alias Lynette Scavo, en mère débordée par ses enfants, regrettant son ancien boulot.

Mention spéciale enfin pour Harriett Samson Harris, alias Felicia Tilman, une voisine qui me donnerai la chair de poule avec son petit regard malicieux qui vous donne l'impression qu'elle lit en vous comme dans un livre et qu'en plus elle se fout de vous.


Et pour les amateurs de jolis garçon, il y a le choix…
Raaaahhhhhh Jooooooooohn !! Je veux un jardinier comme ça !!!!


Et puis je n'avais pas remarqué que James Denton, ex M. Lyles dans le Caméléon, était si bien gaulé !



La fin laisse sur sa faim.
J'ai hâte de voir la suite.


07/09/05 - 03:08

Michel Serrault, je t'aime

Non, il n'est pas mort.
On s'est pourtant posé la question... et les avis étaient partagés.

C'était la semaine dernière, avec des amis, je ne sais plus comment le sujet a dérivé sur lui, et Anne-Sophie nous a dit qu'il était décédé.
J'étais franchement incrédule... Je n'avais aucun souvenir d'avoir entendu parler de sa mort. Et vu le comédien qu'il est, je pense que c'est une nouvelle qui ne serait pas passez inaperçue.

Et toute à l'heure, chez la même Anne-Sophie, Sarah remarque sur un paquet de cigarette vide (très pratique pour les toncar) cette petite inscription:
"Michel Serrault, mort ?"

Forcément, après une petite crise de rire relative à l'inscription, le débat se réinstaure.
Alors le Michel, mort ou vif ?

Vérification faite sur le net, il est bien en vie.
Je vais envoyer un texto à Anne-Sophie pour l'avertir.

05/09/2005

05/09/05 - 19:33

Soirée d'anniversaire de Jenny, je t'aime

Quand j'arrive, je m'aperçois que mis à part Jenny et son copain Arnaud, je ne connais personne.
Il est dans les 17h30 et les premiers arrivés sont tranquillement en train de se dorer la pilule au bord de la piscine.

La soirée commençe tranquillement. Très tranquillement. Ce qui n'a rien d'étonnant vu que la plupart des personnes ne se connaissent pas entre elles...
Moi je me sens un peu seul du coup...

On prend l'apéro, on déguste les délieux cakes fait maison. Ma préférence va à celui au saumon, mais celui à la flammenkuche n'était pas du tout mauvais.
La petite sauce crème fraiche - persil les accompagnait délicieusement.
Par contre les pistaches... Je n'ai jamais gouté ça... Des pistaches toutes molles !
Quant au chorizo... Très bon mais gare au deuxième effet kiss cool... Ce retour qu'il avait dans la gorge !! Wahouhou !

L'ambiance reste calme, ce qui n'empeche pas un petit groupe d'aller faire les cons dans la piscine vers 22h30. Heure idéale pour se baigner comme chacun sait...
Les voyant faire, j'eus moi aussi comme une subite envie de me plonger dans l'eau.
Alors plouf (la vie parfois fait plouf).

On a remis ça vers 1h du matin. Mais les adeptes de la baignades étaient un peu moins nombreux...
Je finis tout seul, allongé dans l'eau regardant les étoiles.
L'alcool et mes problème de visions me font voire deux étoiles du berger. On dirait comme une paire d'yeux qui me regarde de très loin. Il manque la bouche. On ne peut pas savoir si ces yeux rient, pleurent, grondent, compatissent,...

Je repense à la discussion que j'ai eu peu de temps avant sur le bord de la piscine avec Jenny et Arnaud.
Comme cela faisait longtemp que je n'ai pas discuté avec Jenny, elle s'inquiète de ma vie sentimentalo-sexuelle. Alors je lui raconte un peu ce mec rencontré sur Paris.
Arnaud me fait remarqué que quand lui et Jenny ont commencé leur histoire il y a 2 ans, elle était sur Montpellier et lui sur Angers. Mais moi, je ne veux pas tenter une histoire à distance.
Il me dit qu'il est bête de ne rien tenter si moi même je sais qu'avec ce mec il y avait autre chose qu'avec les autres. Mais je sais que je n'étais pas pour autant amoureux. Aurais je pu l'être ? Je ne crois pas. Arnaud me dit que je me mets peut être des "critères" trop important. Je ne crois pas. Il me demande si j'ai déjà été amoureux. Je ne crois pas. Une fois peut être... et ce fut à sens unique.
Ah la la... les conversations des gens qui ont bu, c'est toujours très amusant.

Plus tars, je me dis que j'aurais bien aimé qu'il soit là, à cette soirée.
Et je me dit aussitôt que c'est égoïste.
Que je n'ai vraiment envie de le voir qu'à certains moment.
Que du coup ce n'est pas de lui que j'ai besoin à ce moment, juste du fait d'être avec quelqu'un.
C'est quand je ne vais pas bien, ou quand je vais trop bien. Mais ce n'est qu'un désir égoïste, pas un réel manque.
Je me demande s'il me manque. Je pense que non. Je me demande si quelqu'un m'a jamais manqué. Je pense que non.
C'est amusant, je ne suis pas quelqu'un à qui on manque. Que ce soit ma famille, mes amis, mes amants, je réalise que personne ne m'a jamais manqué. Je crois qu'on ne peut me manquer qu'en mourrant. Sinon, je sais que je reverrais les gens que j'aime. Tôt ou tard, mais je les reverrais. J'ai toute ma vie pour les revoir ces gens, alors pourquoi s'encombrer l'esprit de ce stupide sentiment de manque ? Ca n'a aucun intérêt à part souffrir.

Je sors finalement de mes rêverie aquatiques et rejoins les autres.
Le gateaux poire-chocolat est excellent. Un petit champagne l'accompagne. Pourquoi pas ma foi !
En passant près d'elle, je glisse à l'oreille de Jenny "Parfois je me dis qu'en quelque sorte, je t'aime". Elle rit.

Le drame se produit quand nous essayons de couvrir la piscine et qu'une main malveillant vient me taper dans le dos.
Eh bien quand on tape suffisament fort dans le dos de quelqu'un qui est penché près d'une piscine, il tombe.
Et quand il est tout habillé, il tombe tout habillé, la logique est implacable.
Je me retrouve donc dans l'eau. Je sors furieux, d'aurtant plus que je n'ai pas prévu d'affaire de rechange !
Mais assez rapidement, ce n'est plus ça qui m'inquiète. Le fait que mon portable se trouvait dans ma poche (poche faisant partie du pantalon qui faisait lui même partie de mon habillement quand je suis tombé à l'eau) prend rapidement la tête au classement de mes angoisses.
On me dit que je ne suis pas resté assez longtemps dans la flotte pour qu'il soit endommagé, mais je n'y crois goutte. Je ne suis pas né de la dernière pluie et je sais qu'une poche de jean n'est pas particulièrement étanche.

Je vais me changer, j'enfile mon superbe caleçon de nuit et mon t-shirt "- 2 N + 2 M" et reviens finir la soirée.

Le lendemain, la chaleur me réveille. Je dormais à l'étage, et visiblement l'isolation n'est pas terrible. J'ai la tête dans le sac. Je ne supporte pas la chaleur et décide de descendre.
Je pose le pied par terre mais il rencontre une substance bizarre.
Un corps.
Ah tiens, j'avais oublié que Charles s'était endormi au pied du canapé.
Je me lève, je ne le bouscule pas et descend m'étendre sur le canapé du bas, bien plus au frais.

La maison se réveille peu à peu. Le petit déjeuner est pris, on fait uun peu de rangement on retourne sur le bord de la piscine, puis dans la dite piscine où un peu plus tard je manque de me faire éborgner par un frisbee ayant rebondi malencontreusement sur le petit canot pneumatique dans lequel je m'étais installé momentanément.

Je constate que mon portable à un léger disfonctionnement depuis la veille: l'indicateur de la batterie indique constament qu'elle est en train de se recharger et ce même quand la simple observation du téléphone prouve qu'il n'est raccordé à aucun chargeur.
Inquiétant.

A midi, on tente de finir les reste de la bouffe de la veille, tout en laissant de coté le très bon cubi de vin d'Espagne, un vin du genre "kifaitmalaboiréadigérer".
Les convives qui restent partent tous peu à peu.

Ne reste bientot plus que moi Jenny et Arnaud.
Le ménage se finit.
On glandouille sur le bord de la piscine. 3 loques.

03/09/2005

03/09/05 - 13:38

Marine, je t'aime

Mardi, c'est avec un immense plaisir que j'ai revu quelques amis que je n'avais pas vu depuis de trop long mois.
Au programme: discussion sur tout et surtout rien et fumage de substance prohibée.

Et au milieu des conversations, qu'est ce que j'apprends t y pas ?
La soeur de ma meilleure amie est lesbienne.

Franchement, quand votre meilleur ami est homo et que vous apprenez que votre petite soeur l'est aussi, vous lui dites ! C'est du potin de première quand même !
Je n'arrive pas à comprendre comment elle a pu négliger de me dire ça...

Enfin ce qui m'épate, c'est que la soeur en question, Marine, n'a que 16 ans. Et je trouve ça vraiment heureux pour elle qu'elle assume déjà !
Je me rappelle qu'à son age, je n'en étais pas là (je ne savais même pas si j'était vraiment homo alors...).

En même temps ça ne m'étonne pas trop, ses parents et sa soeur m'ont toujours paru très ouverts d'esprit.

Cette amie m'a dit que ça ne l'étonnait pas trop. Je lui demande alors pourquoi, qu'est ce qui pouvait la faire penser que sa soeur était lesbienne ?
Elle me répond que dans ses dessins, sa soeur, une artiste en herbe, représentait souvent des femmes et ce toujours d'un manière très sensible, pleine d'émotions, pas comme une nature morte quoi.

Ce moment d'étonnement passé, la soirée continua son court.
Dieu que j'étais content de les revoir.

01/09/2005

01/09/05 - 19:28

Toilettes de TGV, je vous aime

Je le prends dans mes bras sur le quai, devant la voiture 18, je l'embrasse, lui dit au revoir, et monte dans le TGV.

Je cherche ma place.
46 ?
Où es tu petite place 46 ?
Viens voir papa...
46 ??
J'ai payé pour toi, salope ! Alors ramène ta ptite gueule compris ??!!

Je m'assois.
Bon sang, je suis à coté de quelqu'un ! Une jeune fille.
Je regarde autour de moi: la voiture est loin d'être remplie.
Dès que le train s'élancera vers la cité du roi René, j'irai m'installer sur un autre siège. Sans voisine cette fois.

Mais en me levant pour changer de place, je me rappelle qu'il y a un autre endroit où je dois me rendre avant tout: les chiottes.

Ah les toilettes des trains...
Cet endroit minuscule dans lequel on se faufile plus qu'on n'y entre...
Et comme je refuse d'abandonner à la merci de tous le sac contenant mon précieux ordinateur portable, c'est avec celui-ci en bandoulière que je me dirige vers les toilettes.

Après une légère contorsion, je suis enfin dedans.

Ce que j'aime dans cet endroit, c'est ce léger vent frais qui vous caresse les fesses quand vous tentez d'expulser ce que votre corps n'a pas jugé bon de retenir en lui.

Après ce petit soulagement, je remplis ma paume gauche d'une substance appelé "savon" et en provenance directe du distributeur de savon placé juste à coté du lavabo.
Au passage, notons l'ingéniosité de cet emplacement.
En effet, il eut été particulièrement peu pratique que le distributeur de savon ait été placé par exemple au milieu d'un wagon.
Imaginez ! Il aurait fallu allez prendre le savon puis traverser la moitié du wagon avec ce liquide dans la main en essayant de ne pas en mettre partout...
Non vraiment, le placer à coté du lavabo était une excellente idée.

J'essai ensuite de mouiller mes mimines pour les frotter ensemble et avoir la joie de les voir se couvrir d'une légère mousse parfumée... quand je m'aperçois que l'eau ne vient pas.
Je tape du pied tant que je peux sur la pédale censée actionner un mécanisme ingénieux faisant jaillir l'eau du robinet tel Poséïdon frappant le sol de son trident pour offrir une source d'eau (malheureusement salée) aux futurs Athéniens, mais rien ne se passe.
A peine un petit crachouillis d'eau.

Je fulmine, avec ma main ensavonnée, comme un con.
Ne me reste plus qu'à saisir le papier toilette et à essuyer comme je peux.

Après une ultime contorsion pour sortir, je me trouve une place libre et sans voisin pour effectuer le trajet avec une main qui sent terriblement le savon.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
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