28/07/2005

28/07/05 - 19:27

T-shirt mouillé, je t'aime

Je rentre chez moi après une journée passionnante à préparer une cession de parts, un changement de gérant et l'Assemblée Générale Extraordinaire qui va avec tout ça.
"T'es un amour" m'a dit un avocat.
J'ai bien compris là ???

Dans le tram, Kader est debout en face de moi.
La dernière fois que je l'ai vu, nous étions beaucoup, beaucoup plus proches l'un de l'autre.
C'est marrant de croiser un plan cul dans un tram, non ?
J'ai l'impression qu'il ne me remarque même pas. Je rêve ou il ne se souvient même pas de moi ?? Ou alors il feint de ne pas me reconnaitre...Bon, je ne le saurais sans doute jamais, sauf si je le recroise sur un chat un jour.

Puteaux.
Je descends.
Et je mouille.

Quand je suis entré dans le métro, il faisait certes gris, mais là, c'est le déluge.

Surpris, je me réfugie en vitesse sous un abri et me dit que j'ai bien fait d'emmener mon parapluie.
Je sors donc mon engin et le déploie.

Mais au bout de 30 secondes à marcher avec mon parapluie, essayant tant bien que mal de ne pas me tremper, j'abandonne.
A quoi bon ? Je vais de toute façon être mouillé alors autant l'être complètement !

C'est bien plus agréable d'accepter la pluie que d'essayer de s'en protéger.
Une fois que l'on décide de se moquer d'être trempé, la pluie n'est plus une gène, mais un plaisir !

Alors je replie le parapluie et je continue mon chemin sous la pluie battante.
Sourire aux lèvres.
Les goutes épaisses roulent sur mon visage.
Mes cheveux ruissellent.
Mon t-shirt est plaqué sur ma peau.

Tout moi pleut.

Je rentre métamorphosé en serpillière.
Je me regarde dans la glace.
Je crois que je ne serais jamais élu Miss t-shirt mouillé, même dans le camping le plus minable qui puisse exister.

28/07/05 - 01:11

Cinéma, je t'aime

Pour cause de manque de moyens financiers, je ne vais que rarement au cinéma.
Pourtant, depuis un mois, c'est festival: 5 films !
Avant cela, le dernier datait du mois de Novembre: l'excellente famille Indestructible.

La raison de cette soudaine fréquentation des salles obscures ? Je me suis fait inviter 4 fois sur les 5.

Batman begins:

Beaucoup de frayeur au début.
Pour le film.
Parce que ça commence mal.
C'est très cliché, surtout au niveau de sa petite escapade asiatique:
-En prison, il se fait forcément emmerder par un type forcément mastodontesque qu'il démolit forcément facilement. Beurk.
-Puis arrive l'espèce de "mentor" à deux balles (mal) joué par (le pourtant excellent) Liam Neeson, qui lui sort sur un ton hypra sérieux ses grandes phrases sur la peur et tout le toutim... Re beurk.
Mais passé le début, le film redevient intéressant, sombre, parfois drole (ah la scène de l'hotel ! et le renvoi du PDG !) et on ne s'ennuie pas une seconde.
Bon film donc, avec des très bon moments.
Question: pourquoi Bruce Wayne porte-t-il un pantalon de pyjama pour dormir ?? Ne voir que son torse (slurp !) est frustrant.
Mention spéciale pour une superbe scène qui m'a marqué: quand une foultitude de chauve souris accourent à tire d'aile (forcément) au déclenchement de l'émetteur de Batman.

L'interprète:

Nicole Kidman est excellente, comme toujours.
Sean Penn est bon aussi... Mais qui l'a doublé en Français ???
Les premières phrases qu'ils prononcent sont absolument horrible tant la voix est horripilante: une espèce de voix rauque à la Sylvester Stalonne.
Ridicule.
Heureusement que ça s'arrange par la suite.
Le scénario maintient le suspense et l'attention jusqu'au bout.
Très bon film.
Mention spéciale pour la scène haletante où tous les protagonistes se retrouvent dans le même bus.
Blame pour la réplique: "elle est née aux USA et a vécu en Afrique, elle a le double nationalite". Ah bon, c'est un pays l'Afrique maintenant ??

Madagascar

Je me suis poilé. Très drole !
Le petit couplet gnan gnan sur l'amitié était très dispensable, mais bon...
Marina Foïs, même quand elle se contente de parler me fait toujours autant rire.
Mention spéciale pour les pingouins !!!

Star Wars - Episode 3: La revanche des Siths

Depuis le temps que je voulais le voir !!! Mais tout le monde l'avait déja vu, et je n'aime pas aller au cinoche seul... Heureusement que deux GAïens avaient aussi envie de le voir !! Merci à eux pour la soirée !!
On en prend plein les yeux, ça m'a scotché du début à la fin.
Du très grand spectacle avec des combats hallucinants.
Par contre, le coup du " j'aime ma morue alors je tombe du coté obscur pour avoir plus de pouvoir et réussir à la sauver " est un peu capilo-tracté. Je trouve ça très peu crédible...
Mais passons là-dessus, le film est tellement énorme qu'on lui pardonne ce détail.

Les 4 Fantastiques

Je me suis fait chier du début à la fin.
Les personnages sont caricaturaux à souhait.
Le scénario, très mince.
La torche pue le sexe mais est à claquer de bétise. (quand je pense qu'on m'a comparé à "ça" !!)
La femme invisible ressemble à une bimbo siliconée (lêvres et seins).
M. Fantastique est énervant avec son air de coker malheureux et ses envie de sauver l'humanité grace à la science.
Seule la Chose s'en sort bien... On la prend presque en pitié.
On s'ennuie ferme pendant le film et on attend que ces 4 crétins fassent vraiment quelque chose de leurs pouvoirs... Ce sera la bataille finale, torchée rapidement.
Avis de mon consultant personnel en comics: le film est à des année-lumière de la BD originale.
A éviter.

27/07/2005

27/07/05 - 18:16

WE à Orléans, je t'aime

Ce we fut fatiguant... Mais tellement bon !!

La préchauffe du jeudi était déja bien sympa et annonçait la couleur: les nuits seront courtes ou ne seront pas.
Le réveil du vendredi matin.. euh... midi fut difficile et j'ai terminé ma nuit la tête posée sur l'opulente poitrine d'Hanane (ses seins sont le meilleur oreiller que je connaisse) pendant que les autres, bien mieux réveillés que moi, discutaient.

M'étant déclaré comme orga, il allait de soi que je n'allait pas non plus passer le we à faire la fête mais que j'allais quand même un peu bosser.

Dès mon arrivé au gite le vendredi après midi, je commence à donner un coup de mains pour le rangement des vivres.

Puis, je m'occupe de chose avec lesquelles je me sens familier: des gros concombres (qui me laissent un peu rêveur...)
Et on épluche et on épluche...
Et on tranche et on tranche...
On sera à peu près 200 alors il en faut du concombre pour la salade de riz.

Un peu plus tard, re-belote avec les tomates.
Et on tranche et on tranche.

Quand je pense que je n'aime ni les tomates ni les concombres...

Du monde arrive peu à peu.
Tout au long de la soirée je revois des amis, je découvre d'autre personnes et j'ai parfois la bonne surprise de voir des personnes dont je ne savais pas du tout qu'ils devaient venir (Imré, qu'est ce que tu fous là ??)

Je me met au bar. Mais pour une fois, je ne bois pas, je sers.
Au passage j'apprend comment utilisé une tireuse et l'art de changer un fut de bière.
Mais ces putains de tireuses avaient l'air de déconner pas mal:
sortir un quart de bière pour trois quart de mousse n'est pas vraiment ce qu'on attendait de ces charmantes machines.

Je me rend compte qu'il est assez épuisant de se trouver derrière un bar quand une nuée de soiffards à décidé qu'il lui fallait absolument une binouze mais que la tireuse déconne.
Heureusement que ca s'arrangera par la suite...

La soirée se continue... n'importe comment... exactement comme c'est bon.

Le we se passant dans un gite avec beaucoup de chambre, je m'en suis octroyé une (merde, je suis de l'orga, j'ai droit à un peu de confort !! Et de toute façon je n'avais pas de toile de tente pour camper).
Surprise quand j'y rentre pour chercher je ne sais plus quoi: Fanny et BDS sont en train de se bécoter dans MA chambre !
Oui Fanny, je comprends que tu aime le confort et que le camping n'est pas exactement un modèle de luxe, mais ton mec a une tente, moi non. Donc les jeux sont faits:
bonne bourre sous la toile de tente !

En plus j'avais déja promis à un ami qu'il pouvait dormir avec moi dans le lit deux places. J'avais auparavant dû lui promettre que je ne tenterai pas d'abuser de la situation.
C'est beau la confiance...
Enfin, je lui pardonne vu qu'il m'a encore redis que si il avait été homo il m'aurait sauté dessus.
(Mais pourquoi est il hétéro ce con ???)

J'ai donc passé une excellente nuit vu que j'avais un lit confortable...
Et c'est assez rare dans ce genre de we de passer une nuit confortable.

Le lendemain, je me réveille presque frais (presque).
Je rate les voiture qui partent pour le monome dans Orléans...
Tant pis, je passerais donc mon après midi au gite, principalement à discuter et à jouer aux cartes.
Le bonheur, c'est foutrement simple parfois.

Puis la soirée arrive et je retourne derrière le bar.
Encore une soirée pleine de n'importe quoi comme je les aime.

Céline a ramené du Cointreau.
Les Grenoblois ont ramené de la Chartreuse.
Je découvre la liqueur de pastèque.
Fred me confirme qu'il ne peut plus rien gérer.
Hanane a le regard... fatigué !
Vincent est chaud comme la braise et se fait Haïduquer.
Cécile devient la première Haïduc Friendly.
Je m'égosille sur "la tour de Londres" et autres paillardes.
Si t'as faim, mange un vagin.
Suce ma bite, t'aura des frites.
Je m'éclate.

Plus les heures passent et plus je sens la nuit blanche arriver.
En effet, je dois partir le lendemain sur Angers pour les 20 ans de mon frère et j'ai fort heureusement trouvé un Nantais qui rentre justement très tot le dimanche matin et qui accepte de me déposer chez moi au passage..
Il part vers 7h.
Trop tot pour dormir suffisament.
Alors autant ne pas dormir du tout !
Et puis j'ai envie de profiter au maximum de cette ambiance et des ces gens qui m'ont tant manqué.

La fin de soirée se terminera avec un CD qui passe en boucle, plus personne n'ayant le courage de s'occuper de la musique.
Et ce CD... c'est vraiment un CD de PD: Village People, Mecano, Mylène Farmer, Cher, Dalida...
En boucle pendant à mon avis environ 3 heures, avant qu'un courageux n'aille couper la musique.
Eh bien au bout du 5 ème YMCA, on fait toujours la chorégraphie en s'amusant autant.

Le jour se lève, je ne me couche pas.
Nuit blanche.
7h, je vais réveiller Nono dans sa tente.
Nous partons.
Au bout d'une demie heure, je dors dans la voiture, comme un bienheureux.

26/07/2005

26/07/05 - 21:06

Emmerdement, je t'aime

Vendredi, dans la rue à Orléans, en attendant Pipo et Sutur, une petite vieille vient me voir et commence à discuter.

J'apprend qu'elle à 80 ans, qu'elle a beaucoup voyagé et que maintenant elle est rentrée.

Et en parlant de son retour sur Orléans elle me sort:
" On s'emmerde quand même."

MÊME LES VIEUX DE 80 ANS S'EMMERDENT A ORLEANS !!!!!!!!!

Je suis content de m'être barré de cette ville...

26/07/05 - 20:51

Préchauffe, je t'aime

Ca faisait des mois que je ne m'étais pas fait un bon petit we étudiant plein de débauche...
Dieu que ça m'a fait du bien.

Et un bon we, c'est un we qui commence tôt.
Donc dès jeudi au sortir du boulot, je file à la gare, rejoins par une amie (en retard, connasse ! T'as de la chance que je t'aime et qu je te pardonne tout !)et hop, direction Orléans la morte pour une petite soirée de préchauffe chez Fred.

Le we commençe bien, bonne ambiance, on oublie les soucis, on déconne... et on explique à tout le monde ce qu'est l'impetigo.
Je passe mon we à expliquer pourquoi j'ai des croutes sur la tonche et que non je ne suis pas tombé de vélo pas plus que je ne me suis battu.
Explication à répéter à chaque fois que je dis bonjour à quelqu'un.
Un poil énervant à la longue.

Au passage on délire sur un magazine qui nous apprends "les 21 caresses qui exitent le plus les femmes".
Je ne me sens pas concerné mais faut bien s'éduquer un peu.
On découvre des positions sexuelles qui demandent une certaines agilité et on se dit qu'il y en a qui s'amuse bien à donner des noms à la con aux dites positions !!
Et pourquoi pas l'armoire bosniaque, le chandelier à 27 branches, le poireau d'automne ou encore la brouette trois manches ?
(toi aussi, joue et invente les noms de positions les plus stupides possibles)

Après une bonne soirée entre gens de bonne compagnie (quoique pour certains... enfin bref), une excursion pour chercher des kébab (nous arrivons trois minutes avant la fermeture de la boutique, ouf) quand il est l'heure de dormir se pose la question:
mais comment va-t-on dormir ?

Car si passer la soirée à une douzaine dans un salon pas trop grand reste faisable, il est plus difficile de passer la nuit à douze dans un petit appartement (un corps allongé prenant sensiblement plus de place qu'assis).

La moitié dort donc en bas dans la salon et l'autre moitié en haut dans la chambre (trois dans le lit, trois par terre).
Je réussis à choper un petit matelas gonflable publicitaire issu des achats pour le ravitaillement du we, je le recouvre de l'épaisse couette de fred (inutilisée car trop chaude pour la saison) et improvise à même la sol un petit lit douillet.
Je pense que je dois être le mieux installé de tous au final.

Juste à coté de moi vient s'installer une demoiselle.
Cette jeune demoiselle a visiblement "faim" ce we.
A tel point que non contente d'avoir emballé un mec dans la soirée, elle a commencé à me chauffer.
J'imagine que le pauvre qui s'est installé à coté d'elle ne doit pas trop comprendre pourquoi elle était si proche de moi à un moment.
Je reste bien sur de marbre tandis qu'elle me fait des petits bécots sur la joue et passe sa main sur mon dos.
Est ce sérieux ou juste de l'amusement parcequ'elle sait pertinement que ca ne me fait rien ? J'opte pour la deuxième solution. Typiquement féminin.

Le lendemain, elle me complimente sur mon postérieur en ne se privant pas d'y ajouter le geste. Là je ne comprend plus... parceque bon, dans la catégorie fessier, on a quand même vu mieux !

20/07/2005

20/07/05 - 18:42

Signes, je vous aime

Mon impetigo s'arrange et je commence à devenir regardable.

Malgré tout, il me reste encore de jolies croutes sur le visage et du coup je n'ose toujours pas me raser.
Ca commence à faire négligé... Mais entre ça et passer un rasoir sur des plaies à peine cicatrisées, je préfère passer pour négligé.

Avec le recul, je me dis qu'il y a des signes qui ne trompent pas.

Ainsi, quand je suis malade, vraiment malade, je n'ai pas faim.
"N'importe quoi...", "pas possible !!" me direz vous.
Et bien si.
Les frites préparées avec amour et végétaline ne me tentent pas plus que ça.
Même les sacro saintes pates gisent tristement dans mon assiette pendant que je le regarde en me demandant si je vais réussir à toutes les manger (questionnement tout à fait impensable quand je suis en forme !!!).

Autre chose, je n'ai plus envie.
Comment ça envie de quoi ?
Ah, que tu es naïf, c'est mignon... Allez, va lire un autre glob, ici c'est pour les grands.
Donc oui, pas envie, rien. Les idées salaces me désertent. La perversion me quitte.
J'arrive à passer une nuit avec mon copain en l'embrassant à peine.
Je peux mater un film dans ses bras sans que la situation ne dégénère (même après la fin du film)
Je me désole moi même.

Hier, j'ai eu faim.
Hier, j'ai eu une érection.
Les affaires reprennent !
Il y a des signes qui montrent que je suis sur la voie de la guérison.

L'impetigo, je commençais quand même à en avoir plein le cul...

20/07/05 - 17:34

Politesse, je t'aime

Veinotonic et crême rectale.

Vous ne m'en voudrez pas si je reste debout ?

19/07/2005

19/07/05 - 01:15

Escalator, je t'aime

Il est maintenant automatique pour moi lorsque je rentre le nuit de ne pas prendre le tramway pour aller de la Défense à Puteaux, mais de faire ce trajet à pied.

A la base, je ne faisais ce trajet que lorsque le tramway n'était plus en service, mais maintenant c'est systématique quand je rentre de nuit.

J'aime tant marcher la nuit,
L'air enfin se raffraichit,
La musique m'envahit*,
et j'aimerais faire pipi**.

* je me détruis les tympans en mettant mon lecteur MP3 bien plus fort que recommandé.
(Et je me détruis le cerveau en écoutant de préférence de la merde.)

** quand je rentre de soirée, j'y ai souvent bu (je ne parle pas d'alcool forcément) et donc au retour ma vessie commence à devenir l'organe qui se fait le plus entendre.

Il y a une semaine ou deux, en revenant d'une soirée dans un état éthilique avancé, j'eu la désagréable surprise de constater qu'un des escalators se trouvant sur mon chemin ne fonctionnait pas.
Peu importait de toute façon. Puisque cet escalator descendait, l'effort à faire n'était guère important.

Quelques jours plus tard, en arrivant à ce même escalator, j'eu tout d'abord l'impression qu'il était encore en panne.
Mais ce n'était qu'une fausse impression. En m'approchant, je me rendis vite compte qu'il fonctionnait. Lentement certes (ce qui m'avait berné à première vue), mais il fonctionnait
Cette méprise se reproduisit encore deux fois, dont toute à l'heure.

Et là me vint une illumination:
l'escalator n'avait jamais été en panne !!
J'étais juste trop bourré pour effacer de mon esprit la première impression d'immobilité des marches, et ce même lorsque je les descendais !!

Ai je raison ? Ai je tort ?
Cela reste un mystère...

En effet, des zones d'ombres subsistent:

-Pourquoi n'avais je jamais été trompé auparavant ?
J'ai déjà emprunté l'escalator plusieurs fois, à jeun ou imbibé, et j'avais toujours constaté qu'il fonctionnait parfaitement bien.

-N'aurais je pas été déséquilibré si j'étais arrivé sur un escalator en mouvement que je croyais immobile ?
Qui plus es, étant légèrement joyeux, l'effet n'aurait il pas été renforcé par mon propre déséquilibre alcolémique ?

Peut être que l'escalator a effectivement été en panne ce fameux soir et que depuis il fonctionne moins rapidement.
Ca me parait l'explication la plus plausible.

Je devrais peut être me renseigner auprès du service de maintenance du centre commercial de qui doit dépendre cet escalator.

...

Non, il vont me prendre pour un taré...

19/07/05 - 00:45

Chronique n°65, je t'aime

"
C'est pas le coup qui fait mal, c'est le fait de ne pas le voir arriver, de ne pas le prévoir.

Ca fait comme un éclair dans la tête, ça décroche dans le noir, et t'as les jambes qui se dérobent sous toi comme un petit poulain qui essaye de marcher pour la première fois, tu vois.

Ca devient comme du coton et tu t'écroules et tu sais pas ce qui se passe ou ce qui s'est passé, tu cherche à quatre pattes, à tâtons, en rampant dans ton coin, tu craches ton protège-dents, tu cherches quelqu'un, quelque chose pour t'accrocher, un jambe, je sais pas, un truc, et t'attends que quelqu'un t'aide, te relève, t'aide à te relever, te prenne dans ses bras, t'aime quoi !

C'est les coups que t'as pas prévus qui font le plus mal.
"
X.D.

18/07/2005

18/07/05 - 16:32

Rachel, je t'aime

Samedi, sur AB1 étaient diffusés des épisodes de Friends et notamment un où, je ne m'en souvenais plus, un pigeon entre chez Rachel et Monica par la fenêtre de la cuisine.

Et bien je ne suis visiblement pas le seul que l'intrusion d'un pigeon, même s'il est chouette, effraie.
Elle n'en menait pas large Rachel !!

Mais moi je n'aurais jamais eu l'idée d'essayer de le choper avec une grande casserole et son couvercle...

18/07/05 - 00:35

Coussins, je vous aime

Mais pourquoi ??
Pourquoi a t il fallu que le colloc me demande justement aujourd'hui de mettre les coussins à laver ??

Mon impétigo s'arrange légèrement, mes antibiotiques me rendent un peu moins proche du zombi qu'au début, j'ai maté plusieurs épisodes d'AB FAB, j'ai regardé "Massacre à la tronçonneuse" blotti dans des bras acceuillants, bref j'ai passé une journée plutôt bonne comparée aux précédentes.

Mais pourquoi ??
Pourquoi a t il fallu que je me décide justement aujourd'hui à laver ma jolie chemissette blanche quasi neuve ??

Je rentrai chez moi vers minuit, tout content de ma journée, décidé à inventer un bobard sur l'état de ma maladie pour justifier une absence demain à mon stage, bref ma journée finissait bien.

Mais pourquoi ??
Pourquoi un coussin jaune déteint il si facilement sur une chemisette blanche quasi neuve ??

JE SUIS MALHEUREUX !!!!

16/07/2005

16/07/05 - 22:23

Défiguration, je t'aime

Je suis ravagé.

Ca peut parfois être une bonne chose, mais quand il s'agit de mon visage, j'apprécie très moyennement.

Samedi dernier ont commencé à apparaître sur mon charmant minois des petites plaies, plus précisément autour des lèvres, sur les joues et dans le cou.
Pas de panique, je pensais tout d'abord que ce n'était que le bouc et à la barbe mal rasée de mon copain qui, après moult baisers fougueux, avaient irriter ma douce et fragile peau de bébé.

Pourtant, malgré un rasage en règle du dit copain et des précaution lors de nos embrassades, les lésions s'étendirent

Toujours pas de panique, je me contentais de me nettoyer le visage avec un léger antibactérien.

Mais quand le mercredi, lors d'un tournoi de secret girl (oui, j'ai honte...), j'affichai mon visage ravagé, les participants furent beaucoup plus inquiets que moi et me conseillèrent de filer chez un médecin dès le lendemain.

Eh bien il est difficile de trouver un médecin un vendredi 15 juillet.
Après 6 coups de fils infructueux pour cause de pont du 14 juillet, j'arrivai enfin à avoir un médecin au bout du fil.

Pas très engageant d'ailleurs le docteur: quand je lui dit que mes lésions s'améliorent, il me demande pourquoi dans ce cas je veux consulter.
Euh... Tu n'as pas envie de me voir c'est ça ?? Dis le franchement hein...
Il me donne "malgré tout" rendez vous trois quart d'heure plus tard.

A peine sa porte franchie qu'il me sort:
"Ah mais c'est de l'impetigo !"
Cool !! J'ai vraiment un truc, je ne suis pas venu pour rien !!

Il me dit que ca va souvent de paire avec des maladies au niveau de la gorge.
Vérification: j'ai aussi une angine.

J'ai donc chopé une maladie de peau super contagieuse et une angine (avec les ganglions monumentaux qui vont avec). Je suis ravi.

Mes antibiotiques surpuissants m'ont transformé en zombie tout le reste de la journée, arrivant même à me couper l'appétit, c'est dire si ils m'ont fait de l'effet ! A moins que ce ne soit les effets de l'angine.
Notons qu'à 25 € la boite, ils peuvent se permettrent d'être efficaces (Et vive les complémentaires).

Maintenant, j'ai hâte de:
- retrouver un visage présentable;
- ne plus avoir envie de me gratter le visage jusqu'au sang;
- ne plus me faire dévisager par des petites fille dans le RER;
- ne plus avoir une amygdale grosse comme une boule de pétanque;
- ne plus avoir mal au crane...

15/07/2005

15/07/05 - 12:56

Parenthèse, je t'aime

Bon, je ferme la petite parenthèse morbide (mais necéssaire).

Mon glob peut redevenir ce qu'il a vocation à être:
une suite d'épisodes de ma pauv'life, racontés n'importe comment, et que Snoop ne lit même pas.

15/07/05 - 11:52

Prénom, je t'aime

Il n'est pas certain qu'une femme qui vient d'accoucher (activité un tantinet fatiguante tout de même) soit vraiment en grande forme pour défendre son point de vue sur le prénom du chiard qu'elle vient péniblement d'expulser de son utérus.

En tout cas, ma mère n'en avait pas le courage. C'est ainsi que mon père, qui par principe refusait que l'on choisisse le prénom d'un enfant avant sa naissance, a pu tranquillement imposer son point de vue et me prénommer du doux prénom qui est le mien.

Ma mère voulait m'appeler Hervé.
Quand j'étais gosse, je m'étais souvent demander ce qui aurait changer si je m'étais appeler ainsi. Y aurait il vraiment eu une différence ? Les prénoms influencent ils vraiment une personnalité ?

Par principe, par esprit de contradiction, j'aurais préféré m'appeller autrement.
Je n'aime pas qu'on choisisse à ma place.
Et du coup, ce prénom que j'aurai pu porter me semblait merveilleux, et j'en voulais à mon père de m'avoir appeler Fabrice.
Sans doute espérais je qu'avec un prénom différent j'aurais été différent.
J'aurais été mieux, forcément mieux (on pouvait de toute façon difficilement faire pire).

En première, en cours de français, nous avions étudié l'autobiographie (Ah ! Les superbes "confessions" de Rousseau, chiantes à mourir...).
Notre prof nous avait demandé de rédiger les première page de notre autobiographie (un peu présomptueux de faire son autobiographie à 16 ans, mais bon...).
Il fallait donc que l'on s'imagine un futur à raconter.
Pour ma part, je m'imaginais devenir complètement schizophrène, un peu à la manière de Docteur Jekill et Mister Hide.
Mon "double"aurait fait tout ce que moi je n'aurais jamais osé faire. Il se serait évidement appeler Hervé.
Pour titre, j'avais choisi: "Sans logique, ou celle d'Hervé".
Déja je me cachais derrière ce prénom.

15/07/05 - 01:19

Verdict, je t'aime

6 mois de prison avec sursis.
Annulation du permis de conduire.
Interdiction de le repasser avant un an.

Le verdict est sévère, même l'avocat s'en étonne.
Il recommande tout de même à Hervé de ne pas faire appel car il ne croit pas que le jugement de deuxième instance puisse être plus doux.

C'est un choc.

6 mois de prison.
Même avec sursis, ça reste 6 mois de prison.

Hervé ne s'attendait pas non plus à une annulation. Une suspension, oui, évidement, certainement longue, mais pas une annulation.

Pour "ça".
Alors qu'aucune faute n'a été retenue à son encontre par le tribunal: ni vitesse, ni alcool, ni drogue.
Un choc.

Dans la salle des pas perdues, alors qu'il discute avec son avocat et Sarah, il voit arriver vers lui les parents de Magalie.
A leur approche, son coeur se serre, sa gorge se noue.

Il voit deux personnes qui ont l'air détruites, au bord des larmes.
Il n'y a pas d'agressivité. Juste du chagrin
Il les voit pour la première fois face à face.
Il se sent mal, voudrait disparaitre.

Ils veulent comprendre.
Après deux ans d'attente interminable, maintenant que le procès est passé, ils ne comprennent toujours pas. Ils demande à Hervé de dire qu'il roulait trop vite. Un tel accident, d'une telle violence, n'a pas pu arriver sans un excès de vitesse conséquent !!
Ils veulent un aveu.
Savoir que leur fille n'est pas morte à cause de "rien".

Là il apprend: elle a eu les quatres membres brisés sous le choc.
Il ne savait pas.
Il se fait horreur.
Il revoit la scène, la voiture, le filet de sang couler par terre.

En face d'eux, il bafouille, tente de rester calme, s'excuse, répète qu'il ne roulait pas trop vite.
Il a du mal à parler, la gorge est nouée, les mots s'étanglent dedans.

Mais pour eux ça ne suffit pas. Ils veulent une raison. Une vraie raison.
Ils insistent.
Ils veulent comprendre.

Leurs avocats respectifs les séparent.
Hervé est entrainé un peu plus loin par son avocat tandis que l'avocate des parents leur dit de ne pas insister.

L'avocat d'Hervé lui dit qu'ils seront traumatisés à vie.

La procédure est finie.
La punition commence.

13/07/2005

13/07/05 - 19:06

Audience, je t'aime

Hervé rentre dans la salle d'audience.
Sa démarche tente d'être calme et assurée.
Il est observé, bien sur, et il se sent presque déja jugé.

A la barre, il tient fortement de ses deux mains le morceau de bois. Comme pour chercher dans sa robustesse une force qui fait cruellement défaut à ses jambes flageolantes.

En face de lui, il est surpris de reconnaitre l'un des assesseurs: c'était sa prof de Droit Commercial il y a deux ans. Le reconnait elle ? Rien n'est moins sur...

Les questions arrivent.
Enfin, plutot des affirmations. Car il n'a en fait rien à ajouter à ce qui se trouve dans sa déposition. Il se contente d'acquiéscer.

La discussion se déplace sur le terrain de sa vitesse.
Roulait il trop vite ?
Bien sur, il sait pertinement qu'il était au dessus de la limite de vitesse.
Bien sur, il sait pertinement que personne ne peut le prouver.
Bien sur, il dit qu'il respectait la limitation.
Mais il ne peut s'empêcher de rajouter que compte tenu du fait que la route était mouillée, il aurait dû rouler moins vite.
Il lui semble de toute façon impossible de pouvoir dire sereinement qu'il roulait à la bonne vitesse vu ce qui s'est passé ensuite... La mauvaise foi à ses limites.

Il revient s'assoir. Ses jambes le portent à peine.
Il fait de son mieux pour ne pas s'effondrer sur le banc comme une masse.

Puis vient le tour de la famille.
Hervé ne les avait pas encore remarqué, sur le banc de l'autre coté de l'allée centrale.
Les parents de Magalie veulent comprendre.
Ils refusent de penser que tout cela ait pu se passer sans raison. Il faut qu'Hervé ait roulé trop vite, sinon ça n'aurait pas pu arriver.
Ils pointent le fait qu'aucun autocollant "A" n'a été retrouvé sur les lieux alors que Hervé, jeune conducteur avait l'obligation de l'aposer sur son véhicule.

Hervé les écoute. Il sent les larmes monter.
Le voila pour la première fois face à ceux qu'il a blessé plus sévèrement que si il les avait percuté.
Il mord ses lêvres.
Une larme coule le long de sa joue gauche tandis que les parents de Magalie continue de parler.

Ensuite vient le tour du procureur.
Hervé le déteste. Comme tout accusé déteste son procureur sans doute...
Il ne se reconnait pas dans ses dires.

Puis vient le tour de son avocat. Hervé l'admire. Ce qui pour le coup est loin d'être le cas de tous les accusés.
Il expose l'absurde de la situation: malgré la vitesse normale, attestée par des témoins de la scène, le pire est arrivé, sans qu'on puisse vraiment faire des reproches trop sévères au conducteur.
Là où il étonne vraiment Hervé, c'est quand il raconte le petit dialogue qu'ils ont eu tous les deux juste avant l'audience sur le fait de dire un mot à la famille. Hervé apprécie que cela soit dit, que la famille sache ce qu'il pense.
Au final, il est admiratif. Il trouve vraiment que la plaidoirie fut excellente, ce que confirmera Sarah un peu plus tard.

Enfin, le président demande à Hervé si il veut dire un dernier mot.
Il hésite.
Et se lève pour aller à la barre.
Il veut quand même dire un mot, pour les parents.

Là, sans oser se retourner pour leur parler dans les yeux, il parle.
Il dit que même si ca peut sembler stupide, même si ça ne change rien au fond, il est vraiment désolé, il s'en veut. Qu'il aurait du adapter sa vitesse à l'état de la route.

Il aimerait tant qu'ils comprennent.
Qu'ils sachent ce qu'il ressent.

Et il va se rassoir.
La séance est levée.
Il sort de la salle et rejoint Sarah.

13/07/05 - 18:17

Salle des pas perdus, je t'aime

Hervé est assis sur un banc de la salle des pas perdus.
A coté de lui, il y a Sarah.

Il ne savait pas comment il allait réagir au procès, il ne voulais donc pas y aller seul. Il voulait quelqu'un avec lui, quelqu'un qui le connait, quelqu'un en qui il a confiance, quelqu'un qu'il aime.
Une amie proche et rassurante, pour l'accompager dans une épreuve nouvelle et angoissante.
Il avait tout naturellement demandé à Sarah de l'accompagner.

Et les voila à discuter dans cette vaste salle.
Il sent l'angoisse enfler dans son ventre.
Heureusement que Sarah est là. Elle l'apaise.

Un homme vient à leur rencontre. Il s'agit de son avocat. Enfin il le voit ! L'homme a l'air sympathique.
"Désolé pour ce matin, j'avais un meurtre sur les bras..."
Hervé souris face au naturel et à la désinvolture avec lesquels l'avocat prononce cette phrase
Bon, allez, on vous pardonne Maître.

L'avocat pose quelques questions à Hervé et lui donne quelques conseils. Il se veut rassurant.
"-Il faudrait dire un mot pour la famille de la victime qui est là.
- Bah... Que voulez vous que je dise ?"

Oui, que dire à des gens dont on a tué la fille, la soeur ?
Qu'on est désolé ?
Pfff.. Ca leur fait une belle jambe.
Il semble à Hervé que toute excuse ou demande de pardon serait déplacée, ridicule. Pourtant il sait qu'il faudrait. Ne serait ce que pour montrer aux juges qu'il regrette, qu'il est conscient de sa faute.
Mais il trouve cela tellement calculé, tellement forcé que ça en perd toute valeur, et qu'au contraire, ça en devient indécent.

Et puis l'attente encore. A discuter avec Sarah.
Il y a plusieurs affaires à passer avant la sienne.
Jusqu'à ce que l'avocat vienne lui dire que c'est à lui.

Il se lève et se dirige vers la porte de la salle d'audience, le coeur battant.

12/07/2005

12/07/05 - 19:49

Entretien, je t'aime

On lui aurait mis une olive dans le cul qu'il aurait fait un litre d'huile.

Le jour du procès, Hervé n'a toujours pas vu son avocat. Un beau bazar...
Apparement ça aurait merdé au niveau de la compagnie d'assurance de son père. Et deux semaines, ca passe vite...
Alors en pleine période d'examen, arriver à deux jour d'un procès sans avoir réussi à contacter son avocat...
Tous les soirs à stresser, à sentir la panique monter, à attendre un coup de fil, à vérifier la boite aux lettres...

De lettres en coup de téléphones, il a finalement réussi à avoir un rendez vous dans le cabinet d'avocat chargé de l'affaire... le matin même de l'audience.

Il arrive à l'heure et s'annonce.
Une femme vient le chercher et s'excuse de l'absence de son confrère qui est chargé de l'affaire. C'est elle qui va donc le recevoir en entretien et elle transmettra ensuite les renseignements à son confrère.

Ensuite ? Mais le procès a lieu cet après midi et il est 10h du matin !
Ca n'a pas pour effet de rassurer Hervé...

Ils montent tous les deux à l'étage dans un salle et elle commence à lui poser des questions, sur lui, sur l'accident.
Il répond, calmement.

Vient un moment où elle lui dit que le dossier contient bizarement beaucoup de témoignages de parent et d'amis de Magalie la décrivant comme une femme adorable.
Selon elle, il est est tres inahbituel de trouver ce genre de témoignages, et en si grand nombre, dans un dossier.
Elle lui dit que ses proches ont l'air très peiné et le prévient qu'il faut qu'il se prépare sans doute à un moment très difficile à l'audience.
...

Pendant l'entretien, Hervé a senti son portable vibrer dans son sac.
En sortant, il consulte ses messages.
Julien et Adeline lui ont envoyé un texto de soutien.
Il a envie de les embrasser.

11/07/2005

11/07/05 - 19:38

Assignation, je t'aime

Quelques jour avant le début des examens du premier semestre, un vendredi soir, le père d'Hervé lui dit qu'un huissier est passé dans la journée.

L'accident remonte déja à plus de deux ans. Ca aura mis du temps à aboutir. Peut être une conséquence de l'énorme affaire du réseau pédophile qui a sur occupé tout le milieu de la Justice à Angers ces deux dernieres années...

Entre temps il avait toujours son permis. Il a même acheté une voiture 6 mois auparavant.
Bien sur il savait que tôt ou tard viendrait le procès et sans doute une suspension de permis, mais pour cette voiture, l'occasion était trop bonne pour ne pas la saisir, et puis qui savait quand viendrait le procès... Dans un mois ? Six mois ? Un an ? Il n'avait aucune nouvelle de l'affaire...

L'huissier était venu lui remettre une assignation, cela signifie donc un procès. Génial. En pleine période d'examen, c'est le moment idéal pour replonger dans les mauvais souvenirs.

L'huissier doit repasser demain. Problême: Hervé travaille demain. L'huissier devra donc venir lui délivrer l'assignation sur son lieu de travail. Charmant... Il espere que sa patronne ne sera pas là, ne lui posera pas de question...

Le lendemaint matin, il se doute rapidement que c'est lui: il est bien habillé, tiens un petit attache-case à la main, n'achète rien et se dirige directement vers lui en entrant.

Ca se passe vite, il lui remet le papier, le fait signer, et au revoir Monsieur.

C'est officiel, le procès à lieu dans 2 semaines.
Hervé vérifie sur un calendrier: ça tombe la veille de sa dernière épreuve pour les examens du premier semestre.
Il se demande comment il va réussir à gérer ça. Le stress des examens plus la tension du procès...

En rentrant, ses parents lui demandent à quand est fixée l'audience. Il répond évasivement "dans deux semaines".
Il n'a pas envie de leur dire la date, tout simplement parcequ'il n'a pas envie qu'ils viennent. Il n'a même pas envie de leur en parler. Il aimerait qu'ils oublient que le procès aura lieu, qu'ils ne lui en parlent surtout pas, surtout plus.

Si après l'accident il lui arrivait de l'évoquer, rapidement il s'était mis à ne plus en parler.
Quelquefois, il le disait à certaine personnes qui n'étaient pas au courant, mais de moins en moins.
En parler, il trouvait ça impudique et vulgaire. De raconter "ça". De résumer en quelques phrase la mort d'une personne.
Ce n'est pas de la honte, ce n'est pas du remord, c'est du respect. Du respect pour la femme qu'il avait tué.

Dans deux semaines, il lui faudra pourtant en parler.
Devant tout le monde.
Devant une famille à qui il avait arraché un de ses membres.

08/07/2005

08/07/05 - 23:35

Magalie, je t'aime

Elle s'appelait Magalie.
Elle avait environ une trentaine d'année et sa vie devant elle.
Hervé l'a tuée sur le coup.

Quelques jours plus tard, sa mère vient lui apparendre qu'elle n'était pas mariée et n'avait pas d'enfant.

Oh le soulagement.
Oh l'horrible soulagement.
Oui, horrible.
Horrible de sentir ce poids en moins sur sa conscience, comme si le drame avait moins d'importance du fait qu'il ne faisait ni orphelins, ni veuf.

Mais un soulagement tout de même, et ça il ne peut pas le nier.
Car il avait pensé à ce que lui aurait ressenti si dans la même situation la victime avait été sa mère.
Juste après l'accident, il s'était dit "Mais si cette femme avait été ma mère ?".
Et il avait entraperçu, juste entraperçu, l'espace d'un instant la souffrance qu'un tel absudre drame peut provoquer.
Alors se savoir responsable d'une telle douleur pour des enfants... Non.

Il en allait de même pour le mari. Il n'existait donc pas !
Là aussi le soulagement était grand, car il se rappelait encore de ces funérailles où il avait vu un homme à la mine cadavérique pleurer devant le cerceuil de sa femme, et il ne voulait pas qu'un homme se retrouve dans cet état par sa faute.

Mais et alors ? Et ses parents ? et sa famille ? Et tous ses amis ? Tous ces gens qui l'aimaient ?
Eux souffraient. Eux continueraient de souffrir.
Par sa faute.

Mais et elle ? Oui juste elle. Juste Magalie.
Qui ne demandait qu'à vivre.

Il avait provoqué l'accident et elle n'avait rien fait.
Il avait une égratignure à la main droite et elle était morte.
A drame absurde résultat absurde ?
Il savait que c'est lui qui aurait dû mourrir. Que c'est son sang qui aurait dû couler.

Lui ne tenait pourtant pas tant que ça à la vie. Qu'aurait il laissé derrière lui ? Pas grand chose, et il le savait. Qu'allait il accomplir au long de sa vie ? Pas grand chose, et il le savait. Il le savait tellement que 2 ans avant il avait décidé d'en finir. Comme beaucoup de ce qu'il entreprend, il avait misérablement échoué.

Comme il aurait donné sa vie pour qu'elle garde la sienne.
Comme tout cela aurait été logique. C'est lui qui avait provoqué l'accident. C'est lui le coupable. Alors c'est à lui de mourrir.
Pas à elle.
Alors pourquoi ? Pourquoi ?
Pourquoi elle ? Alors que lui...

Elle, elle s'appelait Magalie.
Elle avait environ une trentaine d'année et sa vie devant elle.
Il l'a tuée sur le coup.

01/07/2005

01/07/05 - 00:01

Lendemain, je t'aime

Le lendemain, Hervé a cours.
3h15 avec un prof puant comme ce n'est pas permis.

Il y va donc, la jambe toujours enserrée dans son attelle.
Il se dit qu'on va évidement lui demander d'où ça vient.
Il se dit qu'il n'aura pas envie de répondre.

Il se dit qu'il va aller s'installer directement au dernier rang de l'amphi en passant par le haut. Tous ses amis se mettent habituellement au milieu de l'amphi, il ne les croisera donc pas.

Il passe la première moitié du cours en haut. De loin il aperçoit ses amis.

La pause arrive. Il se décide à aller les rejoindre.
Une fille lui demande ce qui lui est arrivé. Il n'a pas envie de lui répondre. Pas à elle.
Alors il invente une pseudo chute dans l'escalier, mais rien de grave hein, on a juste mis l'attelle par précaution.
Et il lui sort ce bobard avec son grand sourire je-vais-bien-tout-va-bien.

Il sort ensuite par une porte sur le coté. Là il tombe nez à nez avec trois filles, dont une de ses meilleurs amies.
Leurs regards se croisent.
Il ne dit rien.
Elle le prend dans ses bras.
Il la serre fort en étouffant des sanglots naissants.

Elles lui apprennent ensuite que la nouvelle de l'accident est déja dans les journaux et qu'elles ont eu très peur en les lisant ce matin.

 

Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."

Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:

Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières

de Xavier Durringer

Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage. Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.

"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70, 71, 72, 73, 74

Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
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Je les ai tant aimé...

Début

Année 2004

Année 2005

Année 2006

Année 2007

Janvier

Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence,Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.

Février

Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.

Mars

La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.

Avril

Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.

Mai

Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.

Juin

Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.

Juillet

Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.

Août

Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.