30/06/2005Gendarme, je t'aimeA l'hopital, vu que son genoux gauche avait gonflé d'une manière un peu inquiétante, il fut décidé qu'Hervé porterait une attelle à la jambe pendant un mois.
Il revient donc en boitillant (oui, une attelle ce n'est pas du tout pratique pour marcher) chez lui et rejoint le reste de sa famille qui était passée à table.
Le repas se passe... comme il peut. Malgré le drame, on fait mine de ne pas être trop affecté.
Pour eux, le principal doit sans doute être qu'au final, Hervé s'en sort indemne.
Lui se sent bien. Trop bien d'ailleurs. Il s'étonne d'être aussi détaché par rapport au drame.
Ensuite, il fallut aller à la gendarmerie. Raconter.
Alors face aux gendarmes il raconte, il répond aux questions.
Froidement il raconte.
Presque comme si c'était anodin.
Le gendarme s'étonne qu'on n'ait pas retrouvé le "A" que Hervé, jeune conducteur, était censé aposer sur la voiture.
Il lui demande si il l'avait mis.
- "Euh... Non..." doit avouer Hervé.
- "Si, vous l'aviez mis ?"
-"Non..."
- "Si, vous l'aviez mis." affirme doucement le gendarme en le fixant.
Hervé le regarde étonné, puis comprend.
- "Euh oui je l'avais mis"
-"Il a du se détacher sous l'effet du choc."
Hervé souris et remercie intérieurement l'homme qui est assis en face de lui. 29/06/2005Meurtrier, je t'aimeDes gendarmes arrivent et font faire un test d'alcoolémie à Hervé. Malgré tout il souris. Il n'a pas l'habitude de se bourrer la gueule dès 11h du matin...
Le camion des pompiers l'emmène au CHU.
Il n'a apparement rien du tout, mais dans ces cas là mieux vaut être prudent.
Dans la petite chambre où il se retrouve, une infirmière lui fait une prise de sang pour rechercher d'éventuelles trace de drogue.
"Vous l'exigez à chaques accidents maintenant ?" demande t elle au gendarme qui est là.
"Systématiquement en cas de décès" répond il.
Hervé ne savait toujours pas ce qu'il était arrivé à l'occupant de la voiture qu'il avait percuté.
Personne n'avait pu (voulu ?) le renseigner.
Il vient de comprendre qu'il est désormais un meurtrier.
"Sa vie a basculé." Cette expression est ridiculement cliché.
Et pourtant, il a exactement cette impression. Cette impression de basculement.
Ca avait déja très serieusement penché avec l'accident.
Là, ça a complêtement basculé.
Il sent son visage se décomposer.
Il a l'impression que tout son corps pleure, mais sans une larme, sans un bruit.
Des pleurs intérieurs.
Le gendarme n'a même pas conscience de ce qu'il vient de lui apprendre.
Il repart quelques instant plus tard.
Les espoirs se sont définitivement envolés.
Les remords se sont définitivement ancrés.
Il ne sera plus jamais qu'un... Fil rouge, je t'aimeHervé rouvre les yeux.
Ce qui le surprend tout d'abord, c'est le calme.
Après la musique de la radio qu'il avait mise à fond.
Après l'horrible vacarme de la tôle froissée.
Plus un bruit.
It oh so quiet...
Et il réalise qu'il est en vie.
Son père se chargera sans doute de l'achever quand il verra l'état de la voiture, mais lui est en vie.
Il se sent... bien. Secoué, très secoué, mais étrangement bien.
Aucune douleur.
Le dos de sa main droite est couvert de sang.
Mais quelquechose ne cadre pas.
Oui c'est ça, il n'est pas dans le bon sens.
Comment s'est il retrouvé de l'autre coté du terre plein central, sur l'autre voie ?
Il y a une voiture arrêtée quelques mêtres devant
Mais enfin, si elle s'était arrêtée pour lui venir en aide, elle se serait arrêtée derrière non ?
Il comprend avec horreur qu'il l'a percutée.
Il défait péniblement sa ceinture. Il est comme engourdi et a du mal à se servir de sa main droite.
Il ouvre la portière et pause précautioneusement ses pieds par terre.
Il a percuté une voiture. Il a percuté une voiture. Il a percuté une voiture.
La violence de cette idée le tétanise presqu'autant qu'elle lui donne envie de hurler.
Il se rapproche du véhicule puis s'arrête.
Par terre, sur le sol humide juste sous la portière, tel un mince fil rouge, se dessine un léger filet de sang.
Il ne peut pas aller plus loin. Il a trop peur de voir.
Les bras ballants, il vient s'assoir sur la barrière contre laquelle gisent les deux véhicules.
Il commence à se rendre compte qu'il est en train de provoquer un bouchon. Des gens arrivent pour voir ce qui se passe. Il voit un homme aller près de la voiture et regarder à travers la fenêtre.
Une femme s'approche de lui et lui demande si il va bien. Son portable à la main, elle lui propose d'appeler quelqu'un.
Dans un souffle, Hervé répond non et repousse le téléphone.
Qui pourrait il appeler ? Non il ne veut appeler personne. Tant qu'il n'aura prévenu personne, tout ça n'existera pas hein ? Alors non il n'appellera personne. Pas question. Et tout ça n'existera pas, n'existera plus.
Il voudrait pleurer.
Juste aller se cacher dans un coin loin du monde et pleurer.
La dame insiste, il prend le téléphone. Fébrilement, il compose le numéro de ses parents.
Sa mère décroche.
Il sait qu'il ne doit pas l'inquiéter. Surtout pas la faire paniquer, ca ne servirait à rien. Alors il range les sanglots qui montent du fond de sa gorge et il essaie d'avoir la voix la plus neutre possible. Y arrive t il seulement ?
Il commence par lui dire que c'est Hervé et qu'il va bien.
Puis qu'il a eu un accident.
Il sent que sa mère panique alors il lui répète que tout va très bien. Pour lui.
Un des passants vient le voir, il est pompier. Il s'assure qu'Hervé va bien.
Un camion de pompier, mais en service eux, est arrivé. Alors il le fait monter dedans pendant que les autres vont s'occuper de l'autre véhicule.
Hervé ne sait toujours pas ce qui a pu arriver à son occupant.
Le père d'Hervé arrive quelques minutes plus tard, on le dirige vers le camion où se trouve son fils.
Il regarde celui ci avec une expression agacée, presque en colère.
"On n'avait vraiment pas besoin de ça en ce moment !"
Hervé le regarde, totalement ahuri. En ce moment, où il avait tant besoin d'un peu de réconfort, il ose lui dire ça.
Le pompier a aussi l'air ahuri et froidement:
"Vous devriez peut être sortir Monsieur, il a besoin de calme." Virage, je t'aimeHervé a fêté ses 19 ans il y a peu.
Aujourd'hui, un oncle et une tante doivent venir passer ce dimanche chez lui. Il se fait une joie de les revoir après plusieurs mois. Il les apprécie beaucoup.
Il se réveille un peu plus tôt que ses habitudes de feignasse ne l'y amènent habituellement, mais il faut de l'aide pour préparer le repas.
Il se rend compte qu'il a oublié son portable au boulot la veille. Peu importe, il doit de toute façon retourne bosser à 15 heures...
Mais il décide quand même d'aller le chercher.
Après tout, son boulot est à cinq minutes en voiture et il n'est que onze heures. Il a largement le temps d'aller le récupérer, dire bonjour à son collègue et revenir.
C'est aujourd'hui un beau dimanche de Novembre.
Une très légère brume flotte dans l'air.
Hervé préviens son père qu'il emprunte sa voiture, prend les clefs, pars.
Il n'en aura pas pour longtemps.
Cette route, il l'a faite des dizaines de fois. Il se presse un peu.
Il ne fait pas attention au sol encore humide de toute la pluie qui est tombée en début de matinée.
Ce virage, il l'a pris des dizaines de fois. Il se presse un peu.
Quand l'arrière de la voiture commence à chasser, il a déjà compris.
Il a déjà compris qu'il n'arrivera pas à redresser le véhicule.
Il a conscience dès ce moment qu'il ne passera pas de repas en famille aujourd'hui.
Il a peur.
Il a beau mettre en oeuvre tout ce dont il croit se souvenir (surtout pas de coup de frein brusque, surtout pas de coup de volant brusque, surtout se concentrer sur un point fixe en face,...)
Alors il fixe ce feu rouge à une centaine de mètres devant lui.
Et il se dit que c'est drôle. Qu'il allait juste chercher son portable.
Et il se dit que c'est drôle de savoir. Oui, de savoir que là, même avant que ça n'arrive vraiment, que là c'est la fin.
S'en sans rendre compte, il ferme les yeux.
Il parait que quand on est sur le point de mourir on voit sa vie défiler.
Des clous oui.
Il a seulement pensé à sa mère avant d'entendre le bruit immonde de la tôle qui s'écrase.
Raisons, je vous aimeParce qu'avoir un beau pompier qui vient vous voir n'est pas forcément une bonne chose.
Parce qu'un fil rouge peut signifier autre chose qu'une épreuve d'Interville.
Parce qu'être parent entraine les pire douleurs.
Parce que Magalie.
Parce qu'il est des évènements qui vous meurtrissent à tout jamais.
Parceque j'attendais de le faire.
Ca y est, j'y vais. 28/06/2005Soirée post Gay Pride, je t'aimeAprès avoir passé de bons moments de n'importe quoi en bonne compagnie lors de la gay pride et ensuite, je constatai avec effroi que tous le monde rentrait chez soi pour (se) coucher.
Dites donc les enfants, moi le samedi soir à minuit j'ai encore la pêche !!
Diable, me voila contraint de rentrer à une heure qui n'est pas du tout indue !
Bon, je n'allais pas rester tout seul à errer dans le marais... je rentrai donc.
Sur le quai du RER, quelqu'un me tape dans le dos.
Tiens, un coloc ! Décidément, on n'arrête pas de se croiser aujourd'hui ! Il rentrait aussi mais devait rejoindre des amis, Elodie et Fred, pour aller chouiller chez un pote à lui.
Et le voila parti à me raconter qu'ils vont bien s'amuser, que la baraque est géniale, qu'il y a une piscine, qu'il y aura plein de monde...
Et moi je ronge mon frein en pensant d'avance à ma folle nuit seul dans mon clic clac avec msn pour seul amant.
Nous rentrons, nous retrouvons ses amis (dont Fred, un black qui est tout ce qu'il y a de plus consommable), ils montent à l'appart boire un petit verre d'eau fraiche (très appréciable vu la température même au milieu de la nuit) et ils partent.
Avant de fermer la porte et de me laisser seul comme une pauvresse, le coloc me dit "sans rancune?".
Je le regarde sans comprendre. "Comment ça ?"
En fait, pour lui il allait de soi que je pouvais venir si je voulais.
Mais moi, bien élevé comme je suis (maman, tu serais fière de moi) je ne m'incruste pas sans être invité !
Ok, puisque c'est comme ça, j'enfile mes chaussures et je suis pret.
En route pour une nuit de fooooolie.
Arrivé. Belle barraque, tres moderne, ca ne sent pas le smicard.
Il y a gavé de monde. Je ne connais personne. Euh, je vais peut être me faire chier en fait.
A peine arrivé, le coloc se fait déja dragué par un ptit blondinet. Ben voyons...
Il ne reste plus grand chose à boire... Argh ! mais ils ont presque tout picolé !! Heureusement, nous avions amener une chtite bouteille de malibu, et que nous avons réussi à trouver quelques restes de cocopunch et de rhum (que je ne sais toujours pas doser correctement, wah la vache je l'ai senti passer !).
Je discute avec quelques personnes. Notament un couple de jeunes gens qui ont eu le courage que moi je n'ai jamais eu et qui sont comédiens. Fort sympathiques, et lui savait bien très bien rouler le bedos.
Il me confirme que les personnes présentes ce soir sont pour la plupart bien friquées. Je ne sais plus qui me dit qu'il y a certainement de la coke qui circule...
La nuit continue, mon état éthilique s'aggrave et je m'amuse finalement plutot bien !!
Je fini par papoter avec un mec que je trouve plutot mignon, qui me dit qu'il n'a pas dormi ces dernières 48h et me précise qu'il a tenu grace à des substances qui ne sont pas vraiment légales (hein Patsy ?).
Nous discutons un peu, et je ne sais plus pourquoi nous en arrivons au principe du "il faut se faire plaisir". Prometteur...
Bref, je me dit qu'il y a peut être moyen de moyenner... Mais il se fait déja tard, et le coloc veut rentrer.
J'abandonne donc mon nouvel ami qui me dit que si je veux le contacter, j'y arriverais bien. Dois je supposer que c'est ce qu'il souhaiterait ?
Nous rentrons, je suis naze. Je ne mettrais pas longtemps avant de m'endormir comme une masse.
Le lendemain, quand je décide de me lever vers 14h, j'ai un peu mal à la tête... 27/06/2005Calme, je t'aimeEn rentrant toute à l'heure, je trouve à l'appart le coloc et son associée, une femme d'une quarantaine d'année, légèrement barge sur les bords.
Elle a en effet une forte propension à dire n'importe quoi, ce qui se révèle souvent très amusant ! Fort sympathique donc.
Je les aime bien tous les deux, mais putain qu'est ce que j'étais content qu'ils se barrent !!!
Quand je rentre le soir, j'aime le calme.
J'aime me poser tranquillement, mater mes mails et les blog de GA, me reposer quoi.
Là, c'était mort.
Au début ça ne me génait pas: on papote, on rigole, tout va bien.
Ils partent un moment faire quelques courses et me demande ce dont j'ai besoin. Adorables donc.
C'est à leur retour que ça commence.
Brusquement.
Je commence à avoir mal au crane.
Je veux être seul.
Je ne supporte plus de les entendre parler à coté de moi.
Je ne les supporte plus.
J'aimerai m'allonger mais ils occupent le clic clac.
Je suis trempé. Pourquoi n n'ont ils pas ouverts ces putains de fenêtre ?? On crève de chaud ici !
Il faudrait que je me change, mais mes fringues sont dans le coffre du clic clac... qu'ils occupent.
Je ne peux rien faire d'autre que rester sur ma chaise, face à mon pc.
Avec eux à coté.
Je ne supporte plus cette putain de chemisette trempée de sueur.
Ils parlent.
Je vais péter un cable.
Ils parlent.
Je vais péter un cable.
Ils parlent.
Je vais dans la salle de bains. J'enlève ma chemisette trempée de sueur et enfile un t shirt (sale mais sec) qui traine. Idem pour le pantalon.
Je reste dans la salle de bain. J'ai l'impression d'être un peu plus seul.
Je n'en peux plus.
J'ai l'impression de devenir dingue tout d'un coup. Comme une crise de folie qui s'abbatrait sur mon cerveau en piteux état.
Comme une crise de panique, d'agoraphobie, il faut que je sois seul, tout de suite.
Ca fait un quart d'heure qu'ils disent qu'ils vont partir, alors ils attendent quoi ???
Ils partent enfin.
Je sais que je n'ai plus du tout envie d'aller faire la fête ce soir.
Fred m'appelle, je lui dit que finalement je vais rester chez moi, que j'ai mal à la tête, que je ne suis pas d'humeur. Gay Pride, je t'aimeLe terme me gène un peu aux entournures.
Pourquoi être fier de n'être que comme la nature m'a fait ?
Mais après tout, certains sont fiers de leurs QI, de leurs Q tout court, de leurs beaux yeux, de leurs gros muscles...
Alors pourquoi ne pas être fier d'aimer la bite ?
Mais c'est vrai, le terme me gène un peu. Mais pourquoi s'arrêter au nom ?
Moi je vois surtout là dedans une occasion pour les homos de montrer qu'ils n'ont pas honte d'être ce qu'ils sont.
Une occasion de montrer la diversité qui existent au sein de la population Française.
Une occasion de montrer son soutien à la tolérance pronée par cette marche.
Mais c'est là que l'on voit que la tolérance est loin d'être acquise, quand même des homos fustigent la visibilité de gens qui ne sont pas "comme eux": c'est à dire de bons petits pd qui ne se font surtout pas remarquer.
Pas comme les sales tapettes.
Parceque attention, moi je suis homo, mais j'aime pas les tapettes. Et surtout soyez tolérant avec moi hein, parceque je suis pas une follasse moi.
Les tafioles, on devrait pas les montrer.
Et vive la tolérance envers les homos (mais pas envers les folles, ok ?).
On reproche à la Gay Pride d'être trop commerciale.
Oui, sans doute, comme toutes les fêtes de nos jours...
Non mais vous croyez quoi: Noel, c'est commercial, Paques aussi, Halloween aussi, la fête des mères aussi, ton anniversaire aussi.
Alors évidement qu'un regroupement de 500 000 personnes ça intéresse plein de gens qui se disent qu'on peut faire de l'argent dessus !
Vous savez quoi ? Pour faire vivre les salariés, il faut les payer. Honteux hein ? Le travail, c'est devenu trop commercial.
Bien sur il y a pas mal de sponsors partout sur les chars, mais franchement, voir quelques autocollant publicitaires, ça n'a pas de quoi traumatiser qui que ce soit...
Et puis une occasion de faire la chouille, ça ne se refuse pas !
Les deux dernières années, je n'ai pas pu faire la Gay Pride d'Angers car je travaillais à chaques fois. Faut que je rattrape ça.
Alors zou, direction les jardins de l'Atlantique pour retrouver quelques pd cernées de lesbienne. Je ne savais pas du tout qu'il y avait des jardins au dessus de la gare Montparnasse ! Et j'ai l'impression que bien des Parisien ne le savent pas non plus...
Dans la gare, alors que je me dirige vers les jardins, je me fait tout d'un coup doublé par une tong... immédiatement suivie de sa propriétaire.
Celle ci vient sans doute de réaliser que courrir en tong, ce n'est pas top.
Je rejoins donc Pyram, Demis, Etasseureuh, Notarial Killer, Jujube, Kannath, CLX (qui se vexe parceque je ne lui dit pas bonjour alors que je pouvais aussi dire que lui ne m'avait pas dit bonjour !) et tout plein de lesbiennes en goguette.
Sympa ces petits jardins de l'Atlantique d'ailleurs.
Direction la Gay Pride. Facile, on la repère à l'oreille.
Nous nous joignons au cortège, tout le monde se perd un peu de vue...
Je finis moi même par perdre tout le monde de vue. Appelé par Sorty et MS Fogg (non ils n'ont pas de portable, ils m'appelaient d'une cabine voyons !) je tente de les rejoindre, y arrive... et n'arrive plus à retrouver mes précédents compagnons de marche.
La marche continue.
Au milieu de la foule, j'arrive à croiser le coloc. J'hallucine un peu... Si j'avais essayer de le chercher, je suis sur que je ne l'aurais jamais trouvé.
Nous remontons lentement cortège jusqu'à sa tête puis nous arrêtons pour voir les chars défiler.
Je suis déçu, je trouve qu'ils n'ont rien de très original, ni de très recherché dans la déco... J'ai l 'impression que je n'ai pas vu les meilleurs.
Je suis choqué par un mec qui tripote outrageusement une transexuelle sur un char en mimant des positions obscènes.
Je suis amusé par un Drag Queen à la démarche King-Kongesque.
Visiblement, il n'a pas l'habitude des talons de 30 centimêtres. Je parie qu'il ne finira pas la marche...
Et en effet, à la fin, je le revois, mais chaussures à la main !
Je suis un peu émoustillé par les beaux mecs qui profitent du beau temps pour exhiber leurs beaux torses.
Je suis totalement émoustillé par ce putain de mec torse nu sur le char Energay qui j'en suis sur n'est là que pour me faire baver.
Enfoiré !!!
Finalement, je ne trouve pas ça si terrible... C'est sympa oui, mais ca ne claque pas des fesse non plus.
Le coloc m'assure que c'est beaucoup plus amusant quand on suit un chars pendant un moment, dans la foule, avec la musique. C'est vrai que j'ai surtout fait le spectateur là...
Direction l'Oh Fada dans le marais (Bah oui, c'est la Gay Pride quand même). Je suis naze. Mal aux pieds, mal au dos, mal à l'épaule.
Je fais tapisserie un ptit moment avant de retrouver ma bonne humeur.
La soirée continue. Des gens s'ajoutent au petit groupe, et ca devient un peu n'importe quoi.
L'appareil photo numérique, c'est définitivement une invention de Dieu.
Les ballons gonflés à l'hélium, c'est fou ce qu'on peut rigoler avec.
Les marches dans la rue, c'est un super endroit pour faire la fête.
On finit en effet à chanter et à raconter n'importe quoi sur des marches dans la rue.
Je me demande ce que les passants doivent penser de nous... Déjeuner entre amis, je t'aimeVendredi dernier, j'ai eu le plaisir de passer ma pause-déjeuner avec Faby 71, Ka-Syo et La Potiche.
Les deux premier étant de passage sur Paris pour une (ènième) réunion( inutile) d'étudiants associatifs, Faby, avec qui je partage le goût des béret à pin's, voulait qu'on se rencontre enfin (après quelques occasions ratées...).
Ce fut chose faite et nous nous retrouvâmes tous les quatre devant le palais des Congrès.
Ensuite il fallut trouver un endroit pour déjeuner.
Je proposai d'acheter des sandwichs dans une boulangerie puis d'aller manger dans un parc non loin, mais La Potiche est exigeante et voulait manger à l'intérieur.
Mais à l'intérieur d'où ? Nous nous accordâmes sur un "Paul", célèbre franchise de boulangerie où on peut manger sur place.
Oui mais voila, une fois au "Paul", nous dûmes constater que la formule à 5,90 € passait à plus de 13 € si on mangeait sur place !!
Nous avons donc pris la formule à emporter et l'avons emportée (logique!)... dans un petit parc.
Tiens, mais ce n'est pas ce que j'avais proposé à la base ?
Et n'aurait on pas perdu moins de temps en achetant dans une boulangerie plus proche ?
En même temps, je dis ça, je ne dis rien...
;-))
Je crois qu'avec Faby, on les a un peu gonflé à parler "vie estudiantine"...
Mais bon, quand deux personne ont des activités communes, c'est logique qu'elles en parlent quand elles se voient non ?
Bon ok, désolé... Mais ca m'a fait du bien de pouvoir parler de certaines choses !
***
Epilogue
***
Je croise à l'instant sur le chat un ancien plan avec qui je discute de temps en temps (orthographe d'origine) :
Lui -je tavais dit quon se croiserais dans la rue un jour et cest fait pas mal ta petite bande
Moi -hein?
- tu ma pas vue cette cemaine a midi tu allais manger un sandwitch
- ah oui peut etre... lol
- tu ma pas vue?
- non pas du tout... Où m'as tu vu exactement ?
- tetais avec une bande de mec plutot style un peu bran,che
- tu nous a vu dans la rue ou quand on était en train de manger ?
- dans la rue a un croisement vers credit agricole ils sont pd tes copains?
- ok... oui ils sont pd
- ta baiser avec?
- ben non... ce sont juste des amis
- tu peu men presnter alors?
- bah non... je ne vois pas pk je le ferais...
- on sais jamais
- bah non...
J'hallucine totalement.
J'ai des potes pd, donc j'ai couché avec, c'est logique ! C'est vrai, rien de tel qu'une bonne sodomie pour commencer une amitié forte.
Et puis je vais les lui présenter. Sans problême. Je présente toujours mes potes à mes anciens plans culs. Ils adorent.
Je crois que ce mec est con. 23/06/2005Souvenirs d'orage, je vous aimeL'orage, je suis fan.
Je me rappelle des trajets en voiture sous l'orage quand j'étais petit. Je n'avais absolument pas peur. J'étais au chaud, dans la voiture, mon papa ou ma maman conduisait, il ne pouvait rien m'arriver.
Je pouvais admirer les éclairs zébrer le ciel, l'eau ruisseler sur les vitres et les phares balayer le vide devant nous.
Je pouvais entendre le tonnerre et les gouttes d'eau frappant la carosserie.
Je trouvais cette furie des éléments bien plus reposante que n'importe quel silence.
J'aurais voulu que le voyage ne cesse jamais.
Je me rappelle des colonies de vacances et des orages lorsque nous étions sous les tentes.
Certains avaient peur.
Moi j'adorais sentir les rafales secouer la toile et les gouttes d'eau s'y écraser violement.
Il avait parfois fallu évacuer en catastrophe... Qu'est ce qu'on se marrait !!
Je me rappelle que ce qui m'avait choqué à Orléans, ca avait été de ne me rendre compte qu'une fois arrivé dehors qu'il pleuvait.
Chez mes parents, quand il pleuvait, toute la maison raisonnait.
Ma berceuse préférée était le bruit de la pluie fouettant le toit et les volets.
Là encore, je préférait largement ce vacarme au silence.
Deux points communs:
Tout d'abord, le plaisir du bruit. Le tonnerre, le vent, la pluie...
Ensuite, le sentiment de sécurité, l'absence de crainte.
Il faut dire qu'il y avait toujours une présence rassurante pas loin, que ce soit mes parents, mes monos...
Je me rappelle enfin, une nuit d'été orageuse, toute la maisonné dormait, je regardais la télé, vautré sur un canapé dans la véranda, il pleuvait des cordes.
Je suis allé dehors, ai enlevé ma robe de chambre et ai profité quelques secondes d'une douche glacée. Orage, je t'aimeA midi, un avocat du cabinet me demande ce que je fais cet après midi.
Ben... Rien de spécial...
Tant mieux, il faut que j'aille encore une fois à sa place à une formation et il avait oublié de me prévenir.
Chouette ! Ca va m'occuper !
Quand je pense que les 6 séances lui ont couté 3 000 € et que c'est moi qui en profite...
Mais il aurait pu prévenir avant pour que je m'organise un déjeuner avec Chrystelle.
Au lieu de ça, comme je n'ai pas pu la joindre à temps, j'ai dû bouffer tout seul comme un Rémy.
Pour changer du Quick des Champs Elysées, je suis allé au Mc Do des Champs Elysées.
J'aime pas la monotonie.
Aujourd'hui, séance "récréation": on mate une vidéo et on fait une synthèse de ce qui a été déja vu.
Dans la salle, il fait chaud.
(je suis en train de relire la phrase que je viens d'écrire, et je me dis que c'est vraiment beau un blog.)
Il nous faudra une bonne heure pour remarquer que le climatiseur est juste en fonction ventilateur et qu'on pourrait continuer à suer encore longtemps avant de sentir un quelconque changement de température.
On branche donc la clim, ses effets seront plus qu'appréciables !!
Puis, on remarque que le temps a l'air de s'être assombris. Deux des avocats présent qui sont venu en moto (et sans manteaux bien sur) s'inquiètent un peu.
Un peu plus quand on s'apercoit qu'il pleut.
Encore plus quand on voit les éclairs et qu'on entend tonner.
Carrément plus quand on remarque qu'il tombe de la grêle par la cheminé.
Moi je m'en fous, je n'ai pas trop de chemin à faire à pied.
D'ailleurs, c'est charmant le métro par temps d'orage: il s'innonde !
En voulant prendre une correspondance, je vois un attroupement dans le couloir. Je commence à avoir peur qu'un passage ne soit fermé... Mais non, il y avait juste une mare en bas d'un escalier.
C'était amusant de voir des rares courageux courir dans les quelques centimêtres de flotte. J'en fis parti.
Et c'était encore plus amusant de voir d'autre courageux s'assoir dans l'escalier pour enlever chaussures et chaussettes et traverser pieds nus !
Et c'est bien sur quand il pleut que vous avez rendez vous à une adresse que vous ne connaissez pas, qu'on vous indique mal et que vous vous retrouvez à errez sous la pluie en demandant aux passants si ils ne connaissent pas telle rue...
Le temps de trouver, je m'étais transformé en Mister chemisette mouillée.
Mon hote a gentiment proposé de donner ma chemisette à son homme de ménage qui faisait justement le repassage. Têtu, je t'aimeJ'ai toujours été un peu peiné quand je découvrais chez certains ex des piles de Têtu.
Ca me faisait me poser beaucoup de question sur les capacités intelectuelles de mes hommes de ma vie du moment.
Parceque franchement, comment peut on lire avec avidité ce magazine ??
Je le trouve tellement... PD !
Avec ses mecs body buildés en couverture (car tous les homo sont des bombasses sorties tout droit de leur club de gym après un crochet chez leur épilatrice préférée).
Avec des critiques de films pornos (bah oui, c'est tout un art le film porno, ça mérite qu'on en fasse des critiques super sérieuses pour savoir quel est le nouveau chef d'oeuvre X du mois)
On dirait un magazine féminin pour obsédées.
Mais j'ai cédé à la tentation, j'avais besoin d'argent, on m'a proposé de poser pour une couverture...
J'ai accepté.
Je dois aussi avouer que la photo a été légèrement retouchée (seulement pour effacer des cernes)

Bon d'accord, ce n'est pas moi. Mais on m'a dit au moins 10 fois que ce mec me ressemblait !!
Je pourrais à la rigueur être flatté...
Mais je continue à ne pas voir quel peut être le rapport entre:
- moi, mon teint d'aspirine, mes abdos forgés à la force du lever de coude (ça peut être très lourd une fourchette ou un verre) mes dents qui sont loin d'être immaculées ;
- et ce putain de morceau de choix !!!
22/06/2005Fête de la musique, je t'aimeC'est marrant de voir comme beaucoup de gens ne supportent pas cette fête.
Bah oui, c'est con la fête, ça fait du bruit dis donc !
Tous ces gens qui sortent le soir, qui vont dans les rues, certains chantent et font de la musique, d'autres vont même boire de l'alcool !!!
Oh mon Dieu !!!
Qu'on nous préserve de cette ambiance festive qui envahit les rue de France !
Rentrons nous terrer dans nos chaumières face à nos magnifiques écrans plats et plasma !
Qu'on rale sur la qualité de la musique proposée, passe encore, c'est vrai que certains devraient s'abstenir.
Mais à entendre certains, on à l'impression qu'il faudrait instaurer un couvre feu partout en France pour éviter à tout prix qu'on puisse voir des gens s'amuser dans la rue après 19h.
Rabats joie...
Deux raisons m'incitaient à aller à la fête de la musique hier:
- Chrystelle voulait y aller et m'avait demandé ce que je faisais ;
- je voulais vérifier si les éloges entendues sur Ledrouby étaient fondées et il m'avait dit qu'il chantait ce soir là.
J'ai donc fait d'une pierre deux coups et invité Chrystelle à aller le voir avec moi.
RDV à une station de métro à 20H30.
Ca tombe bien, au cabinet j'ai un problême de dernière minute avec des conclusions. Elles citent des pièces qu'il ne faut pas communiquer !! On vérifie les citations qui figurent dedans, on compare avec les déclarations, et merde, on fait bien référence à des attestations qu'il ne faut pas produire !!
Moment de panique (c'est quand même moi qui les ai rédigées ces putains de conclusions ! Je me vois déja obligé de tout retaper...) avant de me rendre compte que ce ne sont simplement pas les bonnes conclusions mais juste une version que j'ai par la suite modifié.
OUF ! Je retrouve le bon exemplaire et je pars. Il est 18h30. Je ne suis pas en avance...
J'arrive chez moi, mate un peu internet, fini une boite de raviolis, prend une douche en écoutant de la bonne musique daubesque qui bouge et me prépare pour sortir.
Avant de partir, j'envoie un texto pour annoncer que je serai légèrement en retard. Résultat; je suis à l'heure, Chrystelle non.
Ah les gonzesses...
Nous filons au café Montmartre et nous installons. Deux Coca bien frais.
Ledrouby nous annonce qu'il ne passe que dans une heure. En attendant, nous écoutons d'une oreille distraite un groupe qui s'appellet "Double messieurs" et qui est composé je vous le donne en mille... de deux monsieurs. Assez rock, pas trop mal.
Avec Chrystelle, on papote en même temps...
L'heure tourne, et c'est au tour de Ledrouby.
Ah !
Eh bien les critiques étaient fondées: je n'ai pas vu le temps passer.
Un petit groupe de gens s'est arrêté dans la rue pour suivre sa prestation.
Je retiens en particulier:
- une reprise de Jamelia assez.. innatendue mais qui a enthousiasmé les spectateurs, invités à faire les choeurs ("eh oh, eh oh, eh oh!") ;
- une chanson sur les poissons (si si !) redemandée à la fin par une groupe de jeunes qui trippait trop dessus (y a de quoi !);
- une "Bohème" émouvante ;
- une "Javanaise" lancinante ;
- une chanson de Bowie, je ne sais pas laquelle vu que je ne connais rien à Bowie, mais j'ai adoré ;
- une "chanson de la butte" (au café Montmarte, logique!) avec une petite fille derrière moi qui chantait en même temps, que ça en était adorable ;
- une "seven days" qu'on pourrait écouter tous les jours de la semaine ;
- une chanson qui donne envie d'être "tout petit" ;
- une "Enjoy the silence" à la fin de laquelle on a envie dire "I enjoy the silence but keep on singing aniway !"
- un chanteur qui pue le sexe (confirmation de Chrystelle).
Après l'avoir félicité, nous nous dirigeons vers le funiculaire de Montmartre. Je n'étais encore jamais allé au Sacré Coeur, or, en bon provincial, je me dois de faire tous les coins à touristes !
Dans le funiculaire bondé, une petite horloge numérique indique le temps avant le départ, nous rentrons alors qu'il ne reste que quelques secondes.
On entend les gens murmurer "cinq, quatre, trois, deux, un"
"Bonne année !" s'écrit Chrytelle, et les gens se marrent.
Arrivés en haut, nous pouvons apprécier la vue sur Paris, la splendeur de l'édifice du Sacré Coeur... et le boum boum technoïde du bar voisin.
Hum... Ca gache un peu l'atmosphère romantique du coin...
A un tel endroit, j'aurais plutôt entendu de la musique douce, pour que le cliché soit total ! Des accordéons, des chansons françaises émouvantes... Et pas cette soupe que je ne peux apprécier qu'en boite avec 2 grammes d'alcool dans le sang !!
Nous descendons les marches, en bas un mec essaie de me refourguer des canettes d'Heineken et appuie l'une d'elles sur mon avant-bras, sans doute pour me démontrer qu'elle est bien fraiche.
Mon coco, si tu veux me faire de l'effet avec ta canette, va falloir me la mettre autre part que sur le bras...
Nous repassons devant le café Montmartre. C'est un groupe de rock qui passe.
Nous nous retapons la discut' un moment avec Ledrouby puis nous rentrons tranquillement dans la nuit chaude du 21 juin... 20/06/2005Pavé tactile, je t'aimeJe ne comprend pas trop ce qui lui arrive...
Depuis des mois, si je peux toujours déplacer ma souris avec, je ne peux plus cliquer en tapotant rapidement dessus.
Je m'y étais fait et j'avais presque même oublier qu'on pouvait cliquer ainsi.
Je fus donc un peu surpris quand cette fonction se réanima sans crier garde la semaine dernière !
Mais dès le lendemain, retour à la normale (qui n'étais cependant pas la normale, puisque que la normale, c'est justement quand ca fonctionne).
Et aujourd'hui, ça remarche !
Parions que demain ce sera fini.
L'informatique a ses raisons que ma raison ignorera toujours... Mignon Nancéen, je t'aimeJeudi dernier, il y avait un baptême pharma P5.
Fred ayant décidé de venir, et moi ayant envie de ne pas passer toute mes soirées renfermé seul devant ma télé et mon pc comme une pauvresse (je finirai par mettre du vieux pain sur mon balcon pour attirer les moineaux...), je m'y suis rendu.
Grand bien m'en fit puisque j'ai passé une très bonne soirée !
Je teste la Villageoise infusée au frites (les ptites frites sucrés, pas les vraies frites bien sur) puis la même Villageoise infusée au fraises tagada.
Ca se boit.
De toute façon, ça ne peut pas être pire que la boisson originale...
Un pote d'un pharma commençe à regarder nos Faluches, tout fier de connaitre la signification de certains insignes.
Il regardait en particulier le chameau, insigne qui a l'endroit signifie "célibataire", et à l'envers "coeur pris".
Arrivant près de moi il me sort: Toi, ton chameau est à l'endroit, donc t'as pas de copine !
Et moi d'éclater de rire, imité par Fred et Do qui étaient à coté de moi.
Ah bah ça non, je n'ai pas de copine !!
Quelques minutes plus tard, il revient et regarde le squelette, insigne qui à l'envers signifie hétéro, et à l'endroit homo. Arrivé à moi, il bloque un peu: Ton squelette il est à l'endroit... Ah tu es ?...
Eh oui, c'est bien pour ça que je ne risque pas d'avoir de copine.
Le baptême se passe bien. Les impétrants sont bien marrants. Une des filles chante une paillardes avec une voix...Hum... Vous avez déja entendu Shirley de "Shirley et Dino" ? Ben c'était la même voix.
Ni une ni deux, nous avions trouvé son surnom !
Quand à la sanction, elle était constituée de piments rouges dans lesquels il fallait croquer.
J'y ai gouté et je déconseille fortement.
Au début on rigole (ouai ca pique à peine, c'est du piment de tapette ton truc!) et après, on cherche n'importe quoi à boire (putain j'ai la langue en feu, retenez moi si l'envie me prend de me jeter dans la Seine !)
Et puis il y avait un Nancéens et une Nancéenne. Et le mec était... absolument miam !!
Bon, il avait un peu l'air pd... Mais j'avais cru comprendre que non.... Alors je regarde et je ne dis rien.
J'ai la mauvaise idée d'entonner "La Lorraine c'est pas la France, c'est vraiment qu'un pays de cons..."
Entre les deux Nancéens, et Fred qui est aussi d'origine Nancéenne et qui avait eu la bonne idée d'amener une bonne réserve de vodka pomme, je me suis pris un sec aussitôt.
La soirée se termine, les gens partent.
Je ne sais pas d'où elles sortent, mais quelqu'un a amené des cerises. Un peu éméché, je m'amuse à cracher les noyaux sur Fred.
Par vengeance, il crache aussi un noyau dans ma direction.
Mais lui n'avait pas eu la gourmandise d'avaler la chair de la cerise avant.
Je crois qu'il a taché mon beau t shirt blanc...
Bien sur, quand je suis éméché, je téléphone ! Et comme j'ai une amie Nancéenne, j'ai voulu l'appeler pour lui dire que j'avais vu ses compatriotes.
Répondeur.
Je ne l'ai eu au téléphone que hier soir.
Je lui raconte entre autre cette soirée et lui parle au passage du mignon ptit Nancéen.
C'est le mec d'un ami.
Je crois qu'il est bien pd...
Et elle, elle s'est bien foutu de mon "gaydar". 15/06/2005Tango, je t'aime"
La mort est une femme
Qui danse avec l'amour
Cet éternel tango
Où chacun tour à tour
Renverse son partenaire
Cet éternel tango
Qui vous envoie en l'air
Ou bien six pieds sous terre !
Viens danser mi amor
Ce tango au sang chaud
Est-ce l'amour ou la mort
Qui sera le macho ?
" Amour, je t'aime"
L'amour est une femme
Qui tue celui qu'elle aime
Avec la même main
Qui caressait si bien
Avec le même bras
Qui vous serrait si fort
Avec la même voix
Qui vous disais " je t'adore "
Je t'adore !
" Mort, je t'aime"
La mort est une femme
Dont on voit la photo
Le jour, sur les journaux
Mais quand elle vous poursuit
Au détour de la nuit
Elle passe incognito
Oh ne soyez pas surpris
Qu'elle vous tire dans le dos !
Dans le dos…
" 14/06/2005Tract, je t'aimeEn rentrant chez moi, non loin de l'ascenceur donnant accès à ma station de tram (parceque les escaliers ça fait mal au mollet), un type distribuait des tracts.
Par principe, je les prend toujours.
Faut se mettre un peu à la place de ces pauvres hères qui les distribuent...
Un petit sourire et un merci ça ne coute rien et ça les change surement des regards agacés, des "non merci" secs, des visages qui se détournent ou des gens qui font semblant de ne pas les voir.
Je me rappelle d'une amie, Fanny, qui avait à un moment distribué des tracts dans la rue pour se faire un peu de thunes.
C'était un samedi après-midi, à Angers, rue Lenepveu, une rue piétonne avec un fort passage.
Je l'avais croisé par hasard, la pauvre n'en pouvait plus...
Donc là, le type me tend une feuille de papier et je la prend en murmurant un merci.
Je la lis en me dirigeant vers mon chez moi.
Sa race ! C'était un tract du PCF appelant à une manifestation parceque le message du "non" n'avait pas été assez entendu.
Et moi de partir à pester à mi-voix dans la rue contre ce parti ce crétins qui avait contribué à saborder l'Union Européenne et tentait pitoyablement de continuer à exister sur la scène politique.
Mais je suis d'accord avec eux, le message du non n'a pas été entendu.
Il faut que Chirac tire les leçons de ce vote et:
- oblige à faire mentionner le marxisme dans une future constitution supra nationale apolitique qui ne devras toutefois pas s'appliquer pour préserver la souveraineté Française ;
- ferme les frontières qu'il devra toutefois garder grandes ouvertes pour empêcher les immigrés d'entrer car les étrangers, la France doit absolument les aider à sortir de la misère en les acceuillant tout en les empêchant de rejoindre l'Europe pour qu'il ne nous plonge pas dans la tiers monde ;
- autorise le mariage homosexuel en l'interdiant ;
- interdise l'avortement en l'autorisant ;
- édicte une vraie déclaration des droits dont on a pas besoin puisqu'on en a déja une qui est bien mieux que celle qu'on nous proposait puisque cette denière était du même genre ;
- dissolve l'Assemblée Nationale en faisant toutefois un coup d'état pour y installer les représentants du vrai peuple Français, parceque les élections ne sont pas représentative du vrai peuple Français, donc il doit imposer une majorité écrasante de député de gauche, car la gauche, c'est la seule vrai France ;
- dissolve l'Assemblée Nationale en faisant toutefois un coup d'état pour y installer les représentants du vrai peuple Français, parceque les élections ne sont pas représentative du vrai peuple Français, donc il doit imposer une majorité écrasante de député de droite, car la droite, c'est la seule vrai France ;
- nomme Le Pen et Laguiller co-Premiers Ministres.
Moi je vote pour ce projet cohérent voulu par le PCFN.
Et désormais, je regarde ce qu'on me tend comme tract dans la rue. 12/06/2005Soirée célibataire au club 18, je t'aimeJe sors d'un bar, il est minuit vingt, j'ai un message du coloc sur le répondeur.
La semaine dernière, au sortir de l'Oh Fada, on m'avait donné un petit programme des soirées du club 18. Je l'avais machinalement mis dans ma poche et il avait finis par atterir sur la table de l'appartement.
C'est là que le coloc l'a vu et a remarqué qu'il y avait une soirée célibataire hier soir.
Il était assez tenté d'y aller, moi, moyennement.
J'écoute le message, il me demande si j'ai envie d'aller à la soirée célibataire.
J'essaie de le joindre sans succès. Je laisse un message sur le répondeur et prie pour qu'il me rappelle rapidement. Il ne me reste plus longtemps avant le dernier métro, donc si il veut qu'on y aille, il faut qu'il me le dise et tout de suite.
Il me rappelle, me demande si je suis motivé. Pourquoi pas... Je lui demande si il a pris la place gratuite qui était avec le programme.
Non.
Eh bien ce sera sans moi alors.
Il insiste, et finis par m'inviter. J'accepte.
Nous nous rejoingnons, je lui raconte mon début de soirée, lui le sien, et nous dirigeons vers la boite. Evidement, il n'a pas le programme et donc pas non plus le plan d'accès... Mais il croit se rappeller de l'adresse.
J'espere qu'il a bonne mémoire...
Il a bonne mémoire.
Nous nous retrouvons devant la porte d'entrée. Seule une petite plaque dorée a coté de la porte indique qu'il y a une boite à cet endroit.C'est peu engageant.
Du coup, il hésite.
Nous voyons un petit groupe se diriger vers l'entrée. Il y a donc du monde qui va à ette soirée ! Nous entrons.
Comme toute soirée célibataire, nous nous voyons remettre un petit autocollant avec un numéro au cas où quelqu'un voudrait nous envoyer un petit mot par l'intermédiaire du facteur qui se ballade dans la boite.
Je file direct au toilettes évacuer le demi litre de bière que j'ai ingurgité précédement. Micro toilettes... Quand on ferme la porte, on a les tibias qui butent contre le rebord de la cuvette.
Nous dansons un peu.
Il prend une vodka pomme, je demande une vodka Martini. Le barman me répond qu'il n'ont pas de Martini. Je m'offusque !!! Mais enfin, vous vous imaginez que si James Bond venait dans cette boite, il ne pourrait même pas boire sa boisson fétiche ?
Je suis à deux doigts de demander qu'on me rembourse l'entrée (que je n'ai pas payé mais peu importe).
Dépité, je me rabat sur une vodka ananas.
A un moment, le "facteur" s'approche du coloc et lui tend un message.
Ah ! Enfin !
Le message provenant du numéro 93 s'étonne de ce qu'un garçon si charmant viennent à une soirée pour célibataires. L'écriture et le ton du message laissent présager que l'auteur n'est pas un jeunot. Je dirais la trentaine. Dommage pour le coloc qui préfère les ptits jeunes !
Nous nous mettons quand même à rechercher ce "93".
Nous finirons par retrouver l'autocollant... par terre. Gloups !
Musicalement, beaucoup de remix. En entrant nous avons eu droit à du Madonna, il y aura l'incontournable Dalida, et evidemment entre temps, un petit Mylène Farmer ! Je fais un grand sourire quand la chanson commence, je sais que le coloc déteste Farmer.
Pas de doute, nous sommes dans une boite homo.
J'affiche un énorme sourire quand "Call on me" commence. Souvenir d'une petite discussion sur cette chanson au cour de laquelle elle s'était faite chier dessus (spéciale kassdédi au bleu monsieur !)
Au bout de deux heures de présence, la fatigue commence à se faire sentir. Le passage de musique africanisante m'a poussé à m'assoir et je n'ai guère envie de retourner danser. Le coloc est comme moi, nous décidons de partir.
En franchissant la porte ensemble, un mec de la boite nous souris et nous dit:
"Alors, on a trouvé son bonheur ?"
Nous nous marrons et lui expliquons que nous sommes juste amis et que nous sommes venus ensemble. Trash, je t'aimeJ'aime le trash.
Même si je fais parfois le dégouté, j'aime le trash.
Verbalement, je le suis parfois (voire souvent).
Je me rappelle de discussion à la fac où on s'amusait à qui écoeurerait l'autre le premier. Je gagnais souvent... Teddy était un bon adversaire. Mais étant homo et lui hétéro, il m'était assez facile d'aller vers des sentiers qui le dégoutait rapidement... Gniark !
J'aime raconter des énormités, des horreurs.
Lignes de coke et viols d'enfants.
Cinématographiquement, j'aime également le trash.
A condition toutefois qu'il y ait un certaine distance. Ainsi j'ai eu un peu de mal avec "Irréversible" qui se voulait très réaliste.
En fait, je n'aime ça que quand je suis sur que ce n'est pas vrai, que c'est du délire de réalisateur au cerveau attardé.
J'aime le trash oui, mais au Xème degré donc.
Pourtant, cela fait parfois beaucoup de bien de ne pas être trash qu'en paroles.
Il est parfois plaisant de l'être vraiment.
Ainsi, mes petits we estudiantins ne furent pas toujours de la plus grande finesse...
Oui, c'est agréable de faire du grand portenawak à la limite du glauquissime.
Hier, je crois que j'ai choqué le coloc en lui racontant ma soirée. 11/06/2005Plaintes, je vous aimeBon les enfants, vous allez arrêter de vous plaindre oui ?
Un site internet rame et vous en faites une affaires d'état.
Vous n'avez rien d'autre que GA dans la vie ?
Coupez votre PC, allez vous ballader, et arrêtez de raler sur les pauvres webmestres qui font ce qu'ils peuvent, et tout ça bénévolement !
Sinon, vous pouvez toujours créer votre propre site, histoire de constater à quel point c'est facile de gérer tout ça...
Non mais quoi alors.
Bande d'enfants gatés. 09/06/2005Chronique n°42, je t'aime"
- Moi tu sais pas ce que j'aime ? C'est quand il pleut et que les essuie-glaces font tchac-tchac-tchac et manger des choco BN, tu le crois ça ? J'en ai toujours dans mon sac, quand j'ai des biscuits c'est comme si rien de rien ne pourra m'arriver, comme si j'avais un ange au dessus de ma tête...
- C'est moi qui te protège à présent.
- Alors j'ai plus besoin de l'autre...
- Non, plus besoin, moi je remplace tous les anges de la terre, t'as un problème, tu me sonnes, j'arrive, de n'importe où, n'importe quand !
- C'est extra ça !
- C'est quoi qu'y a tatoué sur ton bras, là...
- Ca... C'est rien, c'est vieux, c'est du passé, ça a pas d'importance, une erreur de gamine...
- Des initiales... J C... C'est Jésus Christ, J C. Tu voulais être bonne soeur ou quoi ?
- Non... Pas du tout... C'est pas Jésus... C'est José, un ancien mec... José Corda... Un Portugais... Mais je te dis, c'est une erreur de jeunesse...
- J'aime pas tes souvenirs
- C'est même plus des souvenirs, je me rappelle seulement de lui, de José...
- Ah ouai...
- Il était beau, grand, il jouait au billard toute la journée
- J'aime pas le billard.
- Le dimanche matin il venait me chercher et on partait avec sa moto... T'as une moto toi ?
- Non, j'ai même pas le permis...
- Lui il avait toujours les mains pleines de cambouis, mais des mains incroyables, grandes et larges, de vrais battoirs pour taper sur les fesses il disait... Enfin, je vois pas pourquoi je te parle de lui... C'est fini tout ça...
- On dirait que ça te rend triste ?
- Ca fait toujours quelque chose de parler de quelqu'un qu'on a aimé, non ?
- Je sais pas...
- T'as jamais aimé quelqu'un plus que tout ?
- Je sais pas...
- C'est que t'as jamais aimé comme moi, je te jure, c'est pas pour te faire de la peine, mais tu t'en souviendrais si t'avais aimé, on peut pas oublier ces choses-là.
- Peut-être que t'as raison.
- Allez fais pas la gueule ! Souris !
- C'est dur...
- SOURIS !
(un temps)
- Parfois je me dis que j'aimerais être parachutiste, pour me laisser flotter dans l'air, comme ça, tranquille.
- Faut comprendre, quand on est malheureux, on dit n'importe quoi.
"
X.D.
Avec Sarah nous avions décidé de jouer cette scène. Nous la trouvions très belle.
Encore aujourd'hui je me souviens avec émotion du moment où nous avions joué.
J'aime énormément Sarah.
Jouer une telle scène avec elle fut vraiment un bonheur. Rasoir, je t'aimeIl est mort, il est mort le rasoir...
Il a bien vécu le pauvre. J'ai poussé sa longévité au maximum et il continuait infatiguablement à couper tous ces méchants poils qui viennent se dresser sur mes joues.
Mais trop c'est trop, et même pour les rasoirs, il y a un temps pour dire adieu.
Lundi matin, il a coupé son dernier poil.
Il faut dire que je le sollicitais beaucoup plus que d'habitude.
Les profs de faculté ne vous reprochent pas souvent une barbe plus que naissante, et même mes anciens patrons ne me faisait pas souvent la remarque quand j'étais mal rasé.
Maintenant, je peux difficilement me permettre de ne pas me raser pendant plus de 3 jours... Et encore...
Bienvenue dans la vraie vie ! Celle où il faut être bien rasé le matin.
Je me sens vieux d'un coup...
Mon rasoir, je l'ai frappé une fois de trop contre le rebord du lavabo.
Et j'ai émis ce petit bruit qui, d'après le coloc, est plus que très agaçant à entendre la matin quand il essaie de profiter de ses dernières minutes de sommeil.
Il est gentil mais comment veut il que je fasse pour virer tous les petits poils coincés entre les lame autrement qu'en le frappant énergiquement contre la faïence du lavabo ??
Ce petit bruit...
Un bruit typiquement masculin qui me fait immanquablement penser à ce même bruit qu'avant moi mon père produisait en se rasant. Sans doute le même bruit que son père faisait aussi.
Les femmes ne font pas ce bruit, elles se rasent sous la douche la plupart du temps.
Mais ce geste de frapper le rasoir contre le lavabo, le bruit ainsi produit... Quoi de plus typiquement masculin ?
Bref, mon rasoir n'a pas apprécier et il a décidé unilatéralement, sans me consulter au préalable, de se suicider.
Et paf, voila sa tête qui part rejoindre au fond du lavabos ce que l'instant d'avant elle coupait allègrement.
Et là, là j'ai l'air con avec mon cadavre de rasoir en main et mon visage encore à moitié recouvert de mousse à raser.
Je ne vais quand même pas me pointer au cabinet mi rasé / mi homme des cavernes !!
Il ne me reste plus qu'à finir le boulot... en tenant délicatement entre mes doigts peu dégourdis la petite tête du rasoir.
Et ce n'est pas facile, croyez moi !
Cela fait deux jours que je me dis qu'il faut que je m'en rachète.
Demain midi, à ma pause, il faut absolument que je pense à passer au supermarché du coin, je deviens peu présentable... 07/06/2005Pique-nique, je t'aimeAprès une longue nuit de sommeil d'approximativment 3 heures, mon radio-réveil, qui lui est toujours en forme, s'adonne à son plaisir sadique: me réveiller.
Il est onze heure, Théo s'éveille.
Une haine aussi ravageuse que rapidement oubliée m'envahit envers l'immonde enfoiré qui ose fêter son anniversaire et m'oblige à me lever à une heure indue un dimanche matin.
Au programme: anniversaire d'une Potiche, d'un yellow lover et d'un Belge au bonnet d'ours. Et pour cette occasion, on nique des putes chaudement (ou, on pique-nique aux buttes Chaumonts).
Allez, il s'agit d'essayer, non pas d'être à l'heure puisque le temps d'émergement de mon sommeil a été diablement plus long que prévu, mais de ne pas être trop en retard.
Tout d'abord, il me faut acheter de quoi me nourrir pour le pique-nique. C'est donc les yeux en trous de pines que je me dirige vers ma boulangerie, tout en appréciant le fait qu'elle soit à 10 mêtre de chez moi.
Et là, surprise en entrant.
C'est vide.
Oui, vide !!
Mais enfin une boulangerie un dimanche matin, ça ne peut pas ressembler à "ça" ??!!
Une boulangerie un dimanche matin ça doit être plein de monde faisant la queue, des viennoiseries à gogo, des baguettes en veux tu en voila, des fraisiers, des forets noires, des tartes au fruits, des des des... des pleins de trucs gavé bon quoi !
En tout cas, dans mes souvenirs, ma boulangerie ressemblait à ça quand on y passait le dimanche matin avant d'aller à la messe.
Là, déception. Personne. Des étalages vides. La tristesse.
J'achète une des rares baguettes, un pain au chocolat, et je sors.
Douche, fabrication rapide d'un hot dog et d'un sandwich beurre/confiture d'orange maison, habillage, recherche d'un sac pour mettre sandwichs et bouteille d'eau, constat que je n'ai aucun sac de petite taille, rabattage sur mon cartable qui fera bien l'affaire.
Dans le métro, j'ai encore la tête dans un endroit où je ne pensais pas qu'elle pourrait rentrer.
Je mange mon petit pain au chocolat (laï laï laï laï...mais moi je ne l'achête pas tous les matins comme ce crétin myope).
Je ne me rends même pas compte qu'un tueur de notaire est dans la même rame que moi. Celui ci ayant l'esprit un peu plus alerte me remarque alors que nous prenons une correspondance.
Arrivés aux Butte Chaumonts, nous nous saisissons chacun de notre portaibeule pour joindre, moi Mouskouryboy, et lui sa soeureuh.
Nous remarquons qu'il est très utile de téléphoner cote à cote, en même temps, à deux autres personnes qui sont elle aussi l'une à coté de l'autre.
C'est assez amusant car on peut entendre dans son propre mobaïle ce que l'interlocuteur de son voisin est en train de lui dire. Ca a un ptit coté conférence téléphonique...
Nous rejoignons le petit groupe de petites tapettes juste à temps pour une petite coupette ! A la votre !
C'est quand même sympa l'anniversaire d'un Champenois !
Plein de gens de GA lascivement étendus sur une pelouse (enfin, certains sont plus lascifs que d'autres...) papotent ensemble... Joli tableau !
J'ai droit à un bisou en provenance direct de Dijon (jon!).
Je reconnais à peu près tout le monde et constate au passage que j'ai bien fait d'en hotlister certains...
Il y a même un adorable petit cocker qui me donne des envie de zoophilie...
Des plats circulent... Pizza fait par l'un, taboulé fait par l'autre, paquet de chips, cake aux olives, brochettes de fruits... Miam slurp !
Misterblue tente de nous empoisonner en expérimentant sur nous une boisson gazeuse à la framboise (ou du moins avec un goût essayant de s'en rapprocher).
Un très bon moment avec des gens que j'apprécie... Presque de quoi me faire oublier à quelle point ma vie est chiante.
Une fois repu, Pyram propose de réveiller la bête qui sommeille en nous avec quelques parties de loup garou.
Ah ! En voila une idée qu'elle est bonne !
Une quinzaine de joueurs, connaisseurs et néophytes, se laissent tenter... et ne le regretteront pas.
Les loups dévorent, les amoureux se suicident, les chasseurs se vengent, les villageois jugent et envoient au bucher à tour de bras, les maires mégalo nous promettent de la chirugie esthétiques gratuite, une mairie rose, de la mer du sexe et su soleil, des soldes interminables...
Au loin, on peut entendre des pseudo chanteuses tenter d'imiter Maria Carey. Y a un karaoké en plein air ou quoi ?
Sans doute à cause d'elles, le ciel s'assombrit et on voit venir des nuages un peu trop menaçants...
Quelques gouttes tombent, nous craignons tous pour nos coiffures, on se barre.
Mais attention, avant, on ramasse tout ce qui traine: Blogueur oui, pollueur non ! (je suis doué pour les slogans, hein ?)
Parmi ceux qui restent, certains proposent d'aller dans un bar, mais on finit par se rabbattre sur un lieux où le seul alcool qu'on puisse boire est contenu dans les bouteilles de parfum: chez la Potiche.
A peine arrivé, je joue l'associal en allumant le pc. Mais c'est une question de vie ou de mort: je dois renvoyer impérativement avant 19H30 le questionnaire pour "La taupe". (Sorty étant là, j'avais réussi à rallonger le délai d'une heure et demie...) sous peine d'être éliminé d'office !!J'apprendrais en rentrant chez moi que je suis encore de la partie. Mon idée sur la taupe commence à être précise...
Puis le loup garou et ses buchers reprennent le pouvoir !
Mais l'heure tourne et bientot il est temps de partir et de retourner à la triste réalité:
va te coucher, tu bosses demain !! 06/06/2005Premiers Ages, je t'aimeSamedi, Fred venais chez David, à Paris, pour une soirée jeu de rôle.
L'occasion pour moi de me remettre dans la peau de ce noble Maldring lettré:
Théolsiik
L'après midi fut largement consacré à la réalisation d'un paillardier en vue d'un congrès étudiant qui se déroulera fin juillet à Orléans.
Nous nous rendîmes donc au boulot de David pour profiter de ses 3 PC en réseau.
Après plusieurs heures passées à chercher sur le net, copier, modifier et mettre en page les paillardes, il fut assez dur d'avoir autre chose dans la tête que ces chansons que nous avions fredonner tout l'après midi...
Pour ma part, "la jeune fille dans le métro" s'est obstinée à me rester en tête...
Ensuite, après un petit détour par le Monoprix du coin pour acheter de quoi rassasier 4 rôlistes aux estomacs semblant parfois sans fond, nous sommes rejoins chez David par un de ses amis, un garçon très sympathique et très imposant (je tablerais sur 120 kg... une belle bête quoi !)
Quelques toast au fromage et du poulet au curry plus tard, la partie commence.
Je peine à venir à bout des lynx qui attaquent mon camarade, comme je peine à venir à bout des voleurs de la guilde de la main noire qui nous assaillent.
Je frole quand même le coma.
Mon personnage n'est déja à la base qu'un lettré, mais en plus je joue de malchance aux dés!
La partie continue mais nous avançons assez peu dans le scénario. Il faut dire que nous sommes assez occupés à dire des conneries...
Au milieu de la soirée, la chaise sur laquelle était assise l'ami-que-je-me-rappelle-plus-le-nom s'effondre. Gloups ! Ca fait la troisième qu'il casse chez David... C'est assez surprenant, pour lui comme pour nous !!
Mais du coup, il n'a plus de chaise, et continuer la partie avec lui assis par terre et juste sa tête qui dépasse de la table n'est pas extrêment convivial et pratique...
Qu'à cela ne tienne ! Nous virons la table et continuons tous les 4 par terre.
Je note que se retrouver seul non-fumeur avec 3 autres personnes autour de soi pendant toute une nuit, c'est franchement désagréable. Même avec la fenêtre grande ouverte, la fatigue aidant, j'avais envie de les étrangler chaques fois qu'il y en a un qui allumait une clope.
5h30 du matin, nous apprenons que, alors que nous pensions arrivé à la fin du scénario, nous en sommes en fait à peine à la moitié.
Ah.
Bon les amis, on continue juste un peu et je rentre me coucher, j'ai un pique nique demain midi moi !
5h50, je pars et tente de rejoindre un arrêt de métro.
Les piles de mon balladeur CD lachent juste après que je me rende compte que je me suis trompé de chemin.
J'enrage. Saloperie de balladeur avec ton autonomie de mEEEEEEErde !!!! Je suis sur que je t'ai à peine sollicité 4h !!!
Je songe un moment à aller finir (enfin, plutot commencer) ma nuit chez la Potiche vu que je suis à deux pas de chez elle et que le pique nique se déroulera juste à coté également (ça m'évitera de faire l'aller-retour Paris est/ Paris ouest et me gagnera un temps précieux de sommeil), mais je me dis qu'elle risque d'apprécier moyennement de se faire réveiller un tel jour à une telle heure, et que s'inviter les gens n'est pas de la plus excquise politesse.
Après 3 changement et des temps d'attente qui me semble interminable (vive le Tramway 2 le dimanche matin...), je rentre enfin chez moi, il est 7h.
Il fait jour, la lumière passe à travers mes volets, et je pense que ma voisine d'en dessous est déja réveillé puisque j'entend que sa télé qu'elle allume peu après mon arrivé.
Ca va être pratique pour dormir tout ça...
A 8h, la fatigue sera malgré tout la plus forte... 04/06/2005Vrac, je t'aimeC'était lui le gamin.
Pourtant...
Il m'appelait "bébé.
***
Pour mourir quoi de plus beau ?
Enchainé à une rose...
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Il est bien plus génant d'embrasser quelqu'un qui vous plait.
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Un jour, il racontera son drame.
L'histoire d'Hervé.
L'image de ce fil rouge.
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Everything but the collège.
Et tu me manques...
Comme l'eau manque au désert...
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Le champ.
Ca n'en était pas un.
Pourquoi l'appelions nous ainsi ?
Des images me sont revenus...
Papy, mamy, la tondeuse, les fêtes de famille et l'orangina
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J'attends que le coeur l'emporte 01/06/2005Coup de folie, je t'aimeHier soir, encore une soirée qui finissait sur le net.
Un mec vient me parler.
Nous avions déja discuté plusieurs fois, il ne m'intéressais vraiment pas le moins du monde, mais bon, je suis poli quand on vient me parler.
Il m'avait dit qu'il allait venir sur Paris pour quelques jours.
Je sentais le coup venir, qu'il allait me demander qu'on se rencontre.
Je lui avais donc annoncé que mon emploi du temps était, malheureusement, surchargé en ce moment.
Il vient donc me parler et me dis qu'il est bien sur Paris. Je réponds que je n'ai pas le temps, bla bla bla....
Il insiste, et je comprend qu'il veut que je vienne... maintenant !
Dis donc, t'es gentil coco, mais là, il est un peu une heure et demie du mat...
Peu importe, il me remboursera le taxi.
Oui, mais je bosse demain et il est tard, je ne vais pas faire l'aller et retour à cette heure !
Peu importe, je dormirai dans sa chambre d'hotel, il y a deux lits.
Au début plus que réticent voire même agacé par ce type qui insiste alors qu'il voit bien que je n'ai pas envie, l'idée finis par me séduire.
Franchement, prendre un taxi à 2h du mat pour aller baiser avec un inconnu complet dans un hotel, c'est tout à fait le genre de situation insolite qui titille ma curiosité et mes hormones.
Peu importe le mec. C'est la situation qui me plait.
J'accepte.
Google "taxis paris nuit".
Deux numéro de taxis particuliers ne répondent pas.
J'opte pour une compagnie de taxi.
10 minutes après, la voiture est là.
Le taxi, ça m'a toujours fait tripper. C'est classe. J'adore.
Et puis se retrouver dans une voiture luxueuse, avec son chauffeur, dans Paris, la nuit...
Un petit moment de bonheur.
Cerise sur le gateau, le chauffeur est plus que consommable. Le genre ptit brun avec barbe de trois jours qui me fait craquer...
Par contre, il va bien falloir que je lui demande quelquechose... Je n'ose pas... Il faut bien, je me lance:
- Excusez moi, vous ne sauriez pas où est ce qu'il y a une pharmacie de garde ?
- Non je ne sais pas trop...
- Parcequ'il faut que je trouve des préservatifs...
Ouf, ca y est, c'est dit. Il me dit qu'il sait qu'il y a un distributeur non loin de là où je me rends. Il s'y arrêtera quelques minutes plus tard.
Coup de téléphone qui m'indique le numéro de la chambre et l'étage.
C'est au 22ème étage.
Wouh ! Mais c'est QUOI comme hôtel ??
Je descend du taxi, souhaite une bonne soirée au beau brun et m'engouffre dans un hall immense suintant le chic.
Peu de monde si ce n'est quelques membres du personnel.
Moquette et lumière douce, ambiance classe et dorée.
Comme je bosse le lendemain, j'ai enfilé mon costume. Bonne idée car dans le décor, je passe nettement plus inaperçu qu'en jean basket.
Je garde un air assuré en marchant dans le hall, repère le panneaux "ascenceurs", suis la direction, appel l'ascenceur, appuie sur la touche 22, les portes se referment et je monte.
22ème étage, les portes s'ouvrent.
Je vais vers la chambre, la porte est resté ouverte.
J'entre, me déshabille, soulève le drap recouvrant un corps.  |
| Le Ragondin est avant tout un étudiant:
"Notre béret d'étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international d'étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants Belges et Allemands, décida d'avoir une coiffe spécifique aux étudiants français.
Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il, magnifique."
Le Ragondin a fait plusieurs années de théatre.
Il a notamment découvert un fort joli texte dont il vous livrera des morceaux choisis dans son glob:
Chroniques
des jours entiers,
des nuits entières
de Xavier Durringer
Chroniques...
ou des petits bouts de texte, des monologues, des pensées, parfois des dialogues, sans jamais tomber dans la facilité du montage.
Des confrontations pour les acteurs; des histoires de thune et des histoire d'amour.
"Du sourire caché à la violence de jours entiers, des nuits entières", Xavier Durringer, avec les mots de tous les jours, invente un théatre résolument contemporain.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29,
30, 31, 32,
33, 34, 35, 36, 37, 38, 39,
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59,
60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
70,
71, 72, 73, 74 Le Ragondin a un égo surdimensionné.
Il adore savoir combien de personnes
viennent lire sa prose.
De plus, le Ragondin est curieux.
Il aime savoir comment ses lecteurs
sont arrivés sur son glob.
Je les ai tant aimé...
Début
Année 2004
Année 2005
Année 2006
Année 2007
Janvier
Transition, Langue de pute, K.O., Questionnaire à la con, Débandade, Honte, Absence, Traque, Période de merde, Embauche, Cabinet comptable.
Février
Dernier jours avant le boulot, Maéva, Réminiscence.
Mars
La Môme, Week end à Tours, SIDA, Cité interdite.
Avril
Grondins rouges, Cravate, Girlfriend, Z.
Mai
Braquage, Profil, Mai de l'espoir, Nicolas Sarkozy, Lettre de confirmation, Amour à la Française, Réveil, Fortune, Nuit des musées, Travian, Jean-Bastien de Chambourdel, Anesthésie.
Juin
Weather boy, Intimité, Terrain, Hydrolyse.
Juillet
Etau, Cold Case - 3.03, Déformation de l'espace temps, Costume de mariage, Michel Serrault.
Août
Petites phrases, Méthode (inédite) de régime, Métiers, Oubli, Pétasse attitude, Mannequins d'osier, Frein à main, Laura, Anniversaire, Mariage du frangin, Photos de mariage, Rouquin de 35 ans.
Septembre
Rentrée des classes, Plan à 3, Douche, Grosse chienne, Fortifiant, Paquet cadeau fiscal, Ikéa, Pigeon, Craquage, Enervement, Scènes de ménage, Eva Nazemson, Mister Blue, Tirelire, Pastiche.
Octobre
Chanson sirupeuse, Rescrit fiscal, Sexe, Lady bar, Bulletin de salaire, Mots d'amour, Invitation, Main aux fesses, Cartes d'anniversaire, RAS, Claques, Pipe, Martine, Martine (2), Martine (3), Martine (4), Place, Canada, Cycle, Pauvre dinde
Novembre
Coup de poing, Découvertes, France Gall, Liposuccion, Temps de travail, Hamster humanoïde, Omniprésence, Idiotie, Etoiles.
Décembre
Guillaume, Rumeur, Nathalie, Voyage à Bruxelles, Fabuleux, Manque, Apo, Poids, Mon Spectre, Jeu, SMS de Noël, Foutages de gueules, Foie gras, Patsy, Oublis.
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